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Home Habitat & Maison Energie

Reciclaje de residuos plásticos en España: nuevas tecnologías y compras estratégicas que impulsan el sector

Albert Inconnu by Albert Inconnu
19 juillet 2026
in Energie
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Reciclaje de residuos plásticos en España: nuevas tecnologías y compras estratégicas que impulsan el sector
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Avec plus de 75 ans d’expertise, plus de 300 usines équipées et մինչև 35 % d’énergie économisée, Bandera et Promak misent sur l’extrusion avancée, tandis que Dominion rachète 80 % de Reyuplas pour accélérer le recyclage plastique industriel en Espagne.

Le recyclage plastique industriel monte en gamme en Espagne

Le sujet n’est plus théorique. Le recyclage des plastiques en Espagne entre dans une phase plus industrielle, plus capitalistique et plus exigeante sur la qualité. Le signal est clair : d’un côté, Promak et Bandera misent sur une extrusion bi-vis avancée pour traiter des flux complexes. De l’autre, Dominion renforce sa branche environnementale avec la prise de contrôle de Reyuplas, spécialiste de la récupération de plastiques industriels implanté à Alcázar del Rey, dans la province de Cuenca.

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Le fond du dossier est simple : le marché ne veut plus seulement recycler, il veut recycler utile. Cela signifie produire une matière secondaire assez propre, assez homogène et assez stable pour revenir dans des applications à plus forte valeur. Sur ce point, l’article source posait correctement le cadre. En revanche, il restait court sur les capacités réelles des équipements, sur la pression réglementaire précise et sur l’état actuel du marché européen. C’est là que les faits changent la lecture.

Bandera pousse l’extrusion bi-vis pour viser une qualité proche du vierge

La technologie mise en avant par Bandera repose sur l’approche Twintelligence, avec extrusion bi-vis co-rotative et dégazage renforcé. Selon la documentation technique du constructeur, cette architecture permet de traiter des déchets post-industriels et post-consommation pour obtenir un polymère recyclé dont la qualité et la pureté sont « comparables au vierge ». Le fabricant insiste aussi sur un faible cisaillement, une meilleure homogénéisation et une filtration sous basse pression, avec un objectif clair : limiter la dégradation matière pendant le process.

Le point le plus concret concerne l’énergie. Selon Bandera, la combinaison de ses fonctions bi-vis peut réduire la consommation énergétique jusqu’à 35 % par rapport à des méthodes d’extrusion conventionnelles. Dit autrement, si un procédé concurrent consomme 100 unités d’énergie, la solution avancée ici descend théoriquement à 65. La métrique dérivée est simple : le gain représente 35 unités économisées pour 100 consommées au départ, soit un rapport d’efficacité de 1,54 entre l’ancien besoin énergétique et le nouveau. Ce n’est pas un détail dans une industrie où le coût électrique pèse directement sur la rentabilité des granulés recyclés.

Bandera documente aussi des cas d’usage plus précis que ceux repris dans le texte source. La gamme peut gérer des films techniques, des structures multicouches de type PE/PA/EVOH, du BOPP, du non-tissé PP, des films réticulés en PE et des applications PET PCR. Pour le PET, le groupe indique disposer de plus de 300 installations de traitement de flakes dans le monde. Sur sa page produit dédiée, la société précise que son système HVTSE pour PET repose sur une extrusion bi-vis co-rotative avec un rapport longueur/diamètre de 52, pensée pour maximiser le dégazage tout en minimisant la dégradation du polymère.

Capacités, débits et usages : ce que l’article d’origine ne détaillait pas

Le vrai apport des documents techniques, c’est la granularité. L’article espagnol parlait de performance générale. Les fiches constructeur donnent des niveaux de capacité. Selon Bandera, la ligne Twin FLEX 70 traite entre 150 et 300 kg/h, la Twin FLEX 85 entre 350 et 600 kg/h, la Twin FLEX 105 entre 650 et 1 000 kg/h, et la Twin FLEX 135 entre 1 100 et 1 500 kg/h. Pour les polyoléfines PCR, le constructeur annonce avec Twintelligence une capacité pouvant atteindre 3 000 kg/h.

Deuxième métrique dérivée : entre l’entrée de gamme industrielle citée à 150 kg/h et le plafond annoncé à 3 000 kg/h pour les polyoléfines post-consommation, l’écart est d’un facteur 20. En pourcentage, la capacité maximale est supérieure de 1 900 % à cette base de 150 kg/h. Ce chiffre illustre un point de fond : la même logique technologique peut couvrir de la valorisation interne de chutes de production comme de vraies lignes de recyclage intensif.

