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Home Habitat & Maison Energie

Minerales críticos: la AIE alerta sobre riesgos globales y España explora el potencial de sus residuos mineros

Albert Inconnu by Albert Inconnu
21 juillet 2026
in Energie
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Minerales críticos: la AIE alerta sobre riesgos globales y España explora el potencial de sus residuos mineros
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En 2025, l’investissement dans les minerais critiques a chuté de 9 %, tandis que l’AIE alerte sur des tensions pouvant menacer jusqu’à 5 689 000 000 000 € d’activité hors Chine. Face à ce risque, l’Espagne lance en Andalousie une enquête sur ses anciens déchets miniers stratégiques.

Les minéraux critiques repassent au centre du jeu industriel

Le signal envoyé par la Agence internationale de l’énergie est net : la sécurité d’approvisionnement en minéraux critiques se dégrade plus vite que les stratégies de diversification. Selon l’AIE, l’investissement mondial dans les minéraux critiques a reculé de 9 % en 2025, alors que les prix sont repartis à la hausse sur 2025 et au début de 2026. Le contraste est brutal. Le marché envoie un signal de tension, mais le capital ralentit. Mauvais timing. Selon l’AIE, cette baisse met fin à plusieurs années de progression continue et reflète à la fois la volatilité des cours et le durcissement géopolitique. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026/executive-summary?utm_source=openai))

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Le point le plus sensible reste le raffinage. Selon l’AIE, la part moyenne du premier fournisseur mondial dans les chaînes de raffinage a atteint 70 % en 2025, contre 68 % en 2020. La dépendance ne baisse donc pas : elle augmente. Et elle augmente précisément sur l’étape industrielle qui conditionne la valeur, les volumes et la disponibilité réelle pour l’automobile, l’électronique, la défense ou l’énergie. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026/market-overview?utm_source=openai))

L’Europe a compris le problème sur le papier. Selon la Commission européenne, le Critical Raw Materials Act fixe pour 2030 quatre repères : 10 % des besoins annuels de l’UE couverts par l’extraction domestique, 40 % par la transformation sur le sol européen, 25 % par le recyclage, et pas plus de 65 % de dépendance à un seul pays tiers pour chaque matière stratégique à un stade pertinent de la chaîne. Mon avis est simple : ces objectifs sont cohérents, mais ils restent très ambitieux face à la réalité industrielle actuelle. ([single-market-economy.ec.europa.eu](https://single-market-economy.ec.europa.eu/sectors/raw-materials/areas-specific-interest/critical-raw-materials/critical-raw-materials-act_en?utm_source=openai))

La Chine reste le nœud dur de la chaîne mondiale

Le dossier le plus explosif concerne les terres rares. Selon l’AIE, les contrôles chinois à l’exportation introduits en avril 2025 sur sept terres rares lourdes ont déjà perturbé des industriels en aval, au point de pousser certains constructeurs automobiles à réduire leur cadence ou à suspendre temporairement des opérations. En octobre 2025, ces restrictions ont encore été élargies. Même avec un décalage d’application, le message est limpide : une chaîne trop concentrée devient une arme économique. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026/executive-summary?utm_source=openai))

Selon l’AIE, une mise en œuvre complète de ces mesures pourrait mettre en risque 6 500 milliards de dollars de production aval annuelle hors de Chine. Converti au taux de référence de la BCE du 20 juillet 2026, cela représente environ 5 688 779 975 494 € (taux utilisé : 1 € = 1,1426 $). Ce chiffre dépasse très largement le seul périmètre minier. Il touche la voiture, l’électronique, la défense, les équipements énergétiques et toute l’économie industrielle à forte intensité technologique. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.fr.html?utm_source=openai))

