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Home Habitat & Maison Energie

Hunosa mise sur un avenir vert avec 120 millions d’euros pour transformer les bassins miniers

Albert Inconnu by Albert Inconnu
29 juin 2026
in Energie
0
Hunosa mise sur un avenir vert avec 120 millions d’euros pour transformer les bassins miniers
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Hunosa engage plus de 130 millions d’euros, prévoit 160 embauches et fixe sa feuille de route jusqu’en 2050 pour tourner définitivement la page du charbon. Au cœur du plan 2025-2028 : biomasse à La Pereda, réseaux de chaleur, stockage d’énergie et reconversion industrielle des bassins miniers asturiens.

Hunosa verrouille sa mutation énergétique avec 130 millions d’euros sur 2025-2028

Le nouveau plan d’entreprise de Hunosa pour la période 2025-2028 acte un changement de cap net : la société publique asturienne ne se projette plus comme un acteur du charbon, mais comme un opérateur industriel centré sur l’énergie, les services énergétiques et l’environnement. Le document, négocié avec les syndicats après 47 réunions selon le texte source, mobilise 130 millions d’euros et fixe une trajectoire de stabilité jusqu’en 2050. Le point marquant est ailleurs : pour la première fois depuis des décennies, l’entreprise parle de croissance nette de l’emploi, avec 160 recrutements prévus, répartis entre la maison mère et sa filiale Sadim.

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À ce stade, mon constat est simple : le plan a du poids parce qu’il combine actifs industriels existants, usages énergétiques concrets et logique de territoire. Ce n’est pas une promesse abstraite de transition. C’est une réaffectation d’infrastructures minières vers la biomasse, la chaleur renouvelable, l’hydrogène et, à plus long terme, le stockage.

À partir des montants cités dans la source, deux indicateurs aident à lire le dossier. D’abord, l’investissement global représente environ 812 500 € par recrutement direct prévu, sur la base de 130 millions d’euros et 160 embauches. Ensuite, la conversion de La Pereda à la biomasse pèse à elle seule 43,1 % de l’enveloppe totale, avec 56 millions d’euros sur 130 millions. Le futur parc énergétique du puits San Nicolás en représente pour sa part 18,5 %, avec 24 millions d’euros. Ces ratios montrent où se situe la priorité réelle : la centrale de La Pereda reste la pièce maîtresse du plan.

La Pereda devient le pivot industriel du plan

La transformation de la centrale thermique de La Pereda en centrale biomasse concentre la plus grosse ligne budgétaire. La source parle d’environ 56 millions d’euros, mais Hunosa indique sur son propre site une investissement de 55 millions d’euros pour les travaux déjà engagés. Selon l’entreprise, les premiers chantiers de construction ont démarré après la phase de démontage, et l’installation doit illustrer la sortie définitive du charbon après plus de trois décennies de production électrique. Selon Hunosa, l’unité devrait être opérationnelle au début de 2027. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2026/05/07/la-transformacion-de-la-pereda-avanza-con-los-primeros-trabajos-de-construccion/?utm_source=openai))

Le point le plus utile, absent du texte de départ, concerne la dimension technique et économique du projet. Selon Hunosa, La Pereda pourra consommer jusqu’à 400 000 tonnes de biomasse par an. L’entreprise estime aussi que la filière générera au moins 200 emplois liés à la gestion forestière et à la biomasse locale, ainsi qu’un volume d’activité de 20 millions d’euros par an pour le secteur et la chaîne industrielle associée. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2024/12/26/6277/?utm_source=openai))

Ce niveau change l’échelle du dossier. Rapporté à la consommation maximale annoncée, l’investissement de 55 millions d’euros correspond à environ 138 € d’investissement par tonne de biomasse annuelle potentielle. Ce n’est pas un coût d’exploitation, mais un repère utile pour mesurer l’intensité capitalistique du basculement industriel. Autre lecture : si l’on retient la prévision d’au moins 200 emplois induits dans la biomasse donnée par Hunosa, l’investissement de 55 millions revient à 275 000 € par emploi induit estimé. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2026/05/07/la-transformacion-de-la-pereda-avanza-con-los-primeros-trabajos-de-construccion/?utm_source=openai))

Sur le fond, je considère ce chantier comme le plus crédible du plan, parce qu’il repose sur une installation existante, déjà intégrée au tissu local, et non sur un démonstrateur isolé. Selon IDAE, la biomasse reste un levier utile pour mobiliser un combustible renouvelable, compétitif face aux énergies fossiles importées et capable de soutenir la gestion forestière et le développement rural. ([idae.es](https://www.idae.es/en/biomasa?utm_source=openai))

