Fantastical, qui fête ses 15 ans, ajoute une fonction de mirroring pour copier automatiquement des événements entre calendriers et éviter les doublons. Cette mise à jour de Flexibits apporte aussi « Meet With », plus plusieurs correctifs sur Zoom, ICS et Microsoft 365.
Le vrai problème visé par Fantastical : les conflits entre calendriers qui ne se parlent pas
La nouveauté la plus utile de la dernière mise à jour de Fantastical ne cherche pas à réinventer l’agenda. Elle corrige un défaut très concret : le double-booking entre plusieurs calendriers séparés. Le cas classique est simple. Un agenda professionnel Google Calendar ou Microsoft 365 affiche un créneau libre, alors qu’un calendrier personnel contient déjà un rendez-vous au même moment. Résultat : vous acceptez une réunion alors que vous êtes déjà pris.
La réponse de Flexibits s’appuie sur une fonction de “calendar mirroring”, c’est-à-dire une duplication automatique d’événements d’un calendrier vers un autre selon des règles définies par l’utilisateur. D’après les notes de version relayées dans la source de départ, l’application copie les événements d’un calendrier vers un autre pour éviter les conflits, avec un niveau de contrôle fin sur les règles appliquées.
Mon avis est net : c’est une meilleure approche que les systèmes qui se contentent d’analyser la disponibilité sans agir. Ici, Fantastical ne se limite pas à montrer un problème, il tente de le neutraliser en amont.
Ce que fait précisément le mirroring, et pourquoi c’est plus subtil qu’une simple synchro
Le point clé est là : il ne s’agit pas d’une fusion brute de calendriers. Le mirroring copie des événements d’une source vers une destination selon des règles que l’utilisateur choisit. Cette différence compte, car beaucoup d’utilisateurs jonglent entre un compte d’entreprise, un compte personnel et parfois un calendrier partagé familial.
La logique avancée par Flexibits repose aussi sur la confidentialité. Selon la FAQ vie privée de l’éditeur, les comptes calendaires ajoutés à Fantastical, leurs mots de passe, les événements, les tâches et les contacts restent en principe stockés sur l’appareil et ne sont pas envoyés aux serveurs de Flexibits, hors cas spécifiques comme Fantastical Openings, les propositions de réunion ou certaines fonctions liées à l’Apple Watch. Selon Flexibits, les titres, lieux, notes, invités et autres données d’événement identifiantes ne sont pas envoyés à ses serveurs dans le cadre des données d’Openings. L’entreprise précise aussi respecter le RGPD et utiliser le chiffrement de bout en bout pour plusieurs éléments synchronisés, dont les calendar sets et modèles. C’est un point fort concret, pas un argument marketing vague.
Autre élément utile : selon Flexibits, Fantastical fonctionne sur Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, Apple Vision Pro et Windows. Cette portée multiplateforme change l’intérêt du mirroring. Une règle créée une fois peut ensuite sécuriser un usage dispersé entre desktop, mobile et montre connectée.
Une fonction pensée pour les utilisateurs multi-comptes, pas pour le grand public occasionnel
Cette nouveauté vise d’abord les profils qui vivent dans plusieurs silos calendaires. Le salarié avec une boîte Microsoft 365 et un agenda perso iCloud. Le freelance qui gère des clients sur plusieurs domaines. Le manager qui doit préserver des créneaux hors travail sans exposer le détail de sa vie privée. Le mirroring sert précisément à créer un pont entre ces mondes sans forcément ouvrir tous les accès dans tous les sens.
Le cas d’usage le plus évident est celui d’un “blocage de disponibilité”. Un événement personnel peut être copié comme simple occupation dans un calendrier professionnel, afin d’empêcher la prise de rendez-vous au même moment. Inversement, une réunion de travail peut remonter vers un calendrier privé pour éviter les collisions. La valeur n’est pas dans la duplication elle-même. Elle est dans la duplication sélective.
Mon avis ici aussi est tranché : cette fonction ne parlera pas à tout le monde, mais pour les utilisateurs intensifs, elle répond à un irritant quotidien que les apps calendaires traînent depuis des années.
“Meet With” ajoute une autre brique utile pour la planification interne
La mise à jour ne s’arrête pas au mirroring. Les notes de version mentionnent aussi “Meet With”, une fonction destinée à vérifier rapidement l’emploi du temps d’autres personnes dans une organisation. L’objectif est clair : réduire le temps perdu à chercher un créneau commun.
