Près de 10 ans après l’iPhone X, Apple préparerait sur l’iPhone 18 Pro une Dynamic Island réduite d’environ 35 %. De quoi grignoter un peu plus l’écran utile et rapprocher enfin l’iPhone d’un affichage presque sans découpe.
Le design à encoche d’Apple approche clairement de la sortie
L’information de départ tient en une phrase : l’iPhone 18 Pro, attendu à l’automne 2026 selon la rumeur relayée par plusieurs médias spécialisés, pourrait réduire la taille de la Dynamic Island d’environ 35 %. Le signal est simple. Apple continue d’éloigner son iPhone d’une découpe visible dans l’écran, sans encore la supprimer totalement.
Le sujet mérite mieux qu’un simple commentaire de design. Depuis l’iPhone X, présenté par Apple en septembre 2017, l’encoche n’a jamais été un choix esthétique pur. Elle répondait à une contrainte technique : loger le système TrueDepth nécessaire à Face ID dans un smartphone presque bord à bord. Selon Apple, l’iPhone X associait déjà un écran OLED de 5,8 pouces et la caméra TrueDepth dans un format pensé pour maximiser la surface d’affichage utile. Autrement dit, la découpe est née d’un compromis matériel, pas d’un caprice visuel.
Mon avis est clair : la Dynamic Island a été une bonne rustine logicielle, pas une fin en soi. Apple l’a rendue intelligente. Elle ne l’a pas rendue désirable.
Pourquoi la Dynamic Island existe encore en 2026
Sur les modèles récents, Apple masque la contrainte avec de l’interface. La Dynamic Island ne sert pas seulement de cache noir autour des capteurs. Selon la documentation développeur d’Apple, elle héberge les Live Activities, c’est-à-dire des informations en temps réel visibles d’un coup d’œil : score de match, livraison en cours, minuterie, trajet, séance de sport ou navigation. Le système peut afficher une activité compacte, étendue ou minimale selon le contexte et le nombre d’apps actives.
Concrètement, cela change l’usage. Sur un iPhone compatible, une commande de repas peut afficher le temps restant, un VTC son temps d’arrivée, ou une app sportive des données de séance sans ouvrir l’application. Selon Apple, une Live Activity peut rester active jusqu’à huit heures dans la Dynamic Island, puis jusqu’à quatre heures supplémentaires sur l’écran verrouillé. C’est utile. Mais cela ne change pas le fond du problème : la fonction existe parce que la découpe existe.
Mon opinion ici est simple : quand un constructeur transforme une contrainte en fonction, il gagne du temps. Il ne règle pas forcément le défaut d’origine.
Le point de départ concret : ce que montre l’iPhone 16 Pro
Pour mesurer l’intérêt d’une future réduction, il faut partir du matériel actuel. Selon la fiche technique officielle d’Apple, l’iPhone 16 Pro dispose d’un écran OLED de 6,3 pouces, d’une définition de 2 622 x 1 206 pixels à 460 ppp, d’un taux de rafraîchissement adaptatif jusqu’à 120 Hz et d’une luminosité de 2 000 nits en pic en extérieur. Le smartphone mesure 149,6 x 71,5 x 8,25 mm pour 199 g. Il embarque aussi la Dynamic Island, l’affichage permanent et la puce A18 Pro.
Premier apport concret absent de la source d’origine : l’iPhone 16 Pro affiche un format d’écran proche de 19,5:9. Le calcul dérivé à partir de la définition officielle donne un ratio hauteur/largeur de 2,17. Ce point compte, car sur un écran aussi allongé, quelques millimètres gagnés en haut de dalle restent modestes en surface brute, mais très visibles dans les usages plein écran, la vidéo verticale et certains jeux.
Deuxième métrique dérivée : avec ses 199 g pour 6,3 pouces, l’iPhone 16 Pro affiche environ 31,6 g par pouce d’écran. Ce ratio ne dit pas tout, mais il rappelle un point pratique : les smartphones premium compacts paient chaque évolution matérielle en poids, et l’intégration sous l’écran ou la miniaturisation des capteurs reste un enjeu industriel, pas seulement visuel.
