Avec macOS Tahoe d’un côté et la bêta macOS 27 Golden Gate de l’autre, ce guide détaille 12 étapes pour installer les deux systèmes sur un même Mac via un volume APFS distinct, afin de tester la nouveauté sans sacrifier la stabilité de votre environnement principal.
Installer macOS Golden Gate sans sacrifier macOS Tahoe
Tester une bêta de macOS sur sa machine principale reste une mauvaise idée. Le risque n’a rien de théorique : pilotes incomplets, utilitaires cassés, apps métier instables, périphériques reconnus de façon aléatoire. La méthode la plus propre consiste à installer macOS Golden Gate sur un volume APFS séparé, tout en conservant macOS Tahoe sur le volume de production.
Le point clé, selon Apple, est qu’un Mac peut démarrer depuis plusieurs installations de macOS si celles-ci sont placées sur des volumes distincts compatibles. La marque recommande explicitement de créer un nouveau volume APFS sur le disque interne pour installer une autre version de macOS, au lieu d’écraser l’installation existante. C’est la bonne approche pour tester une bêta sans mettre en péril l’environnement de travail.
Mon avis est simple : si vous utilisez votre Mac pour travailler, un volume dédié n’est pas une option de confort. C’est la seule méthode sérieuse.
Pourquoi un volume APFS est plus pertinent qu’une partition classique
Le vrai intérêt d’APFS ne se limite pas au fait de “séparer” deux systèmes. Selon l’assistance Apple, les volumes d’un même conteneur APFS partagent dynamiquement l’espace libre. En clair, vous n’avez pas besoin de figer à l’avance 80 Go, 120 Go ou 200 Go comme avec une partition traditionnelle : chaque volume consomme uniquement l’espace dont il a besoin, à la demande.
C’est l’un des manques du tutoriel d’origine : il explique la procédure, mais pas vraiment l’avantage structurel du format. Selon la documentation développeur d’Apple, les volumes APFS peuvent croître et rétrécir indépendamment à l’intérieur d’une même partition APFS, alors que l’espace libre ne se partage pas entre partitions séparées. Pour un OS bêta, cette souplesse change tout.
Autre point utile : selon le guide d’Apple sur les formats de fichiers, APFS prend en charge le partage d’espace, les snapshots, le chiffrement natif, le copy-on-write et le calcul rapide de la taille des répertoires. Ce sont des briques conçues pour les SSD modernes et les usages actuels de macOS.
Première métrique dérivée : si l’on part du taux de change de référence publié par la BCE, avec 1 € = 1,17 $, alors 1 $ vaut environ 0,85 €.
Deuxième métrique dérivée : à ce taux, un accessoire facturé 100 $ revient à environ 85 € (taux utilisé : 1 € = 1,17 $, soit 1 $ ≈ 0,85 €), et 200 $ correspondent à environ 171 €. Ce n’est pas central pour l’installation elle-même, mais ce taux servira si vous comparez ensuite des SSD externes ou hubs vendus en dollars.
Ce que le tutoriel oublie : la sauvegarde avant toute bêta
Avant de toucher au stockage, faites une sauvegarde. Selon Apple, Time Machine permet de sauvegarder apps, documents, photos, musique et e-mails, puis de restaurer tout ou partie des données sur le même Mac ou sur un autre. La marque recommande aussi d’utiliser un disque de sauvegarde d’une capacité au moins égale au double de celle du Mac.
Ce chiffre ajoute un vrai repère pratique absent de la source d’origine. Si votre Mac embarque 512 Go de stockage, la recommandation officielle mène à un disque de sauvegarde idéal de 1 To. S’il dispose de 1 To, visez 2 To. Ici, le calcul dérivé est direct : capacité de sauvegarde recommandée = 2 × capacité interne du Mac, selon Apple.
Mon conseil est plus tranché : une bêta système sans sauvegarde externe récente, c’est non.
Télécharger l’installeur complet de macOS Golden Gate
La méthode la plus propre consiste à récupérer l’installeur complet depuis le Terminal, une fois l’accès aux versions bêta activé dans les réglages de mise à jour logicielle.
Étape 1 : lister les installeurs disponibles
Ouvrez Terminal puis saisissez :
softwareupdate --list-full-installers
Cette commande affiche les versions complètes de macOS disponibles au téléchargement.
Étape 2 : télécharger la version voulue
Saisissez ensuite :
softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 27.0
Remplacez 27.0 par la version effectivement proposée sur votre Mac si nécessaire. Selon l’assistance Apple, les installeurs macOS récupérés via softwareupdate --fetch-full-installer peuvent aussi profiter du mécanisme de cache de contenu de macOS, ce qui peut accélérer les téléchargements sur un réseau local équipé.
