Le Queen Mary 2, emblématique transatlantique de Cunard, a franchi un nouveau cap historique : son premier transit par le Canal de Panama. Ce moment mémorable enrichit son voyage autour du monde de 108 nuits, attirant des passionnés de croisières souhaitant vivre une expérience unique et inoubliable.
Le Queen Mary 2, navire emblématique de la compagnie britannique Cunard et considéré comme le seul véritable transatlantique océanique actuellement en service, a réalisé un moment historique en complétant son premier transit par le Canal de Panama. Ce passage fait partie de son vaste itinéraire de tour du monde, un voyage de 108 nuits visitant certains des ports les plus renommés de la planète.
Ce transit par la voie interocéanique n’est pas seulement un nouveau jalon pour Cunard, mais ajoute également un attrait particulier pour les passagers européens et espagnols amateurs de croisières de longue distance. Pour beaucoup, participer à ce passage inaugural à travers le canal est une expérience mémorable, comparable à celle d’un grand rêve de voyage.
Un passage historique par les écluses néopanamax
Le passage du Queen Mary 2 par le Canal de Panama s’est effectué du samedi 24 au dimanche 25 janvier, en utilisant le système moderne des écluses néopanamax dans le secteur du Pacifique. Le gigantesque navire a commencé son avancée le 24, s’adaptant aux exigences strictes de tirant d’eau et de manœuvre imposées par cette infrastructure clé pour le commerce et le tourisme mondiaux.


Durant l’opération, le navire a fait une escale nocturne à la station d’amarrage de Cocolí, point stratégique au sein du système des écluses agrandies. Cette pause a permis de coordonner la poursuite du transit dans les meilleures conditions opérationnelles, respectant les normes de sécurité et d’efficacité qui régissent cette voie.
Le dimanche 25 janvier, le Queen Mary 2 a complété sa traversée, passant sous le Pont des Amériques, une des images les plus emblématiques du canal et un symbole de la connexion entre le Pacifique et l’Atlantique. Pour les passagers à bord, ce moment fut l’un des points culminants du voyage, avec des centaines de personnes sur les ponts admirant le passage.
Les autorités du canal ainsi que l’équipage de Cunard ont souligné que l’opération s’était déroulée selon des protocoles de sécurité stricts, un aspect crucial dans une voie empruntée quotidiennement par des navires de commerce et des paquebots de grande taille. La coordination entre les pilotes, les remorqueurs et les officiers sur pont a été essentielle à la manœuvre.
Le passage du Queen Mary 2 remet en lumière le rôle clé du Canal de Panama en tant que corridor vital pour le trafic maritime international, non seulement pour les marchandises, mais aussi pour les croisières reliant l’Amérique, l’Europe, l’Asie et l’Océanie. De plus en plus de compagnies intègrent ce passage comme un élément différenciateur dans leurs itinéraires de longue distance.
Un jalon dans le Voyage autour du monde de 108 nuits
Ce premier transit s’inscrit dans le cadre du Voyage autour du monde que le Queen Mary 2 réalise sur une période de 108 nuits. Il s’agit d’un des produits phares de Cunard, particulièrement apprécié par le public européen, notamment britannique, allemand et aussi par des voyageurs espagnols recherchant une expérience prolongée en mer.
Comme l’a souligné la présidente de Cunard, Katie McAlister, ce transit représente un « autre jalon extraordinaire » dans l’histoire de la compagnie, mettant en avant que les voyages autour du monde de la compagnie sont conçus pour offrir des expériences enrichissantes, significatives et rares. Dans cet esprit, le passage par le Canal de Panama est devenu un des moments les plus attendus de l’itinéraire.
En plus de l’escale par la voie interocéanique, le programme du tour du monde du Queen Mary 2 comprend des destinations emblématiques telles que Los Angeles, Sydney, Le Cap, Hong Kong et Singapour, avant de revenir au port britannique de Southampton. Ce type de parcours permet de relier plusieurs continents en un seul voyage, un aspect très valorisé parmi les croisiéristes européens de longue distance.
