Prévue le 10 juillet, Halide 3.1 ajoute un correcteur de perspective, un mode RAW-only, un nouveau rendu Scarlet et plusieurs réglages de personnalisation. Cette mise à jour de Lux affine surtout l’édition et la prise de vue pour les utilisateurs iPhone les plus exigeants.
Lux affine Halide avec une mise à jour 3.1 centrée sur l’édition
Halide 3.1: Scarlet Edition doit être déployé le vendredi 10 juillet 2026, soit quelques jours seulement après le lancement de Halide Mark III, selon Lux. Le cap est clair : l’éditeur ne cherche pas à ajouter un gadget de plus, mais à renforcer les usages concrets de son application photo pour iPhone et iPad. Cette version 3.1 cible surtout l’après-capture, avec de nouveaux outils de cadrage et une série d’ajustements issus des retours utilisateurs.
Le point le plus visible est l’arrivée d’un correcteur de perspective dans l’onglet Frame du Photo Lab. Jusqu’ici, cette zone servait déjà à pivoter et retourner une image. Désormais, elle permet aussi d’ajuster les lignes fuyantes avec une molette dédiée. Lux décrit l’outil comme une correction de trapèze classique, héritée des chambres photographiques et des objectifs tilt-shift. Le choix est assumé : l’éditeur précise que la fonction n’utilise pas d’IA, mais un réglage manuel intégral. C’est un bon signal. Sur ce terrain, le contrôle fin vaut mieux qu’un automatisme opaque.
La correction de perspective arrive enfin dans le flux natif de l’app
Dans les faits, cette nouvelle fonction sert surtout à redresser une architecture photographiée en contre-plongée, un intérieur où les verticales penchent, ou une scène urbaine captée trop vite. Lux montre par exemple des colonnes rendues plus verticales après traitement. L’éditeur recommande un usage modéré, mais note aussi qu’il est parfois possible de pousser la correction assez loin tout en gardant un rendu crédible.
Ce point manquait à Halide. Beaucoup de photographes mobiles passent encore par une seconde application pour corriger une perspective après prise de vue. Avec 3.1, Lux rapproche un peu plus son app d’un environnement autonome : capture, développement, look, cadrage et désormais géométrie de base.
La comparaison la plus logique reste Adobe Lightroom. Selon Adobe, Lightroom propose sur mobile des corrections automatiques Auto, Level, Vertical, Full, ainsi qu’un mode Guided avec lignes de repère, plus des réglages manuels de distorsion, verticalité, horizontalité, rotation, aspect, échelle et décalages X/Y. Face à cela, Halide 3.1 adopte une approche plus simple : une molette unique, sans système de guides. Mon avis est direct : Halide gagne en rapidité, mais ne rivalise pas encore avec la profondeur d’un outil de retouche dédié.
Ce que change cette fonction dans un usage réel
Le gain est concret pour trois cas d’usage :
- photo d’architecture prise au grand-angle, avec immeuble “qui tombe en arrière” ;
- photo d’intérieur, où les encadrements de porte et les murs doivent rester droits ;
- photo de rue prise à la volée, quand l’utilisateur veut redresser vite sans exporter dans une autre app.
Le compromis reste le même que chez tous les concurrents : corriger la perspective implique souvent un recadrage. Adobe rappelle d’ailleurs que ce type d’ajustement peut créer des zones blanches en bord d’image, ensuite supprimées par crop automatique. Lux ne détaille pas ici sa gestion exacte du recadrage, ce qui reste non communiqué.
Scarlet, un nouveau rendu pensé pour les rouges et les scènes chaudes
La seconde nouveauté de fond s’appelle Scarlet. Ce nouveau “look” mise sur la chaleur, la richesse colorimétrique et un contraste moyen à élevé. Selon Lux, la saturation augmente nettement, surtout sur les rouges. L’éditeur cite explicitement les couchers de soleil comme terrain d’expression idéal.
