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Home Elon Musk Tesla Tesla Energy

Tesla’s Supercharger Diner pourrait bientôt s’étendre à de nouveaux emplacements, un pari stratégique pour la recharge électrique et la restauration rapide

Thomas Moreau by Thomas Moreau
24 juillet 2026
in Tesla Energy
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Tesla Diner fête son anniversaire avec un cadeau signé par Franz en édition limitée
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Deuxième report en deux semaines pour SpaceX : après un abort à T-0 lié à 4 moteurs Raptor sur 33 le 16 juillet, le vol 13 de Starship vise désormais le vendredi 24 juillet, avec une fenêtre de 90 minutes dès 17 h 45 CT.

SpaceX reporte encore Starship Flight 13, mais la vraie nouveauté est ailleurs

SpaceX a repoussé le vol d’essai Starship Flight 13 au vendredi 24 juillet 2026 après une première tentative annulée la veille à cause de la météo liée à la tempête tropicale Bertha. Le groupe l’a confirmé sur son compte officiel X et a précisé son objectif : obtenir des images nettes du bouclier thermique pendant le passage à pression dynamique élevée. Le point clé, ici, n’est pas le report. C’est la priorité donnée à la collecte de données aérodynamiques en conditions plus sévères.

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Le test conserve une fenêtre de tir de 90 minutes à partir de 17 h 45, heure du Centre des États-Unis, soit 00 h 45 le 25 juillet en France. Cette précision compte, car le calendrier du programme s’accélère. Selon SpaceX, le vol 13 pourrait ouvrir la voie à un passage vers un profil orbital dès le vol 14 si les objectifs techniques sont atteints.

Ce que la source de départ dit, et ce qu’elle ne dit pas

Le texte d’origine résume correctement deux points. D’abord, la tentative précédente du 16 juillet 2026 s’est arrêtée à T-0 après l’échec d’allumage de quatre moteurs Raptor sur les 33 du booster Super Heavy Booster 20. Ensuite, le report du 23 juillet n’est pas lié au matériel mais à la visibilité au sol, indispensable pour filmer le bouclier thermique de Ship 40.

En revanche, il manque du contexte utile. Le premier angle absent concerne l’ampleur industrielle du système. Selon un prospectus 2026 de SpaceX, Starship mesure 124,4 mètres de haut et vise une capacité de plus de 100 tonnes vers l’orbite basse. À titre de comparaison, Falcon 9 est donné à 22,8 tonnes vers l’orbite basse par la même source. Mon avis est simple : tant qu’on ne rappelle pas cet ordre de grandeur, on sous-estime complètement l’enjeu du vol 13.

Deuxième angle manquant : la mission emporte pour la première fois de vrais satellites Starlink V3 de production et non de simples simulateurs de masse. C’est un basculement concret du démonstrateur vers l’usage opérationnel, même si le vol reste suborbital.

Starship V3 joue plus gros qu’un simple test de lancement

Le vol 13 est seulement la deuxième sortie de la génération V3 de Starship et de Super Heavy, après le vol 12 en mai 2026. Selon SpaceX, le système complet est conçu comme un lanceur entièrement réutilisable. C’est la différence stratégique face au reste du marché : Falcon 9 est partiellement réutilisable, alors que Starship vise la réutilisation complète et rapide.

Cette logique change l’échelle. Selon le prospectus de SpaceX, Starship vise plus de 100 tonnes en orbite basse contre 22,8 tonnes pour Falcon 9. Cela représente une capacité au moins 4,4 fois supérieure, soit un gain minimal de 339 % par rapport à Falcon 9. Cette métrique dérivée n’apparaît pas dans la source de départ, mais elle résume le pari industriel de SpaceX.

Autre donnée concrète : avec une hauteur de 124,4 mètres contre 70 mètres pour Falcon 9, Starship est environ 78 % plus haut selon les chiffres publiés par SpaceX. Là encore, le programme ne cherche pas une petite évolution. Il change clairement de catégorie.

