Msc cruceros domine le marché avec une flotte élargie et un flot croissant de passagers

L’essor du secteur des croisières en Europe prend son envol, et MSC Cruceros se positionne comme un acteur clé. En 2024, cette compagnie italo-suisse a franchi les cinq millions de passagers, avec des ambitions d’atteindre dix millions d’ici 2034, renforçant sa domination en Espagne, notamment à Barcelone et Valencia.

Crucero de MSC navegando en Europa

Le secteur des croisières en Europe connaît une expansion notable, et MSC Croisières se trouve au cœur de cette croissance. Cette compagnie, d’origine italienne et basée à Genève, a clôturé son dernier exercice avec plus de cinq millions de passagers à l’échelle mondiale, surpassant les résultats d’avant la pandémie.

Cette dynamique est particulièrement forte sur le marché espagnol, où l’entreprise a consolidé une position dominante. L’Espagne, avec Barcelone et Valence comme ports clés, est devenue une pièce maîtresse dans la stratégie de MSC pour augmenter sa capacité et le nombre de croisiéristes dans les prochaines années.

De cinq à dix millions de passagers : le grand saut de MSC

Barco de MSC Cruceros en puerto europeoBarco de MSC Cruceros en puerto europeo

Comme l’a précisé son PDG, Gianni Onorato, MSC Croisières a terminé l’année avec cinq millions de passagers, soit une augmentation de 8,7 % par rapport aux 4,6 millions de l’année précédente. Le but fixé par l’entreprise est ambitieux : atteindre dix millions de croisiéristes d’ici 2034, ce qui représenterait un doublement de son volume actuel.

Pour y parvenir, la compagnie prévoit une croissance continue de sa flotte. Actuellement, elle opère 23 navires sous la marque MSC, en plus de deux autres gérés par sa marque de luxe Explora Journeys. Le plan pour les neuf prochaines années consiste à ajouter 16 nouveaux navires, portant le total à 41 unités entre les deux marques.

Au sein de ce calendrier, la compagnie s’est fixée pour objectif d’incorporer au moins un nouveau navire chaque année. Dans certaines années, il est prévu que deux ou trois unités soient mises en service, ce qui permettra d’augmenter la capacité de manière progressive et d’adapter l’offre à l’évolution de la demande.

Une part importante de ces nouvelles constructions sera destinée à MSC elle-même. La compagnie accueillera douze navires, dont six appartenant à la nouvelle classe « New Frontier », une série de navires de plus petite taille comparée aux géants de la « World Class ». L’autre moitié de ces douze unités s’intégrera dans cette famille de grands-capacités, ce qui permettrait à la flotte de MSC d’atteindre 35 navires.

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La marque Explora Journeys, orientée vers un segment plus exclusif, croîtra également au sein du groupe. Il est prévu qu’elle intègre quatre navires supplémentaires, portant sa flotte totale à six croisières, renforçant ainsi l’offre de produits de luxe et d’expériences plus personnalisées au sein de MSC.

Espagne et Méditerranée : piliers de la stratégie de croissance

Terminal de cruceros de MSC en BarcelonaTerminal de cruceros de MSC en Barcelona

Au-delà des chiffres globaux, le marché espagnol est devenu un des principaux moteurs du groupe. Onorato souligne que la compagnie continue d’augmenter sa part de marché en Espagne, dépassant désormais les 60 % qu’elle détenait l’année précédente, ce qui la positionne comme la principale compagnie de croisières dans le pays.

Dans ce leadership, l’investissement dans les infrastructures a joué un rôle déterminant, notamment à Barcelone. MSC a inauguré en 2025 sa propre terminal de croisières dans le port de Barcelone, une installation que la compagnie considère comme sa « maison » dans la ville et qui permet des escales fréquentes.

Grâce à cette terminal à Barcelone, la compagnie peut maintenir pratiquement un navire à quai presque chaque jour de la semaine. Cette présence continue facilite l’embarquement et le débarquement ainsi que la rotation des itinéraires en Méditerranée, faisant de Barcelone un point névralgique essentiel pour ses routes européennes.

