La création du Grado de Veterinaria en Salamanca représente une avancée majeure pour la Universidad de Salamanca. Ce nouveau programme, en collaboration avec le Colegio de Veterinarios de Salamanca, allie enseignement, pratique clinique et recherche, avec un accent sur la santé publique et le secteur agroalimentaire. Une véritable révolution éducative!
Nouveau Grado de Veterinaria à l’Université de Salamanque
La mise en place du Grado de Veterinaria à l’Université de Salamanque avance vers une étape cruciale grâce à la collaboration réunie entre l’université et le Collège des vétérinaires de la province. Bien que la titulation soit encore soumise à plusieurs vérifications, celle-ci est prévue pour figurer parmi les principales nouveautés de la prochaine offre académique de l’établissement salmantin, signalant ainsi un engagement renforcé dans les sciences biosanitaires et le secteur agroalimentaire.
Ce nouveau diplôme n’est pas seulement une extension du catalogue éducatif, mais plutôt un projet stratégique intégrant l’enseignement, la pratique clinique, la santé publique et la recherche. Le développement d’un hôpital vétérinaire universitaire et la conception d’un système robuste de stages supervisés en partenariat avec les professionnels de la région sont déjà les deux piliers importants autour desquels se construit ce projet.
Une nouvelle formation vétérinaire
L’Université de Salamanque a récemment approuvé en conseil de gouvernement l’offre académique du prochain cursus, intégrant le Grado en Veterinaria comme principale innovation. Cette nouvelle formation s’ajoute à une liste respectant un total de 109 diplômes et doubles diplômes, ainsi que 91 masters universitaires et 45 programmes de doctorat répartis sur les campus de Salamanque, Ávila, Béjar et Zamora.
Le futur Grado de Veterinaria sera affilié à la Faculté des Sciences Agronomiques et Environnementales, renforçant ainsi le lien entre la formation vétérinaire et des secteurs essentiels tels que la production animale, l’environnement et la sécurité alimentaire. Ce choix vise à établir un profil éducatif très enraciné dans les réalités provinciales et les besoins des zones rurales et urbaines de Castille-et-León.
L’institution académique souligne que la vétérinaire représente la grande nouveauté au sein d’une offre qui continue d’évoluer en termes de quantités et de spécialisations. Ce diplôme est introduit sur un fond de volonté de l’établissement de renforcer son leadership tant au niveau régional qu’au niveau national, en lien avec les domaines de la santé, de la biotechnologie et des sciences appliquées au secteur agroalimentaire.
Le recteur de l’université, Juan Manuel Corchado, a insisté sur le fait que cette expansion des diplômes résulte d’une planification visant à offrir des titres « diversifiés, actualisés et adaptés aux besoins environnants ». Dans ce contexte, la création de ce degré vise à répondre directement à la nécessité de former des professionnels capables de faire face à des enjeux tels que le bien-être animal, la santé des exploitations agricoles et la gestion des zoonoses.
Hôpital vétérinaire universitaire et stages supervisés
Un des aspects fondamentaux pour le développement du Grado de Veterinaria à Salamanque sera l’établissement d’un hôpital vétérinaire universitaire. Ce projet envisage sa construction dans un bâtiment situé sur le site d’exposition de la Députation provinciale, permettant ainsi de fournir une infrastructure essentielle pour la formation pratique des étudiants et pour offrir des services spécialisés.
La définition du rôle de cet hôpital universitaire a été dressée comme une priorité pour le Collège des vétérinaires de Salamanque. Son président, Antonio Rubio Blasco, appartenant à la profession vétérinaire, souligne qu’il est crucial que cette nouvelle structure soit conçue pour agir en synergie avec les cliniques et les hôpitaux vétérinaires déjà en fonctionnement dans la province afin d’éviter toute forme de concurrence déloyale.
Rubio a déclaré l’importance de « prévenir et éviter une concurrence éventuelle » et a affirmé que l’hôpital universitaire « doit être complémentaire et aider les cliniques ». L’objectif est que ce centre supporte des cas plus complexes, contribue au développement de spécialisations et facilite la formation continue, tout en soutenant l’activité des vétérinaires pratiquant déjà sur le terrain.
En parallèle, le Collège favorise l’établissement des bases de la formation pratique supervisée pour le nouveau diplôme, permettant ainsi aux étudiants de s’intégrer dans des cliniques, hôpitaux et exploitations de la province sous la supervision de vétérinaires en exercice. Cela inclut l’intégration de personnel associé, la définition de figures pédagogiques liées à la profession, et des modalités permettant de concilier l’activité assistante avec la formation.
