Galicia renforce l’engagement pour la gestion durable de la biomasse dans les zones secondaires

La gestion de la biomasse dans les fajas secondaires en Galice connaît un tournant décisif grâce à la forte adhésion des 238 municipalités au nouveau convention avec Seaga. Ce partenariat renforce la prévention des incendies forestiers tout en augmentant considérablement les ressources pour assurer la sécurité des populations.

La forte adhésion des municipalités galiciennes au nouvel accord de gestion de la biomasse en bandes secondaires

La massive adhésion des communes galiciennes au nouveau convention de gestion de la biomasse en fajas secondaires représente un tournant décisif dans la stratégie de prévention des incendies forestiers au sein de la communauté. Ce contrat, établi avec l’entreprise publique Seaga, vise à améliorer l’entretien des zones de protection autour des centres de population et d’autres zones sensibles.

Cet élan institutionnel est également accompagné d’un augmentation significative des ressources économiques et techniques, ainsi que d’un renforcement du soutien aux petites municipalités et aux propriétaires privés. L’alliance de financement, de planification et d’actions directes cherche à diminuer le risque de grands incendies et à faciliter à chaque commune la conformité aux exigences légales en matière de biomasse.

Participation municipale élevée au nouvel accord

Un total de 238 municipalités galiciennes, représentant environ 76 % des 313 communes de la région, ont déjà demandé leur adhésion au nouvel accord de gestion de la biomasse en bandes secondaires. Ce chiffre démontre une large acceptation du modèle proposé par la Xunta de Galicia et Seaga.

María José Gómez, la conselleira do Medio Rural, a valorisé ces données lors d’une rencontre au Pazo de Quián, à Boqueixón (A Coruña), à laquelle prenaient part les chefs de service provinciaux et les responsables des 19 districts forestiers. Elle a précisé que cette forte participation des municipalités indique que la prévention des incendies est désormais perçue comme une responsabilité partagée et prioritaire.

La Consellería souligne que l’objectif de l’accord est de faciliter le respect des normes concernant la gestion de la biomasse dans les bandes de sécurité tout en offrant un soutien technique et opérationnel pour atteindre plus de terrain et de propriétaires. Ce faisant, on souhaite éviter que le manque de moyens au niveau municipal entraîne un risque accru d’incendies.

Vous aimerez aussi :  Énergie éolienne en Espagne : enjeux, développement durable et opportunités d'avenir

Dans ce cadre, l’adhésion à l’accord ne se limite pas à accéder à des travaux de débroussaillage et de nettoyage. Elle permet également de s’intégrer dans une planification coordonnée au niveau autonome, où les zones les plus vulnérables au feu sont priorisées, notamment autour des zones habitées.

Augmentation du budget et création d’un fonds spécifique

Un des changements majeurs de ce nouvel accord est l’augmentation du budget annuel à 25 millions d’euros, une somme bien supérieure aux précédents accords relatifs à cette question. Avec ce renforcement financier, la Xunta vise à assurer une couverture plus large et continue des interventions sur la biomasse.

Ce montant global inclut un fonds spécifique pour le nettoyage des bandes, doté de 10 millions d’euros par an. Ce fonds est destiné à couvrir les interventions directement liées aux bandes secondaires de protection, essentielles pour bloquer la propagation du feu depuis la forêt vers les habitations et autres infrastructures.

La conselleira a souligné que cet effort budgétaire s’explique par la conviction que investir dans la prévention est plus efficace et moins coûteux que de faire face aux dommages causés par de grands incendies. L’augmentation des ressources permettra de couvrir plus de surfaces, d’atteindre un plus grand nombre de municipalités et d’améliorer la fréquence des travaux d’entretien.

Comparé aux accords précédents, ce nouveau cadre fixe des conditions plus avantageuses pour les municipalités adhérentes, tant sur le plan économique que sur le soutien technique. Ainsi, le rôle de Seaga est renforcé en tant qu’outil de gestion directe sur le terrain, agissant là où les municipalités et les propriétaires ne peuvent pas intervenir seuls.

Soutien aux petites communes, aux particuliers et exécutions subsidiaires

L’accord met également l’accent sur le renforcement du soutien aux communes de moins de 10 000 habitants, qui ont souvent moins de personnel et de ressources pour organiser la gestion de la biomasse. Pour ces communes, le pacte est conçu comme un outil pratique pour respecter la législation sans être submergés.

De plus, le texte de l’accord cible également les propriétaires privés de terrains, leur offrant la possibilité de confier les travaux de débroussaillage à Seaga dans des zones prioritaires. Ainsi, ceux qui ne peuvent pas réaliser ces tâches eux-mêmes trouvent une option plus abordable et mieux organisée pour entretenir leurs propriétés.

Vous aimerez aussi :  Siemens Gamesa : l'essor de l'éolien maritime génère des commandes malgré des pertes persistantes

Une autre facette importante de l’accord est l’intention d’accélérer les exécutions subsidiaires dans les zones à risque d’incendie, lorsque les propriétaires de terrains ne respectent pas leurs obligations légales de nettoyage. Dans ces situations, l’administration peut temporairement effectuer l’action et en récupérer ensuite le coût, évitant que le manque de gestion mette en danger l’ensemble de la population.

Pour faciliter cette dynamique, Seaga offrira son soutien aux municipalités adhérentes non seulement dans les travaux sur le terrain, mais également dans la révision, la modification ou l’élaboration des plans municipaux de prévention. De plus, il sera disponible pour effectuer des inspections, localiser les parcelles non conformes et notifier correctement leurs propriétaires.

