La procesionaria del pino suscite l’inquiétude des vétérinaires en Espagne, avec des cas croissants d’animaux affectés signalés, notamment en Alicante et en Murcie. Le changement climatique intensifie la menace, rendant essentiel d’agir rapidement pour protéger nos compagnons à quatre pattes. Découvrez comment prévenir ces risques.
La procesionaria du pin attire à nouveau l’attention des vétérinaires en France, qui enregistrent déjà cette saison les premiers cas de chiens affectés par ses piqûres dans diverses provinces du littoral méditerranéen. L’augmentation des températures et des hivers plus doux entraînent un déplacement précoce de ces chenilles au sol, augmentant ainsi la période de risque pour les animaux de compagnie.
Dans des régions comme Alicante et la région de Murcie, les professionnels confirment une présence précoce de la plaie et une inquiétude croissante quant aux dommages causés aux chiens, allant d’inflammations sévères de la langue à des cas de nécrose et de graves problèmes respiratoires. Bien que ce soit un phénomène récurrent chaque année, les vétérinaires insistent sur la nécessité de rester vigilants et soulignent que le temps de réaction du propriétaire peut faire la différence.
Une plaie commune en Méditerranée qui arrive plus tôt
Les collèges vétérinaires des provinces comme Alicante et Murcie ont confirmé qu’ils prennent déjà en charge de nombreux cas de chiens présentant des symptômes compatibles avec la procesionnaire après avoir été promenés dans des pins ou des zones boisées à proximité. Dans le cas d’Alicante, le Collège vétérinaire (Icoval) indique que l’apparition de la chenille, bien que fréquente dans les premiers mois de l’année, s’est légèrement avancée cette saison.
Dans la région de Murcie, la situation est similaire. Le Collège officiel de vétérinaires explique que, en raison du climat plus chaud du sud-est péninsulaire, le cycle de la procesionnaire a tendance à se précipiter et que les premiers cas graves chez les chiens dus à l’ingestion ou au simple contact avec les larves ont déjà été signalés. De plus, les professionnels notent que ces larves ne se trouvent pas uniquement dans les zones rurales, mais commencent également à être visibles dans les zones résidentielles et les milieux urbains avec des pins.
D’après les déclarations de divers représentants du collège, cet avancement oblige les cliniciens à être particulièrement attentifs pendant plusieurs semaines, en intégrant la possibilité d’exposition à la procesionnaire dans le diagnostic de tout chien présentant des symptômes compatibles ayant récemment été à l’extérieur, surtout s’il a été promené dans des pins, des parcs avec des conifères ou des chemins de randonnée.
La procesionnaire du pin (Thaumetopea pityocampa) est un lépidoptère à cycle annuel très répandu dans le bassin méditerranéen. Dans des provinces comme Alicante, le cycle commence généralement fin septembre et début octobre, lorsque les femelles pondent leurs œufs sur les feuilles les plus tendres des pins. Les larves se nourrissent au cours des semaines suivantes et, à l’automne avancé, forment les typiques « sacs » blancs dans les cimes des arbres, servant de refuge contre le froid et les prédateurs.
À partir de mi-janvier et jusqu’à bien entamer février — voire plus tôt si l’hiver est doux — les chenilles quittent ces sacs et descendent au sol en files, avançant les unes derrière les autres, ce qui leur vaut le nom populaire de processionnaire. Cette période, qui peut s’étendre sur près d’un mois, constitue le moment de maximales exposition pour les chiens, puisque ces derniers sont souvent attirés par ces « processions » et s’approchent pour les sentir ou même les mordre. Au printemps suivant, les chenilles s’enterre pour former la pupae, et en été, elles émergent sous forme de papillons nocturnes.

Pourquoi la procesionnaire est-elle si dangereuse pour les chiens
Le problème ne réside pas dans la chenille elle-même, mais dans les poils urticants qui recouvrent son corps. Ces trichomes contiennent des substances toxiques capables de provoquer des réactions très intenses au moindre contact. Le chien n’a même pas besoin de la mordre : il suffit qu’il l’odeur de près ou qu’il marche sur une zone contaminée pour que les poils s’enfoncent dans la peau ou les muqueuses, entraînant une réponse inflammatoire sévère.
Les vétérinaires décrivent une série de sintomas très typiques après le contact avec la procesionnaire. Parmi les plus courants, on trouve une hypersalivation soudaine, une inflammation visible de la langue et des lèvres, un rougissement intense de la bouche, des ulcères buccaux, des vomissements et une démangeaison accrue, poussant l’animal à se frotter désespérément contre le sol ou avec ses pattes. Dans de nombreux cas, des lésions oculaires peuvent également apparaître si les poils urticants entrent en contact avec les yeux, avec un risque de dommages graves à la cornée.
