Apple préparerait un iPhone Ultra doté de deux nouveaux écrans d’environ 5,3 et 7,6 pouces, une rupture nette avec les formats 6,1 à 6,9 pouces habituels. Attendu cet automne, ce modèle miserait sur un châssis plus court, plus large et un affichage interne proche d’un iPad mini.
Deux tailles d’écran inédites chez Apple pour l’iPhone Ultra
Le point central de la rumeur est simple : Apple préparerait un iPhone pliant, souvent appelé iPhone Ultra, avec deux formats d’écran qui ne ressemblent à aucun iPhone commercialisé jusqu’ici. La source de départ évoque un écran externe d’environ 5,3 pouces et un écran interne d’environ 7,6 pouces. Ce duo change la logique de gamme habituelle d’Apple, dominée depuis des années par des dalles comprises entre 6,1 et 6,9 pouces.
Le contraste est net face au plus grand iPhone actuel disponible en fiche technique officielle, l’iPhone 16 Pro Max. Selon Apple, ce modèle embarque un écran OLED de 6,9 pouces, avec une zone mesurée à 6,86 pouces dans un rectangle standard. L’hypothétique écran interne de 7,6 pouces serait donc environ 10 % plus grand en diagonale qu’un iPhone 16 Pro Max, tandis que l’écran externe de 5,3 pouces serait environ 23 % plus petit. Ce simple écart dit déjà beaucoup sur le produit : fermé, l’appareil viserait la compacité ; ouvert, il s’approcherait davantage d’une mini-tablette que d’un smartphone classique.
Le format visé rappelle plus une mini-tablette qu’un iPhone classique
La comparaison la plus utile ne se fait pas avec un autre iPhone, mais avec l’iPad mini. Selon la fiche officielle d’Apple, l’iPad mini actuel dispose d’un écran de 8,3 pouces. Si la rumeur des 7,6 pouces se confirme, l’écran interne de l’iPhone Ultra resterait 0,7 pouce sous celui de la petite tablette d’Apple. En valeur relative, cela représente un écart d’environ 8,4 % seulement. Autrement dit, une fois déplié, le produit se placerait beaucoup plus près d’un iPad mini que d’un iPhone Pro Max.
C’est là que le projet devient crédible sur le plan d’usage. Un grand écran interne n’a d’intérêt que s’il ouvre de vrais scénarios : lecture en double colonne, affichage simultané d’une messagerie et d’un document, montage photo plus confortable, retouche rapide de feuille de calcul, ou consultation vidéo avec moins de compromis. Mon avis est clair : si Apple entre sur ce segment, ce ne sera pas pour vendre un grand écran de démonstration, mais pour proposer un appareil qui remplace ponctuellement une petite tablette.
Le vrai enjeu n’est pas la taille, mais la forme de l’appareil
Le texte d’origine insiste sur un point souvent sous-estimé : l’iPhone Ultra serait plus court et plus large que les iPhone modernes. Cette information compte davantage que la diagonale seule. Deux écrans de même taille peuvent produire des expériences très différentes selon leur ratio, la largeur utile, la présence de bandes noires en vidéo ou la place gagnée en saisie au clavier.
Le concurrent le plus évident pour situer ce futur produit reste le Samsung Galaxy Z Fold6. Selon la fiche officielle de Samsung, ce modèle mesure 153,5 x 132,6 x 5,6 mm une fois déplié, 153,5 x 68,1 x 12,1 mm replié, pour 239 g. Son positionnement donne un repère concret : un pliant de type “livre” reste plus épais qu’un smartphone classique, mais il compense par une surface d’affichage bien supérieure.
Autre métrique dérivée utile : rapporté à sa diagonale interne, le Galaxy Z Fold6 affiche environ 31,4 g par pouce d’écran principal, sur la base de 239 g et d’un écran interne de 7,6 pouces. Cette donnée n’existe pas dans les fiches marketing, mais elle aide à comprendre la contrainte du segment : plus l’écran interne grandit, plus la masse et la charnière deviennent critiques. Si Apple veut imposer sa lecture du pliable, l’entreprise devra faire mieux soit sur le poids, soit sur l’épaisseur perçue, soit sur la rigidité.
