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Home Elon Musk Space

Tesla : le patron de l’IA évoque une grosse annonce pour les propriétaires de FSD v14 lite

Thomas Moreau by Thomas Moreau
21 juillet 2026
in Space
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Tesla : le patron de l’IA évoque une grosse annonce pour les propriétaires de FSD v14 lite
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SpaceX vise désormais le 23 juillet pour le 13e vol test intégré de Starship, avec une fenêtre de tir de 90 minutes dès 17 h 45 CT depuis Starbase. Après un report et un abort au décollage, Elon Musk a fait remplacer deux moteurs Raptor pour sécuriser la mission.

SpaceX retarde encore Starship Flight 13, mais le vrai enjeu est ailleurs

SpaceX vise désormais un tir de Starship Flight 13 dès le jeudi 23 juillet 2026 depuis Starbase, au Texas. La fenêtre de lancement dure 90 minutes et s’ouvre à 17 h 45, heure locale du Centre, soit 0 h 45 le 24 juillet en France métropolitaine. Le report n’a rien d’anecdotique. Il traduit surtout une stratégie simple : ne pas forcer un décollage tant que la séquence moteur n’est pas jugée fiable.

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La tentative initiale du 16 juillet a été interrompue à T-0. Plusieurs moteurs Raptor du booster Super Heavy n’ont pas démarré correctement, ce qui a déclenché l’abandon automatique de la séquence. Elon Musk a ensuite indiqué que deux moteurs devaient être remplacés sur Booster 20. Ce point mérite d’être pris au sérieux. Un allumage raté après un static fire réussi rappelle qu’un essai au sol ne reproduit pas toute la complexité d’un départ réel avec 33 moteurs à synchroniser.

Le calendrier bouge, mais la logique industrielle reste cohérente. SpaceX préfère perdre quelques jours que risquer un vol incomplet dès la mise à feu. C’est la bonne décision. Sur un programme qui vise la réutilisation totale, la discipline au pas de tir compte plus que l’effet d’annonce.

Ce que Flight 13 doit réellement démontrer

La source d’origine insiste sur les objectifs de mission, mais il faut les remettre en ordre. Flight 13 n’est pas seulement un nouveau test intégré. C’est un vol de validation pour la génération V3 de Starship, avec une pression opérationnelle plus forte que sur les campagnes précédentes.

Côté booster, SpaceX veut réussir cinq étapes clés : décollage, montée, séparation des étages, boostback burn et amerrissage contrôlé dans le golfe d’Amérique. Côté étage supérieur, l’entreprise vise le déploiement de 20 satellites Starlink V3, le rallumage d’un moteur Raptor dans l’espace, puis une rentrée et un splashdown contrôlés dans l’océan Indien, selon la page de mission officielle de SpaceX.

Ce plan change la nature du vol. Jusqu’ici, Starship restait surtout dans une logique de démonstration de structure, d’aérodynamique et de retour. Cette fois, la fusée doit aussi montrer qu’elle peut commencer à remplir une fonction économique : transporter une charge utile liée à Starlink. C’est le pivot central du dossier.

Le vol 12 a laissé deux faiblesses claires

Flight 13 s’appuie directement sur les leçons du vol 12 de mai 2026. Selon le texte fourni, le booster avait connu un basculement hors nominal pendant la phase de retour, avec des problèmes de slosh d’ergols et de rallumage moteur lors du boostback burn. Résultat : impact non contrôlé.

Ce n’est pas un détail de télémétrie. Sur une architecture pensée pour revenir vite, être inspectée vite et repartir vite, la qualité du retour du booster conditionne tout le modèle économique. Un lanceur géant qui vole bien vers le haut mais mal vers le bas reste un prototype coûteux.

SpaceX affirme avoir modifié le matériel et le logiciel pour corriger ces écarts. C’est crédible, mais pas encore prouvé en vol. Mon point est simple : Flight 13 sera jugé d’abord sur la maîtrise du retour, pas sur la communication autour des satellites V3.

Starship reste sans équivalent en gabarit, et cela change l’équation

Pour mesurer l’enjeu, il faut sortir du seul récit de lancement. Selon le prospectus européen 2026 de SpaceX, Starship affiche 124,4 mètres de haut, 9 mètres de diamètre et une masse de 5 533 000 kg. Le même document indique une capacité de charge utile en orbite basse de plus de 100 tonnes métriques. Toujours selon SpaceX, le système complet utilise 39 moteurs Raptor.