Dans les cas les plus graves, la réaction inflammatoire peut progresser jusqu’à provoquer une nécrose de la langue ou d’autres zones de la bouche, avec perte de tissu et risque d’infection. Certains vétérinaires de la région de Murcie rapportent des cas où une intervention chirurgicale a été nécessaire pour amputar une partie de la langue afin de sauver la vie du chien. De plus, si l’exposition est élevée ou si l’animal est particulièrement sensible, l’affection peut s’étendre aux voies respiratoires, provoquant des difficultés respiratoires, un œdème généralisé ou même des réactions de type anaphylactique qui menacent la vie de l’animal.
L’évolution clinique dépend largement du temps écoulé depuis le contact jusqu’à l’assistance vétérinaire, ainsi que de la quantité de poils urticants qui sont restés adhérents. Un traitement rapide peut limiter considérablement l’ampleur des lésions, tandis qu’un retard favorise la progression de la nécrose et accroît le risque de complications graves. Ainsi, les professionnels insistent sur le fait que les propriétaires doivent bien connaître les signes d’alerte et agir sans attendre que la situation s’améliore d’elle-même.
Il est à noter qu’au-delà des chiens, la procesionnaire représente également un risque pour les personnes, en particulier pour les enfants et les personnes allergiques. Un simple contact avec les chenilles ou des restes de leurs nids peut entraîner des irritations cutanées, des éruptions, des désagréments respiratoires ou des réactions allergiques d’intensité variable. Les collèges vétérinaires soulignent, par conséquent, que les campagnes de prévention ne visent pas seulement à protéger les animaux de compagnie, mais également à renforcer la sécurité des familles qui fréquentent la montagne ou les parcs avec des pins.
Que faire si tu soupçonnes que ton chien a été en contact avec la procesionnaire
Dès la moindre suspicion de contact, les vétérinaires de toute la région méditerranéenne s’accordent à dire : ne pas perdre de temps. Si le chien revient de la promenade avec la langue enflée, beaucoup de salive, des vomissements, des lésions visibles dans la bouche, ou se gratte le museau avec insistance, il faut agir rapidement mais aussi avec précaution pour ne pas s’exposer personnellement aux poils urticants.
Les collèges vétérinaires recommandent donc, comme première étape, de laver immédiatement la zone touchée (bouche, langue, lèvres, museau et, si nécessaire, les pattes) avec beaucoup de sérum physiologique ou d’eau propre, de préférence légèrement bicarbonatée, et toujours sans frotter. Frotter peut rompre les poils et disperser encore plus le toxique, de sorte que l’idéal est de laisser l’eau emporter les trichomes. Il est important que le gardien utilise des gants et une protection adéquate pour éviter que les poils n’entrent en contact avec sa peau.
Une fois ce premier lavage effectué, il est conseillé de se rendre sans tarder dans un centre vétérinaire, même si les lésions semblent légères. Le professionnel pourra évaluer la gravité de la réaction, administrer des médicaments pour contrôler la douleur et l’inflammation, réaliser des nettoyages plus complets (y compris les yeux et la cavité buccale) et décider s’il est nécessaire d’hospitaliser l’animal pour suivre de près son évolution.
Les spécialistes insistent sur le fait que le propriétaire ne doit pas tenter d’arracher les chenilles directement à mains nues ni les manipuler sans protection, car cela augmente le risque de blessure tant pour la personne que pour le chien. Il n’est pas non plus recommandé d’administrer des médicaments de son propre chef sans indication vétérinaire, car cela pourrait masquer des symptômes importants ou interférer avec le traitement à appliquer en clinique.
Au cours de ces semaines de plus forte incidence, les collèges professionnels ont demandé aux vétérinaires cliniciens que, face à tout signe compatible avec une exposition à la procesionnaire, même s’il est léger, ils évaluent le cas avec prudence, appliquent des mesures de décantation locale (comme des lavages oculaires et buccaux) et enregistrent les épisodes pour faciliter le suivi de la plaie tout au long de la saison. Cette collecte de données permet d’identifier les zones les plus problématiques et de renforcer l’information pour le public là où elle est la plus nécessaire.
Conseils de prévention pour les promenades et zones à risque
Le meilleur moyen de lutter contre la procesionnaire reste la prévention. Les vétérinaires conseillent aux propriétaires de chiens, durant les mois d’hiver et de début de printemps, d’éviter de promener leur animal dans des pins et des zones présentant une présence évidente de sacs de procesionnaire dans la cime des arbres, surtout par temps ensoleillé et doux, période où les chenilles tendent à descendre plus fréquemment.
