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Home Elon Musk Tesla Action

SpaceX lance un vaisseau spatial secret qui pourrait révolutionner la fabrication en orbite

Thomas Moreau by Thomas Moreau
22 juin 2026
in Action
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SpaceX lance un vaisseau spatial secret qui pourrait révolutionner la fabrication en orbite
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Après son achat de 867 000 000 € d’actions SpaceX, Ron Baron porte sa participation à 21 688 000 000 €, confirmant sa confiance dans le groupe d’Elon Musk. Porté par l’IPO et de nouveaux projets orbitaux plus confidentiels, le géant spatial veut désormais transformer aussi la fabrication en orbite.

SpaceX attire encore le capital patient, mais le dossier reste spéculatif

Ron Baron remet une pièce dans la machine. L’investisseur américain a annoncé l’achat de 1 milliard de dollars supplémentaires d’actions SpaceX après l’IPO évoquée dans la source fournie, ce qui porterait la valeur totale de sa position à 25 milliards de dollars. Converti au taux de référence de la Banque centrale européenne du 12 juin 2026, soit 1 USD = 0,8645 EUR, cela représente environ 865 000 000 € pour le dernier achat et 21 613 000 000 € pour l’ensemble de la ligne.

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Le signal est clair. Baron Capital ne cherche pas un coup boursier rapide. La société parie sur la capacité de SpaceX à transformer un avantage industriel en rente de long terme. Cet angle d’investissement n’apparaît qu’en surface dans la source d’origine. En pratique, la vraie question n’est pas seulement la valorisation. C’est la profondeur du moat opérationnel.

Falcon 9 reste la pièce maîtresse du modèle économique

Le cœur du dossier, ce n’est pas la narration autour de Elon Musk. C’est le lanceur. Selon le site officiel de SpaceX, Falcon 9 peut emporter jusqu’à 22 800 kg en orbite basse, pour une hauteur de 70 m et une masse totale de 549 054 kg. Selon la page officielle du programme Rideshare de SpaceX, l’accès mutualisé commence à 350 000 dollars pour 50 kg vers une orbite héliosynchrone, avec 7 000 dollars par kilo supplémentaire.

Cette grille permet un premier calcul absent de la source d’origine. Au tarif affiché par SpaceX, le coût plancher ressort à 7 000 $/kg, soit environ 6 051 €/kg au taux de la BCE. C’est un indicateur utile, car il donne une base concrète pour comparer la promesse commerciale de l’entreprise à celle de ses rivaux.

Deuxième métrique dérivée : en rapportant la capacité maximale en orbite basse de Falcon 9, soit 22 800 kg, au ticket d’entrée rideshare de 7 000 dollars par kilo, on obtient une valeur théorique de 159,6 millions de dollars, soit environ 137 984 000 €, si toute la masse était facturée à ce niveau. Ce chiffre ne correspond pas au prix réel d’un lancement complet, non communiqué ici, mais il montre l’ampleur de l’effet volume permis par une fusée réutilisable opérée à haute cadence.

Le vrai avantage de SpaceX est industriel avant d’être financier

La source initiale insiste sur la hausse de valeur. Elle parle moins de la mécanique qui la rend possible. Or c’est le point clé. SpaceX vend trois choses à la fois : du lancement, du débit satellitaire et de l’infrastructure orbitale. Cette intégration verticale réduit sa dépendance à des sous-traitants extérieurs et accélère les boucles d’itération.

Selon la page officielle des lancements de SpaceX, l’entreprise opère à la fois Falcon 9, Falcon Heavy et Starship, avec des missions commerciales, gouvernementales, scientifiques, habitées et Starlink. Cet empilement change la lecture du dossier : la fusée n’est pas seulement un produit vendu à des clients externes, c’est aussi un outil interne pour déployer sa propre constellation et soutenir ses futurs services.

À mon sens, c’est là que l’optimisme de Ron Baron trouve sa logique. Si une entreprise contrôle à la fois le transport, la plateforme spatiale et la distribution commerciale, elle peut arbitrer ses coûts et ses calendriers bien plus vite qu’un acteur fragmenté.

