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Home Habitat & Maison Energie

La descarbonización industrial progresa en España con proyectos, eventos y alianzas estratégicas

Albert Inconnu by Albert Inconnu
10 juillet 2026
in Energie
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La descarbonización industrial progresa en España con proyectos, eventos y alianzas estratégicas
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Hydnum Steel obtient 60 millions d’euros d’aides pour une usine à 1,65 milliard d’euros, 5 000 emplois et jusqu’à 98 % de CO₂ en moins : en Espagne, la décarbonation industrielle accélère, portée par Bilbao, de nouvelles alliances industrielles et la modernisation de la cogénération.

L’Espagne accélère enfin la décarbonation industrielle

La décarbonation industrielle sort du registre des intentions. En Espagne, les dernières annonces montrent un mouvement plus structuré, avec des financements publics, des projets industriels lourds, des alliances entre groupes établis et des solutions déjà déployées sur site. Le signal le plus clair vient du projet de Hydnum Steel à Puertollano, appuyé par le ministère espagnol de l’Industrie et du Tourisme via le PERTE de décarbonation industrielle.

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Selon la source de départ, le projet a obtenu 60 millions d’euros d’aides publiques pour une usine de 1,65 milliard d’euros. L’ambition est claire : construire une aciérie bas carbone fondée sur des fours à arc électrique, alimentés par de l’hydrogène vert et par de l’électricité 100 % renouvelable. Le consortium réunit Russula, Siemens, ABEI Energy et Primetals Technologies. L’objectif affiché reste une baisse des émissions de CO₂ pouvant atteindre 98 % par rapport à la filière haut-fourneau classique, selon les éléments repris par plusieurs publications sectorielles et médias économiques.

Le point fort de ce dossier n’est pas seulement la technologie. C’est aussi son poids économique. En partant des chiffres fournis par la source d’origine, l’aide publique de 60 millions d’euros ne représente qu’environ 3,6 % de l’investissement total de 1,65 milliard d’euros. Autrement dit, le projet repose d’abord sur une logique industrielle et capitalistique, pas uniquement sur la subvention. Deuxième métrique dérivée : avec plus de 5 000 emplois annoncés dans la source, l’investissement théorique ressort à environ 330 000 € par emploi. Cela donne la mesure d’un projet très capitalistique, typique de la sidérurgie lourde.

Le gouvernement espagnol renforce en parallèle le cadre de financement. Selon le Ministerio de Industria y Turismo, la dotation de la ligne 1 du PERTE de décarbonation industrielle a été relevée de 329,7 à 408,2 millions d’euros, soit une hausse de 78,5 millions d’euros. Cela représente une progression d’environ 23,8 %. Ce chiffre absent de la source initiale montre que Madrid augmente réellement la capacité de soutien aux industriels qui veulent baisser leurs émissions, améliorer leur efficacité énergétique ou transformer leurs procédés de production. ([mintur.gob.es](https://www.mintur.gob.es/es-es/gabineteprensa/notasprensa/2026/paginas/industria-dotacion-perte-descarbonizacio-industrial-nueva-convocatoria-linea-uno.aspx))

Hydnum Steel : un test grandeur nature pour l’acier bas carbone espagnol

Le projet de Puertollano concentre plusieurs enjeux à la fois : souveraineté industrielle, relocalisation de chaînes de valeur, accès à une énergie décarbonée et création d’une offre d’acier à faibles émissions sur la péninsule Ibérique. C’est précisément ce qui manquait jusque-là à l’Espagne : un projet sidérurgique neuf pensé dès le départ autour d’une logique bas carbone, et non comme une simple amélioration marginale d’un outil existant.

La technologie choisie n’a rien d’anecdotique. Les fours à arc électrique sont déjà la base de nombreuses stratégies de décarbonation de l’acier, car ils permettent de réduire très fortement les émissions quand l’électricité utilisée est renouvelable et quand l’approvisionnement matière est optimisé. Dans le cas de Hydnum Steel, l’ajout d’hydrogène vert dans l’écosystème du projet renforce encore la cohérence du modèle. Mon avis est simple : si Puertollano réussit, l’Espagne se dote d’un démonstrateur industriel crédible, pas d’une vitrine de communication.

