Mirage promet du streaming Mac en qualité Retina jusqu’à 120 fps, avec une offre Mirage Pro à 4 €/mois, 35 €/an ou 104 € à vie. Repéré par 9to5Mac dans Indie App Spotlight, l’app étend l’affichage du Mac à l’iPad, l’iPhone, le Vision Pro et d’autres Mac.
Mirage veut faire mieux que Sidecar sur tout l’écosystème Apple
Mirage arrive sur un créneau déjà occupé par Apple, Duet et Luna Display, mais avec une proposition plus large. L’application permet de diffuser l’écran complet d’un Mac ou seulement des fenêtres d’apps vers un iPad, un iPhone, un autre Mac ou un Apple Vision Pro. Selon sa fiche officielle sur l’App Store, le service prend en charge le streaming d’une fenêtre unique en version gratuite et jusqu’à huit fenêtres en version Pro, avec un affichage Retina, la couleur 10 bits, l’audio lossless et le 5.1 en option payante.
Le vrai angle de différenciation est là. Apple Sidecar transforme déjà un iPad en second écran pour Mac, mais dans un cadre fermé. D’après l’assistance officielle d’Apple, Sidecar exige un Mac compatible, un iPad compatible, le même compte Apple sur les deux appareils, et une proximité physique en sans-fil de moins de 10 mètres. Mirage, lui, vise aussi le Mac vers Mac, l’iPhone, le Vision Pro, les Mac sans écran branché et l’accès distant via VPN privé. Sur le papier, c’est plus ambitieux. Mon avis est simple : l’app ne remplace pas uniquement Sidecar, elle essaie surtout de contourner ses limites structurelles.
Ce que fait réellement l’application
Selon la fiche officielle de Mirage sur l’App Store, l’application repose sur un duo : une app cliente sur l’appareil de réception et une app Mirage Host à installer sur le Mac source. Le service prend en charge plusieurs usages distincts :
Mac vers iPad
C’est le cas d’usage le plus évident. Le bureau du Mac peut être affiché sur iPad avec prise en charge du Magic Keyboard et de l’Apple Pencil. La fiche officielle précise que la pression, l’inclinaison et l’orientation du stylet peuvent être transmises aux apps Mac compatibles. Pour un créatif qui travaille sur un Mac fixe à domicile mais se déplace avec un iPad, le scénario est cohérent.
Mac vers Mac
Mirage permet aussi d’utiliser un autre Mac comme écran secondaire ou comme poste de contrôle distant. La source d’origine évoque un iMac plus ancien utilisé comme moniteur secondaire. Cet usage existe aussi chez la concurrence : selon le centre d’aide officiel d’Astropad, Luna Display prend en charge les résolutions 4K et 5K sur iMac secondaire avec l’unité USB-C adaptée.
Streaming de fenêtres individuelles
C’est une fonction absente de la plupart des résumés sur le sujet, alors qu’elle change l’usage. Au lieu d’envoyer tout le bureau, Mirage peut n’envoyer qu’une app Mac. Selon l’App Store, la version gratuite limite ce mode à une fenêtre, contre huit en Pro. Pour qui veut garder iPadOS comme système principal et n’ouvrir qu’un logiciel Mac ponctuel, c’est nettement plus pratique qu’un simple miroir d’écran.
Accès distant via VPN privé
Mirage Pro prend en charge l’accès distant via Tailscale ou OpenVPN, selon sa fiche officielle. Ce point mérite d’être souligné, car il dépasse le simple streaming local. D’après la documentation de Tailscale, le service crée un réseau mesh pair à pair chiffré, basé sur des connexions directes entre appareils quand c’est possible, afin de réduire la latence et d’éviter le passage systématique par un serveur central. Mon avis est clair : cette brique réseau donne à Mirage une vraie crédibilité pour l’usage nomade, à condition d’accepter une configuration un peu plus technique qu’une fonction native signée Apple.
