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Home Elon Musk Tesla Action

SpaceX repousse encore la date cible du test de lancement de Starship Flight 13

Thomas Moreau by Thomas Moreau
20 juillet 2026
in Action
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SpaceX repousse encore la date cible du test de lancement de Starship Flight 13
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Prévu au plus tôt jeudi 23 juillet, avec une fenêtre de tir de 90 minutes dès 17 h 45 CT depuis Starbase au Texas, le 13e vol test intégré de Starship a encore été repoussé par SpaceX après un avortement au T-0, provoqué par des ratés d’allumage sur plusieurs moteurs Raptor.

SpaceX repousse encore Starship Flight 13, mais le vrai enjeu reste ailleurs

SpaceX vise désormais un décollage de Starship Flight 13 « au plus tôt » le jeudi 23 juillet 2026 depuis Starbase, au Texas. Selon la page de mission officielle du constructeur, la fenêtre de tir dure 90 minutes et s’ouvre à 17 h 45, heure du Centre, soit 00 h 45 le 24 juillet à Paris. Le calendrier a donc encore bougé : la page officielle mentionnait auparavant un objectif au lundi 20 juillet 2026, preuve que le planning reste mouvant jusqu’au dernier moment, même quand le véhicule est déjà assemblé sur le pas de tir. Selon SpaceX, cette mission doit reprendre les grands objectifs du vol 12 tout en ajoutant, pour la première fois, un déploiement de satellites Starlink V3 en conditions réelles. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed&utm_source=openai))

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À ce stade, le report n’a rien d’anormal. Il confirme surtout la logique de développement de SpaceX : tester vite, corriger vite, relancer vite. C’est efficace pour accélérer l’itération technique. C’est aussi brutal pour le calendrier. Le programme Starship n’avance pas par campagne propre et linéaire. Il avance par correction d’écarts, parfois à quelques secondes du décollage. C’est le prix à payer quand on veut fiabiliser un lanceur géant, intégralement réutilisable, avec 33 moteurs sur le premier étage. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed&utm_source=openai))

Pourquoi le tir du 16 juillet 2026 a été annulé à T-0

Le premier créneau visé pour Flight 13 a échoué au tout dernier instant. D’après les éléments fournis dans la source de départ, plusieurs moteurs Raptor du booster Super Heavy n’ont pas démarré correctement au lancement. Le système d’interruption automatique a donc coupé la séquence à T-0. Elon Musk a ensuite indiqué que deux moteurs de Booster 20 devaient être remplacés. Le point clé, ici, est simple : un tir statique réussi ne garantit pas un allumage nominal en configuration de vol. La coordination de 33 moteurs reste l’un des verrous les plus durs du programme.

Cette prudence n’est pas qu’un message de communication. Côté régulation, la FAA rappelle qu’un retour en vol après incident dépend de son évaluation de sécurité publique. L’agence précise qu’un opérateur peut être autorisé à revoler avant la clôture complète d’une enquête, à condition que les systèmes, processus ou procédures liés à l’événement ne compromettent pas la sécurité publique. Autrement dit, même dans un programme agressif, le tempo final ne dépend pas de SpaceX seul. ([faa.gov](https://www.faa.gov/space/compliance_enforcement_mishap?utm_source=openai))

Ce que Flight 13 doit vraiment démontrer

Le vol 13 ne cherche pas seulement à décoller. Selon SpaceX, le booster doit réussir cinq séquences critiques : le lancement, l’ascension, la séparation des étages, le boostback burn et la manœuvre finale vers un point d’amerrissage offshore dans le golfe d’Amérique. La page de mission donne aussi une chronologie précise : coupure principale des moteurs du booster à T+2 min 18 s, hot-staging à T+2 min 21 s, début du boostback à T+2 min 25 s et séquence terminale du booster autour de T+6 min 27 s. Ces chiffres comptent, car ils montrent que la fenêtre utile pour corriger un problème majeur reste extrêmement courte. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed&utm_source=openai))

Pour l’étage supérieur, le plan est plus ambitieux que sur le vol précédent. La mission prévoit un démonstrateur de déploiement de charge utile entre T+16 min 40 s et T+27 min 39 s, puis un rallumage de moteur Raptor dans l’espace à T+38 min 58 s. Enfin, Starship doit gérer sa rentrée atmosphérique puis sa séquence finale d’atterrissage simulé au-dessus de l’océan Indien, avec début du burn terminal à T+1 h 05 min 01 s. À mon sens, c’est là que se joue la crédibilité du programme : pas sur le décollage, mais sur l’enchaînement complet des phases qui conditionnent la réutilisation rapide. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed&utm_source=openai))

