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Avances decisivos en la nueva planta de reciclaje de Almería para impulsar la economía circular y la gestión de residuos

Albert Inconnu by Albert Inconnu
26 juin 2026
in Energie
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Avances decisivos en la nueva planta de reciclaje de Almería para impulsar la economía circular y la gestión de residuos
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À Almería, la future usine de recyclage affiche déjà 85 % d’avancement, 20,5 millions d’euros d’investissement et une capacité de 117 000 tonnes par an. Doté d’un trommel géant, le site vise une mise en service cet été pour accélérer l’économie circulaire locale.

La nouvelle usine de tri d’Almería entre dans sa phase décisive

À Almería, le chantier de la nouvelle installation de traitement des déchets de Cuesta de los Medina a franchi un cap concret. Le niveau d’exécution dépasse désormais 85 % selon les informations relayées après une visite institutionnelle du site. Le calendrier s’est donc resserré : la mise en service reste visée pour l’été 2026, après les essais techniques et les vérifications de fonctionnement. Le point mérite d’être souligné, car le projet devait remplacer l’ancienne usine touchée par l’incendie du 23 août 2022, dont l’origine probable, selon la mairie d’Almería, se situait dans des déchets déjà en combustion au moment de leur déchargement. Selon la même source, le feu s’est propagé rapidement sous l’effet du vent.

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Ce dossier ne relève pas d’un simple remplacement à l’identique. La ville a choisi de reconstruire un outil plus robuste, plus automatisé et mieux aligné avec les obligations de la Ley 7/2022 sur les déchets et les sols contaminés pour une économie circulaire. À mon sens, c’est le vrai sujet : Almería ne répare pas seulement une perte industrielle, elle corrige un retard structurel sur la valorisation des déchets municipaux.

Un investissement lourd, mais rationnel

Le montant engagé atteint 20 548 347 € selon Europa Press et la mairie d’Almería, avec un financement porté par PreZero España dans le cadre d’une modification du contrat d’exploitation. Ce contrat a été prolongé jusqu’en février 2035, date à laquelle l’actif doit revenir à la collectivité. Ce point change la lecture économique du projet : la municipalité évite une sortie de trésorerie immédiate de même ampleur, tout en reconstituant une capacité industrielle stratégique.

Deux métriques dérivées permettent de mieux mesurer l’effort. D’abord, ramené à la capacité annuelle annoncée de 113 000 tonnes de déchets résiduels plus 4 000 tonnes d’emballages, soit 117 000 tonnes au total, l’investissement représente environ 176 €/tonne de capacité annuelle. Ensuite, le site démarre sur 7 000 m² mais a été conçu pour pouvoir monter à 40 000 m². Cela signifie que l’emprise initiale ne représente que 17,5 % du potentiel d’extension foncière prévu. Autrement dit, le projet n’a pas été calibré pour les seuls besoins de court terme.

Le coût apparaît élevé en valeur absolue. En pratique, il reste cohérent avec une installation de tri moderne intégrant nouvelles lignes, sécurité renforcée, contrôle des émissions, traitement des odeurs et production photovoltaïque pour l’autoconsommation. Sur ce type d’actif, le mauvais calcul consiste souvent à sous-investir, puis à payer plus cher en enfouissement, en maintenance corrective et en mise en conformité réglementaire.

Capacité de traitement : ce que change vraiment la nouvelle usine

La future usine doit pouvoir traiter 113 000 tonnes de déchets municipaux non séparés et 4 000 tonnes supplémentaires d’emballages, selon les données communiquées autour du projet. L’installation desservira plus de 250 000 habitants selon RETEMA. Rapportée à cette population, la capacité totale équivaut à 468 kg par habitant et par an. Ce ratio donne un ordre de grandeur utile : il place l’équipement à un niveau cohérent avec les volumes municipaux d’un bassin urbain de cette taille.

Le parallèle avec les chiffres européens renforce l’intérêt du projet. Selon Eurostat, l’Union européenne a généré en moyenne 517 kg de déchets municipaux par habitant en 2024 et recyclé 248 kg par habitant. L’Espagne reste, elle, sous pression sur ses performances globales. Selon MITECO et des données reprises par EFE, le taux de recyclage des déchets municipaux en Espagne s’établissait à 42,5 % en 2024, après 43,3 % en 2023. Mon avis est simple : dans ce contexte, chaque nouvelle capacité de tri efficace compte davantage qu’un discours institutionnel sur l’économie circulaire.

Le trommel géant, cœur mécanique de la ligne

La pièce la plus mise en avant sur le chantier est le grand trommel installé récemment. La source d’origine le présente comme l’un des plus grands d’Espagne. Sa fonction est connue dans les centres de tri mécano-biologiques : il s’agit d’un cylindre rotatif perforé qui sépare les flux selon la taille des fractions avant l’orientation vers d’autres étapes de tri et de valorisation. Ce choix technique n’a rien d’anecdotique. Un trommel surdimensionné peut améliorer la régularité du débit, limiter certains goulots d’étranglement et stabiliser la qualité de séparation en amont des tris complémentaires.