Des caractéristiques techniques plus solides que dans l’article source
Le texte d’origine parle de “Retina quality” et de “jusqu’à 120 fps”, mais reste léger sur le détail. La fiche officielle va plus loin. En version gratuite, Mirage se limite à 720p, à la couleur 8 bits, à 30 Hz, à une seule fenêtre d’app et aux connexions sur réseau local. En version Pro, l’app passe à une résolution non plafonnée, au mode Retina, à la couleur 10 bits, au 120 Hz sur appareils ProMotion, à huit fenêtres simultanées, au streaming audio lossless et 5.1, ainsi qu’au chiffrement de bout en bout pour la vidéo, l’audio et les entrées.
Autre donnée absente du texte de départ : le poids du client. Selon l’App Store, l’application pèse 46 Mo. Elle demande aussi des versions très récentes des OS : iOS 26, iPadOS 26, macOS 26 et visionOS 26 au minimum. C’est une contrainte forte. Elle réduit mécaniquement le parc compatible. Mon avis : cette dépendance aux OS les plus récents colle avec un produit jeune, mais elle ferme la porte à une partie des Mac et iPad encore en circulation.
Face à Apple Sidecar, le positionnement est net
La comparaison avec Sidecar est incontournable. Selon l’assistance officielle d’Apple, Sidecar sert à étendre ou recopier l’affichage du Mac sur l’iPad, avec gestion de l’Apple Pencil, du clavier et de certaines commandes Mac. Le service fonctionne aussi en USB, mais il reste lié à des prérequis précis : même compte Apple, authentification à deux facteurs, appareils compatibles et contrainte de proximité en sans-fil.
Mirage marque des points sur au moins cinq axes concrets absents ou moins souples chez Apple :
- prise en charge de l’iPhone comme client ;
- prise en charge du Vision Pro ;
- streaming de fenêtres individuelles ;
- accès distant via Tailscale ou OpenVPN ;
- usage possible sur Mac sans écran branché, selon sa description officielle.
En revanche, Sidecar garde un avantage évident : il est intégré, gratuit et plus simple à mettre en route pour un utilisateur standard. Si le besoin se limite à étendre le bureau d’un Mac sur un iPad à la maison, la solution native d’Apple reste la plus rationnelle.
Comparaison rapide avec Luna Display et Duet
Le marché n’est pas vide. Duet met en avant, sur son site officiel, l’usage de l’iPad comme second moniteur, l’accès distant à Mac ou PC, le mode bureau-à-bureau, la tablette graphique et même le partage clavier-souris entre machines. Le service revendique aussi des millions d’utilisateurs. Mirage n’a pas cette ancienneté ni cette base installée.
De son côté, Luna Display conserve un avantage matériel dans certains scénarios. Selon l’aide officielle d’Astropad, la solution prend en charge jusqu’à 5K sur Mac à 45 Hz, ou 4K à 60 Hz, avec nécessité d’une unité USB-C pour la 5K. L’information est utile pour situer Mirage : le nouvel entrant met en avant jusqu’à 120 Hz sur iPad ProMotion, tandis que Luna Display officialise aujourd’hui un plafond de 60 Hz et, en 5K sur Mac, 45 Hz maximum selon le mode et le matériel.
On peut déjà tirer une métrique dérivée simple. Sur le terrain du haut rafraîchissement, Mirage Pro annonce un plafond deux fois plus élevé que Luna Display en valeur brute, soit 120 Hz contre 60 Hz, ce qui représente un écart de 100 %. Sur un usage orienté fluidité, cet argument est fort. Sur le terrain de la 5K documentée noir sur blanc, Luna Display communique plus précisément aujourd’hui.
Prix de Mirage Pro en euro et calculs utiles
Selon le taux de référence de la Banque centrale européenne publié le 23 juin 2026, 1 euro vaut 1,1392 dollar, soit environ 1 dollar = 0,878 euro. Avec ce taux, les tarifs de Mirage Pro deviennent les suivants : 5 $ par mois, soit 4 € ; 39 $ par an, soit 34 € ; 119 $ à vie, soit 104 €. L’offre promotionnelle citée à 34,99 $ pour la première année équivaut à 31 €.