Les satellites Starlink V3 sont le vrai test commercial du vol 13

Le chargement de 20 satellites Starlink V3 est le point le plus intéressant du dossier. Selon Starlink, cette génération passe à 1 Tbps de débit descendant par satellite, soit environ 10 fois la capacité des V2, et à 160 Gbps en montant, soit environ 22 fois la génération précédente. Chaque satellite prend aussi en charge 2 048 faisceaux en descente et en montée, contre 192 en descente et 144 en montée sur les V2.

En clair, SpaceX ne teste pas juste une fusée. L’entreprise teste la chaîne complète entre lanceur lourd, charge utile réseau et montée en puissance de sa constellation.

La source initiale évoque aussi six satellites équipés de caméras pour observer le bouclier thermique sous un autre angle pendant l’ascension. C’est une bonne idée d’ingénierie. Si les images au sol sont dégradées, ces capteurs embarqués offrent une seconde source de données. Le groupe réduit ainsi le risque de sortir d’un vol sans diagnostic exploitable.

Cinq éléments nouveaux qui changent la lecture du sujet

1. Starlink V3 double aussi sa puissance électrique

Selon Starlink, les nouveaux panneaux solaires des satellites V3 génèrent environ deux fois plus d’énergie que ceux des V2. Cette donnée ne figure pas dans la source de départ. Elle compte pourtant, car l’augmentation de débit et du nombre de faisceaux exige plus de puissance embarquée.

2. Le réseau laser inter-satellites monte fortement en gamme

Selon Starlink, chaque satellite V3 embarque six lasers spatiaux de 400 Gbit/s. Cela représente une capacité agrégée théorique de 2,4 Tbit/s par satellite si l’on additionne les six liaisons. Cette métrique dérivée permet de comprendre pourquoi SpaceX pousse aussi vite la génération V3 : elle prépare un maillage bien plus dense entre satellites.

3. Le backhaul radio grimpe à 1,2 Tbps

Selon Starlink, les antennes RF quadri-bandes des V3 portent la capacité de backhaul à 1,2 Tbps, soit plus de 8 fois le niveau de la génération V2. Le saut n’est donc pas marginal. Il touche le cœur du modèle économique de la constellation.

4. Un lancement Starship promet environ 20 fois plus de capacité injectée qu’un vol Falcon 9 avec des V2

Selon Starlink, un lancement de Starship permettra de déployer environ 20 fois la capacité d’un lancement Falcon 9 de satellites V2. C’est probablement l’indicateur le plus utile pour lire le vol 13 : la fusée sert d’abord à faire exploser l’économie d’échelle du réseau.

5. SpaceX disposait déjà d’environ 9 600 satellites Starlink au 31 mars 2026

Selon le prospectus 2026 de SpaceX, l’entreprise comptait environ 9 600 satellites Starlink et plus de 6 millions de clients à cette date. Ce contexte marché n’apparaît pas dans la source d’origine. Pourtant, il explique pourquoi chaque amélioration du débit par satellite devient critique : le réseau n’est plus une expérimentation, c’est déjà une activité mondiale de très grande taille.

Pourquoi la météo bloque un test pourtant suborbital

Le report peut sembler anodin. Il ne l’est pas. SpaceX veut filmer le bouclier thermique pendant une phase de vol à plus forte pression dynamique. Si le ciel est couvert, les ingénieurs perdent une partie de la donnée visuelle qui doit être confrontée aux mesures embarquées, notamment celles des tuiles instrumentées mentionnées dans la source initiale.

Mon avis est net : ce type de report montre une forme de maturité. Dans les premiers vols, la priorité est souvent de quitter le pas de tir et de survivre à la séparation. À ce stade, SpaceX cherche à qualifier finement le comportement thermique et structurel. Le programme devient moins spectaculaire, mais plus sérieux.

Le plan de vol reste prudent, mais la charge utile change tout

Selon la description de mission reprise par des sources spécialisées et le site de SpaceX, Booster 20 doit effectuer un boostback burn puis une manœuvre d’amerrissage dans le golfe. De son côté, Ship 40 suit une trajectoire suborbitale avant une retombée prévue dans l’océan Indien. Le profil reste proche du vol 12, mais avec une montée plus agressive après le max Q pour le booster et un bouclier thermique davantage instrumenté pour le vaisseau.

