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Home Elon Musk Tesla Tesla Racing

Tesla : les livraisons dopent les attentes de Wall Street sur le titre

Thomas Moreau by Thomas Moreau
16 juin 2026
in Tesla Racing
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Tesla : Wall Street revoit à la hausse les prévisions de livraisons et booste le titre en Bourse
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Ron Baron a remis 867 M€ sur SpaceX après son IPO, portant la valeur de la position de Baron Capital à 21,7 Md€. Un pari colossal sur le champion spatial d’Elon Musk, alors que Tesla profite en parallèle d’un regain d’optimisme sur ses livraisons.

Ron Baron remet 1 milliard de dollars sur SpaceX et pousse son pari à 25 milliards de dollars

Ron Baron, fondateur et directeur général de Baron Capital, renforce encore son exposition à SpaceX. Selon le texte source, l’investisseur a acheté pour 1 milliard de dollars d’actions supplémentaires lors de l’introduction en Bourse, ce qui porte la valeur totale de sa position à 25 milliards de dollars. Converti en euros au taux de la Banque centrale européenne du 10 juin 2026, où 1 euro vaut 1,1539 dollar, cela représente environ 867 000 000 € pour l’achat additionnel et 21 665 000 000 € pour la position totale (taux utilisé : 1 € = 1,1539 $ ; donc 1 $ = 0,8666 €), selon la BCE. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/home/html/index.en.html?utm_source=openai))

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Le point clé n’est pas seulement la taille du chèque. C’est le timing. Selon la source d’origine, cet achat intervient juste après une IPO présentée comme record, avec une valorisation supérieure à 2 000 milliards de dollars et un cours proche de 161 dollars par action à la clôture. À ce niveau, Baron ne joue plus le coup spéculatif du pré-IPO. Il valide publiquement la trajectoire post-cotation. C’est un signal fort, mais aussi un pari exigeant. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))

Pourquoi ce dossier dépasse largement le simple culte de la personnalité autour d’Elon Musk

Le texte source insiste sur la fidélité de Ron Baron aux entreprises d’Elon Musk. C’est vrai, mais incomplet. Le vrai moteur de la thèse d’investissement tient à trois actifs industriels très différents : les lancements orbitaux, la connectivité avec Starlink et les contrats à forte barrière d’entrée dans le spatial et la défense. Selon le prospectus de SpaceX daté du 5 juin 2026, le groupe a réalisé 96 lancements Falcon en 2023, 134 en 2024 et 165 en 2025. Sur le seul premier trimestre 2026, il en affiche déjà 40, contre 36 un an plus tôt. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Cette cadence change l’équation économique. Beaucoup d’articles se contentent de répéter que Falcon 9 est réutilisable. Le point utile pour le lecteur est ailleurs : la réutilisation n’a de valeur que si elle soutient un rythme de vol industriel. Or, selon SpaceX, la société a accéléré ses lancements tout en réservant une part croissante de cette capacité à ses propres missions internes, surtout pour Starlink. C’est un avantage que peu d’acteurs peuvent suivre. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

SpaceX avance sur deux moteurs à la fois : le lanceur et le réseau

La source d’origine cite la réutilisation de Falcon 9, la constellation Starlink, Starshield et Starship. C’est juste, mais elle ne chiffre pas l’ampleur du réseau. Or ce point change la lecture du dossier. Selon le prospectus de SpaceX, le nombre d’abonnés Starlink a atteint environ 10,3 millions au 31 mars 2026, contre 5,0 millions un an plus tôt, soit une hausse annuelle de 105 %. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Première métrique dérivée : l’augmentation absolue ressort à 5,3 millions d’abonnés supplémentaires en un an. La source d’origine parle d’essor, mais ce calcul montre le volume réel du basculement. Deuxième métrique dérivée : le parc a été multiplié par 2,06 en douze mois, à partir des chiffres officiels de SpaceX. On n’est plus dans une simple phase de déploiement technique. On est dans une montée en charge commerciale à grande échelle. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Autre élément nouveau absent de la source : selon la page officielle Starlink Direct to Cell, le service est désormais présenté comme disponible, avec des SMS, des données et de l’IoT déjà actifs selon les versions consultées, et une couverture annoncée sur cinq continents. La page officielle précise aussi que la constellation Direct to Cell compte plus de 650 satellites en orbite basse et qu’elle fonctionne avec des téléphones LTE existants, sans modification matérielle. Ce cas d’usage concret compte davantage que les promesses générales sur “l’économie spatiale”. Il répond à un besoin simple : faire passer un message ou des données là où le réseau terrestre ne couvre pas. ([starlink.com](https://www.starlink.com/mh/business/direct-to-cell?utm_source=openai))

