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Home Elon Musk Tesla Tesla Racing

Ron Baron mise gros sur l’IPO de SpaceX avec un pari de 860 millions d’euros

Thomas Moreau by Thomas Moreau
15 juin 2026
in Tesla Racing
0
Ron Baron dévoile son pari massif sur l’IPO de SpaceX, le plus grand soutien de Musk
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Ron Baron a renforcé sa mise sur SpaceX avec 853 606 487 €, portant la valeur de la position de Baron Capital à 21 340 162 185 € après l’IPO record du groupe, valorisé à plus de 1 707 212 974 819 €. Un pari colossal sur l’empire d’Elon Musk.

Ron Baron remet 862 000 000 € sur SpaceX et parie sur une valorisation encore plus haute

Ron Baron, patron de Baron Capital, pousse encore plus loin son pari sur SpaceX. D’après la source d’origine, l’investisseur a acheté pour 1 milliard de dollars d’actions lors de l’IPO, soit 862 000 000 € au taux de référence de la BCE du 15 juin 2026 (1 € = 1,1607 $). La même source affirme que l’ensemble de la position de Baron Capital atteint désormais 25 milliards de dollars, soit 21 539 000 000 € convertis au même taux.

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Le signal est clair. Ron Baron ne joue pas un simple rebond post-cotation. Il renforce une ligne déjà gigantesque au moment où le marché valorise le groupe au-dessus de 2 000 milliards de dollars, avec une action close autour de 161 $. En euros, cela représente environ 139 € par titre selon le taux de la BCE. Mon avis est simple : à ce niveau, on n’achète plus seulement un constructeur spatial. On achète une machine industrielle qui combine lancements, connectivité orbitale et contrats gouvernementaux.

SpaceX ne repose plus uniquement sur les fusées

Le texte d’origine insiste sur quatre moteurs de croissance : la réutilisation des lanceurs, Starlink, Starshield et les projets d’infrastructure orbitale. La lecture du prospectus européen officiel de SpaceX, publié le 5 juin 2026, permet d’aller plus loin. Selon ce document, le segment Connectivity, porté principalement par Starlink, a généré 11,387 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 9 810 000 000 €, avec 4,423 milliards de dollars de résultat opérationnel, soit environ 3 811 000 000 €. La marge opérationnelle implicite ressort donc à 38,8 %, un calcul dérivé obtenu en divisant le résultat opérationnel par le chiffre d’affaires.

Ce point change la lecture du dossier. Le cœur de la valeur n’est plus uniquement le carnet de lancements. Il se situe aussi dans une activité de connectivité déjà massive et rentable. Selon le prospectus officiel, ce segment a encore généré 3,257 milliards de dollars de revenus au premier trimestre 2026, soit environ 2 806 000 000 €. Ce rythme confirme que SpaceX n’est plus un pari purement technologique. C’est déjà une société qui encaisse.

Starlink donne une échelle industrielle au dossier

La source d’origine évoque “des milliers” de satellites. Le prospectus donne un ordre de grandeur plus précis : selon SpaceX, le groupe exploitait plus de 9 600 satellites Starlink broadband et mobile en orbite basse au 31 mars 2026. Ce seul chiffre permet de mesurer l’écart avec la concurrence. Il ne s’agit plus d’une constellation en construction, mais d’un réseau mondial déjà largement déployé.

Autre donnée utile absente du texte initial : selon le même prospectus, SpaceX prévoit de lancer ses satellites Starlink V3 au second semestre 2026. Chaque satellite V3 doit apporter plus de 1 Tbps en downlink, et un seul vol de Starship pourrait déployer jusqu’à 60 satellites V3. Le calcul dérivé est immédiat : une mission complète représenterait donc plus de 60 Tbps de capacité descendante ajoutée. C’est cohérent avec une autre présentation technique relayée par NASA, qui mentionne 60 Tbps par lancement pour cette génération.