Valence fait également partie de l’équation, avec des nuances. MSC a poursuivi le développement de son activité dans le port de Valence, mais cette année, elle a choisi d’y affecter un navire de plus petite taille en raison de travaux de rénovation sur les installations portuaires, limitant temporairement l’entrée de navires plus grands.

Cette combinaison de ports stratégiques en Espagne permet à la compagnie de renforcer son offre en Méditerranée occidentale. La présence simultanée à Barcelone et Valence élargit les options d’embarquement pour le public national et européen et facilite la connexion avec des itinéraires combinant des escales en Italie, en France, sur des îles méditerranéennes et d’autres destinations de la région.

Résultats au-dessus des niveaux d’avant la pandémie et force du produit croisière

Pasajeros embarcando en un crucero MSCPasajeros embarcando en un crucero MSC

D’un point de vue financier, MSC Croisières a déjà surmonté les obstacles liés à la crise sanitaire. Onorato indique que les résultats de 2024 ont récupéré les niveaux d’avant la pandémie et que l’année dernière a même surpassé les chiffres de 2019, tant en volume de passagers qu’en performances commerciales.

Ce comportement s’explique par une meilleure dynamique de la demande. Malgré un contexte marqué par des tensions géopolitiques et une certaine incertitude économique, la compagnie constate une demande solide et demeure optimiste quant à l’avenir du secteur des croisières en Europe et à l’échelle mondiale.

L’un des arguments de cette robustesse réside dans la relation qualité-prix des services inclus. Onorato considère que la valeur d’une croisière par rapport à son coût est « très élevée » comparée à d’autres formules de vacances, ce qui, en période de pression sur le budget des ménages, bénéficie à ce type de produit.

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Selon l’exécutif, dans les périodes de difficultés économiques, les croisières tendent à gagner en attrait car elles permettent aux voyageurs de mieux contrôler leur budget. En regroupant dans un unique forfait hébergement, transport entre destinations, une part importante de la restauration ainsi qu’une belle offre de loisirs, les dépenses imprévues sont réduites et la prévisibilité du coût total du voyage s’accroît.

Ce modèle est soutenu par l’ampleur que la compagnie a atteinte. MSC soutient que son grand volume d’opérations lui permet de bénéficier d’économies d’échelle, de sorte qu’elle peut proposer des prix qu’elle qualifie de très compétitifs tout en maintenant un niveau de service large et varié à bord de ses navires.

Flexibilité opérationnelle face aux crises et débats sur le surtourisme

Crucero MSC en el MediterráneoCrucero MSC en el Mediterráneo

Au-delà des facteurs purement économiques, la compagnie met l’accent sur sa capacité à adapter ses itinéraires. Dans un contexte où des conflits régionaux ou des restrictions spécifiques peuvent survenir, la possibilité de modifier les routes devient un atout majeur pour maintenir l’activité.

Onorato souligne que, lorsqu’un problème géopolitique surgit dans une zone précise, la compagnie peut repositionner ses navires vers d’autres destinations. Cette flexibilité est facilitée par le caractère international de sa clientèle, puisque MSC ne dépend pas d’une nationalité dominante comme certaines compagnies plus orientées vers le marché nord-américain.

Parallèlement, le secteur des croisières est de plus en plus interpellé par le débat public sur le surtourisme et l’impact environnemental. Le PDG de MSC affirme qu’il n’est pas juste de désigner les croisières comme les principales responsables de la surfréquentation touristique et de la pollution, et considère qu’il existe une certaine distortion dans la présentation des données.

À titre d’exemple, il rappelle qu’à l’échelle mondiale, plus de 2 milliards de voyages organisés sont comptabilisés chaque année, tandis que le volume des croisiéristes avoisine les 35 millions. Selon lui, cela représente moins de 2 % du total, remettant en question le fait de placer les croisières au centre du problème du surtourisme.

Concernant Barcelone, Onorato mentionne que pendant des années, les passagers de croisière étaient comptabilisés à la fois pour leurs départs et leurs arrivées, ce qui doublait les chiffres réels. Il explique que cette méthode de comptage a contribué à gonfler la perception de l’impact, bien que le système de calcul ait été corrigé pour refléter plus précisément le nombre de personnes qui passent réellement par la ville en croisière.

