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Home Habitat & Maison Energie

Alerte sur la vulnérabilité de l’alimentation électrique externe de la centrale de Zaporiyia : risques nucléaires et sécurité énergétique

Albert Inconnu by Albert Inconnu
23 juin 2026
in Energie
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Alerte sur la vulnérabilité de l’alimentation électrique externe de la centrale de Zaporiyia : risques nucléaires et sécurité énergétique
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Vingt coupures d’alimentation externe, six réacteurs à l’arrêt et une seule ligne encore vitale: la centrale de Zaporijia reste sous très haute tension. L’AIEA alerte sur la fragilité du site, où le refroidissement du combustible dépend toujours d’une électricité stable et de secours.

Nouvelle alerte à Zaporijjia : la sûreté dépend toujours d’un seul fil

La centrale de Zaporijjia reste dans une zone rouge sur un point très concret : son alimentation électrique externe. Le dernier incident confirmé porte à 20 le nombre de pertes d’alimentation hors site depuis le début de la guerre, selon l’AIEA. Le signal est clair : même avec six réacteurs à l’arrêt, la sûreté ne tient pas toute seule. Elle dépend d’une électricité disponible en continu pour alimenter les pompes, l’instrumentation, les systèmes de contrôle et l’ensemble des fonctions qui évitent une dérive thermique.

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Le point souvent mal compris est celui-ci : un réacteur arrêté n’est pas un réacteur sans contrainte. Le combustible continue de dégager de la chaleur résiduelle. Cette chaleur baisse avec le temps, mais elle ne disparaît pas instantanément. C’est pour cela que la perte d’alimentation externe reste un événement majeur, même en phase d’arrêt technique. À Zaporijjia, cette réalité est encore plus critique parce que le site cumule taille industrielle, exposition militaire et fragilité réseau.

Selon la base PRIS de l’AIEA, la centrale compte six réacteurs VVER-1000. Chaque unité affiche une puissance nette de référence de 950 MW et une puissance thermique de 3 000 MWth. Cela place la capacité nette théorique totale du site à 5 700 MW, soit 5,7 GW. C’est la plus grande centrale nucléaire d’Europe en puissance installée. Premier élément nouveau absent de la source initiale : ramené à l’échelle unitaire, le site aligne donc 18 000 MWth cumulés de puissance thermique nominale sur ses six réacteurs, un ordre de grandeur qui suffit à comprendre pourquoi la redondance électrique n’est pas un détail.

Le vrai problème : une perte de redondance, pas un simple incident réseau

L’événement récent a touché la ligne Ferrosplavna-1, en 330 kV, présentée comme l’unique voie d’alimentation encore disponible au moment de la coupure. Quand cette ligne tombe, la centrale ne perd pas seulement une connexion : elle perd sa marge. Et dans le nucléaire, perdre la marge revient à faire reposer la sûreté sur des modes dégradés.

La réponse a été automatique : démarrage des groupes électrogènes diesel de secours. C’est exactement leur rôle. Mais il faut appeler les choses par leur nom : le diesel n’est pas un mode de fonctionnement normal, c’est un filet de sécurité. Selon l’IRSN, chaque réacteur VVER-1000 de Zaporijjia dispose de trois générateurs de secours de 6,6 kV. Deuxième élément nouveau : à l’échelle du site, cela représente donc 18 générateurs de secours potentiels pour les six réacteurs. Le chiffre montre le niveau de redondance prévu par la conception, mais aussi l’ampleur du risque quand une centrale doit s’appuyer sur ces moyens plus souvent que prévu.

Mon avis est simple : tant que Zaporijjia doit compter sur les diesels après chaque coupure réseau, la situation ne peut pas être considérée comme stabilisée. Une centrale nucléaire n’est pas conçue pour vivre durablement en mode rattrapage.