Autre fait intéressant : Bandera indique que certaines de ses solutions de récupération de films permettent la réutilisation jusqu’à 100 % des déchets de production. Cela concerne surtout le post-industriel propre, pas les flux post-consommation les plus dégradés. Mon avis est net : c’est là que se joue la frontière entre communication technique crédible et promesse large. Sur le post-industriel, ce niveau de réemploi est réaliste. Sur le post-consommation hétérogène, la difficulté reste beaucoup plus élevée.

Pourquoi cette montée en qualité devient une obligation économique

Le durcissement réglementaire européen force la montée en gamme. Selon le Parlement européen, le règlement UE 2025/40, publié au Journal officiel de l’Union européenne le 22 janvier 2025, impose que tous les emballages soient recyclables, conçus pour le recyclage au 1er janvier 2030 et recyclables à l’échelle industrielle au 1er janvier 2035. Le même cadre prévoit aussi des teneurs minimales en matière recyclée dans certains emballages plastiques à partir de 2030, avec par exemple 30 % pour les bouteilles de boissons en plastique à usage unique.

Ce n’est pas tout. Selon le Parlement européen, les États membres doivent aussi réduire les déchets d’emballages par habitant de 5 % d’ici 2030, 10 % d’ici 2035 et 15 % d’ici 2040, par rapport à 2018. Et d’ici le 1er janvier 2029, ils devront mettre en place des systèmes de consigne-retour pour certaines bouteilles plastiques et canettes. Le message envoyé aux recycleurs est donc direct : il faut plus de volumes, mais surtout une qualité matière compatible avec les futures obligations d’incorporation.

Le marché européen reste sous tension malgré la croissance des capacités

L’autre angle absent du texte de départ, c’est l’état réel du marché. Selon la Commission européenne, la capacité installée de recyclage des plastiques dans l’UE a atteint 13,2 millions de tonnes en 2023. Après une croissance de 17 % en 2021 et de 10 % en 2022, la hausse a ralenti à 6 % en 2023. Plus inquiétant, Bruxelles anticipe une baisse nette d’environ un million de tonnes de capacité d’ici fin 2025 si les difficultés du secteur persistent.

Mon point de vue est clair : cette donnée change tout. Elle montre que l’enjeu n’est pas seulement technologique. On peut avoir de meilleures lignes, de meilleurs extrudeurs et plus de rachats industriels, sans garantie de rentabilité si les plastiques vierges restent trop compétitifs ou si les coûts énergétiques restent élevés. Selon la Commission européenne, le secteur subit justement des coûts de l’énergie élevés, des prix du vierge bas et volatils, ainsi qu’une concurrence d’importations bon marché parfois mal déclarées.

Les chiffres récents montrent un besoin massif de débouchés pour la matière recyclée

Selon Eurostat, l’Union européenne a généré en 2023 une moyenne de 35,3 kg de déchets d’emballages plastiques par habitant. Sur ce total, 14,8 kg ont été recyclés. La métrique dérivée est parlante : 20,5 kg par habitant n’ont donc pas été recyclés cette année-là. Le taux de recyclage des déchets d’emballages plastiques dans l’UE s’est établi à 42,1 % en 2023, contre 38,2 % en 2013.

Le progrès existe, mais il reste insuffisant face aux objectifs réglementaires et à la montée des exigences qualité. Selon Eurostat, l’écart entre le gisement moyen généré et le volume recyclé atteint environ 58,1 % du total par habitant. C’est précisément ce déficit qui ouvre de l’espace à des solutions de tri, de compoundage et de dégazage plus performantes.

Dominion ne rachète pas seulement une usine : il consolide une chaîne de valeur

Sur le plan corporate, l’acquisition de 80 % de Reyuplas par Dominion doit se lire comme une opération de consolidation industrielle. Le texte source rappelait que Reyuplas est active depuis 1999 dans la classification et la récupération de plastiques. Le site de l’entreprise confirme cette date de création et son positionnement sur la récupération de plastique industriel, avec un ancrage logistique au centre de l’Espagne.

Cette intégration est cohérente avec la trajectoire récente de Dominion. Dans un communiqué officiel de septembre 2025 sur une autre acquisition, le groupe expliquait déjà vouloir faire de Global Dominion Environment un acteur de référence en Europe dans la gestion environnementale, la circularité et la décarbonation. Le même document indiquait que GDE visait 500 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2025. Même si ce communiqué ne portait pas sur Reyuplas, il éclaire la logique industrielle : accumulation d’actifs spécialisés, maillage territorial et extension des services aux clients industriels.