Plus de paroisses priorisées et services additionnels de nettoyage

Le nouvel accord étend considérablement le nombre de paroisses classées comme prioritaires, passant de 157 à 276. Ces zones sont jugées particulièrement sensibles en raison de leur exposition au risque d’incendie ou de la proximité d’habitations et d’autres édifices qui pourraient être affectés.

Dans ces paroisses prioritaires, les particuliers peuvent contracter directement Seaga pour les travaux de débroussaillage, à un tarif fixé à 420 euros par hectare. Ce montant a pour but d’être une référence claire et stable, facilitant ainsi la planification des tâches par les propriétaires.

En dehors de ces zones préférentielles, l’accord prévoit que Seaga réalise des exécutions subsidiaires de jusqu’à 10 hectares par commune et par an en dehors des paroisses prioritaires. Cela constitue un outil supplémentaire pour intervenir dans des points particulièrement problématiques ou négligés.

Le contrat intègre également la possibilité de procéder au nettoyage de jusqu’à 12 kilomètres de voies municipales, une mesure essentielle pour garder dégagés les bords des routes locales, chemins et accès servant souvent de lignes de défense et comme itinéraires d’évacuation ou d’entrée pour les moyens d’extinction.

Premiers lots de travaux et portée des actions

Début de l’année, les premiers 12 lots de travaux dans le cadre de cet accord ont été formalisés, pour un montant total de 6 millions d’euros, TVA incluse. Ces contrats permets d’intervenir sur près de 1 900 hectares de terrain, une superficie significative compte tenu de son caractère stratégique.

Selon les informations fournies par la Consellería do Medio Rural, ces lots prévoient d’agir sur plus de 37 000 parcelles, réparties entre les différentes municipalités ayant adhéré à l’accord. L’objectif est d’atteindre de nombreuses propriétés de petite taille, mais situées dans des points clés pour briser la continuité de la végétation combustible.

Vous aimerez aussi :  Économie durable : le Wall Street Journal met en lumière le coût élevé des coupures d'électricité en Espagne liées aux énergies renouvelables

Ces premières interventions serviront également à évaluer l’opérabilité du nouveau modèle et à ajuster, si nécessaire, les procédures de coordination entre la Xunta, les communes, Seaga et les propriétaires. L’expérience acquise durant cette phase initiale contribuera à une meilleure planification des campagnes futures.

Avec ce déploiement, la Galice se positionne dans une ligne de travail alignée avec les recommandations européennes sur la gestion préventive des incendies, basées sur la réduction de la végétation dans les zones de frontière urbaine-forestière et sur la coopération entre administrations et citoyens. Bien que l’accord se concentre sur le niveau autonome, sa philosophie est comparable à celle d’autres programmes européens visant à atténuer l’impact du changement climatique sur les forêts.

Tout cet ensemble de mesures —de l’adhésion majoritaire des municipalités à l’augmentation du budget, l’élargissement des paroisses prioritaires et le lancement des premiers lots de travaux— contribue à tracer un tableau où la gestion de la biomasse dans les bandes secondaires devient un outil clé pour protéger la population et le territoire face aux incendies forestiers, renforçant ainsi la prévention et facilitant la conformité des administrations comme des propriétaires dans une approche plus simple et coordonnée.

Mon avis :

L’adhésion massive des municipalités galiciennes au nouveau convention de gestion de biomasse représente un tournant stratégique pour la prévention des incendies. Bien que le budget annuel de 25 millions d’euros permette d’élargir les interventions, la dépendance à des ressources externes et la gestion des terrains non conformes restent des défis à surmonter pour garantir une efficacité durable.

Les questions fréquentes :

Qu’est-ce que le nouveau convenant de gestion de biomasse en fajas secondaires ?

Le nouveau convenant de gestion de biomasse en fajas secondaires a été établi pour améliorer la prévention des incendies forestiers en Galice. Ce contrat, signé avec la société publique Seaga, vise à maintenir les zones de protection autour des populations et des zones sensibles, tout en apportant un soutien économique et technique aux municipalités.

Combien de municipalités ont adhéré à ce convenant ?

À ce jour, 238 municipalités galiciennes, soit environ 76% des 313 communes de la région, ont demandé leur adhésion au nouveau convenant. Cette forte participation montre que la prévention des incendies est perçue comme une responsabilité collective essentielle.

Quel est le montant du budget alloué à ce convenant ?

Le budget annuel lié à ce convenant a été augmenté pour atteindre 25 millions d’euros, un montant supérieur à celui des précédents accords. Cela inclut un fonds spécifique de 10 millions d’euros consacré à la nettoyage des fajas, afin de mieux protéger les foyers et infrastructures contre les incendies.

Comment le convenant aide-t-il les petites municipalités et les propriétaires particuliers ?

Le convenant offre un soutien particulier aux communes de moins de 10 000 habitants qui manquent souvent de ressources pour gérer la biomasse. Il permet également aux propriétaires privés de confier des travaux de nettoyage à Seaga à des tarifs fixés, rendant l’entretien de leur terrain plus accessible et organisé.

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Article

Découvrez le Mercedes-AMG Uhlenhaut Shooting Brake Concept : la Beauté Automobile de la Semaine !

Next Article
google adoucit sa position sur les comparateurs afin d'éviter le risque d'une amende, adaptant ses pratiques pour se conformer aux régulations en vigueur.

Face au risque d'une amende historique, Google assouplit sa position vis-à-vis des comparateurs

Related Posts