L’ensemble de ces initiatives vise à construire un modèle où la formation universitaire et l’expérience professionnelle progressent de pair, offrant aux étudiants une interaction réelle avec la pratique vétérinaire quotidienne, tout en endorsant une collaboration entre l’université et le tissu professionnel et sanitaire de la région.
Le rôle du Collège des vétérinaires de Salamanque
La réélection de Antonio Rubio Blasco à la présidence du Collège des vétérinaires de Salamanque assure la continuité d’un projet de comité engagé dans la mise en place du nouveau diplôme. Ce comité se compose de huit professionnels — quatre vétérinaires et quatre vétérinaires — issus de différents secteurs professionnels, apportant ainsi une vue d’ensemble sur les défis de la profession.
Cette nouvelle mandature a pour priorités de finaliser un accord avec l’Université de Salamanque concernant le Grado de Veterinaria, une avancée jugée urgente en vue du lancement du diplôme. La coordination entre ces deux institutions est perçue comme essentielle pour définir les stages, le rôle de l’hôpital universitaire et les possibilités d’enseignement associé.
Le Collège reste également engagé dans la formation continue des vétérinaires déjà en pratique. Parmi les projets immédiats figure l’organisation du IVème Congrès des Petits Animaux de Castille-et-León, qui se déroulera à Salamanque et se concentrera sur les pathologies digestives. Cet événement a pour but de rassembler des professionnels de la région et d’autres provinces, avec des intervenants nationaux et internationaux.
Il est convenu au sein du collège que de telles initiatives favorisent la spécialisation et l’actualisation des cliniciens, tant en termes de connaissances médicales que d’équipements et de technologies utilisées au quotidien dans les consultations. Avec la mise en place du diplôme vétérinaire, ces activités formatrices pourront aussi relier les futurs étudiants à des expériences enrichissantes, créant ainsi un écosystème académique et professionnel plus intégré.
En plus de la formation, le comité collégial renforce son engagement dans la déontologie, la lutte contre l’intrusion dans la profession et sur le soutien au bien-être des professionnels. L’institution a également signé un accord avec le Collège de Psychologie pour aborder les problèmes de violence, de menaces ou d’agressions, y compris des cas récents de maltraitance animale rencontrés en Espagne, de plus en plus présents dans le milieu vétérinaire, surtout via les réseaux sociaux. L’idée est de fournir des outils et un soutien psychologique pour protéger la santé mentale des praticiens.
Collaboration interinstitutionnelle et opportunités professionnelles
Le déploiement du Grado de Veterinaria à Salamanque s’inscrit dans une stratégie plus large de collaboration avec différentes administrations. Le Collège des vétérinaires et l’Université s’accordent à dire qu’il est nécessaire de renforcer la coordination avec la mairie, la Députation et les conseils régionaux de Santé, d’Agriculture, d’Élevage et d’Environnement.
Les priorités se concentrent sur la gestion des colonies féline et la mise en œuvre de la Loi 7/2023 sur le bien-être animal. L’augmentation de la présence des animaux dans des environnements urbains et le développement de réglementations plus strictes exigent la formation de professionnels qualifiés, non seulement en clinique, mais aussi en gestion, comportement, santé publique et protection animale.
Dans le secteur agroalimentaire, Rubio souligne qu’il est essentiel de préparer un relais générationnel imminent dans les abattoirs et les industries alimentaires. De nombreux vétérinaires responsables de ces services actuellement se préparent à la retraite dans un délai de trois à cinq ans, ce qui pourrait poser des problèmes sur le fonctionnement des entreprises et des chaînes de producción si de nouveaux professionnels ne sont pas recrutés rapidement.
Dans cet esprit, le nouveau diplôme est perçu comme une opportunité pour orienter une partie du cursus vers les domaines de l’inspection, du contrôle et de la sécurité alimentaire. Le Collège considère qu’il est fondamental que ces débouchés soient présentés de manière attrayante, avec des conditions de travail et des horaires favorables à la conciliation.
Une autre ligne de travail concerne la faune sauvage et l’interaction entre animaux domestiques et animaux sauvages, surtout dans les zones périurbaines et rurales. Le comité collégial envisage une intensification de la collaboration avec le Conseil des Environnements pour encourager la création de nouveaux postes vétérinaires liés à la faune sauvage, à la surveillance de la santé publique et à la conservation, un domaine de plus en plus demandé et pouvant également servir de débouché professionnel pour les futurs diplômés du programme.