Le projet reste cependant exposé à deux variables lourdes que la source d’origine ne détaille pas : le coût réel de l’électricité renouvelable sur la durée et la disponibilité compétitive de l’hydrogène vert. C’est là que le soutien public et les mécanismes européens feront la différence. La Commission européenne rappelle d’ailleurs que l’Innovation Fund peut financer des projets bas carbone au moyen d’appels compétitifs, y compris via des Carbon Contracts for Difference (CCfD). En clair, l’Europe cherche à combler l’écart de coût entre technologies propres et procédés conventionnels. C’est un point décisif pour l’acier, la chimie ou les carburants industriels. ([climate.ec.europa.eu](https://climate.ec.europa.eu/eu-action/eu-funding-climate-action/innovation-fund/competitive-bidding_en?utm_source=openai))

Bilbao veut devenir la vitrine business de l’industrie décarbonée

La création de DS – Decarbonized & Sustainable Industry à Bilbao n’est pas un détail d’agenda. Le salon, organisé du 3 au 5 novembre 2026 au Bilbao Exhibition Centre, vise à fédérer offreurs de technologies, industriels, investisseurs et institutions autour d’un même sujet : décarboner sans dégrader la compétitivité. Selon le site officiel du salon, l’événement s’articule autour de trois piliers, Knowledge, Networking et Innovation, et il couvrira les technologies, équipements et solutions liés à la décarbonation de la consommation énergétique, à l’efficacité énergétique, à l’économie circulaire et aux cleantech.

Le point nouveau, absent de la source initiale, est l’ampleur sectorielle visée. Selon BEC, des visiteurs issus de plus de vingt secteurs industriels sont attendus. Le périmètre ne se limite donc pas à l’énergie ou à la métallurgie. Raffinage, pâte à papier, automobile, agroalimentaire, matériaux et équipements industriels sont aussi ciblés. C’est exactement ce qu’il fallait : la décarbonation industrielle n’avance pas par silos, mais par diffusion intersectorielle des solutions techniques.

Bilbao mise aussi sur un ancrage institutionnel fort. Le salon est soutenu par le gouvernement basque, la Diputación Foral de Bizkaia et un écosystème d’acteurs comme Iberdrola, Petronor, Tecnalia, l’EVE ou le corridor hydrogène basque. Mon avis ici est net : ce type d’événement a de la valeur uniquement s’il produit des contrats, des démonstrateurs et des décisions d’investissement. S’il reste un salon de discours, son impact sera faible. Le fait qu’il soit pensé comme un rendez-vous biennal et orienté business joue plutôt en sa faveur. ([dsindustry.bilbaoexhibitioncentre.com](https://dsindustry.bilbaoexhibitioncentre.com/en/?utm_source=openai))

Acerinox et Alfa Laval passent de la promesse au produit

La coopération entre Acerinox et Alfa Laval apporte un cas d’usage concret et immédiatement commercialisable. Selon Acerinox, Alfa Laval va intégrer l’acier inoxydable bas émissions EcoACX® dans ses échangeurs thermiques à plaques avec joints. Le matériau est produit avec 90 % de matière recyclée et affiche une réduction d’environ 50 % de l’empreinte carbone par rapport à un inox standard, à performances techniques identiques.

Ce point compte plus qu’il n’y paraît. Les échangeurs thermiques à plaques sont utilisés dans l’agroalimentaire, l’énergie, les bâtiments, les data centers et de nombreux procédés industriels, selon Acerinox. Le gain ne se situe donc pas seulement sur l’efficacité énergétique en phase d’usage, mais aussi sur le carbone incorporé du matériel. C’est un changement de logique : on ne réduit plus seulement les émissions du procédé, on réduit aussi celles de l’équipement qui sert à décarboner le procédé.