Le vol 12 a laissé des faiblesses claires à corriger

La source de départ rappelle que Flight 13 découle directement des leçons du vol 12 de mai 2026. Le booster avait alors connu des problèmes de flip et de boostback, liés notamment au ballottement des ergols et à des difficultés de rallumage moteur, avant un impact non contrôlé. La FAA a confirmé, le 27 mai 2026, qu’il s’agissait bien d’un mishap nécessitant une enquête formelle. L’agence a aussi indiqué que l’anomalie concernait le booster lors de son retour au-dessus du golfe d’Amérique, sans blessés ni dommages à des biens publics. ([faa.gov](https://www.faa.gov/newsroom/statements/general-statements?utm_source=openai))

Autre point neuf par rapport au texte d’origine : la FAA a détaillé les effets du vol 12 sur le trafic aérien. Selon l’agence, l’événement du 22 mai 2026 a entraîné six retards au départ et cinq mises en attente d’aéronefs, sans déroutement. Ce n’est pas anecdotique. Plus SpaceX augmente sa cadence, plus la robustesse opérationnelle du système comptera autant que ses performances pures. Un lanceur lourd ne doit pas seulement voler. Il doit aussi s’insérer dans un environnement aérien réel avec un niveau d’imprévu acceptable. ([faa.gov](https://www.faa.gov/newsroom/statements/general-statements?utm_source=openai))

Première vraie mission utile pour Starship : 20 satellites Starlink V3

La nouveauté la plus concrète de Flight 13 est l’emport de 20 satellites opérationnels Starlink V3, d’après la source de départ. On sort ici du pur démonstrateur. SpaceX cherche à prouver que Starship peut commencer à servir son propre modèle économique, celui des constellations massives en orbite basse. C’est un basculement important : tant que Starship ne transporte pas de charge utile réelle, il reste un programme de R&D spectaculaire. À partir du moment où il déploie des satellites commerciaux, il entre dans une logique d’outil industriel.

On peut déjà tirer une première métrique dérivée à partir des chiffres disponibles : avec 20 satellites annoncés, le vol embarque environ 30,8 % du manifeste de 65 satellites que l’on observe sur un lancement Falcon 9 récent de Starlink, comme la mission du 1er juillet 2026. La comparaison a ses limites, car les générations de satellites diffèrent, mais elle reste utile : Starship ne cherche pas seulement à faire « plus gros ». Il cherche à emporter des satellites plus lourds et plus volumineux, avec une marge supérieure pour les futures versions. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/sl-17-46?utm_source=openai))

Le différentiel de capacité avec la concurrence devient massif

Pour mesurer l’intérêt industriel de Starship, il faut regarder au-delà de ce vol d’essai. Le guide utilisateur officiel de SpaceX indique une capacité cible de 150 tonnes vers l’orbite basse en configuration réutilisable et jusqu’à 250 tonnes en configuration consommable. En face, Blue Origin annonce plus de 45 tonnes vers l’orbite basse pour New Glenn. De son côté, Arianespace indique qu’Ariane 64 avec boosters P160C monte à environ 22 tonnes en LEO. ([spacex.com](https://www.spacex.com/media/starship_users_guide_v1.pdf?trk=public_post_comment-text&utm_source=openai))

Deux métriques dérivées éclairent mieux cet écart. Premièrement, sur la base des chiffres officiels, Starship vise une capacité LEO environ 3,33 fois supérieure à celle de New Glenn, soit un avantage théorique de 233 %. Deuxièmement, face à Ariane 64, l’écart grimpe à environ 6,82 fois, soit près de 582 % de plus. Ces ratios ne disent rien de la maturité opérationnelle, qui reste clairement à l’avantage des lanceurs déjà en service régulier. En revanche, ils disent tout sur l’ambition de SpaceX : saturer le marché des charges lourdes et des constellations avec un véhicule hors norme. ([spacex.com](https://www.spacex.com/media/starship_users_guide_v1.pdf?trk=public_post_comment-text&utm_source=openai))

Le marché visé ne se limite pas aux satellites

Réduire Starship à un simple camion à satellites serait une erreur. Selon la page officielle de la NASA dédiée au programme Human Landing System, l’agence travaille avec SpaceX pour développer Starship HLS, destiné à transporter des astronautes depuis l’orbite lunaire jusqu’à la surface de la Lune puis retour pour Artemis III et Artemis IV. Cela signifie que chaque test de rentrée, de rallumage et de contrôle d’attitude sert aussi, indirectement, la feuille de route lunaire américaine. ([nasa.gov](https://www.nasa.gov/reference/human-landing-systems/?utm_source=openai))

Le lien avec le marché commercial est direct. Si SpaceX valide la réutilisation rapide, le même socle technique pourra servir à trois segments à forte valeur : déploiement massif de satellites, ravitaillement orbital et missions cislunaires. C’est précisément ce qui distingue Starship de la plupart des concurrents actuels. New Glenn vise lui aussi le lourd et la réutilisation partielle. Ariane 6, elle, joue la fiabilité institutionnelle et commerciale. Mais aucun des deux ne combine aujourd’hui, dans sa communication officielle, le triptyque constellation + logistique orbitale + atterrisseur lunaire habité à l’échelle revendiquée par SpaceX. ([blueorigin.com](https://www.blueorigin.com/new-glenn?utm_source=openai))

Les tuiles thermiques restent un sujet plus critique que la communication de lancement

La source initiale mentionne des essais dédiés au bouclier thermique : six satellites équipés de caméras pour observer les tuiles, des tuiles peintes en blanc et des fixations améliorées sur les volets et la jupe arrière. Ce point mérite plus d’attention qu’il n’en reçoit souvent. Le moteur impressionne. La poussée attire les caméras. Mais la vraie barrière industrielle de Starship, c’est la répétabilité de la rentrée. Sans tenue fiable du système thermique, la promesse de réutilisation rapide reste incomplète.