Une réduction de 35 % : ce que cela changerait vraiment
Si la rumeur de -35 % se confirme, l’effet ne sera pas cosmétique. Une baisse de 35 % signifie qu’il resterait 65 % de la taille actuelle. Dit autrement, la future Dynamic Island représenterait environ 1,54 fois moins de surface que l’actuelle. C’est un vrai écart visuel. Ce n’est pas l’écran plein, mais ce n’est plus la même présence en façade.
Cette évolution serait cohérente avec la trajectoire d’Apple. L’entreprise est passée de l’encoche large de l’iPhone X à la Dynamic Island sur les modèles Pro, tout en conservant le bloc capteurs nécessaire à Face ID. La suite logique consiste à réduire encore l’empreinte visible, soit en déplaçant une partie des composants sous la dalle, soit en compactant davantage le module frontal. Sur ce point précis, la source initiale ne donne aucun détail matériel. La formulation la plus rigoureuse reste donc : non communiqué.
Mon avis est net : si Apple réduit la découpe sans dégrader Face ID, ce sera plus important que bien des hausses de puissance annuelles. L’impact sera visible à chaque minute d’usage.
Le vrai angle manquant : la concurrence a déjà choisi une autre voie
Le papier d’origine parle surtout d’Apple. Il manque le contexte concurrentiel. Or sur le très haut de gamme, les rivaux n’utilisent plus une large découpe centrale de type pilule. Ils privilégient un poinçon frontal plus discret.
Selon le Google Store, le Pixel 9 Pro démarre à 999 €, avec un écran LTPO OLED de 6,3 pouces, une définition de 1 280 x 2 856 pixels, un taux de 1 à 120 Hz, une luminosité maximale de 3 000 nits et un poids de 199 g. Ses dimensions sont de 152,8 x 72 x 8,5 mm. Côté photo, Google annonce un triple module arrière 50 + 48 + 48 Mpx et une caméra avant 42 Mpx.
Ce comparatif ajoute plusieurs éléments nouveaux. D’abord, à diagonale identique, l’iPhone 16 Pro et le Pixel 9 Pro pèsent le même poids officiel : 199 g. Ensuite, le terminal de Google monte plus haut en luminosité théorique, à 3 000 nits contre 2 000 nits en pic extérieur pour l’iPhone 16 Pro selon leurs fiches respectives. Enfin, le Pixel 9 Pro utilise une simple perforation frontale, donc une présence visuelle plus faible dans l’écran.
Autre métrique dérivée utile : au prix de départ officiel de 999 €, le Pixel 9 Pro revient à environ 159 € par pouce d’écran. La source fournie sur l’iPhone 18 Pro ne donne aucun tarif, donc impossible de calculer un équivalent sérieux pour le futur modèle d’Apple : non communiqué.
Chez Samsung, la logique est la même. Selon le communiqué mondial de Samsung Electronics, le Galaxy S25 Ultra dispose d’un écran de 6,9 pouces et le texte officiel précise que la zone visible est réduite par les coins arrondis et par le trou de caméra. Le constructeur ne s’appuie donc pas sur une large découpe de type Dynamic Island pour son flagship Android. Là encore, le message est limpide : sur le plan purement visuel, le marché premium a déjà normalisé un capteur frontal moins envahissant.
Le contexte marché pousse Apple à nettoyer la façade
Le calendrier n’est pas anodin. Selon Counterpoint Research, le segment premium mondial au-dessus de 600 dollars a progressé de 8 % sur un an au premier semestre 2025, atteignant un niveau record pour cette période. Selon la même société d’études, les smartphones premium représentaient déjà 25 % du marché mondial en 2024, contre 15 % en 2020. Toujours selon Counterpoint Research, Apple dominait ce segment avec 67 % de part en 2024.
