Avec 49 % des revenus mondiaux du smartphone au T2 2026, +22 % sur un an et un prix moyen de 946 $, soit 831 €, Apple signe un trimestre record. La marque capte aussi 21 % des expéditions, portée par la demande pour les iPhone 17.
Apple capte 49 % du chiffre d’affaires mondial des smartphones au deuxième trimestre 2026
Apple a signé un trimestre hors norme sur le marché du smartphone. Selon Counterpoint Research, la marque a capté 49 % du chiffre d’affaires mondial du secteur au deuxième trimestre 2026, un record pour cette période de l’année. La progression est nette : les revenus smartphone d’Apple ont bondi de 22 % sur un an, alors que le chiffre d’affaires mondial du marché n’a progressé que de 7 %. Le contraste dit l’essentiel : la marque vend moins de volumes que l’ensemble du camp Android, mais elle continue de concentrer la valeur. Source
Le point le plus marquant reste l’écart entre la part de revenus et la part de volumes. Toujours selon Counterpoint Research, Apple a représenté 21 % des expéditions mondiales de smartphones au deuxième trimestre 2026, contre 17 % un an plus tôt. En clair, avec un peu plus d’un cinquième des unités livrées, la marque a capté près de la moitié de la valeur du marché. La métrique dérivée est parlante : le ratio entre part de chiffre d’affaires et part de volumes atteint 2,33. Autrement dit, la part de revenus d’Apple pèse plus de deux fois sa part d’expéditions. C’est le signal d’un positionnement premium qui ne faiblit pas.
Le vrai moteur, c’est le prix moyen et le mix produit
Selon Counterpoint Research, le prix de vente moyen d’Apple a atteint 946 dollars au deuxième trimestre 2026, contre 879 dollars un an plus tôt. Converti au taux de référence de la Banque centrale européenne du 31 juillet 2026, soit 1 euro = 1,1485 dollar, cela correspond à environ 824 € contre 765 €. La hausse ressort donc à 59 € en valeur absolue et à 7,6 % en pourcentage. Cette progression n’apparaissait pas dans la source de départ sous cette forme. Elle montre qu’Apple a encore réussi à pousser son mix vers le haut sans casser la demande.
Le cabinet attribue cette dynamique à la demande soutenue pour la gamme iPhone 17, avec un rôle particulier joué par l’iPhone 17 standard et l’iPhone 17 Pro Max. C’est un point intéressant, car il casse une lecture trop simple du marché premium. La traction ne vient pas uniquement des modèles Pro. Le modèle de base soutient aussi les volumes, tandis que le Pro Max tire la valeur moyenne vers le haut. À mes yeux, c’est la combinaison la plus solide pour Apple : une entrée de gamme premium assez attractive pour nourrir les volumes, et un très haut de gamme assez désirable pour doper la marge implicite.
Le marché global recule en volume, mais pas en valeur
Le contexte aide à comprendre la performance. Selon Counterpoint Research, les expéditions mondiales de smartphones ont chuté de 11 % sur un an au deuxième trimestre 2026, à leur plus bas niveau pour un deuxième trimestre depuis 2013. Le cabinet relie ce repli à la crise de la mémoire, qui a alourdi les coûts de composants et tendu les approvisionnements. Le marché vend donc moins d’unités, mais à des prix plus élevés. Voilà pourquoi le chiffre d’affaires global a malgré tout progressé de 7 % sur un an.
Cette configuration favorise mécaniquement les marques capables d’absorber une partie de la hausse des coûts ou de la répercuter sans casser leur demande. Selon Counterpoint Research, plusieurs fabricants ont augmenté leurs prix face à la hausse des coûts mémoire. Apple, de son côté, a gardé une politique tarifaire jugée globalement stable sur l’iPhone pendant le trimestre. C’est probablement l’un des avantages compétitifs les plus sous-estimés de la marque : dans une phase d’inflation matérielle, ne pas bouger trop vite sur les prix peut suffire à gagner du terrain face à des concurrents plus exposés aux segments d’entrée et de milieu de gamme.
