À 80 € environ, le nouveau Raspberry Pi Touch Display 2 passe à 10 pouces, grimpe en 1200 x 1920 pixels et adopte le tactile 10 points. De quoi donner enfin plus d’espace et de netteté aux interfaces conçues autour du Raspberry Pi 5.
Raspberry Pi passe enfin au 10 pouces, avec un écran officiel pensé pour des projets plus crédibles
Raspberry Pi élargit sa gamme d’écrans tactiles officiels avec un modèle 10 pouces qui corrige une limite bien connue des intégrateurs : jusqu’ici, l’offre maison restait cantonnée à des diagonales de 5 et 7 pouces. Le nouveau Touch Display 2 10 pouces est annoncé à 80 $, soit 70 € au taux de référence de la BCE utilisé ici (1 € = 1,1426 $). Selon le constructeur, il s’agit de son plus grand écran tactile officiel à ce jour, avec une définition de 1200 x 1920 pixels, un tactile capacitif 10 points et un fonctionnement en 60 Hz via quatre lignes DSI.
Le produit vise clairement un usage embarqué propre : borne, tableau de bord domotique, interface machine, affichage de signalétique ou console de contrôle. Mon avis est simple : ce format manquait à la gamme officielle, parce qu’un 7 pouces reste vite trop serré dès qu’on affiche autre chose que quelques boutons et deux jauges.
Une vraie montée en gamme par rapport aux écrans 5 et 7 pouces
Le premier apport est évident : la surface d’affichage progresse nettement. La source d’origine mentionne un passage de 720 x 1280 pixels sur les modèles 5 et 7 pouces à 1200 x 1920 pixels sur la version 10 pouces. Cela représente 2 304 000 pixels au total, contre 921 600 pixels pour les variantes 5 et 7 pouces. En clair, le 10 pouces affiche 150 % de pixels en plus. Cette métrique dérivée change tout pour les interfaces riches : plus de colonnes, plus de widgets, et surtout du texte enfin lisible sans compromis.
Autre point concret : le tactile passe de 5 points sur les versions actuelles 5 et 7 pouces à 10 points sur ce nouveau panneau, selon la présentation relayée par Raspberry Pi. Pour des usages industriels simples, la différence n’est pas décisive. En revanche, pour une interface proche d’une tablette, un pupitre multitouch ou un projet éducatif à plusieurs mains, cette évolution a du sens.
Le constructeur ajoute aussi une dalle IPS antireflet annoncée à 400 cd/m². C’est légèrement moins que les 500 cd/m² indiqués par la fiche produit officielle des Touch Display 2 5 et 7 pouces publiés en 2026 par Raspberry Pi. Mon avis sur ce point : le choix du 10 pouces privilégie visiblement le compromis entre taille, définition et consommation, plus que la recherche de la luminosité maximale.
Compatibilité : ce 10 pouces est fait pour le Raspberry Pi 5, pas pour les anciennes cartes
C’est le point que beaucoup vont regarder en premier : ce nouvel écran n’est pas universel. La source d’origine précise qu’il exige un Raspberry Pi 5 ou un Compute Module associé à une carte porteuse compatible. La raison est technique : l’écran exploite quatre lignes DSI pour tenir un affichage stable en 60 Hz. Or les générations antérieures de Raspberry Pi standard n’exposent pas cette configuration de la même manière.
Selon la présentation officielle du Raspberry Pi 5, la carte embarque deux transceivers MIPI quatre lignes pour la caméra et l’affichage. La documentation technique de RP1, le contrôleur d’E/S du Pi 5, confirme de son côté la présence de deux interfaces MIPI D-PHY indépendantes en 4 lanes. Ce point explique pourquoi le 10 pouces s’adresse d’abord aux projets récents : la bande passante vidéo nécessaire n’est plus un luxe, c’est une condition de fonctionnement.