Le point décisif est ailleurs : même sans insertion orbitale complète, la mission valide la compatibilité entre le véhicule et une charge utile commerciale bien réelle. C’est une étape plus utile qu’un simple test à vide.

Face à la concurrence, Starship vise une autre classe de marché

Le concurrent direct le plus crédible sur le segment lourd réutilisable reste aujourd’hui Blue Origin avec New Glenn. Selon Blue Origin, New Glenn peut emporter plus de 45 tonnes en orbite basse et plus de 13 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. C’est massif, mais encore loin de la cible annoncée de Starship à plus de 100 tonnes en orbite basse selon SpaceX.

La métrique dérivée est parlante : la capacité annoncée de Starship est au moins 2,2 fois supérieure à celle de New Glenn, soit un écart minimal de 122 %. Cela ne garantit rien sur le terrain, car une promesse de capacité ne vaut que si la cadence suit. Mais sur le papier, SpaceX vise une domination de volume, pas seulement de prix.

Autre comparaison utile : New Glenn est donné à 98 mètres de haut par Blue Origin, contre 124,4 mètres pour Starship selon SpaceX. L’écart atteint environ 26,4 mètres. Ce n’est pas qu’un détail de fiche technique. C’est le reflet d’une philosophie plus radicale sur la masse embarquée et la réutilisation complète.

Ce que le vol 13 peut débloquer pour le marché spatial

Si le vol 13 valide la montée en charge des satellites Starlink V3, SpaceX pourra accélérer sur trois fronts concrets. D’abord, la densification de la constellation avec moins de vols pour plus de capacité injectée. Ensuite, la baisse potentielle du coût réseau par gigabit utile, même si ce coût précis reste non communiqué. Enfin, la préparation d’usages plus gourmands en bande passante, notamment dans les zones denses et les services professionnels.

Le cas d’usage concret est simple : un satellite V3 à 1 Tbps de capacité descendante, selon Starlink, change la donne pour les régions déjà couvertes mais saturées aux heures de pointe. Là où la première génération servait surtout à étendre la couverture, la V3 sert aussi à absorber la demande. C’est beaucoup plus stratégique.

Prix, coût de lancement et conversion en euros : ce qu’on sait, et ce qui reste non communiqué

SpaceX ne publie pas dans ses documents ouverts au public un tarif officiel de lancement Starship applicable à ce vol. Le coût exact de la mission est donc non communiqué. Même chose pour le prix unitaire d’un satellite Starlink V3 de production : non communiqué.

En revanche, pour toute conversion éventuelle de montants exprimés en dollars, le taux de référence le plus récent trouvé est celui de la Banque centrale européenne pour le 24 juillet 2026 : 1 € = 1,1392 $, soit 1 $ = 0,878 €. Faute de prix publics applicables ici, il n’y a pas de conversion chiffrée pertinente à ajouter sans inventer de valeur, ce qu’il faut éviter.

Pourquoi le vol 14 compte déjà plus que le vol 13

La source de départ avance que le vol 13 pourrait être le dernier essai suborbital du programme avant un vol 14 orbital. Cette perspective est cohérente avec la logique actuelle de SpaceX. Si les images du bouclier, les mesures des tuiles instrumentées et le comportement des satellites caméras sont jugés satisfaisants, le groupe aura une base technique plus solide pour sortir du schéma répétitif des tests suborbitaux.

Mon opinion est claire : le vrai verdict du vol 13 ne sera pas “succès” ou “échec”. Il sera “assez de données, ou pas assez de données”. Dans ce programme, la frontière entre test et exploitation commerciale commence déjà à disparaître.

Source d’autorité

Mon avis :

Report justifié : préserver des images nettes du bouclier thermique à max Q sert directement l’objectif d’essai, et l’emport de 20 Starlink V3 avec caméras ajoute une vraie valeur de diagnostic. Limite claire : après l’abort du 16 juillet lié à 4 Raptors non allumés, la fiabilité moteur reste le vrai point de vigilance.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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