Après avoir quitté le canal, le navire prévoit de faire escale à Fuerte Amador (Panama) pour une nuit, avant de se diriger vers le port mexicain de Manzanillo, sur la côte du Pacifique. Le voyage continuera vers la côte ouest des États-Unis, avec l’objectif de la prochaine grande étape.
La présence du Queen Mary 2 à Los Angeles, le 2 février, marquera son retour dans le sud de la Californie après 17 ans d’absence, un fait qui suscite un grand intérêt parmi les passionnés de croisières et la communauté locale. Cette escale clôt un segment particulièrement captivant du tour du monde, alliant ingénierie, histoire et tourisme maritime.
Une rencontre symbolique avec l’historique Queen Mary
Un des moments les plus marquants de l’itinéraire sera le retrait du Queen Mary 2 avec son homonyme historique, le légendaire Queen Mary, amarré de façon permanente à Long Beach (Californie). Cette rencontre ne s’était pas produite depuis deux décennies, conférant un caractère très spécial à ce voyage.
Pour l’industrie des croisières, voir réunis le seul transatlantique océanique en service et un des navires les plus iconiques du XXe siècle constitue un clin d’œil à l’âge d’or des grands liners traversant l’Atlantique entre l’Europe et l’Amérique. Nombreux sont ceux qui choisissent ce voyage précisément en raison de son poids historique.
Pour les passagers, notamment ceux venant d’Espagne et d’autres pays européens avec une forte tradition maritime, avoir la possibilité d’assister à ce rendez-vous ajoute une dimension émotionnelle au voyage, au-delà du pur divertissement. C’est une occasion rare d’observer, dans un même cadre, le passé et le présent de la navigation de luxe.
De tels gestes renforcent l’image de Cunard comme étant une compagnie profondément ancrée dans l’histoire du transport océanique, tout en étant pleinement engagée à offrir des produits touristiques modernes avec une portée et une envergure mondiale. Le passage par le Canal de Panama illustre cette alliance entre héritage et modernité.
Nouveaux transits de la flotte de Cunard par le Canal de Panama
Le passage inaugural du Queen Mary 2 ne sera pas un fait isolé. Cunard a confirmé que ses autres « reines », le Queen Elizabeth, le Queen Anne et le Queen Victoria, effectueront aussi des transits par le Canal de Panama dans les années à venir, offrant davantage d’options à ceux désireux de vivre cette expérience unique.
En premier lieu, le Queen Elizabeth prévoit de passer le 24 septembre 2026, à la fin de sa seconde saison d’été en Alaska, reliant un voyage de 21 nuits entre Seattle et Miami qui inclura le passage par la voie interocéanique. Ce type d’itinéraire est particulièrement attrayant pour le marché européen, car il permet de combiner nature, culture nord-américaine et ingénierie du canal dans un seul forfait.
De son côté, le Queen Anne effectuera le passage le 22 janvier 2027 dans le cadre de son programme « South America Discovery » de 56 nuits. Cet itinéraire comprend plus de 20 ports en Amérique du Sud et Centrale, offrant une manière confortable pour de nombreux voyageurs d’Espagne et d’Europe de découvrir la région en profondeur, évitant ainsi de nombreux vols internes.
Le Queen Victoria sera également de la partie : son Voyage autour du monde partira de Southampton le 10 janvier 2027 et inclura le transit par le Canal de Panama après avoir fait escale à New York et Aruba. De cette manière, les passagers pourront vivre le passage comme partie intégrante d’un grand parcours reliant l’Europe, l’Amérique du Nord, les Caraïbes et le Pacifique.
Avec cette programmation, Cunard renforce la présence de sa flotte sur la route du canal et établit le Canal de Panama comme un élément central de ses itinéraires de longue distance. Pour le public européen, qui planifie souvent ces voyages longtemps à l’avance, la disponibilité de plusieurs options de navire et de dates facilitent l’inclusion du passage par le canal dans leurs projets de vacances.
