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Home Sciences et technologies Sciences Espace

SpaceX relance Starship avec le vol 13 : un retour très attendu

Christelle Leroy by Christelle Leroy
24 juillet 2026
in Espace
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SpaceX relance Starship avec le vol 13 : un retour très attendu
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Reporté par la météo, le vol d’essai Starship Flight 13 de SpaceX vise désormais une fenêtre de tir de 90 minutes, de 17 h 45 à 19 h 15 CT, avec un profil suborbital et le déploiement inaugural des satellites Starlink V3.

Le vol 13 de SpaceX relance enfin la campagne Starship

Le vol 13 de Starship revient au calendrier après un report météo. Le créneau de tir reste fixé à 90 minutes, avec une ouverture à 17 h 45 heure du Centre aux États-Unis, soit 00 h 45 dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026 à Paris. Cette précision compte, car les reports successifs ont brouillé le calendrier initial du test. Selon SpaceX et plusieurs suivis de mission concordants, ce vol doit partir depuis Starbase, au Texas, avec le même principe que la tentative reportée de la veille : un essai suborbital, pas une mise en orbite complète. ([spacex.com](https://www.spacex.com/flights/starship?utm_source=openai))

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Le point central, c’est moins la date que la reprise du programme. Selon la FAA, l’agence américaine a clos l’examen lié à l’incident du vol précédent, ce qui a rouvert la voie à un nouvel essai, sous réserve des exigences de licence et de sécurité. En clair : SpaceX ne rejoue pas simplement un lancement météo, il remet en mouvement une campagne d’essais qui restait sous surveillance après les anomalies du vol 12. ([marketscreener.com](https://www.marketscreener.com/news/us-agency-closes-starship-review-ahead-of-spacex-s-next-test-flight-ce7f5edcd88af122?utm_source=openai))

Un test suborbital, mais avec des enjeux très orbitaux

Le profil de mission reste suborbital. Le booster Super Heavy doit viser un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique, tandis que l’étage supérieur Ship doit poursuivre sa trajectoire avant une retombée ciblée dans l’océan Indien. Sur le papier, cela ressemble aux vols précédents. En pratique, ce vol sert à valider des briques techniques qui conditionnent l’exploitation commerciale future du système. C’est là que le sujet devient sérieux. ([spacex.com](https://www.spacex.com/flights/starship?utm_source=openai))

Selon la page de mission de SpaceX, le vol 13 doit poursuivre la collecte de données sur la configuration V3 de Starship. Le vol 12 était déjà présenté comme une étape majeure : premier vol des versions V3 du vaisseau et du booster, premiers moteurs Raptor 3 en vol, premier départ depuis le pad 2 de Starbase. Le vol 13 s’inscrit donc dans une logique de consolidation, pas de démonstration marketing. SpaceX cherche d’abord à fiabiliser. C’est la bonne priorité. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12?fromUrl=juhe.plus&random=ewbug1&source=juhe&sourceType=rss_web&timestamp=1779148800119&utm_source=openai))

Ce que le vol 12 a cassé, et ce que le vol 13 doit corriger

La source de départ évoque deux problèmes sur le vol 12 : l’échec du splashdown “soft” du booster et la perte d’un moteur Raptor Vacuum pendant le vol, avec une trajectoire plus basse que prévu. Ces éléments cadrent le vrai objectif du vol 13 : vérifier les correctifs entre deux essais rapprochés. Un test Starship ne vaut pas seulement par son décollage. Il vaut par sa capacité à répéter un profil, à isoler une panne et à montrer qu’elle ne revient pas.

Selon la FAA, l’environnement réglementaire autour de Starship évolue aussi pour suivre ces profils de mission plus ambitieux, avec des trajectoires supplémentaires, des fermetures temporaires d’espace aérien et des scénarios de retour modifiés. Autrement dit, le programme grandit assez vite pour forcer l’administration à adapter ses cadres d’analyse. C’est un bon indicateur de maturité industrielle, même si la maturité technique, elle, reste à prouver vol après vol. ([faa.gov](https://www.faa.gov/space/stakeholder_engagement/spacex_starship))

Les premiers satellites Starlink V3 sont le vrai test commercial

Le point neuf le plus important de ce vol 13, ce n’est pas la météo ni même la rentrée atmosphérique. C’est la tentative de déploiement des premiers satellites Starlink V3. La source de départ précise que ces satellites doivent être libérés pendant une mission suborbitale, déployer leurs panneaux solaires et tenter de se connecter au réseau avant la destruction planifiée du véhicule au retour. C’est inhabituel, mais logique : SpaceX veut valider le couple lanceur-satellite au plus tôt.