Autre point nouveau par rapport au texte source : selon l’AIE, pour le gallium, le graphite, le manganèse et les terres rares, le principal raffineur, la Chine, pèse plus de 90 % de l’offre mondiale raffinée. Ce niveau de concentration ne décrit pas seulement une domination. Il décrit un risque systémique. Quand une seule puissance tient presque tout l’aval, la diversification minière seule ne suffit pas. Il faut des usines, des capacités chimiques, des ingénieurs, des permis et du temps. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026/outlook?utm_source=openai))

L’investissement public progresse, mais l’aval industriel reste en retard

Le rapport 2026 de l’AIE ne livre pas qu’un constat négatif. Selon l’agence, les engagements de financement public ont été multipliés par plus de quatre en trois ans pour atteindre 65 milliards de dollars, soit environ 56 887 799 755 € au taux de la BCE. C’est une masse financière significative. Mais elle ne corrige pas encore le déséquilibre principal : l’argent va d’abord à l’extraction, alors que le raffinage et la transformation suivent trop lentement. Je partage ici le diagnostic de l’AIE : sans aval, une mine supplémentaire ne sécurise pas une chaîne. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.fr.html?utm_source=openai))

Selon l’AIE, les terres rares montrent malgré tout qu’une politique ciblée peut produire un effet. De nouveaux projets aux États-Unis et une hausse de production en Malaisie ont fait reculer la part du principal fournisseur dans le raffinage des terres rares, de plus de 90 % en 2023 à 85 % en 2025. Si les projets annoncés entrent bien en service, cette part pourrait tomber à 70 % en 2035. Cela représenterait une baisse relative d’environ 17,6 % par rapport au niveau de 2025, calcul absent de la source initiale. C’est un progrès réel, mais il faut rester lucide : 70 % reste une hyperconcentration. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026/executive-summary?utm_source=openai))

L’Espagne passe de la dépendance subie à la prospection ciblée

En Espagne, le mouvement le plus concret vient du Ministère pour la transition écologique et le défi démographique. Selon le MITECO, l’État a inscrit le 16 juillet 2026 une réserve minière baptisée Sierra na, en Andalousie, pour étudier des déchets issus de l’ancienne activité minière. L’objectif n’est pas une extraction immédiate, mais la valorisation potentielle de ressources déjà présentes dans des installations abandonnées ou fermées. C’est un choix plus intelligent qu’une relance minière à l’aveugle : on explore d’abord ce qui existe déjà dans les résidus. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/julio/miteco-reserva-a-favor-del-estado-cuatro-zonas-con-residuos-mine.html?utm_source=openai))

Selon le MITECO, quatre zones sont concernées : Santa Bárbara et Elena, dans la province de Cordoue, ainsi que Paquito la Manzana et Centenillo, dans la province de Jaén. L’ensemble couvre 22 quadrículas minières. Les travaux seront menés pendant au moins trois ans par l’IGME-CSIC et le groupe public HUNOSA. En 2026, la première phase porte sur les projets d’ingénierie, de géologie et de restauration, avant toute opération plus poussée. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/julio/miteco-reserva-a-favor-del-estado-cuatro-zonas-con-residuos-mine.html?utm_source=openai))

Le point décisif est ailleurs : l’Espagne ne cherche pas un seul métal vedette, mais un panier de neuf matières. Selon le MITECO, la recherche vise l’antimoine, l’arsenic, le bismuth, le cobalt, le cuivre, le nickel, l’argent, le plomb et le zinc. Cette diversité change la logique économique du projet. On ne parle pas d’un pari mono-ressource, mais d’une approche de portefeuille, potentiellement mieux armée contre la volatilité d’un seul cours. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/julio/miteco-reserva-a-favor-del-estado-cuatro-zonas-con-residuos-mine.html?utm_source=openai))