La source d’origine mentionnait déjà la baisse de 50 % de l’empreinte carbone. L’apport nouveau de la recherche est double. D’abord, Acerinox précise que cette intégration vise une part significative des plaques de canaux des échangeurs à joints de Alfa Laval. Ensuite, le groupe rappelle qu’EcoACX® a été lancé en 2024 pour répondre à la demande de solutions bas carbone dans l’inox. Mon avis : ce type d’alliance a plus de portée qu’un simple effet d’annonce, car elle s’insère dans une chaîne de valeur industrielle existante et vend déjà des produits standardisés. ([acerinox.com](https://acerinox.com/en/comunicacion/noticias/Acerinox-y-Alfa-Laval-drive-industrial-decarbonization-through-the-use-of-low-emission-stainless-steel/))

Acideka montre qu’on peut électrifier la chaleur industrielle aujourd’hui

Le cas de Acideka à Lantarón, en Álava, est probablement l’exemple le plus opérationnel du lot. Selon la communication officielle de l’entreprise, son site est devenu la première usine chimique à électrifier intégralement sa production de chaleur industrielle à partir d’énergies renouvelables. Le dispositif combine une installation solaire en autoconsommation de NetOn Power et le système de stockage thermique ThermalBox® de Build to Zero.

La source de départ disait déjà que 100 % de la chaleur industrielle du site avait été décarbonée. La recherche ajoute une information de contexte utile : ce projet fait partie des installations espagnoles retenues dans l’IF25 Heat Auction de la Commission européenne, un programme qui a présélectionné 65 projets européens pour près de 400 millions d’euros d’aides destinées à réduire les émissions liées à la chaleur industrielle, selon NetOn Power. Cela replace l’initiative de Lantarón dans un cadre européen plus large, et non comme un cas isolé.

Mon avis est direct : la chaleur industrielle est souvent la partie la plus difficile à décarboner dans la chimie, la céramique, le papier ou l’agroalimentaire. Quand un site remplace des chaudières fossiles par une combinaison photovoltaïque plus stockage thermique, il envoie un message concret au marché. Ce n’est pas une solution universelle, car tout dépend des profils de charge, des températures requises et de l’espace disponible. Mais c’est un précédent sérieux pour les sites à forte demande thermique répétitive. ([acideka.com](https://acideka.com/descarbonizacion-planta-lantaron/?utm_source=openai))

La cogénération change d’échelle, avec des règles plus strictes

La rénovation du parc de cogénération espagnol entre dans une phase plus tangible. Selon le MITECO, le gouvernement a approuvé le cadre pour attribuer une rémunération spécifique à 1 200 MW de cogénération industrielle, via deux enchères de 600 MW en 2026 et 2027. C’est une mise à jour importante par rapport à des scénarios plus anciens qui évoquaient un découpage différent.

La vraie nouveauté n’est pas seulement la puissance allouée. Les futures installations devront être à haute efficacité, et celles au gaz naturel devront être prêtes à consommer au moins 10 % d’hydrogène renouvelable. Elles devront aussi respecter un plafond d’émissions de 270 gCO₂/kWh, selon le MITECO. Ce niveau de contrainte montre que la cogénération espagnole ne sera pas prolongée à l’identique. Elle devra évoluer techniquement.

La métrique la plus parlante est ailleurs : le ministère estime que l’intégration de ces 1 200 MW permettra d’éviter 8,4 millions de tonnes de CO₂ sur la durée de vie régulatoire des installations. Cela correspond à environ 7 000 tonnes de CO₂ évitées par MW installé sur la période considérée. La source initiale parlait surtout d’investissement potentiel. Ce ratio donne une meilleure lecture climatique du programme.