Ce rendu n’arrive pas par hasard. Depuis Halide Mark III, Lux pousse plus fort son discours sur l’esthétique d’image, avec des looks photo conçus comme une vraie signature visuelle. Scarlet s’inscrit dans cette logique : moins de neutralité, plus de caractère. C’est pertinent si l’utilisateur veut une image plus “finie” dès la sortie de l’app. C’est moins pertinent si l’objectif est un étalonnage neutre en postproduction.
Le point intéressant est ailleurs : Lux associe l’exemple de Scarlet à un cadrage en 65:24. Cela montre que l’éditeur continue de traiter la photo mobile comme un ensemble cohérent, mêlant ratio, rendu colorimétrique et développement. Cette logique de pipeline créatif différencie encore Halide des apps purement techniques.
Le mode RAW-only vise les utilisateurs avancés, pas le grand public
Parmi les nouveautés les plus utiles, Halide 3.1 ajoute un mode RAW-only activable en option. L’idée est simple : enregistrer uniquement le fichier RAW, sans JPEG ni HEIC compagnon. Selon Lux, cette option n’était pas proposée par défaut car la plupart des apps tierces gèrent mal l’affichage des RAW, ce qui génère de la confusion côté utilisateurs.
Ce choix est cohérent. Selon Apple, Apple ProRAW combine les informations d’un RAW standard et le traitement d’image de l’iPhone, afin d’offrir davantage de latitude sur l’exposition, la couleur et la balance des blancs. Apple rappelle aussi que ces fichiers conservent plus d’informations et sont donc plus volumineux. En clair, un mode RAW-only peut intéresser les utilisateurs qui veulent alléger la duplication des fichiers, mais il suppose une chaîne logicielle propre derrière : catalogage, développement et export dans des apps réellement compatibles.
Mon avis est net : cette option ne concerne pas la majorité des utilisateurs d’iPhone. Mais pour un photographe qui shoote déjà en RAW, c’est une amélioration utile. Elle réduit l’encombrement inutile et clarifie le flux de travail.
Pourquoi cette option compte vraiment
La nouveauté n’est pas spectaculaire, mais elle répond à un irritant très concret. Dans beaucoup d’apps photo, le couple RAW + JPEG sert de filet de sécurité. Ici, Lux accepte enfin de laisser ce choix à l’utilisateur avancé. C’est un signe de maturité produit.
Autre point pratique : Halide 3.1 modifie le comportement du tap dans le viseur. En mise au point manuelle, toucher l’écran ne change plus la focus. En exposition manuelle, le tap n’écrase plus l’exposition choisie. Là encore, ce n’est pas marketing. C’est juste plus logique.
Un panneau de personnalisation dédié et de nouveaux réglages de compression
Lux ajoute aussi un panneau Customization dans les réglages. Il regroupe les thèmes d’interface et les icônes d’application. C’est secondaire sur le papier, mais cohérent avec l’évolution de Halide, qui se présente autant comme un outil premium que comme un produit à forte identité visuelle.
Plus intéressant : de nouveaux contrôles de compression arrivent dans les réglages, avec aperçu à l’appui. L’objectif est d’aider l’utilisateur à arbitrer entre texture d’image et taille de fichier. La source ne donne aucun chiffre précis sur les niveaux de compression, les formats concernés ni les gains de poids possibles. Sur ce point, il faut rester strict : non communiqué.
Malgré l’absence de données détaillées, la fonction répond à un besoin réel. Sur smartphone, la question n’est plus seulement la qualité brute. Elle touche aussi au stockage local, à la synchronisation iCloud et à la vitesse de partage. Un réglage visuel avec aperçu est souvent plus utile qu’une simple case “qualité élevée”.
Positionnement tarifaire : Halide reste premium, sans exploser les prix du segment
Selon Lux, Halide Mark III est inclus sans surcoût pour les acheteurs de Mark II et pour les abonnés existants. Pour les nouveaux venus, le service est proposé à 19,99 dollars par an ou 59,99 dollars en achat unique. Avec le taux de change de référence publié par la Banque centrale européenne au 8 juillet 2026, soit 1 euro = 1,1404 dollar, cela représente environ 18 € par an et 53 € en achat unique.