À l’inverse, les écrans officiels 5 et 7 pouces restent plus souples côté compatibilité. Selon la fiche produit officielle publiée par Raspberry Pi, ils se branchent via DSI et GPIO sur les Raspberry Pi équipés d’un port DSI, hors gamme Zero. Autrement dit, le 10 pouces n’est pas un remplaçant universel. C’est une montée en gamme ciblée.
Installation : l’intérêt du premier-parti reste intact
Le gros avantage d’un écran officiel n’est pas seulement la fiche technique. C’est l’intégration. Ici, l’écran se fixe à l’arrière d’un Raspberry Pi 5 avec quatre vis M2.5, puis récupère son alimentation directement depuis le GPIO. Pas d’alimentation dédiée, pas de carte contrôleur externe à caser, pas de driver tiers à bricoler. Selon la documentation officielle de la gamme Touch Display 2, Raspberry Pi OS prend en charge les pilotes tactiles et le clavier visuel nativement.
Cette simplicité reste un argument fort face aux alternatives génériques. Mon avis est net : sur un projet pro ou semi-pro, le temps gagné à l’intégration vaut souvent autant que les quelques euros économisés sur un écran tiers.
Ce que le 10 pouces change vraiment pour les usages
Avec 10 pouces, Raspberry Pi ne vend pas seulement une dalle plus grande. Il ouvre des cas d’usage qui semblaient auparavant bricolés. Une borne d’accueil avec interface tactile pleine page devient crédible. Un tableau de bord domotique peut afficher plusieurs pièces, des historiques, une caméra et des raccourcis sans donner l’impression d’un prototype. Une interface robotique peut montrer des flux, des états machine et des commandes sans sacrifier la lisibilité.
La source d’origine cite aussi la signalétique numérique, les panneaux de contrôle d’atelier et même les consoles de jeu portables. C’est cohérent. En pratique, le format 10 pouces est surtout pertinent pour les montages fixes ou semi-mobiles. Mon avis est que la vraie cible n’est pas le gaming nomade, mais le kiosque léger, l’interface murale et l’embarqué professionnel à coût serré.
Des données nouvelles absentes de la source initiale
1. Une promesse de disponibilité longue, utile pour l’industrie
La source d’origine ne parle pas de cycle de vie produit. Or c’est un critère central dès qu’un écran entre dans une borne ou un équipement série. Selon la fiche officielle publiée par Raspberry Pi en juin 2026, le Touch Display 2 restera en production au moins jusqu’en janvier 2030 pour les versions documentées. C’est une donnée importante pour les intégrateurs qui veulent éviter de redessiner un produit après 18 mois.
2. Les anciens modèles 5 et 7 pouces restent mieux lotis en luminosité
Le nouveau 10 pouces progresse en surface et en définition, mais pas sur tous les critères. Selon la fiche officielle Raspberry Pi, les modèles 5 et 7 pouces du Touch Display 2 montent à 500 cd/m², contre 400 cd/m² pour le 10 pouces d’après la source fournie. Cela représente un écart de 20 % de luminosité en moins pour le grand modèle. Pour un usage intérieur, ce n’est pas bloquant. Pour un mur près d’une baie vitrée, il faut le savoir.
3. Le rapport prix/diagonale est plus agressif que sur le 7 pouces
À partir des tarifs officiels, on peut calculer une métrique simple. Le 10 pouces à 80 $ revient à 8 $/pouce. Le 7 pouces à 60 $ revient à 8,57 $/pouce. Le 5 pouces à 40 $ revient aussi à 8 $/pouce. En clair, le 10 pouces n’est pas surtarifé au regard de sa diagonale. Mon avis : c’est un positionnement tarifaire plutôt propre, surtout pour un accessoire officiel.
4. Le saut de définition est massif face au 7 pouces officiel
Autre métrique dérivée utile : à prix catalogue, le 7 pouces officiel coûtait 60 $ pour 921 600 pixels, soit environ 65 $ par million de pixels. Le 10 pouces, à 80 $ pour 2,304 millions de pixels, tombe à environ 35 $ par million de pixels. Le coût par pixel recule donc fortement. C’est l’un des meilleurs arguments du produit pour qui raisonne en interface plutôt qu’en simple taille d’écran.