À mes yeux, l’intérêt de Reyuplas est moins médiatique que structurel. Une société de récupération et de tri bien implantée peut sécuriser l’amont matière, améliorer la traçabilité des flux et nourrir des débouchés internes de recyclage. C’est exactement ce qu’il faut dans un secteur où la qualité du recyclé dépend d’abord de la qualité du gisement entrant.

Le segment alimentaire reste à part et impose une discipline supplémentaire

Quand le recyclé vise l’emballage au contact alimentaire, la contrainte monte encore d’un cran. Selon la Commission européenne, le règlement UE 2022/1616 encadre les matériaux plastiques recyclés destinés au contact alimentaire. Il prévoit un registre européen des recycleurs, des procédés, des installations et des technologies nouvelles. L’objectif est simple : renforcer la transparence et la vérification de conformité.

Ce point compte pour l’Espagne comme pour le reste du marché européen. Si les industriels veulent vendre des résines recyclées vers des usages plus sensibles, ils ne peuvent pas se contenter d’un bon aspect visuel ou d’une granulométrie stable. Il faut démontrer la maîtrise du process, de l’entrée matière jusqu’à la décontamination. Là encore, le discours de montée en qualité porté par Bandera prend du sens, mais seulement s’il s’inscrit dans une chaîne complète de contrôle.

Comparaison concurrentielle : où se situe l’approche bi-vis avancée

Pour comparer, il faut rester prudent : les fabricants publient rarement des indicateurs homogènes de consommation spécifique ou de qualité finale. En revanche, plusieurs concurrents de référence confirment la pertinence technique du bi-vis avec dégazage renforcé. Coperion met par exemple en avant ses extrudeuses ZSK et l’unité de dégazage latéral ZS‑EG pour le traitement des plastiques recyclés, avec réduction des composés volatils, amélioration de la désodorisation et gains possibles de débit jusqu’à 30 % selon les applications. Pour les plastiques légers, le groupe indique aussi pouvoir alimenter des densités apparentes très faibles à partir de 20 kg/m³.

La différence, ici, tient moins au principe qu’au positionnement. Bandera insiste sur l’up-cycling de films techniques, de structures barrières et de PET PCR, avec des capacités annoncées jusqu’à 3 000 kg/h sur polyoléfines post-consommation. Coperion, de son côté, met davantage en avant la polyvalence de ligne complète, l’alimentation de matières très peu denses et la réduction poussée des volatils. Mon avis est tranché : la concurrence ne porte plus sur le simple fait de recycler, mais sur la capacité à recycler des flux difficiles sans trop dégrader la matière et sans exploser la facture énergétique.

L’Espagne avance, mais le vrai test reste industriel

L’Espagne coche plusieurs cases : pression réglementaire européenne, acteurs industriels actifs, capacités locales de récupération et offre technologique crédible. Selon Eurostat, l’Espagne faisait partie des pays recyclant plus de 70 % de l’ensemble de leurs déchets d’emballages en 2023, tous matériaux confondus. Ce chiffre ne doit pas être confondu avec le seul plastique, mais il montre que le pays dispose déjà d’une base industrielle de gestion des emballages supérieure à la moyenne sur l’ensemble du mix matière.

Reste une réalité plus rude. Selon la Commission européenne, l’industrie européenne du recyclage plastique souffre aujourd’hui d’une sous-utilisation de capacités, de pertes financières et parfois de faillites. Autrement dit, la qualité technique ne suffira pas seule. Les opérateurs qui sortiront du lot seront ceux capables d’assembler trois briques : un gisement bien trié, un process stable à haute qualité, et des contrats aval qui valorisent réellement le recyclé.

Dans ce contexte, l’alliance Promak–Bandera et la montée au capital de Dominion dans Reyuplas vont dans la bonne direction. La première répond au problème matière. La seconde répond au problème d’intégration industrielle. Le reste dépendra d’un facteur très concret : la capacité à faire tourner ces modèles avec des coûts maîtrisés et des débouchés durables.

Source d’autorité : Banque centrale européenne.

Mon avis :

Avis d’expert : crédible sur le fond. Point fort : l’article relie utilement innovation industrielle et consolidation du marché, avec des faits concrets comme l’extrusion double vis, la baisse énergétique annoncée jusqu’à 35 % et l’acquisition de 80 % de Reyuplas. Limite : il reste trop déclaratif, sans données indépendantes sur qualité réelle, volumes traités ni rentabilité.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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