Pourquoi ces neuf matières comptent vraiment

Le texte source mentionne leur importance stratégique, mais ne détaille pas assez leurs usages concrets. Or c’est là que le sujet devient industriel. Selon l’USGS, le cobalt est utilisé à 51 % dans les superalliages, surtout pour les turbines aéronautiques, 25 % dans diverses applications chimiques, 15 % dans d’autres usages métalliques et 9 % dans les carbures cémentés. Le cobalt ne sert donc pas qu’aux batteries. C’est un métal de souveraineté industrielle. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-cobalt.pdf))

Selon l’USGS, l’arsenic de haute pureté entre dans les semi-conducteurs en arséniure de gallium pour les cellules solaires, les télécoms, les satellites, les dispositifs aérospatiaux et certaines applications médicales ou militaires. Plus de 80 % des usages domestiques américains restent toutefois liés aux herbicides, insecticides et au bois traité. Cela rappelle une réalité souvent oubliée : les minéraux critiques ne servent pas uniquement à la transition énergétique. Ils irriguent aussi des filières plus anciennes, mais toujours stratégiques. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-arsenic.pdf))

Selon l’USGS, le bismuth est présent dans les médicaments à base de subsalicylate, les pigments haute performance, les alliages fusibles, certains composants de sprinklers, des applications de plomberie sans plomb et même des pâtes pour dispositifs semi-conducteurs. Ce n’est pas le métal le plus médiatisé, mais il coche à la fois les cases santé, industrie et électronique. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-bismuth.pdf))

Le zinc et le nickel complètent le tableau avec une portée industrielle plus large. Selon l’USGS, le nickel reste indispensable aux alliages, à l’inox et à la chimie, tandis que le zinc raffiné demeure central pour la galvanisation et donc pour l’automobile, la construction et les infrastructures. À mon sens, c’est exactement ce qui rend Sierra na pertinente : elle vise des matières qui alimentent à la fois l’économie verte et l’industrie lourde classique. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-nickel.pdf))

Les prix 2025 confirment la nervosité du marché

La source initiale parlait d’une remontée des prix, sans la détailler. Les données de l’USGS permettent d’aller plus loin. En 2025, le prix moyen du bismuth a bondi à 20 dollars par livre, contre 5,40 dollars en 2024. Cela correspond à une hausse d’environ 270,4 %. Le choc est directement lié, selon l’USGS, aux contrôles chinois à l’exportation sur le bismuth. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-bismuth.pdf))

L’antimoine suit la même logique. Selon l’USGS, son prix moyen est passé de 10,24 dollars par livre en 2024 à 25 dollars en 2025, soit une hausse d’environ 144,1 %. L’arsenic reste beaucoup moins spectaculaire en prix unitaire, avec 1,85 dollar par livre en 2025 selon l’USGS, mais sa criticité vient surtout de l’absence de production domestique dans certains pays et d’une forte dépendance aux importations. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-antimony.pdf))

Le nickel, lui, raconte une autre histoire. Selon l’USGS, le prix moyen LME est tombé à 15 000 dollars la tonne en 2025, contre 16 812 dollars en 2024. Autrement dit, tous les métaux critiques n’évoluent pas de la même façon. C’est une raison de plus pour que l’Espagne explore un gisement de résidus multi-métaux plutôt qu’un actif exposé à une seule courbe de prix. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-nickel.pdf))

La dépendance extérieure reste massive, même pour des économies avancées

Les taux de dépendance publiés par l’USGS donnent un bon ordre de grandeur du problème mondial. En 2025, la dépendance nette aux importations atteignait 100 % pour l’arsenic, 92 % pour le bismuth, 91 % pour l’antimoine, 79 % pour le cobalt, 73 % pour le zinc raffiné et 41 % pour le nickel aux États-Unis. Ce ne sont pas des chiffres européens, mais ils montrent à quel point les économies avancées peinent encore à sécuriser ces flux. Mon avis est clair : si Washington reste aussi dépendant, l’Europe part de loin. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-arsenic.pdf))