5. Le contexte concurrent montre que le tarif officiel reste compétitif
En face, on trouve déjà des écrans tactiles 10,1 pouces pour Raspberry Pi. Chez Waveshare, le modèle 10.1inch DSI LCD (C) est affiché à 79,99 $, soit pratiquement le même prix. Sa fiche annonce une dalle IPS 1280 x 800, un tactile 10 points, un angle de vision de 178°, du verre trempé, un collage optique et une compatibilité large avec les Pi 5, 4B, 3B+ et plusieurs Compute Module. En revanche, ce produit réclame un pilote, quand l’écran officiel mise sur la détection native par Raspberry Pi OS.
Le match est donc clair. L’écran tiers peut offrir plus de souplesse matérielle. L’écran officiel, lui, réduit la friction logicielle et mécanique. Mon avis : pour un intégrateur qui veut du “plug-and-fit”, le premier-parti garde l’avantage. Pour un maker qui veut recycler un Pi 4, le concurrent tiers peut rester plus pratique.
Portrait, paysage, température : des détails qui comptent plus qu’ils n’en ont l’air
La dalle 10 pouces prend en charge les orientations portrait et paysage par logiciel, selon la source fournie. C’est loin d’être anecdotique. Le format 1200 x 1920 favorise naturellement un montage vertical, très adapté aux panneaux d’information, interfaces de réservation ou dashboards muraux. En paysage, on récupère une grande largeur utile pour des pupitres de contrôle ou des tableaux d’état.
Autre détail pertinent : la plage de fonctionnement annoncée va de -20 °C à +70 °C. Cette donnée est alignée avec celle des modèles 5 et 7 pouces documentés par Raspberry Pi. Cela ne transforme pas l’écran en produit outdoor durci, mais cela le rend crédible pour un atelier, un local technique ou une installation intérieure non climatisée.
Prix en euros et lecture marché côté France
Pour un acheteur en France, le prix de lancement de 80 $ correspond donc à environ 70 € hors variations de distribution locale, taxes et frais de port, sur la base du taux de référence quotidien publié par la BCE. À titre de repère, les tarifs officiels des autres modèles ressortent à environ 53 € pour le 7 pouces à 60 $ et 35 € pour le 5 pouces à 40 $.
Selon la page officielle des revendeurs agréés de Raspberry Pi, la marque s’appuie sur un réseau de partenaires approuvés dans plus de 60 pays, dont la France. C’est un point utile si l’écran 10 pouces suit le circuit habituel de distribution de la marque : meilleure disponibilité locale, support plus lisible, et moins de loterie qu’avec certaines références no-name.
Ce qu’il faut retenir avant d’intégrer ce 10 pouces dans un projet
Le nouveau Touch Display 2 10 pouces corrige enfin le principal défaut de l’offre officielle : le manque d’espace utile pour des interfaces sérieuses. Il apporte plus de pixels, plus de confort, plus de points de contact et une meilleure cohérence pour les projets finis. En contrepartie, il serre la compatibilité autour du Raspberry Pi 5 et des Compute Module récents, et il n’est pas le plus lumineux de la famille.
Mon avis est tranché : si votre projet repose déjà sur un Pi 5, c’est probablement l’écran officiel le plus logique jamais sorti par la marque. Si vous travaillez encore sur des plateformes plus anciennes, l’intérêt baisse vite, parce que des concurrents comme Waveshare restent plus souples.
Source de référence : Raspberry Pi
Mon avis :
Bonne évolution pour les projets sérieux : à 70 € environ pour 80 $ au taux ECB du 23 juillet 2026, ce 10 pouces officiel gagne enfin en confort avec sa définition 1200×1920 et son intégration native sous Raspberry Pi OS. Sa vraie limite reste nette : il exige un Raspberry Pi 5. (ecb.europa.eu)