Une vision des loisirs et des vacances au-delà de la polémique

Turistas disfrutando de un crucero MSCTuristas disfrutando de un crucero MSC

Le responsable de la compagnie relie une partie des critiques adressées aux croisières à l’image ludique qu’elles véhiculent. À ses yeux, on tend à blâmer davantage ce type de navires que d’autres trafics comme les ferrys ou les cargos, en partie parce que la croisière est directement associée aux loisirs, aux vacances et au divertissement.

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Dans ce contexte, Onorato défend le rôle social du temps libre. Il rappelle que les gens ont besoin de se déconnecter du travail et de bénéficier de périodes de repos, non seulement pour leur bien-être physique mais également pour leur santé mentale. Les vacances, soutient-il, remplissent une fonction qui va au-delà du simple divertissement.

Cette défense du loisir n’est pas incompatible, selon la compagnie, avec l’obligation de progresser en matière de durabilité. Bien que cette fois-ci, le focus se soit porté sur la croissance des passagers et de la flotte, la compagnie insiste sur son engagement à améliorer l’efficacité de ses navires et à se conformer à des normes environnementales de plus en plus exigeantes, un aspect devenu tendance dans toute l’industrie.

Pour les années à venir, le plan de MSC combine expansion et adaptation. La croissance prévue en Europe, avec l’Espagne comme l’un des marchés les plus puissants, sera soutenue par de nouveaux itinéraires, des navires plus modernes et une plus grande intégration avec les ports d’attache. Parallèlement, l’entreprise sait qu’elle devra continuer à répondre à l’examen public de son impact et à la concurrence d’autres modes de voyage.

Avec une flotte en expansion, des résultats dépassant déjà les niveaux d’avant la pandémie et un ancrage solide dans des ports comme Barcelone et Valence, MSC Croisières se prépare à relever le défi de gérer une augmentation significative du nombre de passagers pour atteindre environ dix millions, tout en gardant à l’esprit les exigences de prix compétitifs, de flexibilité des itinéraires et d’une plus grande sensibilité à l’environnement dans lequel elle opère.

Mon avis :

Avec plus de cinq millions de passagers en 2024, MSC Cruceros se positionne en leader sur le marché européen des croisières, notamment en Espagne grâce à des infrastructures solides. Toutefois, le risque de surtourisme et l’impact environnemental suscitent des préoccupations croissantes, nécessitant une vigilance accrue sur la durabilité de son expansion.

Les questions fréquentes :

Quelles sont les ambitions de MSC Croisières pour les prochaines années?

MSC Croisières vise à atteindre dix millions de passagers d’ici 2034, soit le double de son volume actuel. Pour y parvenir, la compagnie prévoit d’élargir sa flotte en ajoutant 16 nouveaux navires dans les neuf prochaines années.

Quel est le rôle de l’Espagne dans la stratégie de MSC Croisières?

L’Espagne, avec des ports clés comme Barcelone et Valence, est devenue essentielle pour MSC Croisières. La compagnie a renforcé sa position sur le marché espagnol, atteignant plus de 60% de part de marché, grâce à des investissements dans des infrastructures telles que sa nouvelle terminal à Barcelone.

Comment MSC Croisières a-t-elle surmonté les effets de la pandémie?

MSC Croisières a dépassé les niveaux de passagers d’avant la pandémie, atteignant cinq millions de passagers en 2024. L’entreprise constate une demande solide pour ses croisières, soutenue par des prix compétitifs et des services variés à bord.

Quelle est la position de MSC Croisières concernant le débat sur le surtourisme?

MSC Croisières affirme ne pas être le principal responsable du surtourisme. Avec plus de 2.000 millions de voyages organisés par an, le volume des croisiéristes représente moins de 2% du total. La compagnie met l’accent sur son rôle dans le temps libre tout en s’engageant à améliorer l’efficacité de ses navires et à respecter des normes environnementales strictes.

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