Ce contexte change la lecture du dossier. Quand le premium grossit, le design visible redevient central. À plus de 1 000 dollars, les clients n’achètent pas seulement une fiche technique. Ils paient une expérience, une image et un niveau de finition. Dans ce cadre, garder une large zone noire en haut de l’écran plus longtemps que nécessaire devient difficile à défendre.
Mon opinion est simple : la réduction de la Dynamic Island n’est pas un bonus marketing. C’est une réponse attendue sur un marché où l’apparence de la façade compte presque autant que la photo ou l’IA.
Ce que la source initiale ne dit pas sur l’usage réel
Le gain de surface ne sert pas seulement à “faire plus propre”. Il a des effets concrets. En vidéo, une découpe plus petite réduit les distractions sur les interfaces pleines largeur. En jeu, elle libère un peu plus d’espace dans les zones d’action ou d’interface haute. En navigation et en lecture, elle diminue la sensation d’écran interrompu. En photo ou en montage mobile, elle laisse davantage d’espace utile aux barres d’outils et aperçus.
La documentation d’Apple rappelle aussi que sur les appareils compatibles, les Live Activities peuvent s’afficher dans plusieurs états, compacts ou minimaux. Cela implique une contrainte de design pour les développeurs, qui doivent composer autour de la zone de capteurs. Si cette zone rétrécit, les marges de conception s’élargissent, même sans changement majeur dans les API. C’est un point rarement mis en avant, mais il compte.
Autre angle absent de la source : sur les appareils qui ne prennent pas en charge la Dynamic Island, Apple affiche certaines informations de Live Activities ailleurs, notamment sur l’écran verrouillé. Cela prouve que la fonction logicielle peut survivre sans la forme actuelle. En clair, la Dynamic Island n’est pas sacrée. C’est une implémentation transitoire.
Les chiffres à retenir avant l’iPhone 18 Pro
Selon Apple, l’encoche de l’iPhone X remonte à septembre 2017. En 2026, cela fait près de neuf ans de présence continue d’une découpe visible sur l’iPhone. La rumeur citée évoque une réduction de 35 % sur l’iPhone 18 Pro. Le modèle de référence actuel, l’iPhone 16 Pro, propose un écran 6,3 pouces, 2 622 x 1 206 pixels, 120 Hz, 2 000 nits en extérieur et un poids de 199 g selon Apple. Le Pixel 9 Pro, lui aussi en 6,3 pouces, annonce 3 000 nits et 199 g à 999 € selon Google. Le Galaxy S25 Ultra de Samsung monte à 6,9 pouces avec un simple trou de caméra selon le communiqué officiel du groupe.
Pour la conversion monétaire, le taux de référence publié par la Banque centrale européenne le 26 juin 2026 est de 1 € = 1,1401 $ ; cela revient à environ 0,877 € pour 1 $. Ainsi, 999 $ valent environ 876 € au taux de référence de la BCE. Cette conversion reste théorique pour comparer des seuils de prix en dollars avec le marché européen, pas pour prédire un prix public TTC en France.
Ce que j’en déduis pour l’iPhone 18 Pro
Le scénario le plus crédible est celui d’une étape intermédiaire. Pas de façade totalement vierge dès 2026, mais une réduction suffisamment nette pour marquer une rupture visuelle. Apple a déjà prouvé qu’il savait transformer une contrainte technique en signature logicielle. La prochaine étape consiste à faire l’inverse : conserver les usages utiles de la Dynamic Island tout en rendant la contrainte matérielle de moins en moins visible.
Si cette baisse de 35 % se confirme, l’iPhone 18 Pro ne supprimera peut-être pas l’héritage de l’iPhone X. Mais il en actera la fin programmée. Et, franchement, il était temps.
Source d’autorité
Apple Newsroom – présentation officielle de l’iPhone X
Mon avis :
Apple affine enfin un défaut visuel historique : une Dynamic Island réduite d’environ 35 % améliorerait réellement l’immersion et libérerait un peu d’affichage utile. Mais le gain reste marginal au quotidien : l’encoche demeure, et sans suppression totale des capteurs visibles, on parle d’un polissage premium, pas d’un vrai saut d’usage.