Les chiffres techniques donnent du relief au pari

Selon la fiche officielle de SpaceX, Falcon 9 peut emporter 22 800 kg en orbite basse, pour une hauteur de 70 m et une masse totale de 549 054 kg. Un document tarifaire officiel de SpaceX indique un prix standard de 69,75 millions de dollars pour Falcon 9, soit environ 60 457 000 € au taux de la BCE. ([spacex.com](https://www.spacex.com/vehicles/falcon-9?app=true&utm_source=openai))

Troisième métrique dérivée : le coût théorique maximal ressort à environ 3 059 $ par kg en orbite basse, soit environ 2 650 € par kg, en divisant le prix standard officiel par la charge utile LEO officielle. Cette donnée ne figure ni dans la source d’origine ni dans la plupart des reprises. Elle permet pourtant de comparer objectivement SpaceX à d’autres prestataires. ([spacex.com](https://www.spacex.com/media/Capabilities%26Services.pdf?utm_source=openai))

Quatrième métrique dérivée : à partir de la valorisation de plus de 2 000 milliards de dollars citée dans la source et de la position totale de 25 milliards de dollars évoquée pour Baron Capital, la part économique implicite détenue par le fonds tourne autour de 1,25 %. Ce ratio reste approximatif car la source mentionne une valorisation “supérieure à” 2 000 milliards, mais il donne une échelle utile. On parle d’une exposition de premier plan, pas d’une ligne secondaire. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))

Face aux concurrents, SpaceX garde une avance industrielle nette

La source d’origine ne compare pas SpaceX à ses rivaux. C’est pourtant indispensable. Selon Rocket Lab, sa fusée Electron affiche une capacité de 300 kg en orbite basse. À l’autre extrême, selon Blue Origin, New Glenn vise plus de 45 tonnes en LEO. Du côté européen, Arianespace indique que la version améliorée d’Ariane 64 atteint environ 22 tonnes en orbite basse. Falcon 9, avec 22,8 tonnes selon SpaceX, se place donc au niveau de l’offre lourde européenne tout en conservant l’atout de la réutilisation opérationnelle. ([rocketlabcorp.com](https://rocketlabcorp.com/electron/?utm_source=openai))

Cinquième métrique dérivée : l’écart de capacité LEO entre Falcon 9 et Electron atteint un facteur de 76 environ, sur la base de 22 800 kg contre 300 kg. Ce calcul rappelle une réalité simple : les concurrents ne jouent pas tous dans la même catégorie. Rocket Lab vise le petit satellite dédié. SpaceX opère sur le lancement lourd, le déploiement de constellations et le transport habité. ([spacex.com](https://www.spacex.com/vehicles/falcon-9?app=true&utm_source=openai))

La comparaison avec Arianespace est plus intéressante. Selon Arianespace, la mission du 17 juin 2026 avec la version renforcée d’Ariane 64 doit pouvoir placer 36 satellites Amazon Leo et porter sa capacité LEO à environ 22 tonnes. Cela prouve que l’Europe remonte enfin en capacité sur le segment des constellations. Mais cela ne dit rien sur la fréquence de vol ni sur le coût complet par mission, deux terrains sur lesquels SpaceX a déjà plusieurs années d’avance opérationnelle. ([newsroom.arianespace.com](https://newsroom.arianespace.com/arianespace-to-launch-36-amazon-leo-satellites-with-an-ariane-64-equipped-with-advanced-boosters-on-june-17-2026/?lang=eng&utm_source=openai))

Le vrai socle de la valorisation, ce n’est pas Starship, c’est Starlink

Le texte source met en avant les ambitions martiennes et les infrastructures orbitales. C’est vendeur, mais l’argument le plus solide aujourd’hui reste la connectivité. Selon le prospectus de SpaceX, les abonnés Starlink dépassent 10 millions, et l’entreprise consacre une large partie de sa capacité de lancement à ce segment. Cela signifie que SpaceX ne se contente plus de vendre des lancements à des tiers : elle alimente son propre actif réseau. C’est une différence structurelle majeure face à la plupart des concurrents du spatial. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Le parallèle avec Amazon permet de mesurer l’avance. Selon Amazon, sa constellation Project Kuiper totalisait plus de 200 satellites après une mission d’Ariane 64 le 12 février 2026. Selon un autre point d’étape officiel d’Amazon, le total est ensuite monté à plus de 330 satellites après de nouveaux lancements. En face, la base clients officielle de Starlink atteint déjà 10,3 millions d’abonnés. Les deux projets n’en sont pas au même stade industriel. ([aboutamazon.com](https://www.aboutamazon.com/news/amazon-leo/amazon-leo-arianespace-first-mission-satellites?utm_source=openai))