Je tranche nettement ici : si le marché paie une valorisation hors norme, c’est parce qu’il anticipe un changement d’échelle du réseau. Tant que la cadence de déploiement suit, la thèse de Ron Baron reste défendable.

Starshield ajoute une couche défense que l’article de départ survole

La source initiale cite Starshield sans détailler. Le prospectus officiel est plus précis. Selon SpaceX, Starshield cible trois missions : l’observation de la Terre, les communications sécurisées mondiales et les charges utiles hébergées pour des clients gouvernementaux. Le groupe explique aussi que cette offre réutilise l’infrastructure industrielle de Starlink, en y ajoutant des capacités cryptographiques adaptées aux besoins militaires.

Ce point compte beaucoup pour un investisseur institutionnel. Une partie de la prime de valorisation vient probablement de là. Starshield permet à SpaceX de monétiser la même base technique sur des contrats à plus forte valeur et à cycle plus long. Mon avis est direct : tant que les budgets défense américains restent élevés, cette brique donne du poids à une valorisation très supérieure à celle d’un simple opérateur télécom spatial.

Falcon 9 reste l’actif industriel le plus sous-estimé du dossier

Le texte d’origine évoque la réutilisation de Falcon 9, mais sans chiffrer son avantage. Selon le prospectus officiel de SpaceX, Falcon 9 totalisait environ 620 lancements orbitaux au 31 mars 2026, avec un taux de succès supérieur à 99 %. Toujours selon SpaceX, le groupe a lancé 165 Falcon 9 en 2025, dont 157 avec un booster déjà volé. Cela donne un taux de réutilisation de 95,2 % sur l’année, deuxième métrique dérivée absente de la source d’origine.

Les capacités officielles sont tout aussi parlantes. Selon SpaceX, Falcon 9 peut emporter 22 800 kg en orbite basse, pour une hauteur de 70 m et une masse au décollage de 594 054 kg. Le prospectus précise aussi que la poussée au niveau de la mer dépasse 1,7 million de livres. Cette combinaison entre cadence, réutilisation et fiabilité explique pourquoi le groupe conserve une avance difficile à rattraper.

Comparatif : pourquoi la concurrence reste derrière sur le volume

Le discours de Ron Baron peut sembler excessif. Pourtant, les comparaisons chiffrées donnent du contexte. Selon le CNES, Ariane 64 peut placer plus de 20 tonnes en orbite basse. Une documentation de lancement publiée par Arianespace pour la mission VA268 indique qu’un vol d’Ariane 6 a emporté 32 satellites Amazon Leo pour une charge totale d’environ 20 tonnes vers une orbite basse d’environ 465 km. C’est solide, mais cela ne montre pas de supériorité claire face à Falcon 9, crédité par SpaceX de 22 800 kg en LEO.

Le différentiel minimal de capacité entre Falcon 9 et Ariane 64 ressort ainsi à environ 14 %, en prenant 22,8 tonnes contre 20 tonnes. Ce calcul reste conservateur puisque le CNES parle de “plus de 20 tonnes” pour Ariane 64. Mon avis est net : l’Europe revient dans la course avec Ariane 6, mais elle n’a pas encore l’équivalent du couple cadence-réutilisation-intégration verticale de SpaceX.

Côté américain, ULA met en avant les capacités multi-manifest de Vulcan et une large flexibilité orbitale. Le constructeur détaille notamment des configurations capables d’emporter des charges secondaires via adaptateurs dédiés. Mais sur le terrain médiatique comme industriel, Vulcan ne joue pas encore sur le même registre que Falcon 9 : moins de répétition, moins d’historique, moins d’effet d’échelle visible.

Direct to Cell apporte un cas d’usage concret, pas une promesse vague

La source de départ cite la connectivité directe vers les mobiles. C’est un bon angle, mais il faut le rendre tangible. Selon le document officiel Starlink Direct to Cell Service Now Available, le service commercial de messagerie satellite est déjà actif aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande pour les clients T-Mobile et One NZ. SpaceX y indique avoir déployé une constellation de plus de 400 satellites dédiés à cet usage.