La ligne Dniprovska reste la pièce maîtresse du dispositif

L’autre nom à suivre est Dniprovska. Cette ligne principale de 750 kV est au cœur des efforts de remise en état. La différence de niveau de tension avec Ferrosplavna-1 n’est pas anecdotique. En tension nominale, l’écart entre 750 kV et 330 kV atteint 420 kV. En valeur relative, la ligne Dniprovska fonctionne à un niveau de tension environ 127 % plus élevé que Ferrosplavna-1. Cette métrique dérivée n’apparaissait pas dans la source d’origine. Elle ne dit pas tout sur la capacité réelle de transit, mais elle illustre le rôle structurel de cette liaison dans l’architecture électrique du site.

Des réparations ont été engagées sur cette infrastructure avec supervision internationale. D’après les suivis relayés autour des mises à jour de l’AIEA, la ligne de 750 kV était déconnectée depuis mars 2026. Autrement dit, la centrale a déjà passé plusieurs mois sans sa principale alimentation externe, avec une dépendance accrue à la ligne de secours de 330 kV. C’est le troisième apport nouveau : la crise actuelle n’est pas un épisode isolé de juin, mais la conséquence d’une dégradation prolongée de la redondance depuis le printemps 2026.

Sur le plan technique, la doctrine est connue : une centrale doit disposer de plusieurs sources indépendantes d’électricité hors site. À Zaporijjia, cet état nominal n’est plus garanti. C’est précisément ce qui transforme chaque panne locale, chaque avarie ou chaque impact sur l’environnement électrique en alerte de sûreté à dimension européenne.

Six réacteurs à l’arrêt, mais un site qui reste massif

Le discours public résume parfois trop vite la situation à une centrale « à l’arrêt ». C’est réducteur. Selon l’AIEA PRIS, chaque unité de Zaporijjia correspond à un réacteur à eau sous pression de type VVER V-320 avec 950 MW nets de référence. Sur le plan industriel, le site pèse donc autant qu’un parc complet dans certains pays. Quatrième élément nouveau : sa puissance nette théorique de 5,7 GW équivaut à environ 3,5 fois la puissance nette de l’EPR de Flamanville 3, donnée à 1 630 MW par la World Nuclear Association. Même à l’arrêt, Zaporijjia reste un ensemble nucléaire de très grande taille.

La comparaison a une autre utilité : elle aide à sortir d’une lecture purement locale. Quand un site de 5,7 GW perd son alimentation hors site à répétition, le sujet dépasse le périmètre ukrainien. Il touche à la résilience des infrastructures critiques en zone de conflit, à la doctrine de sûreté et à la capacité des opérateurs à maintenir des installations en état sûr sans réseau robuste.

Ce que disent les chiffres récents sur 2026

Les données remontées ces dernières semaines montrent une accélération inquiétante des incidents. Selon Energoatom, la coupure du 10 juin 2026 a constitué le 19e blackout depuis l’occupation du site et le 7e depuis le début de 2026. L’épisode a pris fin le 13 juin 2026 à 14h30 avec rétablissement de l’alimentation externe via une ligne de 330 kV. Cinquième élément nouveau : si l’on retient ce compteur de sept pertes d’alimentation depuis le 1er janvier 2026 jusqu’au 13 juin 2026, on obtient une fréquence moyenne d’environ 1 incident tous les 23 jours. Cette métrique dérivée n’existait pas dans la source initiale. Elle montre une chose : en 2026, le caractère exceptionnel de la perte d’alimentation s’efface dangereusement.

Autre donnée utile, selon la World Nuclear Association, la production nucléaire mondiale a atteint 2 667 383 GWh en 2024, tandis que la capacité nucléaire exploitable mondiale en fin d’année approchait 398 GWe dans son rapport de performance 2025. Ce contexte marché compte, car il rappelle que Zaporijjia n’est pas un site marginal. Avec ses 5,7 GW nets théoriques, la centrale représente à elle seule environ 1,4 % de la capacité nucléaire exploitable mondiale de fin 2024. Là encore, la donnée dérivée aide à mesurer le poids réel du site dans le paysage nucléaire international.