Le Canal de Panama comme expérience et infrastructure stratégique
Au-delà de l’aspect touristique, la traversée du Queen Mary 2 met en lumière le double rôle du Canal de Panama : à la fois une infrastructure logistique essentielle pour le commerce international et une expérience de voyage très appréciée par les croisiéristes du monde entier.
D’un point de vue opérationnel, l’Autorité du Canal de Panama maintient une culture de sécurité opérationnelle, de formation continue et d’amélioration des services. Les passages de grands navires de croisière, tels que ceux de Cunard, nécessitent un niveau élevé de coordination entre pilotes, remorqueurs, personnel des écluses et équipes à bord, comme cela a de nouveau été mis en évidence avec le passage du Queen Mary 2.
Du point de vue du passager, le passage se perçoit presque comme une « étape technique » transformée en attraction touristique
Pour les voyageurs venant d’Espagne et d’autres pays européens, habitués à des itinéraires en Méditerranée ou en Europe du Nord, réaliser un voyage transocéanique incluant le Canal de Panama représente une avancée dans leur parcours de croisiéristes. Il n’est pas rare que ceux qui ont déjà effectué des circuits classiques soient en quête de ce type d’expériences uniques.
Avec le passage du Queen Mary 2, Cunard et le Canal de Panama réaffirment une collaboration qui, pour 2026 et 2027, promet de continuer à générer des itinéraires de premier intérêt pour le marché européen. Entre le poids historique du navire, l’ingénierie du canal et la richesse des ports visités, la combinaison s’est solidifiée comme l’une des propositions les plus alléchantes dans le segment des grands voyages en croisière.
Le récent transit du Queen Mary 2 a clairement établi que l’union entre un transatlantique de référence mondiale et une des plus importantes œuvres d’ingénierie de la planète continue de présenter de grandes perspectives : pour la compagnie, qui renforce son engagement pour les voyages autour du monde ; pour le Canal de Panama, qui renforce son rôle en tant que route stratégique et destination à part entière ; et pour les passagers européens, qui découvrent à travers ces itinéraires une façon de combiner histoire, navigation et exploration de nouveaux horizons dans un même voyage.
Mon avis :
Le passage inaugural du Queen Mary 2 par le Canal de Panama marque une avancée significative pour Cunard, renforçant l’attrait des croisières transocéaniques. Toutefois, cet exploit met en lumière les défis logistiques inhérents à la navigation des grands navires. Si cette expérience unique ravit les passagers, elle soulève des questions sur les impacts environnementaux liés au surcroît de trafic maritime.
Les questions fréquentes :
Qu’est-ce que le Queen Mary 2 a réalisé récemment ?
Le Queen Mary 2, navire emblématique de Cunard, a récemment effectué son premier transit par le Canal de Panama, marquant un moment historique dans ses voyages. Ce transit fait partie d’un itinéraire de 108 nuits autour du monde qui inclut plusieurs ports majeurs.
Pourquoi ce transit est-il important pour les passagers européens ?
Ce transit inaugural est particulièrement attractif pour les passagers européens et espagnols, car il représente une expérience unique de croisière de longue distance. Pour beaucoup, c’est un moment mémorable qui s’inscrit dans leurs grands rêves de voyages.
Quel a été le processus de transit à travers le Canal ?
Le transit s’est déroulé entre le 24 et le 25 janvier via les nouvelles écluses neopanamax. Le navire a passé une nuit à la station d’amarrage de Cocolí pour garantir une opération sûre et efficace avant de passer sous le célèbre Pont des Amériques.
Quels autres navires de Cunard passeront par le Canal de Panama ?
Cunard a annoncé que d’autres de ses navires, tels que le Queen Elizabeth, le Queen Anne et le Queen Victoria, réaliseront également des transits par le Canal de Panama dans les années à venir, offrant ainsi davantage d’opportunités aux passagers d’expérimenter cette traversée unique.