Selon un document financier public de SpaceX, chaque satellite Starlink V3 est conçu pour ajouter environ 1 térabit par seconde de capacité descendante, et 200 gigabits par seconde en montée. Le même document indique qu’un lancement Starship emportant ces satellites V3 doit ajouter 60 Tbps de capacité au réseau, soit plus de 20 fois l’augmentation de capacité d’un lancement de V2 Mini sur Falcon 9. Ce point change l’échelle du projet : Starship n’est pas seulement un démonstrateur lunaire ou martien, c’est aussi l’outil de densification massive de Starlink. ([nasa.gov](https://www.nasa.gov/wp-content/uploads/2024/01/starlink-batteries-reliability-lessons-from-10000-leo-satellites-abw-2025.pdf?emrc=698b19298b56c&utm_source=openai))

On peut déjà tirer une métrique dérivée à partir de ces données. Selon SpaceX, si un lancement ajoute 60 Tbps et que la capacité théorique de charge utile de Starship vers l’orbite basse atteint 64 tonnes métriques dans sa fiche d’information 2026, cela représente environ 0,94 Tbps de capacité réseau par tonne de charge utile. Le chiffre ne dit pas tout, car il mélange capacité télécom et masse embarquée, mais il donne un ordre de grandeur concret de la logique économique du programme. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20IPO_Factsheet.pdf?utm_source=openai))

Fiche technique : ce que vaut Starship sur le papier

Selon la documentation publique de SpaceX, Starship mesure 124,4 mètres de haut pour 9 mètres de diamètre. La masse totale annoncée atteint 5 533 000 kg. La charge utile vers l’orbite basse est donnée à 64 tonnes métriques dans une fiche d’information publiée en 2026, tandis qu’un autre document plus orienté prospective évoque un potentiel supérieur à 100 tonnes, voire davantage dans certaines configurations futures. La nuance compte : entre la capacité théorique visée à terme et la capacité de référence communiquée à date, il y a encore tout le travail d’industrialisation. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))

La source la plus prudente à retenir ici est la fiche 2026 mentionnant 64 tonnes vers l’orbite basse. C’est elle qui sert le mieux une lecture factuelle. Le reste relève d’objectifs de montée en puissance. Mon avis est simple : tant que la cadence, la récupération et la fiabilité n’alignent pas plusieurs succès nets, il faut privilégier les chiffres conservateurs. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20IPO_Factsheet.pdf?utm_source=openai))

Comparaison chiffrée : Starship face à New Glenn et Ariane 6

Le vol 13 ne transporte peut-être pas une charge commerciale classique, mais il envoie un message très clair aux concurrents. Selon Blue Origin, New Glenn peut emporter plus de 45 tonnes métriques en orbite basse et plus de 13 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Selon SpaceX, la référence 2026 pour Starship est de 64 tonnes vers l’orbite basse. Cela place déjà Starship au-dessus sur la masse utile annoncée. ([blueorigin.com](https://www.blueorigin.com/new-glenn?utm_source=openai))

Deuxième métrique dérivée : en retenant 64 tonnes pour Starship et 45 tonnes pour New Glenn, Starship affiche environ 42 % de capacité LEO en plus. Le calcul est direct : l’écart de 19 tonnes rapporté aux 45 tonnes de New Glenn. Cet avantage reste théorique tant que les vols ne deviennent pas routiniers, mais sur le papier, l’écart est déjà lourd. ([blueorigin.com](https://www.blueorigin.com/new-glenn?utm_source=openai))

Face à Ariane 6, la comparaison doit être plus prudente, car Arianespace communique ici surtout sur des missions réelles plutôt que sur une fiche simplifiée unique. En 2026, Ariane 64 a déjà lancé 32 satellites Amazon Leo sur la mission VA268, puis 36 satellites sur la mission VA269, record de masse pour un lanceur Ariane selon l’opérateur. Arianespace précise aussi que l’évolution des boosters P160C ajoute plus de 2 tonnes de capacité en orbite basse. Cela montre un fait simple : l’Europe améliore son lanceur, mais elle joue encore dans une autre catégorie de volume que Starship. ([newsroom.arianespace.com](https://newsroom.arianespace.com/arianespace-lance-avec-succes-une-seconde-serie-de-32-satellites-amazon-leo-avec-ariane-6/?lang=fra&utm_source=openai))

Cadence : le facteur qui compte autant que la poussée

La puissance brute impressionne, mais la cadence fait le marché. Selon la FAA, la modification de licence autour de Starbase autorise jusqu’à 25 lancements orbitaux annuels de Starship/Super Heavy, avec jusqu’à 25 atterrissages de l’étage supérieur et 25 du booster. Ce plafond donne une idée de l’ambition industrielle du programme à court terme. On n’est plus dans le prototype isolé. On est dans une logique de chaîne de vols. ([faa.gov](https://www.faa.gov/space/stakeholder_engagement/spacex_starship))