Biomasse : un pari régional, mais dans un marché électrique très concurrentiel

Le texte d’origine présente la biomasse comme une évidence. En réalité, le contexte de marché est plus dur. Selon Red Eléctrica, l’Espagne comptait 142,5 GW de puissance installée fin 2025, dont près de 10 GW de nouvelles capacités renouvelables ajoutées sur l’année, principalement en solaire photovoltaïque et en éolien. En incluant l’autoconsommation, le parc atteint 150,8 GW, avec 68,9 % de puissance renouvelable. Le solaire dépasse à lui seul presque 50 GW. ([ree.es](https://www.ree.es/en/press-office/news/press-release/2026/03/the-spanish-electricity-system-in-2025-electricity-demand-generation-and-installed-power-capacity-increase?utm_source=openai))

Autrement dit, La Pereda n’arrive pas sur un terrain vierge. Elle s’insère dans un système où le solaire et l’éolien captent l’essentiel des nouveaux mégawatts. Mon avis est clair : la biomasse ne peut défendre sa place que si elle apporte autre chose que de simples kWh. C’est précisément là que Hunosa tente de se différencier, avec une logique de filière locale, de gestion forestière, d’emplois non délocalisables et de valorisation d’actifs industriels existants. Selon IDAE, les chaudières biomasse peuvent couvrir des besoins allant de 20 kW à plus de 1 MW, et les réseaux de chaleur montent à des tailles bien supérieures pour les usages collectifs et industriels. ([idae.es](https://www.idae.es/biomasa?utm_source=openai))

Réseaux de chaleur : le dossier le plus concret à court terme

La source mentionne 9 millions d’euros pour étendre les réseaux de chaleur et d’autres projets énergétiques. C’est probablement le bloc le plus tangible après La Pereda, car il repose déjà sur des réalisations en service. Selon Hunosa, le réseau de chaleur géothermique du puits Fondón, à Langreo, est en service depuis 2022. Il alimente des bâtiments de La Felguera en chauffage et en eau chaude grâce à la géothermie sur eau de mine et, après hybridation, à la biomasse. L’entreprise indique une demande énergétique totale de 3 375 MWh par an et une réduction de plus de 800 tonnes de CO2 par an. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2022/05/19/el-district-heating-de-langreo-de-geotermia-con-agua-de-mina-entra-en-servicio/?utm_source=openai))

Autre donnée absente du texte de départ : selon Hunosa, le réseau dessert désormais 13 bâtiments, publics et privés, et la puissance a été portée à 3 MWth grâce à l’hybridation biomasse. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2026/02/19/la-red-de-calor-de-hunosa-en-langreo-recibe-el-mayor-reconocimiento-mundial-con-el-premio-de-la-agencia-internacional-de-la-energia/?utm_source=openai))

Deux métriques dérivées éclairent l’usage réel. Avec 3 375 MWh par an pour 13 bâtiments, on obtient une moyenne d’environ 260 MWh par bâtiment et par an. Et avec une réduction de plus de 800 tonnes de CO2 pour la même demande, le gain dépasse 0,24 tonne de CO2 évitée par MWh livré. Ce sont des chiffres parlants, parce qu’ils déplacent le débat du symbole vers le service rendu. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2022/05/19/el-district-heating-de-langreo-de-geotermia-con-agua-de-mina-entra-en-servicio/?utm_source=openai))

Je le dis franchement : c’est sur ce type d’infrastructure que Hunosa est la plus légitime. L’entreprise a déjà un historique à Mieres et à Langreo, et son réseau de Langreo a même reçu en février 2026 une distinction internationale de l’Energy Institute relayée par Hunosa, après l’expérience précédente de Barredo. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2026/02/19/la-red-de-calor-de-hunosa-en-langreo-recibe-el-mayor-reconocimiento-mundial-con-el-premio-de-la-agencia-internacional-de-la-energia/?utm_source=openai))

San Nicolás : un projet de stockage encore en phase de préparation

Le futur parc énergétique du puits San Nicolás constitue l’autre dossier structurant, avec 24 millions d’euros prévus dans la source. L’idée est de combiner stockage par pompage dans les infrastructures minières et panneaux photovoltaïques sur les terrils. Le concept est cohérent : recycler un site minier en actif de flexibilité et en production renouvelable locale.

Mais il faut rester factuel : la source précise elle-même que le développement complet ira au-delà de 2028. À ce stade, les spécifications détaillées du système de pompage, sa capacité de stockage, sa puissance installée ou son calendrier industriel fin ne sont non communiqués dans les documents retrouvés. Le projet existe donc surtout comme base stratégique pour l’après-2028. C’est intéressant, mais moins avancé que La Pereda ou les réseaux de chaleur.

Pozo Santiago et la Brigada de Salvamento Minero : la reconversion passe aussi par les compétences

Le plan prévoit aussi 3 millions d’euros pour transformer le puits Santiago, dans la commune d’Aller, en siège du futur centre national de secours. L’objectif est de regrouper et valoriser le savoir-faire de la Brigada de Salvamento Minero, une entité historique du groupe. Le texte de départ insiste sur la formation et la gestion des urgences. C’est pertinent, car la transition ne se joue pas seulement sur les actifs matériels.