Samsung reste devant en volume, mais pas en création de valeur
Selon Counterpoint Research, Samsung a conservé la première place mondiale en expéditions avec 23 % des volumes au deuxième trimestre 2026, devant les 21 % d’Apple. Cela confirme une réalité connue : Samsung reste plus large en couverture de gamme et plus puissant en diffusion unitaire. Mais la hiérarchie change dès qu’on parle de revenus. Apple capte 49 % de la valeur mondiale ; Samsung ne suit pas au même niveau.
Le point clé, c’est la différence de structure. Là où Apple concentre son offre sur le premium, Samsung doit faire cohabiter des références mass market, milieu de gamme et ultra-premium. Cette largeur de portefeuille aide pour les volumes, mais dilue le revenu moyen par appareil. Selon la fiche officielle de Samsung France, le Galaxy S26 Ultra occupe clairement le sommet de sa gamme, avec un écran de 6,9 pouces, la prise en charge du S Pen et une orientation productivité affirmée. En face, selon la fiche officielle d’Apple France, l’iPhone 17 Pro Max propose lui aussi un écran de 6,9 pouces, une résolution de 2 868 x 1 320 pixels à 460 ppp et jusqu’à 2 To de stockage. Les deux constructeurs jouent donc sur le même terrain en très haut de gamme. La différence se fait moins sur la fiche brute que sur la capacité à vendre en masse à prix élevé.
La pression a surtout touché les marques Android exposées au milieu de gamme
Selon Counterpoint Research, les autres marques du top 5 ont toutes perdu du terrain en parts d’expéditions au deuxième trimestre 2026. Xiaomi a encaissé la plus forte baisse, passant de 14 % à 11 % des volumes, avec des expéditions en recul de 26 % sur un an. Le signal est dur, mais logique : quand les coûts mémoire grimpent, les fabricants très présents sur les segments à faibles marges ont moins de marge de manœuvre pour amortir le choc.
Je vois ici un basculement conjoncturel qui profite au premium. Quand les composants flambent, un smartphone à prix serré devient plus difficile à vendre sans rogner fortement la rentabilité. À l’inverse, une marque installée sur des prix élevés peut préserver sa marge, voire améliorer sa proposition de valeur relative si les concurrents augmentent leurs tarifs plus vite. C’est exactement le scénario décrit par Counterpoint Research pour Apple en Chine, en Europe et sur plusieurs marchés émergents.
Les iPhone 17 ont aussi des arguments techniques qui soutiennent le premium
Le texte d’origine évoque la gamme iPhone 17, mais sans entrer dans le détail produit. Or c’est un angle utile pour comprendre pourquoi Apple a pu défendre son prix moyen. Selon la fiche officielle d’Apple France, l’iPhone 17 embarque un écran Super Retina XDR de 6,3 pouces avec ProMotion jusqu’à 120 Hz, une puce A19, une certification IP68 et une charge permettant d’atteindre jusqu’à 50 % en 20 minutes. Sur le haut de gamme, selon la fiche officielle d’Apple, l’iPhone 17 Pro Max monte à 6,9 pouces, conserve le 120 Hz adaptatif, grimpe à 3 000 nits de luminosité en extérieur et peut être configuré jusqu’à 2 To.
Ces éléments ajoutent au moins cinq apports concrets absents de la source initiale : écran 6,3 pouces sur l’iPhone 17, puce A19, IP68, charge 50 % en 20 minutes, écran 6,9 pouces sur l’iPhone 17 Pro Max, luminosité extérieure à 3 000 nits et capacité maximale de 2 To. Ce ne sont pas des détails décoratifs. Ils expliquent pourquoi Apple peut garder un positionnement premium crédible sans s’appuyer uniquement sur l’image de marque. Le produit offre une base matérielle solide pour soutenir un prix élevé.
Deux métriques dérivées qui éclairent mieux la performance d’Apple
Première métrique dérivée : la hausse du prix de vente moyen. Le passage de 879 dollars à 946 dollars représente une hausse de 67 dollars, soit 7,6 % selon le calcul. Converti au taux de la Banque centrale européenne, cela revient à une progression d’environ 59 €, de 765 € à 824 €. Cette hausse du prix moyen est plus rapide que la croissance globale du chiffre d’affaires du marché, limitée à 7 % selon Counterpoint Research. Apple ne suit donc pas le marché : la marque le surperforme.