Les concurrents ont déjà fixé un standard technique élevé
Le pliable d’Apple n’arriverait pas sur un terrain vierge. Samsung a déjà normalisé plusieurs attentes haut de gamme sur ce format. Sur son Galaxy Z Fold6, la marque annonce notamment un poids de 239 g et sept générations de mises à jour d’OS ainsi que sept ans de correctifs de sécurité. Ce n’est pas un détail : un appareil de ce prix doit durer, et la promesse logicielle devient presque aussi importante que la fiche technique brute.
Du côté de Google, le Pixel 9 Pro Fold sert d’autre point de repère solide. Selon la documentation matérielle relayée par les ressources officielles Google, ce modèle s’appuie sur un écran externe de 6,3 pouces et un écran interne de 8,0 pouces, avec une batterie de 4 650 mAh et un prix de lancement de 1 799 dollars. Converti au taux de référence de la Banque centrale européenne du 20 juillet 2026, où 1 euro vaut 1,1426 dollar, cela représente environ 1 574 €.
Ce chiffre permet une autre métrique dérivée absente de la source d’origine : le prix de lancement du Pixel 9 Pro Fold ressort à environ 197 dollars par pouce d’écran interne, soit environ 173 € par pouce avec le même taux de change. Ce n’est pas une mesure parfaite, mais elle montre à quel point le segment reste premium. Mon avis est simple : le premier pliant d’Apple n’a aucune chance d’être “accessible”. Il sera jugé face à des appareils déjà très chers, avec une exigence maximale sur la finition et le logiciel.
Le marché du smartphone pliant reste petit, mais 2026 peut changer l’échelle
Le contexte marché manque complètement dans le texte d’origine. Il est pourtant essentiel. Selon Counterpoint Research, les expéditions mondiales de smartphones pliants n’ont progressé que de 2,9 % en 2024, avec une phase de ralentissement avant un rebond attendu en 2026. Le cabinet estime aussi que la Chine a représenté près de 44 % des livraisons mondiales de pliants en 2025, ce qui rappelle une réalité simple : aujourd’hui, le centre de gravité commercial du format n’est pas l’Europe ni l’Amérique du Nord.
Selon IDC, le marché mondial du smartphone reculerait de 13,9 % en 2026 à 1,09 milliard d’unités, mais la catégorie des pliants progresserait de 20 % la même année, portée notamment par l’arrivée d’Apple. Dit autrement, les pliants restent marginaux, mais ils avancent à contre-cycle d’un marché smartphone globalement sous pression. C’est précisément pour cette raison que l’entrée d’Apple est stratégique : la marque n’a pas besoin d’un volume massif au départ, elle a besoin de capter la valeur la plus élevée du segment.
Counterpoint Research va encore plus loin et anticipe 6,6 millions d’unités expédiées pour le pliable d’Apple en 2026, avec plus de 60 % de part du marché mondial des pliants au quatrième trimestre 2026 et 28 % sur l’ensemble de l’année. Ces projections restent des estimations de cabinet, pas des données officielles d’Apple, mais elles montrent le niveau d’attente autour du produit.
iOS devra s’adapter proprement, pas seulement s’étirer
La source d’origine mentionne un point pertinent : la compatibilité paysage des apps. C’est un bon angle, mais il faut le pousser plus loin. D’après la documentation développeur d’Apple et la session WWDC26 “Modernize your UIKit app”, les apps iPhone doivent désormais mieux s’adapter aux tailles variables, au redimensionnement et aux différents environnements d’affichage. Apple rappelle aussi que les utilisateurs attendent déjà sur iPhone un bon fonctionnement en portrait comme en paysage.