Les informations publiques disponibles ne détaillent pas, à ce stade, son diamètre, sa longueur, sa puissance installée, son débit nominal ou son fabricant : non communiqué. Il faut l’écrire clairement. En revanche, la logique industrielle est lisible : Almería mise sur un pré-tri mécanique fort pour mieux isoler les matières valorisables et réduire la fraction orientée vers le rejet final.

Les équipes sont désormais concentrées sur les raccordements électriques, le montage final des équipements et les futurs essais à vide. Cette séquence est souvent sous-estimée dans les articles grand public. C’est pourtant là que se joue une partie de la performance réelle du site : synchronisation des convoyeurs, calibrage des capteurs, sécurité machine, continuité des flux, et stabilité du pilotage.

Transparence, pédagogie et acceptabilité locale

La passerelle surélevée prévue pour accueillir des visites mérite plus d’attention qu’elle n’en reçoit d’habitude. Ce n’est pas un gadget de communication. Dans une usine de traitement des déchets, montrer la chaîne de tri au public répond à deux objectifs très concrets : justifier l’effort demandé aux ménages et améliorer l’acceptabilité d’une installation souvent perçue uniquement à travers les nuisances potentielles.

Le sujet est d’autant plus sensible à Almería que le souvenir de l’incendie de 2022 reste présent. La mairie avait alors insisté sur l’impact direct du sinistre pour les riverains de la zone de Cuevas de los Medina, notamment en matière de fumées et d’odeurs. Construire une usine plus visitable et plus lisible, c’est aussi reconstruire une relation de confiance. Sur un sujet aussi local, cette dimension compte presque autant que la capacité de traitement.

Un projet conçu pour réduire la facture du vertedero

Le gain économique le plus concret évoqué dans la source d’origine concerne l’enfouissement. La ville estime une économie de 3 millions d’euros sur dix ans grâce à la baisse des taxes liées au dépôt en décharge. Cela représente 300 000 € par an en moyenne. Rapporté à la capacité annuelle totale de 117 000 tonnes, le gain équivaut à environ 2,56 € économisés par tonne traitée et par an, si l’on raisonne à capacité constante. Ce n’est pas spectaculaire vu de loin. C’est pourtant une économie récurrente, qui s’ajoute aux bénéfices environnementaux et réglementaires.

Le contexte fiscal donne du poids à cette promesse. Selon l’Agencia Tributaria, l’impôt sur le dépôt de déchets en décharge varie selon la nature du résidu et son traitement préalable. La documentation de référence issue de la Ley 7/2022 mentionne par exemple 15 €/tonne pour les refus de déchets municipaux. En clair, plus une collectivité laisse sortir de refus sans valorisation suffisante, plus la sanction économique grimpe. À mon sens, c’est ici que le projet d’Almería devient défensif au bon sens du terme : il vise autant à récupérer de la matière qu’à éviter des coûts réglementaires devenus structurels.

Énergie, odeurs, émissions : le vrai niveau d’exigence se jouera à l’exploitation

La nouvelle infrastructure intègre des panneaux solaires pour l’autoconsommation ainsi que des systèmes destinés à limiter les odeurs et les émissions. Là encore, les données détaillées manquent : puissance photovoltaïque installée, production annuelle estimée, pourcentage d’autonomie énergétique ou type de traitement d’air sont non communiqués. Il serait inutile d’inventer des chiffres.

En revanche, la direction prise est cohérente avec l’évolution du marché. Les centres récents cherchent à réduire leur dépendance énergétique tout en contenant mieux leurs externalités locales. C’est une condition minimale pour faire accepter ce type d’infrastructure à proximité d’espaces naturels ou de zones habitées. Une usine de tri efficace mais contestée pour ses nuisances reste un mauvais investissement politique.

Je considère d’ailleurs que la promesse de performance devra être jugée sur trois indicateurs après mise en service : le taux réel de récupération matière, le niveau de refus envoyé en décharge et la stabilité opérationnelle sans incident majeur. Tant que ces trois données ne seront pas publiées, il faudra rester prudent sur les effets concrets du site.

Le projet d’Almería face au contexte national du recyclage

L’usine arrive dans un marché espagnol contrasté. D’un côté, certaines filières progressent. Selon Ecoembes, 1 560 404 tonnes d’emballages ménagers ont été envoyées au recyclage en 2024 en Espagne, soit une hausse de 5,4 % sur un an. Selon Ecovidrio, la récupération des emballages en verre a atteint 1 042 834 tonnes en 2025 et le taux estimé de recyclage du verre a grimpé à 72,3 %, au-dessus de l’objectif de 70 % fixé pour 2025.