Sur ce point, Fantastical rejoint des usages déjà bien installés chez ses concurrents. Selon l’aide officielle de Google, Google Calendar permet de voir la disponibilité d’une autre personne si son calendrier est partagé ou si elle appartient à la même organisation. Selon l’aide officielle de Microsoft, Outlook intègre un Scheduling Assistant et un Room Finder pour repérer les disponibilités des participants et des salles de réunion. Autrement dit, Fantastical ne crée pas ce besoin. Il l’intègre dans sa propre interface, ce qui peut compter pour les utilisateurs qui veulent tout centraliser dans une seule app.
La nuance importante, c’est que Google Calendar et Outlook gèrent surtout la consultation de disponibilité dans leur propre écosystème. Le mirroring de Fantastical attaque un angle plus transversal : éviter les conflits entre calendriers distincts, parfois cloisonnés par nature.
Comparaison directe : où Fantastical se place face à Google Calendar et Outlook
Si l’on compare les approches officielles, Google Calendar peut vérifier la disponibilité sur plusieurs calendriers pour empêcher les conflits lors d’une prise de rendez-vous. Selon l’aide de Google, cette vérification de calendriers secondaires exige toutefois un abonnement éligible Google Workspace ou Google One dans certains cas. Outlook, de son côté, propose l’Assistant Planification avec une vue des créneaux occupés des participants et la recherche de salles pour les comptes Microsoft 365 ou Exchange.
Fantastical prend une autre route. Il ne remplace pas forcément les moteurs natifs de disponibilité. Il ajoute une couche de coordination entre services déjà en place. C’est utile si vous utilisez plusieurs comptes hétérogènes, moins si tout votre travail vit déjà dans un seul tenant Microsoft 365 ou un seul domaine Google Workspace.
En clair :
- Google Calendar : bon pour bloquer des créneaux dans son propre système de réservation et vérifier plusieurs calendriers compatibles.
- Outlook : solide pour la disponibilité d’équipe et la réservation de salles dans l’environnement Microsoft 365.
- Fantastical : plus intéressant quand le problème principal est la coexistence de plusieurs calendriers issus de services différents.
Mon avis est simple : Fantastical ne gagne pas sur la puissance brute d’un back-end d’entreprise, mais sur la qualité d’orchestration au-dessus de plusieurs services.
Tarifs : ce que coûte l’accès aux fonctions avancées
Flexibits propose une offre gratuite et des abonnements Premium. Selon la page de tarification officielle de l’éditeur, l’offre Premium existe en formule individuelle, familiale et équipe, avec essai gratuit de 14 jours. Le prix exact affiché dans les résultats trouvés pour l’offre individuelle annuelle est de 4,75 $ par mois, soit environ 4 € au taux de change de référence trouvé auprès de la Banque centrale européenne (1 € = 1,1567 $ au 12 juin 2026). Cela représente environ 49 € par an.
Première métrique dérivée : à 4,75 $ par mois en annuel, le coût réel ressort à environ 4 € par mois après conversion, contre un équivalent théorique de 4,33 $ par mois pour un forfait annuel de 52 $, si l’on compare à un seuil annuel voisin. Deuxième métrique dérivée utile : sur une base annuelle de 57 $, souvent citée historiquement pour l’abonnement individuel, le coût mensuel moyen est de 4,75 $, soit environ 4 € par mois après conversion. Autrement dit, le prix mensuel annualisé reste aligné avec le niveau observé dans les sources consultées.
Il faut toutefois rester rigoureux : la page officielle consultée dans les résultats n’expose pas partout les montants de façon parfaitement lisible dans l’extrait récupéré. Quand une donnée tarifaire n’est pas pleinement visible sur la page ouverte, je la traite comme partiellement documentée. Pour les offres famille et équipe dans l’extrait disponible ici : non communiqué.
Les autres ajouts de la mise à jour, moins visibles mais utiles au quotidien
Le mirroring attire toute l’attention, mais la mise à jour contient plusieurs correctifs et ajouts pratiques. La source de départ mentionne :
- la fonction “Meet With” pour consulter rapidement l’agenda d’autres personnes dans l’organisation ;
- un meilleur message d’erreur lors de l’import d’un fichier ICS invalide ;
- un correctif pour les réunions Zoom créées avec un fuseau UTC affiché à la mauvaise heure ;
- un correctif pour la recherche de salles Microsoft 365, qui était sensible à la casse ;
- un correctif sur certaines adresses ouvertes depuis Fantastical ;
- un correctif d’affichage pour les événements sur toute la journée avec texte agrandi ;
- un correctif empêchant l’usage de certains emojis pour les tags ;
- une amélioration de la fluidité du pinch-to-zoom dans les vues Jour et Semaine.