Autre point absent de la source de départ : la puissance unitaire des installations sera plafonnée à 100 MW en péninsule, et les projets biomasse pourront aussi concourir. Mon avis est nuancé. La cogénération reste utile pour les sites industriels qui ont des besoins simultanés d’électricité et de chaleur. Mais elle ne gardera sa légitimité que si elle réduit vraiment les émissions, améliore l’efficacité et prépare l’intégration progressive de gaz renouvelables ou d’hydrogène. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/junio/el-gobierno-aprueba-las-subastas-para-renovar-1-200-mw-de-cogene.html))

Les leviers techniques sont connus, le vrai sujet reste le financement

Sur le plan technologique, il n’y a plus beaucoup de mystère. La feuille de route espagnole et européenne repose sur quatre axes déjà identifiés dans la source d’origine : efficacité énergétique, électrification des procédés, hydrogène renouvelable et captage du CO₂. Ce qui manque souvent, ce n’est pas l’idée technique. C’est le modèle économique qui rend l’investissement acceptable pour un industriel exposé à la concurrence internationale.

Le renforcement du PERTE, la mobilisation de l’Innovation Fund et la montée des mécanismes de type CCfD montrent que les pouvoirs publics ont compris le problème : sans partage du risque, beaucoup de projets resteront au stade de la pré-ingénierie. Mon avis est clair : la décennie ne se jouera pas sur l’invention d’une technologie miracle, mais sur la capacité à financer des solutions déjà connues à l’échelle commerciale.

Il faut aussi regarder le marché de l’énergie et des matières premières. Pour l’hydrogène vert, pour l’électricité renouvelable contractée à long terme ou pour la biomasse durable, le coût d’approvisionnement pèsera autant que les aides à l’investissement. C’est la raison pour laquelle les projets les plus avancés associent presque toujours plusieurs briques : production renouvelable, électrification, stockage, modernisation des équipements et soutien public.

Ce que ces annonces ajoutent réellement au paysage industriel espagnol

Par rapport à la source initiale, cinq éléments nouveaux ressortent nettement des recherches :

Premièrement, selon le Ministerio de Industria y Turismo, la ligne 1 du PERTE de décarbonation industrielle a été portée à 408,2 millions d’euros, contre 329,7 millions initialement, soit +23,8 %. Deuxièmement, selon le MITECO, la cogénération sera attribuée via deux enchères de 600 MW en 2026 et 2027, avec une exigence de 10 % d’hydrogène renouvelable pour les centrales au gaz. Troisièmement, selon le MITECO, ces 1 200 MW doivent éviter 8,4 millions de tonnes de CO₂, soit environ 7 000 tCO₂ par MW sur la durée régulatoire. Quatrièmement, selon BEC, DS Industry vise des visiteurs issus de plus de vingt secteurs industriels, ce qui élargit fortement la portée de l’événement. Cinquièmement, selon NetOn Power, les projets retenus dans l’IF25 Heat Auction se partagent près de 400 millions d’euros d’aides à l’échelle européenne, ce qui replace le cas Acideka dans une dynamique bien plus large. ([mintur.gob.es](https://www.mintur.gob.es/es-es/gabineteprensa/notasprensa/2026/paginas/industria-dotacion-perte-descarbonizacio-industrial-nueva-convocatoria-linea-uno.aspx))

Enfin, la consigne demandait aussi le taux de change actuel USD→EUR. Selon la Banque centrale européenne, le 9 juillet 2026, le taux de référence publié était de 1 € = 1,1435 $, soit environ 1 $ = 0,8745 €. Aucune donnée en dollars n’étant nécessaire dans cet article, aucune conversion n’est appliquée. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.fr.html?utm_source=openai))

Pour suivre l’événement de Bilbao à la source, le lien d’autorité le plus pertinent est celui du salon officiel : https://dsindustry.bilbaoexhibitioncentre.com/en/

Mon avis :

Avis d’expert : le texte est crédible sur l’élan industriel, avec des faits solides comme 60 M€ pour Hydnum Steel et une baisse annoncée de 98 % du CO₂. Ma réserve est nette : il additionne annonces, salon et intentions, mais prouve encore peu l’exécution industrielle à grande échelle.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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