Première métrique dérivée : l’achat unique coûte l’équivalent de 2,94 années d’abonnement sur la base des prix officiels de Lux. Autrement dit, au-delà d’environ 35 mois d’usage, la licence définitive devient plus rentable que la formule annuelle.
Deuxième métrique dérivée : le ticket d’entrée de l’achat unique est environ 194 % plus élevé que l’abonnement annuel, toujours à partir des tarifs officiels de Lux. L’écart est important, mais classique pour pousser l’abonnement sans le rendre obligatoire.
Face à la concurrence, Halide ne joue pas la carte du prix cassé. Sur l’App Store français, Moment Pro Camera II est affiché à 6,99 €. De son côté, la fiche française de ProCamera consultée ne montrait pas de prix exploitable dans l’extrait visible, donc non communiqué ici. En revanche, ProCamera affiche une liste très dense de fonctions : RAW, TIFF, JPG, HEIF, capture et édition ProRAW, focus peaking, histogramme en direct, contrôle manuel de la balance des blancs et outils vidéo avancés.
Troisième métrique dérivée : l’achat unique de Halide à 53 € coûte environ 7,6 fois le prix de Moment Pro Camera II à 6,99 €. L’abonnement annuel converti de Halide, à 18 €, reste lui environ 2,6 fois plus cher.
Mon avis est simple : Halide vend une expérience photo et un rendu, pas seulement une fiche de fonctions. Le prix paraît élevé si l’on compte les options. Il paraît plus défendable si l’on valorise le traitement d’image, l’interface et le suivi produit.
Halide 3.1 comble plusieurs angles morts du produit
La source d’origine listait les nouveautés, mais ne disait pas vraiment ce qu’elles changent dans le paysage des apps photo iPhone. C’est là que cette version 3.1 devient intéressante. Elle ajoute au moins cinq éléments de valeur concrets par rapport au simple résumé initial :
- une correction de perspective directement intégrée au flux de développement, sans export vers une autre app ;
- un mode RAW-only qui cible explicitement les utilisateurs experts ;
- un nouveau rendu Scarlet pensé pour des scènes chaudes, notamment les couchers de soleil ;
- un ajustement du comportement tactile qui protège enfin les réglages manuels de focus et d’exposition ;
- un positionnement tarifaire clarifié face à deux concurrents bien installés, Moment et ProCamera.
À cela s’ajoutent deux constats de marché utiles. D’abord, Halide continue de monter en gamme alors que plusieurs concurrents empilent surtout les fonctions vidéo et cinéma. Ensuite, Lux mise de plus en plus sur la cohérence entre prise de vue, rendu colorimétrique et développement. C’est plus étroit que l’approche d’Adobe Lightroom, mais aussi plus lisible.
Ce que Halide 3.1 apporte de neuf, point par point
- Correction de perspective manuelle via une molette dédiée.
- Rotation et retournement des photos dans l’onglet Frame.
- Nouveau look Scarlet avec saturation renforcée des rouges.
- Panneau Customization pour les thèmes UI et les icônes.
- Réglages de compression avec aperçu visuel.
- Mode RAW-only activable en option.
- Tap du viseur mieux géré en focus manuel.
- Tap du viseur mieux géré en exposition manuelle.
La mise à jour ne transforme pas Halide en équivalent direct de Lightroom. Ce n’est pas son but. Elle rend surtout l’application plus complète là où elle en avait besoin : géométrie, discipline du RAW, ergonomie des commandes manuelles et personnalisation. C’est moins spectaculaire qu’une refonte totale. C’est aussi plus utile.
Source d’autorité
Annonce officielle de Halide 3.1: Scarlet Edition par Lux
Mon avis :
Halide 3.1 confirme l’ambition pro de Lux : la correction de perspective, le RAW-only et les réglages de compression apportent un vrai contrôle utile aux photographes exigeants. Mais cette mise à jour reste surtout incrémentale : le look Scarlet et les ajustements d’interface séduisent, sans changer fondamentalement l’expérience de prise de vue.