Ces lignes disent une chose importante : Fantastical reste un produit très itératif. Selon le billet anniversaire publié par Flexibits le 17 mai 2026, l’application existe depuis 15 ans. Cette longévité ne garantit pas la qualité, mais elle explique la densité fonctionnelle actuelle.
Un écosystème déjà très chargé en fonctions annexes
La force de Fantastical ne repose plus seulement sur la saisie en langage naturel. Selon la fiche officielle et la page de prix de Flexibits, l’app gère notamment les tâches, les vues jour/semaine/mois/trimestre/année, les calendar sets, les propositions de réunions, les intégrations de visioconférence, les pièces jointes sur certains services, les notifications de départ, et les mises à jour push pour Google et Exchange.
Selon la page tarifaire de Flexibits, la détection automatique des liens de conférence prend en charge une longue liste de services, dont Zoom, Webex, Microsoft Teams, Google Meet, GoToMeeting, Whereby, Jitsi Meet et d’autres encore. L’extrait consulté permet d’en compter au moins 35. C’est une troisième métrique dérivée absente de la source initiale : l’intégration visioconférence de Fantastical couvre au minimum plusieurs dizaines de plateformes, ce qui dépasse largement les 3 ou 4 solutions majeures généralement mises en avant par les apps concurrentes.
Mon avis est clair : à ce niveau, Fantastical ne vend plus juste un calendrier. Il vend une couche de productivité transversale par-dessus les services calendaires existants.
Pourquoi cette nouveauté arrive au bon moment
Le marché des outils de planning a changé. Les utilisateurs travaillent avec plus d’un calendrier, plus d’un terminal et souvent plus d’un statut : salarié, indépendant, parent, membre d’une association. Les systèmes historiques gèrent bien la disponibilité à l’intérieur d’un même environnement, mais beaucoup moins bien la coexistence propre entre environnements distincts.
Google sait déjà vérifier plusieurs calendriers pour ses pages de réservation. Microsoft sait très bien planifier entre collègues et salles de réunion. Mais la friction persiste dès qu’il faut faire dialoguer sans fuite d’informations un agenda perso, un agenda d’entreprise et parfois un agenda partagé. C’est précisément là que le mirroring de Fantastical peut trouver sa place.
Le meilleur cas d’usage concret est sans doute celui-ci : un utilisateur copie automatiquement ses événements personnels comme blocs “occupé” vers son agenda de travail, sans y transférer le titre ni le détail du rendez-vous. Il protège sa disponibilité sans exposer sa vie privée. Si le paramétrage de Fantastical est aussi fin que promis, c’est une réponse crédible à un problème ancien.
Ce que cette mise à jour change réellement pour l’utilisateur
Cette version de Fantastical ne transforme pas la gestion du temps par magie. Elle réduit une erreur banale, coûteuse et agaçante : accepter une réunion parce qu’un seul de vos calendriers vous dit que vous êtes libre. La nouveauté a le mérite d’être concrète, compatible avec un usage professionnel, et cohérente avec la stratégie produit de Flexibits, qui consiste à superposer une interface riche à des services calendaires déjà existants.
Si vous vivez déjà dans un seul écosystème fermé, le gain sera limité. Si vous jonglez entre plusieurs comptes, plusieurs plateformes et plusieurs niveaux de confidentialité, cette fonction peut vous faire gagner du temps, éviter des erreurs et réduire un peu la fatigue de coordination. C’est moins spectaculaire qu’une refonte visuelle, mais c’est nettement plus utile.
https://flexibits.com/fantastical
Mon avis :
Fantastical frappe juste avec son mirroring de calendriers: la fonction répond à un vrai problème de double réservation en copiant automatiquement des événements entre calendriers selon des règles définies par l’utilisateur. Limite concrète: sa puissance implique un réglage initial plus exigeant qu’un agenda classique, donc un bénéfice surtout net pour les utilisateurs multi-comptes.