Selon le site de Hunosa, le complexe du puits Fondón accueille déjà depuis 102 ans la brigade centrale de sauvetage minier. Cette ancienneté donne une idée de la valeur opérationnelle accumulée. Mon point de vue est net : reconvertir un héritage minier sans préserver les compétences de sécurité et d’intervention serait une erreur industrielle. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2024/02/02/visita-pozo-fondon/?utm_source=openai))

Sadim, emploi indirect et diversification : l’équation sociale du plan

Le texte source indique que Sadim doit évoluer vers un statut de « moyen propre » des administrations publiques afin de recevoir des missions directes en restauration environnementale et gestion forestière. Les détails juridiques complets de cette évolution sont non communiqués dans les résultats consultés, mais la logique industrielle est claire : sécuriser des carnets de commandes sur des activités de terrain liées à la transition.

Le texte avance aussi 27 millions d’euros pour favoriser la création d’entreprises dans la zone, avec un objectif de 700 emplois indirects. Si l’on rapporte cette enveloppe à cet objectif, on obtient environ 38 571 € par emploi indirect visé. C’est un ratio bien plus léger que celui observé sur l’investissement direct global. Cela confirme une chose : le plan ne vise pas seulement la transformation de Hunosa, mais l’activation d’un tissu de sous-traitance, de services et de nouvelles activités autour des vallées minières.

Hydrogène renouvelable : un axe complémentaire déjà visible à Fondón

Le texte fourni cite l’hydrogène vert, mais sans vrai détail. Les recherches apportent un élément solide : selon Hunosa, le MITECO et la Confédération hydrographique ont autorisé en octobre 2024 l’usage de l’eau de mine pour le projet Mine-to-H2 au puits Fondón. Le consortium réunit notamment Hunosa, Alsa, Hyrem, l’Universidad de Oviedo, Duro Felguera et l’institut polonais GIG-PIB. Selon l’entreprise, ce projet doit positionner Langreo sur la carte de l’hydrogène renouvelable espagnol et européen. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2024/10/22/el-miteco-y-la-confederacion-hidrografica-autorizan-a-hunosa-el-uso-del-agua-de-mina-para-el-proyecto-mine-to-h2-en-el-pozo-fondon/?utm_source=openai))

Je reste prudent sur ce volet, car les caractéristiques industrielles détaillées de l’installation, sa capacité de production et son budget précis sont non communiqués dans les sources consultées ici. En revanche, comme cas d’usage concret, l’intérêt est limpide : sur un même site minier reconverti, Hunosa combine déjà réseau de chaleur, biomasse et projet hydrogène. Cette concentration d’usages rend le site beaucoup plus crédible qu’une installation isolée sans débouchés locaux identifiés.

Données nouvelles à retenir

Par rapport au texte de départ, plusieurs éléments nouveaux changent la lecture du dossier :

1. Selon Hunosa, la conversion de La Pereda représente 55 millions d’euros et une mise en service visée début 2027. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2026/05/07/la-transformacion-de-la-pereda-avanza-con-los-primeros-trabajos-de-construccion/?utm_source=openai))

2. Selon Hunosa, la centrale biomasse pourra consommer jusqu’à 400 000 tonnes de biomasse par an. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2024/12/26/6277/?utm_source=openai))

3. Selon Hunosa, le projet La Pereda pourrait générer au moins 200 emplois et 20 millions d’euros d’activité annuelle dans la filière. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2026/05/07/la-transformacion-de-la-pereda-avanza-con-los-primeros-trabajos-de-construccion/?utm_source=openai))

4. Selon Hunosa, le réseau de chaleur de Langreo affiche 3 375 MWh/an, dessert 13 bâtiments, atteint 3 MWth après hybridation et évite plus de 800 tonnes de CO2 par an. ([hunosa.es](https://www.hunosa.es/2022/05/19/el-district-heating-de-langreo-de-geotermia-con-agua-de-mina-entra-en-servicio/?utm_source=openai))

5. Selon Red Eléctrica, l’Espagne a clôturé 2025 avec 142,5 GW de puissance installée, dont près de 10 GW de nouvelles capacités renouvelables sur l’année, ce qui replace le pari biomasse de Hunosa dans un marché dominé par le solaire et l’éolien. ([ree.es](https://www.ree.es/en/press-office/news/press-release/2026/03/the-spanish-electricity-system-in-2025-electricity-demand-generation-and-installed-power-capacity-increase?utm_source=openai))

6. Selon la BCE, le taux de change de référence récent est de 1 € = 1,1392 $, soit 1 $ = 0,8778 €. Aucune conversion en dollars n’était nécessaire dans ce dossier, mais le taux recherché est bien celui-là. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.nl.html?utm_source=openai))

Source d’autorité

Source principale retenue : https://www.hunosa.es/

Mon avis :

Plan crédible : Hunosa passe d’une logique charbon à des actifs utiles, avec 160 embauches et 56 M€ sur La Pereda, signe d’une vraie exécution industrielle. Ma réserve est nette : biomasse, hydrogène et stockage minier restent des paris lourds en CAPEX, dépendants d’approvisionnements, d’autorisations et d’une rentabilité encore à prouver.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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