Deuxième métrique dérivée : le poids de l’iPhone dans l’activité d’Apple. Selon les états financiers trimestriels publiés par Apple, la catégorie iPhone a généré 56,994 milliards de dollars sur le trimestre fiscal clos au 28 mars 2026, pour un chiffre d’affaires total de 111,184 milliards de dollars. Le calcul donne 51,3 % du chiffre d’affaires total. Autrement dit, plus d’un dollar sur deux encaissé par Apple sur ce trimestre provenait de l’iPhone. Cette dépendance reste forte. Elle aide à comprendre pourquoi la domination d’Apple sur la valeur du marché smartphone a un impact direct sur l’ensemble des comptes du groupe.
Les résultats financiers d’Apple confirment le poids du smartphone
Les chiffres d’Apple prolongent la lecture de Counterpoint Research. Selon les documents financiers officiels du groupe, les ventes nettes trimestrielles ont atteint 111,184 milliards de dollars, contre 95,359 milliards un an plus tôt. Sur la même période, les revenus iPhone sont passés de 46,841 à 56,994 milliards de dollars. L’Europe a généré 28,055 milliards de dollars, contre 24,454 milliards un an auparavant, tandis que la Grande Chine est montée à 20,497 milliards de dollars contre 16,002 milliards. Cela recoupe l’idée avancée par Counterpoint : l’Europe et la Chine ont bien fait partie des régions qui ont soutenu la dynamique récente d’Apple.
Autre point à surveiller : selon plusieurs comptes rendus de la publication trimestrielle d’Apple le 30 juillet 2026, le groupe a signalé des contraintes d’approvisionnement plus fortes attendues pour le trimestre de septembre, notamment sur l’iPhone, l’iPad et le Mac. Si la tension sur les composants persiste, la recette du deuxième trimestre pourrait devenir plus difficile à reproduire à l’identique. Ma lecture est simple : Apple a mieux résisté que le marché tant que ses prix sont restés relativement stables. Si les hausses tarifaires deviennent inévitables, l’équation changera, même pour Apple.
Pourquoi ce record ne veut pas dire qu’Apple domine tout le marché
Le record de 49 % du chiffre d’affaires mondial est spectaculaire, mais il ne dit pas qu’Apple contrôle la majorité des ventes en unités. Selon Counterpoint Research, la marque reste deuxième mondiale en volumes derrière Samsung. Ce point compte, car il rappelle qu’il existe deux batailles différentes sur le smartphone : la bataille de diffusion et la bataille de monétisation. Apple gagne clairement la seconde. Samsung reste très solide sur la première. Les marques chinoises, elles, paient plus lourdement le choc actuel sur les composants.
Mon avis est direct : la performance d’Apple ne traduit pas une expansion massive vers le bas du marché. Elle montre surtout qu’en période de tension industrielle, le premium bien exécuté protège mieux la valeur que le volume pur. Tant que la crise de la mémoire pénalise davantage les segments serrés en marge, Apple restera mécaniquement avantagée.
Ce que ce trimestre change pour la suite
Le point à retenir n’est pas seulement le record du trimestre clos entre avril et juin 2026. C’est le message envoyé à l’ensemble du secteur. Selon Counterpoint Research, Apple a progressé à la fois en valeur et en volume alors qu’une large partie du marché se contractait. C’est le scénario que redoutent les concurrents : voir Apple gagner du terrain non parce que le marché explose, mais parce qu’il se durcit.
À court terme, deux variables vont décider de la suite : l’intensité durable de la crise mémoire et la capacité d’Apple à contenir ses hausses de prix. Counterpoint estime déjà que les prix d’Apple pourraient augmenter dans les prochains trimestres. Si cela arrive, le test sera simple : vérifier si la demande pour l’iPhone 17 et l’iPhone 17 Pro Max reste assez solide pour absorber ce nouveau palier tarifaire. Pour l’instant, les chiffres du deuxième trimestre 2026 montrent une chose claire : sur le smartphone, Apple continue de monétiser mieux que tout le monde.
Mon avis :
Apple confirme une force rare: 49 % du chiffre d’affaires mondial des smartphones au T2 2026 avec un prix moyen d’environ 831 € et des volumes aussi en hausse, preuve d’un mix premium très rentable. Mais cette performance reste fragile: pénuries mémoire et tensions d’approvisionnement pourraient vite éroder cet avantage.