Autre donnée utile : selon l’USGS, la Chine représentait 88 % de la production mondiale de bismuth en 2025. Sur l’arsenic, selon l’USGS, la Chine a fourni plus de 80 % des importations américaines de trioxyde d’arsenic et plus de 90 % des importations d’arsenic métal jusqu’en juillet 2025. La dépendance n’est donc pas seulement géographique. Elle peut être extrême sur certaines formes raffinées ou chimiques. ([pubs.usgs.gov](https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2026/mcs2026-bismuth.pdf))

Sierra na coche aussi la case économie circulaire

Le vrai apport du projet espagnol tient à sa nature. Selon le MITECO, il s’agit d’évaluer des déchets miniers historiques, pas d’ouvrir d’emblée une nouvelle mine primaire. Cette orientation colle directement à la logique du Critical Raw Materials Act, qui pousse les États membres à mieux collecter, valoriser et recycler les déchets riches en matières critiques. L’Espagne s’aligne donc sur la doctrine européenne la plus pragmatique : récupérer d’abord ce qui est déjà sorti du sous-sol. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/julio/miteco-reserva-a-favor-del-estado-cuatro-zonas-con-residuos-mine.html))

Le gain potentiel est double. D’un côté, on réduit la dépendance extérieure si les teneurs sont économiquement exploitables. De l’autre, on traite des passifs environnementaux hérités de l’ancienne activité minière. Tout dépendra évidemment des teneurs réelles, des coûts de traitement, des impacts environnementaux et de la capacité à raffiner ensuite ces matières en Europe. Sur ce dernier point, la prudence s’impose : selon l’AIE, c’est précisément l’aval qui manque encore le plus. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/julio/miteco-reserva-a-favor-del-estado-cuatro-zonas-con-residuos-mine.html))

Ce que l’article d’origine ne disait pas encore

Premier ajout concret : la date exacte des annonces compte. Le rapport AIE Global Critical Minerals Outlook 2026 a été publié le 16 juillet 2026, le même jour que la communication officielle du MITECO sur Sierra na. Ce parallélisme n’est pas anecdotique. Il montre que la réponse espagnole arrive au moment où le diagnostic international se durcit. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026))

Deuxième ajout : les engagements publics mondiaux atteignent environ 56,9 milliards d’euros au change actuel, mais l’AIE rappelle que la montée en puissance du raffinage reste trop lente. Troisième ajout : le principal raffineur mondial détient encore 70 % du marché moyen du raffinage en 2025. Quatrième ajout : certains métaux visés par l’Espagne, comme le bismuth et l’antimoine, ont connu en 2025 des envolées de prix à trois chiffres. Cinquième ajout : plusieurs de ces matières servent à des usages très concrets et sensibles, des semi-conducteurs GaAs aux turbines aéronautiques en passant par les alliages sans plomb et les dispositifs de sécurité incendie. Ces cinq éléments changent la lecture du dossier : on n’est pas face à une simple réserve administrative, mais à une tentative de se repositionner sur une chaîne industrielle sous tension. ([iea.org](https://www.iea.org/reports/global-critical-minerals-outlook-2026/market-overview?utm_source=openai))

Un seul lien utile pour aller à la source

Pour vérifier la base réglementaire et industrielle du projet andalou, la source d’autorité la plus pertinente reste la note officielle du MITECO : communiqué du MITECO sur la réserve Sierra na. ([miteco.gob.es](https://www.miteco.gob.es/es/prensa/ultimas-noticias/2026/julio/miteco-reserva-a-favor-del-estado-cuatro-zonas-con-residuos-mine.html))

Mon avis :

Avis d’expert : le signal stratégique est bon, car l’Espagne passe du discours à l’inventaire concret avec quatre zones réservées en Sierra na, pilotées par l’IGME et HUNOSA. Mais le risque industriel reste majeur : l’AIE constate une baisse de 9 % de l’investissement en 2025, preuve qu’explorer ne suffit pas sans capacité de raffinage.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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