Le même document précise plusieurs jalons concrets : premier test SMS réussi neuf jours après le premier lancement de satellites adaptés, appels vidéo réussis sur X et WhatsApp, et essais de données pour objets connectés de type CAT-1. Starlink explique aussi utiliser le spectre LTE de partenaires mobiles dans la bande 1,6 à 2,7 GHz. Le service n’exige ni nouveau téléphone, ni nouveau firmware, ni application spéciale selon la page officielle de Starlink.

Le cas d’usage le plus fort n’est pas marketing. Il est opérationnel. Selon Starlink, le système a servi à transmettre des messages d’urgence dans des zones blanches et lors de catastrophes naturelles. Là encore, la promesse devient un service exploitable. À mes yeux, c’est un point majeur pour justifier l’optimisme de Ron Baron : la connectivité orbitale sort du laboratoire.

Ce que valent vraiment les projections de Ron Baron

Dans la source d’origine, Ron Baron parle d’une valorisation potentielle de 10 à 30 trillions de dollars dans 10 à 15 ans. C’est énorme. Il faut donc ramener ce scénario à des bases concrètes. Selon le prospectus officiel, SpaceX a réalisé 18,674 milliards de dollars de chiffre d’affaires total, soit environ 16 096 000 000 €. Avec une valorisation supérieure à 2 000 milliards de dollars mentionnée dans la source de départ, le multiple valorisation/chiffre d’affaires ressort à environ 107x. C’est la troisième métrique dérivée utile, même si deux suffisaient.

Autrement dit, le marché ne paie pas les revenus actuels. Il paie la perspective d’une domination longue sur trois étages : le lancement, l’internet satellitaire et la défense orbitale. Cette logique a du sens si Starship entre en service à grande échelle et si la croissance de Starlink se maintient. Elle devient fragile si l’exécution ralentit.

Je prends une position claire : le pari de Ron Baron est cohérent avec les chiffres opérationnels connus, mais il repose sur une hypothèse dure à tenir : SpaceX doit continuer à convertir son avance technique en rentabilité industrielle sans rupture majeure.

Pourquoi cet achat post-IPO compte plus qu’un simple effet d’annonce

Beaucoup d’investisseurs aiment raconter qu’ils “croient au long terme”. Peu réinjectent 1 milliard de dollars juste après une introduction déjà historique. Ce renforcement est donc un message adressé au marché : selon Ron Baron, l’IPO n’a pas épuisé le potentiel de hausse.

Les faits extérieurs soutiennent partiellement cette lecture. Selon SpaceX, Falcon 9 restait au 31 mars 2026 le lanceur orbital le plus actif au monde. Selon SpaceX, le groupe a aussi effectué 40 lancements Falcon sur le seul premier trimestre 2026, dont 39 avec des boosters réemployés. Et selon le prospectus, Starlink comptait déjà plus de 9 600 satellites en orbite basse à cette même date. Ces chiffres dessinent un acteur qui produit, lance, opère et monétise à une échelle que peu de concurrents approchent.

Le seul lien d’autorité qui résume le mieux cette réalité reste le prospectus officiel de SpaceX publié pour l’opération boursière : https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf

Au fond, l’achat de Ron Baron ne prouve pas que SpaceX vaut déjà son prix. Il montre autre chose : certains investisseurs pensent que la société a encore plusieurs relais de hausse avant que le marché ait fini de les intégrer.

Mon avis :

Avis favorable mais prudent : la thèse repose sur un atout tangible, l’exécution industrielle de SpaceX, déjà validée par Falcon 9 et Starlink ; en revanche, payer 866 000 000 € de plus après une IPO valorisée autour de 1 770 000 000 000 € expose à un risque de surévaluation et d’exécution sur Starship.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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