Ce chiffre apporte un élément nouveau absent de la source de départ : si SpaceX atteignait ce plafond réglementaire avec une charge de référence de 64 tonnes vers l’orbite basse, cela représenterait théoriquement 1 600 tonnes de capacité annuelle. Ce n’est pas une promesse de service, seulement une projection à partir de deux données publiques. Mais elle illustre le niveau d’ambition du site de Starbase. ([faa.gov](https://www.faa.gov/space/stakeholder_engagement/spacex_starship))

Le marché visé n’est pas abstrait : il s’appelle constellations

Le cas d’usage concret est déjà là. Selon Arianespace, Ariane 6 enchaîne des missions de déploiement pour la constellation Amazon Leo. Selon Blue Origin, New Glenn a été pensé pour de très gros volumes en orbite basse. Selon SpaceX, les satellites Starlink V3 ont été conçus pour Starship, avec plus de 1 Tbps de capacité descendante par satellite et 60 Tbps ajoutés par lancement. Le marché, ce sont donc les constellations haut débit, pas seulement les sondes ou les missions institutionnelles. ([newsroom.arianespace.com](https://newsroom.arianespace.com/arianespace-lance-avec-succes-une-seconde-serie-de-32-satellites-amazon-leo-avec-ariane-6/?lang=fra&utm_source=openai))

Un autre chiffre éclaire cette bataille. Selon le prospectus européen de SpaceX, l’entreprise comptait environ 10,3 millions d’utilisateurs Starlink au 31 mars 2026. Plus la base d’abonnés grimpe, plus la pression monte sur la capacité orbitale et la densité du réseau. Le vol 13 n’est donc pas un simple test de fusée. C’est une étape dans la montée en charge d’un service télécom mondial qui a déjà dépassé la phase d’expérimentation commerciale. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))

Pourquoi ce vol 13 compte davantage que son profil de test

Le vol 13 reste un essai. Le booster doit encore prouver son retour contrôlé. L’étage supérieur doit encore valider ses moteurs, ses manœuvres aérodynamiques, son bouclier thermique et sa précision de rentrée. Mais il ajoute une couche décisive : la validation d’un usage direct pour Starlink V3. C’est précisément ce qui manquait à la source de départ : le lien clair entre essai technique et modèle économique.

En clair, si le vol réussit ses objectifs essentiels, SpaceX avance sur cinq fronts à la fois : correction des anomalies du vol 12, consolidation de la version V3, validation du pad 2, premier test en conditions quasi réelles des Starlink V3, et montée vers une cadence industrielle encadrée par la FAA. Peu de programmes spatiaux tentent autant de paris en parallèle. C’est risqué, mais cohérent avec la stratégie de la société. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12?fromUrl=juhe.plus&random=ewbug1&source=juhe&sourceType=rss_web&timestamp=1779148800119&utm_source=openai))

Repère utile pour les conversions et l’économie du programme

Le taux de change de référence le plus récent trouvé vient de la Banque centrale européenne : au 22 juillet 2026, 1 euro vaut 1,1408 dollar américain. Cela donne 1 dollar = 0,88 € après arrondi. Aucun prix de lancement officiel à jour n’a été communiqué dans les sources retenues pour ce vol 13 ; sur ce point, il faut donc écrire non communiqué. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.pt.html?utm_source=openai))

Suivi officiel du lancement

Pour le suivi en temps réel, la source la plus autorisée reste la page mission de SpaceX : https://www.spacex.com/flights/starship. C’est le lien le plus pertinent pour vérifier un décalage de fenêtre, une interruption de compte à rebours ou une mise à jour de statut le jour du tir. ([spacex.com](https://www.spacex.com/flights/starship?utm_source=openai))

Mon avis :

Starship Flight 13 montre un vrai progrès: SpaceX enchaîne les itérations, teste la V3, corrige l’échec d’amerrissage du booster et vise le premier déploiement de Starlink V3. Mais l’ensemble reste très expérimental: lancement météo-dépendant, profil suborbital, rentrée destructrice du Ship et fiabilité moteur encore imparfaite.

Christelle Leroy

Christelle Leroy

Christelle Leroy est auteure et experte en contenus pour le site PlaRe. Elle apporte son expérience en rédaction web et en gestion de projets numériques, en se concentrant sur des guides pratiques et des analyses approfondies liées au domaine du site. Ses articles visent à clarifier les enjeux techniques et à proposer des solutions concrètes pour les utilisateurs.

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