Au cœur d’une avancée majeure, le Brésil offre à DJI une victoire réglementaire pour le Matrice 3D et le Dock 2, propulsant les opérations de drones au-delà de la vue directe (BVLOS). La ANAC valide les conceptions, réduisant ainsi les obstacles à l’automatisation à grande échelle en Amérique du Sud et au-delà.
Le Brésil vient de donner à DJI une victoire réglementaire qui pourrait transformer la manière dont les drones d’entreprise se développent, non seulement en Amérique du Sud, mais dans le monde entier. L’Agence nationale de l’aviation civile du Brésil (ANAC) a officiellement accordé une autorisation de conception pour la série DJI Matrice 3D et le Dock 2 de DJI. Sur le papier, c’est une étape cruciale en matière de certification. En pratique, cela pourrait réduire considérablement les délais pour les opérations de drones au-delà de la ligne de visée (BVLOS) dans tout le pays.
Depuis des années, le plus grand obstacle à l’expansion des programmes de drones automatisés n’a pas été l’appareil lui-même, mais la paperasse.
Les équipes d’entreprise — allant des services publics aux opérateurs miniers — se tournent de plus en plus vers des systèmes « drone dans une boîte » pour des inspections automatisées. Le Dock 2 est conçu pour des missions à haute fréquence, à distance. Cependant, l’approbation BVLOS a traditionnellement nécessité des examens longs et complexes de la conception du système, de l’architecture de sécurité et des risques opérationnels.
Avec l’autorisation de conception de ANAC, cet examen systémique est déjà effectué.
En d’autres termes, les entreprises peuvent désormais cesser de se demander : « Pouvons-nous déployer cela légalement ? » et commencer à se concentrer sur : « À quel point pouvons-nous l’exploiter rapidement ? »
L’approbation valide l’architecture globale du Dock 2 de DJI, y compris la sécurité au niveau du système, la redondance matérielle et la conception logicielle. Fait important, il ne s’agit pas d’un permis expérimental ponctuel lié à un projet pilote. Cela s’applique aux opérations routinières, créant ainsi une base pour des déploiements évolutifs à long terme.
Pour les prestataires de services de drones et les départements de vol internes, cela devient intéressant.
Auparavant, les entreprises devaient souvent certifier efficacement elles-mêmes le système de dock — prouvant à nouveau les éléments de navigabilité et les normes de conception technique auprès des régulateurs. Cela signifiait des mois de va-et-vient et un effort juridique et technique considérable.
Maintenant, ce fardeau est largement allégé.
L’architecture matérielle et du système a déjà été validée au niveau de l’autorité nationale. Le marathon de certification « à partir de zéro » pour la conception du dock ne fait plus partie de l’équation.
Cela pourrait réduire de plusieurs mois les délais de déploiement.
Cependant, cela ne signifie pas que le Brésil a ouvert son espace aérien sans aucune surveillance. Le BVLOS reste une activité réglementée, et les opérateurs conservent une responsabilité opérationnelle.
Les entreprises doivent :
- Obtenir les enregistrements d’entreprise requis et les approbations opérationnelles conformément à la législation brésilienne
- Assurer que les pilotes ou les opérateurs à distance possèdent les qualifications appropriées
- Exécuter des évaluations de risque spécifiques aux missions pour chaque site
- Soumettre des autorisations de vol via le système SARPAS du Brésil
- Surveiller activement les missions, avec un opérateur humain conservant l’autorité décisionnelle
L’automatisation peut propulser la mission, mais la responsabilité humaine reste centrale selon les règles BVLOS.
Le CAER : La « plaque d’immatriculation » de votre drone
Bien que l’autorisation de conception couvre le plan système, chaque aéronef individuel nécessite toujours son propre Certificat spécial de navigabilité pour drones — connu sous le nom de CAER.
Pensez à l’autorisation de conception comme à l’homologation d’un modèle de voiture. Le CAER représente la plaque d’immatriculation spécifique liée à votre véhicule.
Chaque unité Matrice 3D déployée au Brésil est désormais éligible à un CAER, à condition qu’elle remplisse les exigences de ANAC. Une condition importante : l’aéronef doit être équipé d’une lumière anti-collision approuvée par ANAC, et une preuve d’installation est requise pour obtenir le certificat.