One Health, santé publique et médecine vétérinaire de production
Le lancement du Grado de Veterinaria à l’Université de Salamanque est en totale adéquation avec l’approche One Health, qui perçoit la santé humaine, animale et environnementale comme des réalités interconnectées. Le Collège des vétérinaires rappelle que plus de 60% des maladies humaines proviennent des animaux, et que ce chiffre est encore plus élevé pour les maladies émergentes.
En ce sens, la présence de vétérinaires de production et de professionnels ruraux est mise en exergue comme première ligne de défense contre les zoonoses, les maladies émergentes et la résistance aux antibiotiques. Ces experts opèrent directement dans les exploitations agricoles, veillant à la santé animale et contribuant directement à la protection de la santé publique.
Le nouveau diplôme permettra de réaffirmer l’éducation dans des domaines tels que l’épidémiologie, la biosécurité, la santé des populations animales et la gestion sanitaire des exploitations, des aspects qui impactent directement la prévention des épidémies et la sécurité des aliments destinés aux consommateurs.
Parallèlement, l’approche One Health nécessite un travail en équipes multidisciplinaires, où vétérinaires, médecins, pharmaciens, biologistes et autres professionnels de la santé échangent informations et stratégies. L’université et le Collège conviennent que ce nouveau programme doit encourager cette culture collaborative dès les phases formatrices, intégrant des contenus qui promeuvent la coordination interdisciplinaire.
Ainsi, l’association de la formation universitaire, des stages pratiques et de la coopération institutionnelle devrait permettre aux futurs diplômés de Salamanque de relever avec assurance les défis liés aux zoonoses, à la gestion de la faune sauvage, à la sécurité alimentaire et à la protection du bien-être animal, tout en ouvrant un large éventail de perspectives professionnelles tant dans le secteur public que privé.
L’introduction du Grado de Veterinaria à Salamanque, soutenue par un hôpital universitaire, un réseau de stages en collaboration avec des cliniques et des exploitations, ainsi qu’une relation étroite entre l’université, le Collège professionnel et les administrations, constitue un projet prometteur. Ce dernier est appelé à marquer de manière significative la formation des nouveaux vétérinaires, l’attention clinique, le secteur agroalimentaire et la santé publique de la région, positionnant la ville comme un acteur clé dans l’enseignement vétérinaire en Castille-et-León et à l’échelle nationale.
Mon avis :
L’implantation du Grado de Veterinaria à l’Université de Salamanca représente une avancée significative pour l’enseignement vétérinaire en Espagne, combinant formation théorique et pratique au sein d’un futur hôpital universitaire. Toutefois, la nécessité d’éviter la concurrence avec les cliniques existantes reste un défi, tout comme le besoin d’attirer des étudiants vers des secteurs sous-exploités, comme la sécurité alimentaire et la gestion des zoonoses.
Les questions fréquentes :
Quel nouveau diplôme a été introduit à l’Université de Salamanca ?
L’Université de Salamanca a approuvé l’introduction du Grado en Veterinaria, qui constitue l’une des principales nouveautés de l’offre académique pour le prochain cours. Ce diplôme se concentre sur les sciences biosanitaires et l’agroalimentaire.
Quels sont les objectifs principaux du Grado de Veterinaria ?
Le Grado de Veterinaria vise à créer un lien entre la docencia, la pratique clinique, la santé publique et la recherche. Il inclut la création d’un hôpital vétérinaire universitaire et un système de stages tutelés avec le secteur professionnel local.
Comment le Grado de Veterinaria contribuera-t-il à la santé publique ?
Ce diplôme se positionne dans le cadre du concept One Health, qui relie la santé humaine, animale et environnementale. Il préparera les étudiants à gérer des problématiques telles que les zoonoses et la sécurité alimentaire, avec un accent sur la collaboration interdisciplinaire.
Quelle est l’importance du rôle du Colegio de Veterinarios de Salamanca ?
Le Colegio de Veterinarios de Salamanca joue un rôle clé dans le développement du Grado, en établissant des conventions avec l’université pour définir les pratiques, le rôle de l’hôpital universitaire et les opportunités d’enseignement, tout en soutenant la formation continue des vétérinaires exerçant déjà.