De l’autre, la performance globale des déchets municipaux reste insuffisante. Selon le tableau de bord de Eurostat, le taux moyen de recyclage des déchets municipaux dans l’Union européenne atteint 48,1 %, tandis que le taux de circularité de l’Espagne n’était que de 8,5 % en 2023 selon le profil environnemental du MITECO, contre 11,8 % de moyenne européenne. Le décalage est net. Il montre que les bons résultats sur certaines filières d’emballages ne suffisent pas à compenser les faiblesses de la gestion municipale au sens large.

C’est précisément pour cela que le cas d’Almería est intéressant. Le projet ne se limite pas à un message sur le recyclage des emballages. Il touche au flux le plus difficile : les déchets municipaux résiduels, ceux qui coûtent cher, se trient mal et finissent trop souvent en décharge.

Comparaison utile : Almería joue plus gros qu’un simple centre local

Pour mesurer l’échelle du projet, une comparaison s’impose. Le MITECO cite dans sa communication de 2025 le futur centre environnemental de la comarque de Pampelune à Imarcoain, annoncé pour 64 000 tonnes de déchets. À côté, la capacité d’Almería à 117 000 tonnes apparaît environ 82,8 % plus élevée. Ce n’est pas un détail. Cela place le site andalou dans une catégorie d’équipement plus structurante à l’échelle territoriale.

Autre comparaison : l’installation s’adresse à plus de 250 000 habitants. Rapporté à l’investissement de 20 548 347 €, cela représente environ 82 € par habitant desservi. Pour une infrastructure amenée à fonctionner sur plusieurs années, le ratio reste défendable. Il devient même compétitif si la réduction des refus de tri et des coûts d’enfouissement tient ses promesses.

Ce que l’article d’origine ne disait pas

Plusieurs éléments nouveaux ressortent des recherches complémentaires et changent la lecture du dossier.

1. Le contrat d’exploitation court jusqu’en février 2035

Selon la mairie d’Almería, la modification contractuelle avec PreZero España prolonge l’exploitation jusqu’en février 2035. Ce détail éclaire l’équation financière du projet et le partage du risque industriel.

2. Le montant précis n’est pas seulement “environ 20,5 millions”

Selon Europa Press, l’investissement annoncé atteint précisément 20 548 347 €. Parmi cette somme, 1 373 870 € sont fléchés vers un vertedero de apoyo. L’usine elle-même absorbe donc le reste, soit 19 174 477 €. Cela signifie que la part strictement liée au soutien de décharge représente environ 6,7 % du budget total.

3. Le bassin desservi dépasse la seule ville centre

Selon RETEMA, l’équipement doit desservir plus de 250 000 habitants. Le projet a donc une portée intercommunale de fait, même si la communication politique reste centrée sur la capitale almerienne.

4. Le contexte réglementaire s’est durci

Selon l’Agencia Tributaria, les refus de déchets municipaux déposés en décharge peuvent être taxés à 15 €/tonne. Ce niveau change radicalement le calcul économique de toute collectivité qui tarde à améliorer son tri.

5. L’Espagne progresse dans certaines filières, mais reste en retard sur la circularité globale

Selon Ecoembes et Ecovidrio, les emballages suivent une trajectoire plutôt positive. Selon le MITECO et Eurostat, la circularité matière et le recyclage municipal global restent en dessous de ce qu’exigent les objectifs européens. Almería investit donc dans une zone où le besoin industriel est réel, pas cosmétique.

Une infrastructure à surveiller après l’ouverture

La communication autour du chantier est solide. La vraie épreuve commencera à l’exploitation. Il faudra vérifier, dans les mois qui suivront l’ouverture, au moins six points : taux de disponibilité de la ligne, volume réellement traité, part de matière récupérée, tonnage de refus, coût d’exploitation par tonne, et niveau de nuisances signalées par le voisinage.

Si l’usine tient ses objectifs, Almería disposera d’un levier crédible pour réduire son recours à l’enfouissement, sécuriser sa conformité réglementaire et mieux valoriser ses déchets municipaux. Si ces indicateurs déçoivent, l’investissement restera un gros chantier bien raconté, mais un outil moyen. Sur ce type de projet, seule la performance mesurée tranche.

Source d’autorité : Ayuntamiento de Almería

Mon avis :

Avis positif mais mesuré : cette usine coche les bons critères industriels — 85 % d’avancement, capacité portée à 113 000 tonnes et autoconsommation solaire — donc le gain opérationnel est crédible. Ma réserve porte sur le discours très promotionnel : sans données vérifiées sur les taux réels de valorisation, odeurs et disponibilité effective, l’efficacité reste à prouver.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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