Concrètement, cela veut dire qu’un iPhone pliant ne peut pas se contenter d’agrandir une interface pensée pour 6,1 ou 6,9 pouces. Les développeurs devront revoir la hiérarchie visuelle, la densité d’informations, les panneaux latéraux, les barres d’onglets et la logique multi-colonne. Mon avis est tranché : la réussite du produit dépendra moins de la charnière que de la qualité d’adaptation d’iOS et des apps tierces dans les six premiers mois.
Cinq apports concrets que la rumeur de départ ne donnait pas
1. Un repère clair face à l’iPad mini
Selon Apple, l’iPad mini est à 8,3 pouces. Un écran pliant de 7,6 pouces resterait proche d’une mini-tablette, avec un écart limité à 0,7 pouce.
2. Un repère chiffré face à l’iPhone 16 Pro Max
Selon Apple, l’iPhone 16 Pro Max est à 6,9 pouces. L’écran interne évoqué serait environ 10 % plus grand, l’écran externe environ 23 % plus petit.
3. Une comparaison physique avec le Galaxy Z Fold6
Selon Samsung, le Z Fold6 mesure 153,5 x 132,6 x 5,6 mm déplié, 153,5 x 68,1 x 12,1 mm replié, pour 239 g. Cela donne une idée très concrète de l’encombrement minimal attendu sur cette famille de produits.
4. Un prix concurrent converti en euro
Le Pixel 9 Pro Fold a été lancé à 1 799 dollars selon les données produits officielles Google relayées par la documentation disponible. Avec le taux BCE du 20 juillet 2026, cela correspond à environ 1 574 € (1 € = 1,1426 $).
5. Un contexte marché que la source d’origine n’abordait pas
Selon IDC, les pliants progresseraient de 20 % en 2026 alors que le marché smartphone total reculerait de 13,9 %. Selon Counterpoint Research, l’arrivée d’Apple peut profondément redistribuer la valeur du segment dès cette année.
Ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas
À ce stade, les tailles d’écran avancées pour l’iPhone Ultra relèvent toujours de la rumeur. Le prix, le poids, l’autonomie, la capacité batterie, la luminosité, la définition exacte, la compatibilité stylet et la durabilité de la charnière restent non communiqués. Il faut le dire franchement : sans ces données, on peut décrire une direction produit, pas encore juger l’appareil.
En revanche, un point paraît déjà solide : si Apple lance bien un iPhone pliant à l’automne 2026, l’enjeu ne sera pas d’ajouter quelques dixièmes de pouce à la gamme. L’enjeu sera de créer un nouveau palier d’usage entre smartphone premium et petite tablette, dans une catégorie où Samsung et Google ont déjà posé des bases concrètes.
Pourquoi ce format peut séduire, et pourquoi il peut aussi diviser
Le format évoqué a un avantage évident : fermé, il réduit l’encombrement frontal par rapport à un grand smartphone traditionnel ; ouvert, il offre un vrai gain pour la lecture, la productivité légère et le multitâche. C’est le meilleur argument en faveur du produit.
Mais le compromis reste connu. Un pliant impose plus d’épaisseur, plus de complexité mécanique, plus de vigilance sur l’optimisation logicielle et un tarif élevé. Sur ce terrain, Apple n’aura pas droit à l’erreur. Mon avis est simple : la nouveauté des tailles d’écran fera le titre, mais la réussite commerciale se jouera sur trois critères beaucoup plus prosaïques : le poids réel, la qualité du pli central et la capacité d’iOS à exploiter l’écran interne sans donner l’impression d’un iPhone simplement agrandi.
Source de référence
Pour consulter la fiche officielle de comparaison la plus utile sur le segment pliant, voir la page produit du Samsung Galaxy Z Fold6.
Mon avis :
Le format pliable de l’iPhone Ultra a un vrai atout: son écran interne de 7,6 à 7,8 pouces, proche d’un iPad mini, peut offrir un gain net en lecture, multitâche et vidéo. Sa limite est tout aussi claire: l’écran externe de 5,3 à 5,5 pouces risque de sembler trop étroit au quotidien.