Un autre concurrent mérite d’être cité : OneWeb. Selon le prospectus d’Eutelsat, la constellation OneWeb comptait 634 satellites en orbite. Cela confirme qu’il existe des alternatives crédibles sur le haut débit spatial, mais aussi que Starlink joue sur une échelle de service différente, avec un parc d’abonnés et un rythme de déploiement beaucoup plus massifs selon les documents disponibles. ([eutelsat.com](https://www.eutelsat.com/sites/default/files/2025-09/DOC_Investors_23-Project-Orion-Prospectus_EN_280923.pdf?utm_source=openai))

Le pari de Ron Baron reste cohérent, mais il n’est pas sans angle mort

Ron Baron affirme, selon la source d’origine, que SpaceX pourrait valoir entre 10 000 et 30 000 milliards de dollars d’ici 10 à 15 ans. Cette projection a le mérite de la clarté. Elle suppose toutefois plusieurs conditions simultanées : poursuite de la croissance de Starlink, maintien de l’avance sur les lancements, montée en puissance de Starship, et monétisation de nouveaux marchés comme la donnée, la défense et la connectivité directe vers les smartphones. La thèse n’est donc pas absurde. Elle est simplement très tendue. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))

Le prospectus de SpaceX apporte d’ailleurs un contrepoint utile. Selon ce document, le segment Space a généré 619 millions de dollars de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026, en baisse de 28,4 % sur un an, tandis que la perte opérationnelle du segment a atteint 662 millions de dollars. La raison avancée est claire : moins de missions clients et plus d’investissements, notamment dans Starship. En euros, cela représente environ 536 000 000 € de revenus segment et 574 000 000 € de perte opérationnelle. Autrement dit, la machine grossit, mais elle consomme encore beaucoup de capital. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Sixième métrique dérivée : le ratio perte opérationnelle sur chiffre d’affaires du segment Space ressort à environ 107 % sur le trimestre, à partir des chiffres publiés dans le prospectus. Cela ne condamne pas le dossier. Mais cela rappelle que la valorisation ne repose pas sur une rentabilité stabilisée du spatial pur. Elle repose surtout sur une croyance dans l’effet d’échelle futur, principalement via Starlink et les futurs usages réseau. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Ce que l’article d’origine ne disait pas et qui change vraiment la lecture

Au-delà de l’achat de Ron Baron, cinq éléments nouveaux ressortent des sources officielles consultées. D’abord, SpaceX a lancé 165 missions Falcon en 2025, ce qui pose un niveau d’exécution rare dans l’industrie. Ensuite, Starlink affiche 10,3 millions d’abonnés au 31 mars 2026. Troisième point, Direct to Cell n’est plus un simple concept : le service est officiellement présenté comme disponible avec un usage concret sur téléphones LTE. Quatrième point, le prix standard officiel d’un lancement Falcon 9 s’établit à 69,75 millions de dollars, ce qui permet un calcul de coût par kilo. Cinquième point, les concurrents avancent, mais leurs profils diffèrent nettement : Electron à 300 kg en LEO, Ariane 64 à environ 22 tonnes, New Glenn à plus de 45 tonnes. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Mon avis est simple : l’achat de Ron Baron n’a d’intérêt éditorial que si on le lit comme la validation d’un modèle intégré, pas comme un vote de confiance abstrait envers Elon Musk. SpaceX vend des lancements, déploie ses propres satellites, convertit cette infrastructure en abonnements et pousse désormais la connectivité directe vers le mobile. Peu d’entreprises cumulent ces briques. C’est ce qui rend le pari compréhensible. C’est aussi ce qui rend l’exécution décisive.

Source d’autorité : https://www.spacex.com/vehicles/falcon-9?app=true

Mon avis :

Avis d’expert : le texte est percutant sur un point réel, la profondeur de conviction de Ron Baron, illustrée par un achat supplémentaire d’environ 860 000 000 € pour une position portée à 21 500 000 000 € au taux du jour. Mais il perd en crédibilité avec des projections de valorisation très spéculatives et peu vérifiables.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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