Deux métriques dérivées permettent de mieux lire l’offre :
- le forfait à vie à 104 € équivaut à environ 31 mois d’abonnement mensuel à 4 € ;
- le plan annuel à 34 € revient à environ 3 € par mois, soit une économie d’environ 25 % par rapport au mensuel à 4 €.
Autre lecture utile : le passage du tarif annuel standard à l’offre promotionnelle fait baisser la facture d’environ 9 %, de 34 € à 31 €. Ce n’est pas massif, mais c’est cohérent pour un lancement.
À qui l’application s’adresse vraiment
Mirage ne vise pas le grand public qui cherche juste à dupliquer un écran de temps en temps. Le produit cible surtout quatre profils.
Les utilisateurs d’iPad qui ont un Mac fixe puissant
Le scénario mis en avant est logique : un Mac mini ou un Mac Studio reste au bureau, l’iPad sert de machine mobile. L’intérêt est clair si l’on veut accéder à une app macOS qui n’existe pas sur iPad.
Les possesseurs de vieux iMac
Recycler un iMac comme second affichage reste un cas d’usage concret. C’est moins coûteux qu’acheter un nouveau moniteur 5K, surtout si la machine dort déjà sur un bureau.
Les utilisateurs nomades qui veulent un accès distant privé
Grâce à Tailscale ou OpenVPN, Mirage Pro peut aller chercher le Mac à domicile hors réseau local. C’est ici que le produit sort du simple accessoire d’affichage.
Les utilisateurs de Vision Pro
Le support de visionOS est un point rare. L’article de départ le mentionne, mais sans en mesurer la portée. Pouvoir isoler une seule fenêtre Mac dans un espace de travail sur Vision Pro est plus fin qu’un bureau complet projeté. Pour ce segment, Mirage est probablement plus intéressant que les solutions historiques.
Les limites à garder en tête
Tout n’est pas parfait. Première limite : l’exigence d’OS récents. Selon l’App Store, l’application demande iOS 26, iPadOS 26, macOS 26 et visionOS 26. Deuxième limite : la version gratuite reste très bridée avec 720p, 30 Hz et une seule fenêtre. Troisième limite : l’app est très récente. Sa fiche officielle affiche seulement quelques évaluations au moment de la consultation. Cela ne dit pas que le produit est mauvais, mais cela dit qu’on manque encore de recul terrain à grande échelle.
Dernier point, la promesse des 120 Hz dépend du matériel des deux côtés. L’App Store le précise explicitement. Il faut donc éviter de lire ce chiffre comme une garantie universelle. Mon avis est net : la proposition technique est sérieuse, mais il faudra des tests indépendants pour confirmer le niveau réel de latence et de stabilité selon les réseaux.
Verdict d’usage : un outil plus spécialisé que son marketing ne le laisse croire
Mirage ne vend pas seulement un second écran logiciel. Il vend une couche d’accès Mac à travers plusieurs terminaux Apple, avec un mélange d’affichage, de contrôle distant, de fenêtres isolées et de connectivité privée. C’est plus large que Sidecar, plus moderne sur certains points que Luna Display, et frontalement positionné face à Duet.
Si votre besoin est basique, la solution native d’Apple suffit. Si vous voulez piloter un Mac fixe depuis un iPad, récupérer un vieux Mac comme écran, ouvrir une seule app macOS dans iPadOS, ou accéder à votre machine à distance via un réseau privé, Mirage devient beaucoup plus pertinent.
Le site officiel du produit est ici : https://mirage.elipnik.com.
Mon avis :
Mirage impressionne par sa faible latence et ses usages concrets, notamment Mac vers iPad avec clavier, Pencil et jusqu’à 120 i/s. Mais son modèle Pro reste cher pour un outil encore jeune : 5 $/mois, 40 $/an ou 119 $ à vie, soit environ 4 €, 35 € et 104 € au taux actuel. (usd.currencyrate.today)