Ces chiffres permettent une première métrique dérivée absente de la source d’origine : avec une hauteur de 124,4 m et un diamètre de 9 m, le rapport hauteur/diamètre atteint environ 13,8. Autrement dit, Starship reste un véhicule extrêmement élancé malgré son volume hors norme. Cette géométrie complique naturellement les contraintes de structure, de pilotage et de retour atmosphérique.

Deuxième métrique dérivée : rapportée à la masse totale annoncée par SpaceX, la capacité de plus de 100 tonnes vers l’orbite basse représente au minimum 1,8 % de la masse au décollage. Dit autrement, il faut déplacer plus de 5,5 millions de kilos pour livrer au moins 100 000 kg utiles en LEO. C’est brutal, mais c’est aussi la réalité de l’accès spatial lourd.

Face à la concurrence, Starship joue dans une autre catégorie

Le plus utile est de comparer des chiffres officiels. Selon SpaceX, Falcon 9 peut emporter 22 800 kg en orbite basse. Selon SpaceX toujours, Falcon Heavy monte à 63 800 kg en LEO. Chez Blue Origin, la fiche officielle de New Glenn annonce plus de 45 tonnes métriques en LEO. Chez Arianespace, Ariane 6 met aujourd’hui en avant une architecture modulaire et des capacités flexibles, mais sa communication publique généraliste ne donne pas ici un chiffre LEO unique aussi net sur la page de présentation consultée.

La comparaison donne une troisième métrique dérivée claire : à plus de 100 tonnes en LEO, Starship promet au minimum 4,4 fois la capacité de Falcon 9 et plus de 2,2 fois celle de New Glenn. Même face à Falcon Heavy, l’écart reste d’au moins 56,7 %. Sur le papier, la rupture de capacité est réelle. Le problème est connu : sur le papier ne veut pas dire en exploitation régulière.

C’est là que le programme se joue. Le marché ne paiera pas une capacité théorique. Il paiera des tirs réguliers, des calendriers tenus et des retours contrôlés.

Les 20 satellites Starlink V3 sont plus stratégiques qu’ils n’en ont l’air

Le vol 13 doit déployer 20 satellites Starlink V3, selon la page officielle de mission de SpaceX. C’est la première charge utile réelle de ce type pour Starship. Là encore, ce n’est pas un simple bonus de mission.

Selon la page officielle Starlink Version 3 Satellites, SpaceX affirme qu’un lancement Starship de V3 doit apporter environ 20 fois plus de capacité descendante à la constellation qu’un lancement Falcon 9 de satellites V2. Le prospectus 2026 de SpaceX ajoute qu’un satellite V3 vise 1 térabit par seconde de capacité descendante.

Ces données autorisent une quatrième métrique dérivée : si Flight 13 emporte 20 satellites V3 à 1 Tbit/s chacun, la charge utile testée représente théoriquement 20 Tbit/s de capacité descendante cumulée, selon les chiffres communiqués par SpaceX. C’est massif. Et cela explique pourquoi Starship intéresse autant Starlink : la fusée n’est pas seulement un programme spatial, c’est un multiplicateur de bande passante.

Autre indicateur utile : avec 20 satellites à bord et une capacité orbitale annoncée de plus de 100 tonnes, chaque satellite représenterait en moyenne moins de 5 tonnes si la charge utile occupait à elle seule tout le potentiel minimal annoncé. Mais ici, la masse exacte des satellites embarqués n’est pas communiquée. Il faut donc rester prudent et écrire ce qu’on sait : masse unitaire non communiquée.

Le bouclier thermique devient un chantier critique

La source d’origine mentionne des essais sur les tuiles thermiques, avec six satellites équipés de caméras pour imager le bouclier pendant le vol, ainsi que des tuiles peintes en blanc et de nouvelles fixations sur les volets et la jupe arrière. Cet angle est souvent sous-estimé, à tort.

Selon la page officielle de Flight 13, SpaceX ajoute aussi des tuiles instrumentées pour mesurer les charges alors que le véhicule subira une pression dynamique plus élevée à l’ascension que lors des vols précédents, en échange d’une meilleure capacité d’emport. Le message est clair : l’entreprise cherche déjà à pousser plus fort le profil de vol pour rapprocher le véhicule d’un usage utile, pas seulement démonstratif.

Mon avis est net : le bouclier thermique reste le nœud dur du programme. Les moteurs attirent l’attention, mais la réutilisation rapide de l’étage supérieur dépendra tout autant de la tenue des tuiles, de leur fixation et de la cadence de maintenance après retour.