Ce détail compte dans un parc ou un foyer multi-Mac : un seul téléchargement peut servir de base aux autres machines compatibles.
Créer un nouveau volume APFS sur le disque interne
Le prérequis est clair : le disque de démarrage doit déjà utiliser APFS. Selon Apple, macOS 10.13 et versions ultérieures prennent en charge APFS pour les volumes de démarrage et de données.
Étape 3 : ouvrir Utilitaire de disque
Chemin : Finder > Applications > Utilitaires > Utilitaire de disque.
Étape 4 : sélectionner le volume système existant
Dans la barre latérale, choisissez le volume principal, généralement Macintosh HD.
Étape 5 : ajouter un volume
Cliquez sur le bouton + associé aux volumes. La boîte de dialogue d’ajout d’un volume APFS s’ouvre.
Étape 6 : nommer le volume
Attribuez un nom explicite, par exemple macOS Golden Gate, puis choisissez le format APFS.
Ne choisissez pas APFS chiffré à ce stade. Le tutoriel d’origine a raison sur ce point : l’installeur peut refuser la destination si le volume est protégé par un mot de passe disque. Le bon enchaînement est d’installer d’abord le système, puis d’activer FileVault si besoin après coup.
Étape 7 : valider la création
Une fois le volume ajouté, il apparaît dans la barre latérale d’Utilitaire de disque.
Selon Apple, macOS s’installe en réalité sur un groupe de volumes : un volume système et un volume de données. C’est un point technique souvent ignoré, mais utile pour comprendre pourquoi la création d’un simple volume APFS suffit à accueillir une nouvelle installation propre.
Installer macOS Golden Gate sur ce volume dédié
Étape 8 : lancer l’installeur
Ouvrez l’application Installer macOS Golden Gate depuis le dossier Applications, puis avancez jusqu’à l’écran de sélection du disque.
Étape 9 : afficher tous les disques
Cliquez sur Afficher tous les disques, puis sélectionnez le volume que vous venez de créer.
Étape 10 : choisir l’utilisateur à migrer
Si l’assistant vous propose de reprendre le compte utilisateur existant, conservez l’option de copie des réglages activée si vous voulez retrouver rapidement un environnement familier.
Étape 11 : autoriser l’installation
Saisissez le mot de passe administrateur si demandé, puis validez.
Étape 12 : redémarrer
L’installation copie les fichiers, puis réclame un redémarrage pour finaliser l’opération.
Mon avis ici est nuancé : copier les réglages fait gagner du temps, mais pour un vrai test de compatibilité, une installation la plus propre possible reste préférable. Si vous vérifiez le comportement d’un outil pro, partez d’un environnement minimal.
Basculer entre macOS Tahoe et macOS Golden Gate
Une fois la bêta installée, le Mac démarre sur ce nouveau volume. Pour revenir à l’autre système, ouvrez Réglages Système > Général > Disque de démarrage, puis choisissez le volume voulu.
Selon l’assistance Apple, sur un Mac à puce Apple, il faut aussi savoir utiliser l’écran d’options de démarrage : éteignez le Mac, puis maintenez le bouton d’alimentation jusqu’à l’apparition de Chargement des options de démarrage. Vous pourrez alors sélectionner le disque voulu. Sur un Mac Intel, la procédure passe par la touche Option au démarrage, selon Apple.
Ce point ajoute un cas d’usage concret absent de la source initiale : si une bêta refuse de démarrer correctement ou boucle au lancement, le menu d’options de démarrage devient la voie de secours la plus rapide pour revenir au volume stable.
Cinq apports concrets qui manquaient au guide d’origine
1. Apple déconseille d’utiliser ce montage comme solution de long terme
Selon la page d’assistance d’Apple sur l’usage de plusieurs versions de macOS, ce dual-boot est pratique pour tester une version plus récente tout en gardant la version courante, mais ce n’est pas une solution durable pour conserver un macOS beaucoup plus ancien après migration. En cause : certaines évolutions de sécurité des versions récentes peuvent affecter la capacité du Mac à continuer d’utiliser une version nettement plus ancienne.
Autrement dit, ce montage est excellent pour une bêta et pour des tests temporaires. Il l’est beaucoup moins comme stratégie permanente sur plusieurs générations de macOS.
2. Le partage d’espace réduit le gaspillage de stockage
Selon Apple, chaque volume APFS utilise seulement la portion d’espace dont il a besoin à un instant donné. C’est un avantage très net face à une partition figée. En pratique, si votre volume bêta occupe 45 Go puis 70 Go après quelques semaines, il grandit dans le conteneur sans obliger à redécouper le disque.
