La mission Artemis II de la NASA marque un tournant historique : pour la première fois depuis Apollo 17 en 1972, des astronautes s’apprêtent à voyager vers la Lune. Prévue cette semaine depuis le Kennedy Space Center, elle ouvrira la voie à l’exploration spatiale moderne, avec SpaceX en ligne de mire.
L’ambition lunaire des États-Unis : la mission Artemis II
Depuis le dernier alunissage d’Apollo 17 en décembre 1972, les États-Unis renaissent d’une ambition lunaire. La mission Artemis II de la NASA est prête à décoller depuis le Kennedy Space Center en Floride, avec quatre astronautes embarqués pour une odyssée de 10 jours autour de la Lune. Bien qu’aucune descente sur la surface lunaire ne soit prévue cette fois-ci, ce vol habité marquera le premier voyage au-delà de l’orbite terrestre basse en plus de cinquante ans, posant les jalons pour les futures missions de SpaceX sous la direction d’Elon Musk.
La mission utilise la fusée Space Launch System (SLS) ainsi que le vaisseau spatial Orion, qui effectuera un vol autour de la Lune avant de revenir et de plonger dans l’Océan Pacifique vers le 10 avril. Pour donner un peu de contexte, une mission sans équipage, Artemis I, a déjà parcouru le même itinéraire en 2022, prouvant ainsi que le matériel fonctionnait comme prévu. Artemis II, quant à elle, teste cette technologie avec des astronautes à bord.
D’après le blog officiel de la NASA, les préparatifs de lancement sont en bonne voie, avec une probabilité de 80 % de conditions météorologiques favorables. « Allons sur la Lune! » a déclaré le Commandant Wiseman aux journalistes à son arrivée au Kennedy Space Center.
L’avenir de l’exploration lunaire
Le véritable défi qui attend SpaceX se situe autour de la question des atterrisseurs lunaires. En 2021, la NASA a attribué à SpaceX un contrat de 2,89 milliards d’euros pour développer le Starship Human Landing System (HLS), une version modifiée de Starship destinée à transporter des astronautes de l’orbite lunaire vers la surface. Initialement, SpaceX devait livrer cet atterrisseur pour Artemis III, prévue comme la première mission habitée à se poser sur la Lune. Cependant, le calendrier de développement de Starship a conduit la NASA à restructurer complètement la séquence des missions.
Avant que le Starship HLS de SpaceX puisse poser des astronautes sur la Lune, il doit résoudre un problème que peu de fusées ont démontré à grande échelle : le ravitaillement en orbite. Le Starship HLS nécessite environ dix lancements de tanker pour avoir suffisamment de carburant pour atteindre la surface lunaire. SpaceX prévoit de mettre en œuvre ce processus de ravitaillement avec son Starship V3 amélioré. Tant que cette démonstration n’aura pas été effectuée avec succès, l’atterrisseur lunaire Starship restera incertain.
En février 2026, le Administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a confirmé que Artemis III, désormais prévue pour le milieu de 2027, testera plutôt les atterrisseurs lunaires en orbite basse, la véritable descente étant reportée à Artemis IV, ciblée pour 2028.
Les défis de la concurrence spatiale
Elon Musk a répondu aux critiques antérieures concernant le calendrier de SpaceX en affirmant que sa société se déplaçait « comme l’éclair » par rapport au reste de l’industrie spatiale, ajoutant que « le Starship finira par réaliser toute la mission lunaire ». La compétition pour les contrats a également été rouverte en octobre 2025 par l’ancien chef de la NASA, Sean Duffy, qui a évoqué les retards de Starship et a noté que l’agence avait besoin de rapidité face aux ambitions de la Chine, qui vise un alunissage d’astronautes d’ici 2030.
Le programme Artemis et ses implications
Le programme Artemis est issu de la Space Policy Directive 1 de la première administration Trump en 2017, qui a chargé la NASA de ramener les humains sur la Lune. Le programme a gagné en vitesse tout au long des années 2020, avec le développement des vaisseaux Orion et SLS nécessitant des années et des coûts exorbitants. SpaceX est entré dans le tableau en 2021 en tant que contractant choisi pour l’atterrisseur, intégrant ainsi le secteur spatial commercial dans une entreprise historiquement entièrement gouvernementale.
Que le Starship de SpaceX finisse par transporter des astronautes sur la surface lunaire ou partage ce rôle avec l’atterrisseur concurrent de Blue Origin, le lancement d’Artemis II cette semaine est un pas nécessaire. Parvenir à amener quatre humains à proximité de la Lune et à les ramener sains et saufs est la preuve de concept sur laquelle reposent toutes les autres missions futures.
Pour consulter plus de détails sur la mission Artemis II, visitez le site NASA.
Mon avis :
NASA’s Artemis II mission marks a historic return to crewed lunar flight after over 50 years, utilizing the Space Launch System and Orion spacecraft. While it successfully tests crucial systems, challenges remain, particularly in developing the Starship Human Landing System. SpaceX’s $2.89 billion contract, approximately 2,740 millions d’euros, underlines ongoing industry competition, especially with China’s ambitions.