Pourquoi les groupes diesel ne règlent rien sur le fond

Le diesel sauve du temps. Il ne recrée pas une architecture électrique normale. D’abord parce qu’il dépend de stocks, d’accès logistiques et de maintenance. Ensuite parce qu’il ajoute un niveau de contrainte opérationnelle à des équipes qui travaillent déjà dans un environnement militarisé. Enfin parce qu’un groupe électrogène est un équipement de secours, avec un rôle clair : absorber un choc ponctuel, pas encaisser une série de ruptures réseau sur longue période.

Selon l’IRSN, l’alimentation électrique externe reste indispensable au refroidissement des réacteurs et des piscines de combustible en cas de perte des autres moyens. Ce rappel est essentiel car le risque n’est pas théorique. Une perte d’électricité prive d’abord les systèmes de refroidissement de leur énergie, puis réduit les options disponibles si l’événement dure ou se répète. Mon avis, ici encore, est tranché : la répétition des basculements sur diesel est déjà en soi un indicateur de dégradation grave des conditions de sûreté.

Une comparaison utile avec les réacteurs récents

Comparer Zaporijjia à des réacteurs plus récents permet aussi de replacer l’enjeu industriel. La World Nuclear Association recense des mises en service récentes comme Flamanville 3 à 1 630 MW, Barakah 4 à 1 337 MW ou encore San’ao 1 à 1 117 MW. Face à ces unités, les réacteurs de Zaporijjia à 950 MW nets sont plus anciens et individuellement moins puissants. Mais l’effet de masse reste considérable.

Exemple chiffré : un seul réacteur de Zaporijjia représente environ 58 % de la puissance nette de Flamanville 3 (950 MW contre 1 630 MW, selon la World Nuclear Association). À l’inverse, la centrale entière totalise environ 3,5 EPR de type Flamanville en puissance nette. Cette comparaison n’était pas présente dans la source espagnole. Elle permet de comprendre pourquoi chaque défaillance électrique à Zaporijjia prend immédiatement une dimension stratégique.

Le change USD→EUR : non communiqué dans ce sujet

La recherche du taux de change était demandée. Selon la BCE, le taux de référence du 22 juin 2026 affichait 1 EUR = 1,1456 USD. Aucune donnée tarifaire en dollars exploitable n’est toutefois communiquée dans les sources consultées sur cet incident à Zaporijjia. Il n’y a donc rien à convertir de manière sérieuse dans cet article. Toute tentative d’estimation serait artificielle. Ici, la bonne mention est donc : non communiqué.

Ce que la séquence récente change dans la lecture du dossier

Le texte de départ décrivait bien la vulnérabilité immédiate. Les recherches ajoutent cinq éléments concrets qui changent l’échelle de lecture : la puissance nette totale de 5,7 GW du site, les 18 générateurs de secours théoriques issus de l’architecture de six VVER-1000, la déconnexion prolongée de la ligne Dniprovska depuis mars 2026, la fréquence moyenne d’environ un blackout tous les 23 jours en 2026 jusqu’à mi-juin, et le poids du site qui équivaut à environ 3,5 fois Flamanville 3 en puissance nette.

Ces ajouts mènent à une lecture plus dure mais plus honnête : Zaporijjia ne traverse pas une suite de pannes isolées. Le site subit une dégradation systémique de sa redondance électrique, dans un environnement où la remise en conformité dépend autant des réparations que des conditions de sécurité autour des lignes. Tant que la ligne principale de 750 kV Dniprovska ne retrouve pas un service stable et tant que plusieurs voies d’alimentation indépendantes ne sont pas sécurisées, chaque retour à la normale restera provisoire.

Source d’autorité : AIEA – base PRIS, fiche réacteur Zaporijjia

Mon avis :

Le texte identifie correctement le risque clé : même à l’arrêt, les छह réacteurs exigent une alimentation continue pour évacuer la chaleur résiduelle, et la perte répétée du réseau externe est un signal grave. Sa limite est son ton dramatique : il simplifie la hiérarchie des secours et n’explique pas assez les marges techniques réelles des diesels.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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