Une fois qu’un drone possède son CAER, il devient éligible pour soumettre des demandes de vol BVLOS auprès de l’autorité de l’espace aérien du Brésil via le système SARPAS. Sans cela, les opérations à longue portée restent à terre.
Il y a un autre avantage clé : la transférabilité. Le CAER peut être transmis à l’opérateur final. Cela signifie qu’un prestataire de services ou une équipe d’entreprise peut recevoir un système déjà « prêt à naviguer », leur permettant de se concentrer sur la planification des missions plutôt que sur l’ingénierie réglementaire.
Pour les organisations déployant plusieurs docks sur différents sites, cela transforme le Dock 2 d’une initiative technologique expérimentale en un outil industriel standardisé. Et avec le risque réglementaire considérablement réduit au niveau matériel, prévoir le retour sur investissement devient plus facile. Les directeurs financiers apprécient cela.
Pourquoi cela compte au-delà du Brésil
ANAC n’est pas un régulateur léger. L’autorité de l’aviation du Brésil est largement respectée pour sa rigueur technique. Son approbation porte une crédibilité bien au-delà des frontières nationales.
Pour les autorités de l’aviation civile dans d’autres régions, cette certification fournit un point de référence documenté. Elle démontre comment le Dock 2 et la plateforme Matrice 3D respectent des exigences de sécurité élevées à un niveau national.
Cela pourrait simplifier les conversations ailleurs.
Pour la division entreprise de DJI, cette étape renforce une approche de « conformité par conception » — construisant un matériel capable de résister à un examen réglementaire sévère dès le premier jour.
Plus largement, cela signale quelque chose de plus important pour l’industrie des drones : des opérations totalement autonomes et gérées à distance ne sont plus qu’un concept de projet pilote. Elles entrent dans un territoire standardisé, approuvé par les régulateurs.
Le Brésil pourrait être le premier marché international à accorder ce niveau d’approbation de navigabilité pour cette gamme de produits. Mais il ne sera probablement pas le dernier.
Mon avis :
La récente autorisation de conception par l’ANAC pour le DJI Matrice 3D et le Dock 2 représente une avancée majeure pour l’industrie des drones, facilitant les opérations BVLOS en réduisant les délais de déploiement et les charges réglementaires. Toutefois, la nécessité de respect strict des normes de sécurité et de certification individuelle des aéronefs soulève des préoccupations quant à la responsabilité opérationnelle, nécessitant une vigilance continue des entreprises.
Les questions fréquentes
Qu’est-ce que l’autorisation de conception accordée par l’ANAC au DJI Matrice 3D et au Dock 2 ?
L’autorisation de conception accordée par l’ANAC représente une validation officielle des systèmes DJI Matrice 3D et Dock 2, permettant ainsi des opérations de drones au-delà de la ligne de vue (BVLOS) au Brésil. Cela simplifie le processus d’exploitation en éliminant des exigences administratives lourdes pour les entreprises.
Comment cette autorisation affecte-t-elle le déploiement des drones au Brésil ?
Avec cette autorisation, les entreprises ne sont plus contraintes de certifier elles-mêmes les systèmes de dock. Cela réduit significativement le temps nécessaire à la mise en œuvre des opérations BVLOS, puisqu’elles peuvent se concentrer sur la mise en œuvre plutôt que sur la conformité réglementaire.
Quelles conditions doivent être remplies pour opérer des drones au-delà de la ligne de vue ?
Les entreprises doivent enregistrer leurs activités, s’assurer que leurs pilotes ou opérateurs distants possèdent les qualifications requises, effectuer des évaluations des risques spécifiques aux missions, soumettre des demandes de vol via le système SARPAS et superviser activement les missions, tout en maintenant la responsabilité opérationnelle.
Quel est le rôle du CAER pour chaque drone ?
Le CAER, ou Certificat d’Aptitude à l’Exploitation de Drones, est nécessaire pour chaque drone individuel après l’autorisation de conception. Il agit comme une plaque d’immatriculation pour le drone, permettant ainsi des opérations BVLOS. Chaque Matrice 3D doit être équipée d’une lumière anti-collision approuvée par l’ANAC pour obtenir ce certificat.