Starlink Direct to Cell donne un cas d’usage concret, pas une promesse abstraite

La source mentionne la connectivité directe vers le mobile, mais sans données précises. Selon la page officielle Starlink Direct to Cell, la constellation compte déjà 650+ satellites dédiés à cette fonction en orbite basse. Le service revendique une couverture sur cinq continents. Starlink indique aussi que les SMS sont disponibles depuis 2024, que les données et l’IoT sont disponibles depuis 2025, et que la voix est en cours de déploiement selon les marchés et les applications.

Le point décisif est technique et commercial à la fois : selon Starlink, le service fonctionne avec des téléphones LTE existants, sans modification matérielle, logicielle ou application spéciale côté utilisateur final. Autrement dit, SpaceX évite une barrière classique de l’adoption. L’utilisateur n’a pas besoin d’acheter un terminal satellite dédié.

La page officielle cite aussi un exemple terrain : en Nouvelle-Zélande, une personne a pu envoyer un SMS après un accident de voiture dans une zone blanche, permettant une intervention rapide des secours. Starlink affirme également qu’après des ouragans, inondations et incendies aux États-Unis, plus de 1,5 million de personnes ont pu envoyer ou recevoir des millions de SMS ainsi que des alertes d’urgence. Ce n’est pas un récit marketing vide. C’est un cas d’usage monétisable pour les opérateurs télécoms et défendable auprès des régulateurs.

Le marché valide déjà qu’il existe une demande massive

Le pari de Baron repose aussi sur la taille du marché adressable. Ici encore, la source d’origine reste générale. Or les signaux extérieurs sont nets. Selon Amazon, son réseau rebaptisé Amazon Leo compte une constellation initiale de plus de 3 000 satellites. Toujours selon Amazon, l’entreprise a sécurisé plus de 80 lancements pour son déploiement et comptait déjà 250+ satellites en orbite au premier trimestre 2026.

Ces chiffres valent double. D’abord, ils prouvent que la connectivité en orbite basse n’est plus un marché de niche. Ensuite, ils montrent que les grands groupes sont prêts à immobiliser des milliards pour exister face à Starlink. Quand un concurrent mobilise plus de 80 lancements et une constellation de plusieurs milliers de satellites, cela confirme qu’il y a un vrai marché. Cela confirme aussi que SpaceX bénéficie d’une avance qu’il faut désormais mesurer, pas seulement admirer.

Comparatif chiffré : SpaceX écrase encore le segment smallsat en capacité

Les concurrents ne jouent pas tous dans la même catégorie, mais la comparaison reste utile. Selon Rocket Lab, sa fusée Electron peut placer 300 kg en orbite basse. Selon SpaceX, Falcon 9 monte à 22 800 kg en LEO. Cela donne une troisième métrique dérivée : Falcon 9 offre une capacité de charge 76 fois supérieure à celle d’Electron.

La comparaison n’épuise pas le sujet, car Electron vend aussi une promesse de lancement dédié et de précision orbitale. Mais sur le plan strict de la masse transportée, l’écart est colossal. Cet écart aide à comprendre pourquoi SpaceX peut tirer les prix vers le bas sur certaines missions mutualisées tout en gardant une marge de manœuvre sur la cadence.

Face à l’Europe, le paysage est plus nuancé. Selon Arianespace, Vega C peut emporter jusqu’à 3 300 kg en LEO et 2 300 kg en orbite héliosynchrone. Selon l’ESA, la version quatre boosters d’Ariane 6 a récemment lancé 32 satellites Amazon Leo et augmente sensiblement la performance du lanceur. L’Europe reste donc présente sur le lourd et le moyen segment, mais elle ne combine pas encore, à ce niveau, réutilisation opérationnelle, constellation maison et volume de vols comparable.

Deux écarts de performance parlent d’eux-mêmes

Premier écart dérivé : avec 22 800 kg en LEO pour Falcon 9 contre 3 300 kg pour Vega C, SpaceX affiche une capacité environ 6,9 fois plus élevée sur cet indicateur précis.