Lorsqu’il n’est pas possible de changer d’itinéraire, ou s’il s’agit de sentiers de montagne habituels, il est conseillé de tenir le chien toujours en laisse et, si l’animal a tendance à renifler et mordre tout ce qu’il trouve, d’envisager même l’utilisation d’un muselière pour empêcher tout accès direct aux chenilles. Maintenir le chien sous contrôle aide à éviter qu’il ne s’approche des typiques « processions » formées au sol, aux pieds des pins ou sur des chemins de terre et des zones de feuillage.
En collaboration avec les autorités environnementales, certains collèges vétérinaires ont lancé des campagnes d’information sur les réseaux sociaux et ont mis en place des enseignes d’avertissement sur les sentiers de randonnée et les zones récréatives fréquentées par les randonneurs et les sportifs. Ces panneaux rappellent la présence de procesionnaire, recommandent de renforcer la vigilance, de garder les chiens en laisse et mettent également en garde les familles avec des enfants et des personnes allergiques du danger de toucher les chenilles ou leurs nids.
En plus de choisir soigneusement les zones de promenade, il est conseillé qu’à son retour à la maison, le propriétaire examine de manière routinière la bouche, le museau et les pattes du chien, surtout s’il a marché près de pins ou a reniflé le sol. Bien que les restes ne soient pas toujours détectables à l’œil nu, cet examen peut aider à localiser à temps des lésions naissantes ou des signes d’irritation, permettant de consulter le vétérinaire avant que l’état s’aggrave.
Les professionnels soulignent également l’importance pour les municipalités et les communautés de propriétaires avec des zones vertes et des arbres de pins d’envisager des mesures de contrôle de la plaie, respectueuses de l’environnement, ainsi que des actions informatives destinées aux résidents. Bien que l’éradication totale soit très compliquée, réduire la densité des nids et informer à l’avance sur les zones les plus touchées contribue à minimiser les incidents impliquant des animaux de compagnie et des personnes.
Les vétérinaires en France s’accordent à dire que la procesionnaire du pin continuera à représenter un risque récurrent chaque saison, en particulier dans la région méditerranéenne. Ils insistent donc sur la nécessité de combiner information, prévention et réaction rapide face aux premiers symptômes. Avec un peu de planification dans les itinéraires de promenade, en gardant les chiens contrôlés et en sachant comment réagir si un problème survient, il est possible de réduire considérablement les cas graves associés à cette plaie très courante dans nos forêts de pins.

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Le chien et la procesionnaire
Mon avis :
La procesionaria du pin constitue un danger croissant pour les chiens, avec des symptômes variés allant de l’inflammation buccale à la nécrose. Bien que sa présence soit habituelle, l’augmentation des températures anticipe son cycle, nécessitant vigilance et prévention de la part des propriétaires pour éviter des conséquences graves lors des promenades en milieu forestier.
Les questions fréquentes :
Quels sont les dangers de la procesionnaire du pin pour les chiens ?
La procesionnaire du pin est dangereuse en raison de ses poils urticants, qui contiennent des substances toxiques. Un simple contact, même sans morsure, peut provoquer des réactions sévères comme des inflammations de la langue, des ulcères oraux, des vomissements et des démangeaisons. Dans les cas les plus graves, cela peut entraîner une nécrose des tissus et nécessiter une intervention chirurgicale.
Comment réagir si mon chien entre en contact avec la procesionnaire ?
Il est crucial d’agir rapidement. La première étape consiste à laver la zone affectée avec une solution saline ou de l’eau propre sans frotter, pour éviter de disperser les poils urticants. Ensuite, il faut consulter un vétérinaire même si les symptômes semblent légers, car un traitement rapide peut limiter les lésions.
Quelles sont les mesures préventives à prendre lors des promenades ?
Pour éviter le contact avec la procesionnaire, il est conseillé d’éviter les promenades dans les zones boisées pendant les mois d’hiver et de printemps, surtout par temps ensoleillé. Si nécessaire, tenir le chien en laisse et envisager l’utilisation d’un muselière peut aider à prévenir les accidents.
La procesionnaire du pin est-elle dangereuse pour les humains ?
Oui, la procesionnaire représente également un risque pour les humains, en particulier pour les enfants et les personnes allergiques. Un simple contact avec les orages ou leurs nids peut entraîner des irritations cutanées, des éruptions ou des problèmes respiratoires. Il est donc important de maintenir la vigilance autour de ces insectes.