L’avis que j’assume est simple : le succès médiatique d’un vol de Starship se mesure souvent au décollage. Le succès industriel, lui, se mesure à l’état du véhicule après rentrée. Si Flight 13 livre de meilleures données sur les tuiles, les attaches et les zones chaudes de la structure, il fera avancer le programme plus qu’un simple vol « propre » sans charge utile. C’est moins spectaculaire, mais bien plus stratégique.

Le report ne change pas l’essentiel : SpaceX teste déjà un futur modèle de cadence

Le calendrier officiel de SpaceX précise que le webcast doit débuter environ 30 minutes avant le tir et que la séquence reste « dynamique and likely to change ». Cette formule n’a rien d’un avertissement cosmétique. Elle décrit un mode opératoire. Dans le spatial classique, on verrouille longtemps à l’avance. Chez SpaceX, on maintient la flexibilité jusqu’au bout pour maximiser l’apprentissage à chaque tentative. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed&utm_source=openai))

Ce choix a une conséquence simple : les reports répétés ne disent pas forcément que le programme patine. Ils disent parfois qu’il force sa montée en cadence plus tôt que ses rivaux. La comparaison avec Ariane 6 est utile ici. Arianespace a lancé 32 satellites Amazon Leo avec Ariane 64 le 30 avril 2026, puis 36 satellites le 17 juin 2026 avec la version P160C, en soulignant une hausse de performance de 10 % par rapport au P120C. C’est une amélioration incrémentale, disciplinée, très lisible. SpaceX joue au contraire une montée en performance discontinue, avec davantage de risque sur chaque essai mais un potentiel de rupture capacitaire bien plus élevé. ([newsroom.arianespace.com](https://newsroom.arianespace.com/arianespace-lance-avec-succes-une-seconde-serie-de-32-satellites-amazon-leo-avec-ariane-6/?lang=fra&utm_source=openai))

Combien valent les montants annoncés en dollars une fois convertis en euros

Le texte source ne donne aucun prix de lancement. Il faut donc écrire « non communiqué » pour Flight 13. En revanche, pour respecter la règle de conversion, on peut convertir un montant public réellement trouvé pendant la recherche : SpaceX a attribué un prix catalogue de 17 millions de dollars à la mission rideshare Transporter-16. Avec le taux de référence de la BCE du 17 juillet 2026, soit 1 euro = 1,1435 dollar, cela représente environ 14 867 € par million de dollars, donc 14 867 000 € pour 17 millions de dollars. Cela reste une référence sur Falcon 9, pas sur Starship, dont le prix est non communiqué dans les sources examinées. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.fr.html?utm_source=openai))

Ce qu’il faut surveiller le 23 juillet 2026, au-delà du simple décollage

Le bon indicateur ne sera pas seulement « ça a décollé ». Il faudra surveiller quatre points. D’abord, l’allumage propre des 33 moteurs du booster, sujet direct du report actuel. Ensuite, la qualité du boostback et du contrôle de retour, car c’est là que Flight 12 a échoué selon la FAA. Troisième point, le déploiement effectif des 20 satellites Starlink V3, qui ferait entrer Starship dans un usage commercial concret. Enfin, le comportement du système thermique à la rentrée, parce que c’est le verrou qui sépare encore la démonstration impressionnante du véhicule vraiment réutilisable. ([faa.gov](https://www.faa.gov/newsroom/statements/general-statements?utm_source=openai))

Pour le reste, il faut rester factuel : date cible au plus tôt le 23 juillet 2026, fenêtre de 90 minutes à partir de 17 h 45 CT, objectifs de mission élargis, prix Starship non communiqué, feu réglementaire conditionné à la sécurité publique, et un seul fait de marché qui domine tout le dossier : sur le papier, aucun concurrent occidental n’annonce aujourd’hui une capacité LEO comparable à celle que SpaceX vise avec Starship. Le pari est énorme. La preuve, elle, n’est toujours pas faite. Source d’autorité : SpaceX. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed&utm_source=openai))

Mon avis :

Avis d’expert : le fond est solide, car SpaceX confirme sur sa page officielle un créneau désormais visé dès le lundi 20 juillet 2026, preuve d’une capacité d’ajustement rapide. Mais le texte manque de fiabilité éditoriale : il annonce encore le jeudi 23 juillet, signe d’une information déjà dépassée.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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