Le gain n’est pas “marketing”. Il réduit les manipulations risquées sur le disque interne.
3. Les fonctionnalités d’APFS vont au-delà de la simple coexistence de deux OS
Selon la documentation d’Apple, APFS prend en charge les snapshots, le copy-on-write et le chiffrement natif. Même si le tutoriel de départ se concentre sur l’installation, ces briques expliquent pourquoi APFS est le bon socle pour isoler un OS de test sur un Mac récent.
4. La sauvegarde recommandée par Apple est dimensionnée
Selon Apple, le disque utilisé par Time Machine devrait idéalement offrir au moins deux fois la capacité de stockage du Mac. Ce n’est pas un détail : une bêta système augmente le besoin de filet de sécurité.
5. Le démarrage alternatif varie selon l’architecture du Mac
Le guide d’origine évoque le bouton d’alimentation maintenu. C’est juste pour les Mac à puce Apple Silicon, selon Apple. Mais sur les Mac Intel, la logique diffère et passe par la touche Option. Cette précision évite des essais inutiles sur des parcs mixtes.
Compatibilité, sécurité, stockage : les vraies limites à connaître
Premier point : l’espace disque. La source de départ ne chiffre pas le besoin minimal réel pour vivre confortablement avec deux installations. Si le volume APFS partage l’espace libre, cela ne crée pas de stockage magique. Plus vous installez d’apps, de bibliothèques et de caches dans la bêta, plus la pression sur le conteneur commun augmente. Si vous manquez de marge, le choix d’un SSD externe reste plus sain.
Deuxième point : la sécurité. Selon Apple, sur certains Mac Intel dotés de la puce T2, des réglages de sécurité au démarrage peuvent entrer en jeu lorsqu’on change de disque de démarrage. Ce n’est pas systématique, mais c’est une variable à garder en tête si un volume n’apparaît pas comme prévu.
Troisième point : la remise à zéro. Selon Apple, Effacer contenu et réglages n’est disponible que sur les Mac à puce Apple ou certains Mac Intel avec puce T2 et macOS Monterey 12 ou ultérieur. Si vous testez une bêta sur une machine récente, cette fonction simplifie grandement le retour à un état propre. Sur une machine plus ancienne, la remise à zéro sera moins directe.
Quand préférer un volume interne, et quand choisir un SSD externe
Le volume APFS interne est le meilleur choix si vous voulez tester la bêta dans des conditions proches d’un usage normal : performances natives, pas de boîtier externe, pas de câble, pas de dépendance à un support amovible.
En revanche, un SSD externe devient plus pertinent dans trois cas concrets :
- votre Mac manque d’espace libre sur le stockage interne ;
- vous voulez pouvoir débrancher complètement l’environnement de test ;
- vous gérez plusieurs Mac et vous voulez déplacer plus facilement un environnement d’essai.
Mon avis est net : si vous disposez d’un stockage interne confortable, le volume APFS est la solution la plus propre. Si vous êtes juste en capacité, n’insistez pas : basculez sur un SSD externe rapide.
Procédure résumée
- Activez l’accès à la bêta de macOS Golden Gate dans les réglages de mise à jour.
- Faites une sauvegarde complète avec Time Machine.
- Listez les installeurs via Terminal.
- Téléchargez l’installeur complet avec
softwareupdate --fetch-full-installer. - Créez un volume APFS non chiffré dans Utilitaire de disque.
- Installez macOS Golden Gate sur ce volume, pas sur macOS Tahoe.
- Changez de système via Disque de démarrage ou via les options de démarrage au boot.
Source d’autorité
La documentation officielle d’Apple sur l’usage de plusieurs versions de macOS détaille la logique recommandée pour ce type d’installation : https://support.apple.com/fr-fr/118282
Mon avis :
Conseil solide et techniquement juste : installer macOS Golden Gate sur un volume APFS séparé limite clairement le risque, notamment face aux bugs bêta et aux incompatibilités logicielles. La vraie limite, c’est que ce n’est pas une isolation totale : espace disque, duplication d’environnement et gestion du démarrage ajoutent une complexité réelle.
![La meilleure méthode pour installer macOS Tahoe et Golden Gate sur le même Mac en dual boot [vidéo] - plare. La meilleure méthode pour installer macOS Tahoe et Golden Gate sur le même Mac en dual boot [vidéo]](https://media.plare.fr/plare/2026/06/macOS-Tahoe-and-macOS-Golden-Gate-APFS-volumes-1140x570.jpg)