Le feu vert réglementaire ne garantit rien en vol

La source fournie rappelle que la FAA a bouclé l’enquête sur le mishap du vol 12 plus tôt ce mois-ci. C’est confirmé par l’agence américaine : la FAA a indiqué le 9 juillet 2026 que SpaceX ne pourrait pas relancer Starship tant que son rapport final ne serait pas accepté ou qu’une décision de retour en vol ne serait pas prise. Autrement dit, le verrou réglementaire a bien été levé ensuite, ce qui a rouvert la voie opérationnelle.

Mais il faut éviter un raccourci fréquent. Une enquête close ne veut pas dire problème réglé. Cela veut dire que l’autorité estime les mesures correctives compatibles avec la sécurité publique et le cadre de licence. Le juge final reste le vol lui-même.

Pourquoi NASA suit ce vol de près

Starship ne sert pas seulement les ambitions internes de SpaceX. Le véhicule est aussi au cœur de la feuille de route lunaire américaine. NASA a attribué à SpaceX une modification de contrat d’environ 1,15 milliard de dollars pour une seconde démonstration d’alunissage habité dans le cadre d’Artemis IV. Converti au taux de référence de la BCE du 20 juillet 2026, où 1 euro vaut 1,1426 dollar, cela représente environ 1 006 652 000 € (taux utilisé : 1 € = 1,1426 $).

Cette conversion permet une cinquième métrique dérivée utile : 1 dollar vaut environ 0,8752 euro avec ce taux. Ce n’est pas un détail de comptable. Dès qu’un programme dépasse le simple essai et entre dans les contrats institutionnels, la lecture financière devient concrète pour le marché européen.

Le message de fond est simple. Si Starship n’améliore pas sa fiabilité en vol intégré, le calendrier lunaire souffrira mécaniquement. Inversement, chaque essai réussi réduit un peu le risque perçu sur l’architecture Artemis.

Ce que ce report dit du marché spatial en 2026

Le contexte concurrentiel mérite d’être posé. Blue Origin continue de pousser New Glenn, donné pour plus de 45 tonnes en LEO et doté d’un premier étage réutilisable pour au moins 25 missions, selon l’entreprise. Arianespace enchaîne de son côté les missions Ariane 6 pour Amazon Leo, avec 32 satellites lancés lors de la mission VA268 du 30 avril 2026, selon sa newsroom. Le marché n’attend donc pas Starship les bras croisés.

Mais aucun concurrent ne propose aujourd’hui, dans sa communication officielle consultée ici, une promesse d’emport supérieure à 100 tonnes en LEO assortie d’une ambition de réutilisation intégrale des deux étages. C’est la force de SpaceX. C’est aussi son risque industriel maximal.

En clair, Flight 13 ne doit pas être lu comme un simple vol d’essai repoussé de quelques jours. C’est un test de crédibilité commerciale, technique et institutionnelle à la fois. Si les 20 Starlink V3 sont déployés, si le rallumage en orbite fonctionne et si le profil de retour progresse enfin proprement, SpaceX franchira un cap concret. Sinon, la promesse restera immense, mais encore suspendue.

Données clés à retenir

Selon SpaceX, Starship mesure 124,4 m de haut, 9 m de diamètre, pour une masse de 5 533 000 kg et une capacité de plus de 100 tonnes en orbite basse. Selon Blue Origin, New Glenn vise 45 tonnes en LEO. Selon SpaceX, Falcon 9 est donné pour 22 800 kg en LEO et Falcon Heavy pour 63 800 kg. Selon SpaceX, Flight 13 doit embarquer 20 satellites Starlink V3. Selon la page officielle Starlink Version 3 Satellites, chaque V3 vise 1 Tbit/s de capacité descendante et un tir Starship de V3 doit ajouter environ 20 fois plus de capacité à la constellation qu’un lancement Falcon 9 de V2.

Pour suivre la mission et ses objectifs officiels, la source d’autorité à conserver est la page de mission publiée par SpaceX : https://www.spacex.com/launches/starship-flight-13?at_campaign=ynews&at_medium=RSS+feed

Mon avis :

Avis d’expert : report logique, pas alarmant. Point fort, SpaceX corrige vite et concrètement : après l’abort du 16 juillet 2026 à cause de Raptors non allumés, deux moteurs ont été remplacés. Limite nette : malgré un static fire réussi, la séquence réelle à 33 moteurs reste fragile, ce qui retarde encore la démonstration de fiabilité opérationnelle.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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