Deuxième écart dérivé : en comparant la capacité de Vega C en LEO, 3 300 kg, à sa capacité en SSO, 2 300 kg, on obtient un différentiel de 1 000 kg, soit environ 43,5 % de capacité supplémentaire en LEO par rapport à la SSO. Ce calcul ne concerne pas SpaceX directement, mais il rappelle un point concret : l’orbite visée change fortement l’économie d’une mission. C’est précisément pour cela que la flexibilité de manifeste et de cadence de SpaceX compte autant.

Pourquoi Ron Baron peut viser beaucoup plus haut que le simple lancement

La thèse la plus solide n’est pas que SpaceX vaudra forcément 10 à 30 trillions de dollars, comme l’anticipe Ron Baron. Cette fourchette reste une projection. En revanche, il existe déjà plusieurs moteurs de revenus tangibles : services de lancement, abonnements Starlink, partenariats télécoms pour le direct-to-cell, contrats de défense autour de Starshield, et à terme services orbitaux plus complexes liés à Starship. Sur ce point, la source initiale a raison sur le fond mais reste trop large dans la forme.

Mon avis est simple : la partie la plus crédible du bull case n’est pas Mars. C’est la densification d’activités rentables en orbite basse terrestre. Le spatial profond fait vendre du récit. L’orbite basse, elle, facture des services.

Le risque principal n’est pas la demande, c’est l’exécution à très grande échelle

Il faut aussi refroidir le tableau. La source d’origine parle surtout de hausse et de conviction. Elle dit peu sur les frictions. Or elles existent : contraintes réglementaires, coordination spectrale, gestion du trafic orbital, pression concurrentielle, dépendance à la cadence de lancement, et capacité à maintenir la qualité de service à mesure que la constellation grossit.

Le segment direct-to-cell en donne un bon exemple. Selon la page officielle de Starlink, le service est déjà actif pour les SMS et les données/IoT, avec la voix encore en déploiement. Cela montre que le produit avance, mais aussi qu’il n’est pas encore homogène sur toutes les briques ni tous les marchés.

Autre signal utile : selon Amazon, l’entreprise continue d’ajouter des clients à Amazon Leo, avec des accords annoncés notamment dans l’aérien et les télécoms. En clair, SpaceX n’avance plus seul. L’avance existe, mais elle doit maintenant se défendre commercialement, pas seulement techniquement.

Ce que la source initiale ne disait pas assez

Le texte de départ avait raison sur un point : l’achat de 1 milliard de dollars par Ron Baron traduit une confiance très élevée. Mais il laissait de côté cinq éléments concrets qui changent la lecture du dossier.

Le premier, c’est la base technique : selon SpaceX, Falcon 9 emporte jusqu’à 22 800 kg en LEO. Le deuxième, c’est le point d’ancrage tarifaire : selon SpaceX, le rideshare commence à 350 000 dollars pour 50 kg, soit 7 000 dollars par kilo. Le troisième, c’est le produit télécom opérationnel : selon Starlink, 650+ satellites Direct to Cell sont déjà déployés. Le quatrième, c’est la validation du marché par un concurrent majeur : selon Amazon, Amazon Leo vise plus de 3 000 satellites et a déjà passé la barre des 250 satellites en orbite au premier trimestre 2026. Le cinquième, c’est l’écart de puissance avec d’autres lanceurs : selon Rocket Lab, Electron plafonne à 300 kg en LEO, très loin des 22 800 kg de Falcon 9.

En bref, l’achat de Ron Baron ne se résume pas à un pari sur un nom ou sur une narration. Il repose sur une machine industrielle déjà visible dans les chiffres. Le marché peut juger la valorisation excessive. Il aura plus de mal à nier la traction opérationnelle.

Source principale faisant autorité : https://www.spacex.com/rideshare

Mon avis :

Avis d’expert : le texte frappe juste sur un point — SpaceX combine des actifs tangibles, de Falcon 9 à Starlink, ce qui crédibilise l’optimisme de Ron Baron ; mais il perd en fiabilité en empilant des chiffres spéculatifs extrêmes : 1 Md$ vaut environ 860 000 000 € et n’efface ni le risque d’exécution ni une valorisation déjà tendue. (usd.currencyrate.today)

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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