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Home Habitat & Maison Energie

Puebla s’impose comme pôle clé de l’énergie géothermique dans la stratégie renouvelable du Mexique

Albert Inconnu by Albert Inconnu
25 juin 2026
in Energie
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Puebla s’impose comme pôle clé de l’énergie géothermique dans la stratégie renouvelable du Mexique
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Avec plus de 32 000 MW visés d’ici 2030 et un projet à 190 millions de pesos, soit environ 167 000 000 €, Puebla s’impose comme un pilier de la géothermie au Mexique. La région veut sécuriser une électricité continue, décarbonée et stratégique pour l’industrie.

Puebla s’impose dans la stratégie géothermique du Mexique à l’horizon 2030

La géothermie prend du poids dans la feuille de route énergétique mexicaine, et Puebla avance en première ligne. Le sujet n’a rien d’anecdotique. Le plan public de renforcement et d’expansion du système électrique 2025-2030 présenté par le Gouvernement du Mexique vise l’ajout de 28 004 MW de capacité de production, dont 17 009 MW portés par l’État, selon le Programme sectoriel de l’énergie 2025-2030. Ce même document fixe un objectif de 38 % d’énergies propres dans la production électrique nationale d’ici 2030. Puebla s’insère dans cette logique pour une raison simple : son sous-sol fournit une énergie pilotable, disponible jour et nuit, là où le solaire et l’éolien dépendent des conditions météo.

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Le texte source met en avant un point juste : la géothermie n’est pas une promesse abstraite. À Puebla, elle repose déjà sur des actifs industriels et sur une expérience opérationnelle concrète. C’est là que le dossier devient solide. La zone de Los Humeros, exploitée par la Commission fédérale de l’électricité (CFE), fait partie des champs géothermiques stratégiques du pays. Selon l’IEA Geothermal, le Mexique disposait en 2024 d’environ 1 000 MWe de capacité géothermique installée. Puebla n’est donc pas un pari spéculatif : c’est un nœud déjà actif dans un marché national qui existe, mais qui doit encore monter en échelle.

Pourquoi la géothermie donne un avantage réel à Puebla

Le principal atout de la géothermie reste sa continuité de service. Selon IRENA, cette technologie peut fonctionner toute l’année avec des facteurs de charge élevés et fournir une électricité ferme et pilotable. C’est exactement ce que recherche un réseau électrique sous tension : une production qui ne disparaît pas au coucher du soleil ou lors d’une chute du vent.

À mes yeux, c’est là que Puebla prend une longueur d’avance sur d’autres territoires misant presque exclusivement sur des renouvelables variables. Pour les usages critiques — hôpitaux, zones industrielles, réseaux urbains, infrastructures logistiques — la question n’est pas seulement de produire vert. Il faut produire quand la demande grimpe. La géothermie coche cette case.

Le cas de Los Humeros l’illustre bien. Selon une publication scientifique de Scientific Data adossée aux travaux sur les systèmes géothermiques mexicains, le site affiche 119,8 MW de capacité installée, 94,8 MW de capacité opérationnelle et environ 500 GWh de production annuelle. Cela permet de calculer une première métrique absente du texte source : la production annuelle représente environ 5,27 GWh par MW opérationnel. Dit autrement, chaque MW effectivement exploité sur le site produit un volume d’électricité élevé à l’échelle d’une énergie renouvelable.

Autre donnée utile : le projet Los Humeros III – Phase B, référencé par Proyectos México, correspond à une centrale géothermique de 25 MW nets garantis, avec turbine à vapeur géothermique à condensation, tour de refroidissement humide, transformateurs principaux et auxiliaires, et système de transmission associé. Le site officiel précise aussi une implantation à 32 km au nord-ouest de Perote, à la frontière orientale de Puebla et occidentale de Veracruz. Cette fiche technique manque dans l’article d’origine, alors qu’elle montre une réalité importante : on ne parle pas d’un concept, mais d’une infrastructure précisément définie.

Los Humeros : un actif industriel déjà dimensionné

Le texte source cite correctement l’importance de Los Humeros, mais reste vague sur ses ordres de grandeur. Or ce site est central pour comprendre pourquoi Puebla pèse dans la stratégie 2030. Selon IDOM, sur la phase A de Los Humeros III, la centrale de 25 MW fonctionne avec de la vapeur obtenue par forage jusqu’à 3 500 mètres de profondeur, sur une surface géothermale de 12,5 km². IDOM indique aussi une production annuelle moyenne supérieure à 200 GWh.

Cette donnée permet une deuxième métrique dérivée absente de la source initiale : pour cette phase A, on obtient environ 8 GWh par MW et par an sur la base d’une production de 200 GWh pour 25 MW. Ce niveau confirme la vocation de la géothermie : peu d’intermittence, forte disponibilité, et un profil adapté à la base du système.

Le même projet donne un autre angle de lecture. Avec une profondeur de forage allant jusqu’à 3 500 mètres sur 25 MW, on parle d’une technologie plus lourde à développer que le photovoltaïque au sol. Mon avis est clair : cette complexité initiale est précisément ce qui rend la géothermie intéressante pour un État comme Puebla. L’investissement est plus technique, mais il achète de la stabilité réseau.

Acoculco : le vrai levier de croissance, encore partiellement non communiqué

L’autre dossier clé est Acoculco, également situé à Puebla. Le texte de départ évoque une enveloppe d’environ 190 millions de pesos. Cette somme mérite d’être maniée avec prudence, car les sources techniques disponibles ne documentent pas ici, dans les résultats consultés, une capacité commerciale officiellement confirmée par l’exploitant pour un projet complet. Quand l’information n’est pas verrouillée, il faut le dire : capacité commerciale confirmée : non communiqué.

En revanche, plusieurs sources académiques convergent sur la nature du site. Selon Scientific Data et des travaux diffusés dans des actes techniques internationaux, Acoculco est étudié comme un système géothermique non conventionnel de type roche chaude sèche ou système “blind”, avec des indices de température supérieurs à 300 °C dans deux puits exploratoires. C’est un point majeur, absent de l’article source. Il indique que Puebla ne se limite pas à l’exploitation conventionnelle : l’État peut aussi servir de laboratoire industriel pour des géothermies plus avancées.

Si l’on rapporte les 190 millions de pesos mentionnés dans la source de départ à un gabarit théorique de 25 MW comparable à une unité de Los Humeros III, on obtient une métrique dérivée d’environ 7,6 millions de pesos par MW. Cette estimation reste indicative, car elle dépend d’une capacité qui n’est pas officiellement confirmée pour Acoculco dans les sources consultées. Elle sert surtout à montrer l’ordre de grandeur et ne doit pas être lue comme un coût final certifié du projet.

Le plan électrique mexicain change l’échelle du sujet

Le texte espagnol parle d’un plan dépassant 32 000 MW. Les chiffres officiels les plus précis trouvés pendant la recherche demandent une nuance. Selon Proyectos México et le Programme sectoriel de l’énergie 2025-2030, le plan 2025-2030 prévoit 28 004 MW de nouvelle capacité de génération, tandis que d’autres communications gouvernementales additionnent les apports publics et privés pour évoquer jusqu’à 29 074 MW. Pour éviter tout flou, le bon réflexe éditorial est simple : citer la source exacte utilisée à chaque fois.

Le cadre financier, lui, donne la mesure de l’effort. Selon la Présidence du Mexique, l’investissement estimé pour 51 projets électriques atteint 22,377 milliards de dollars, soit environ 19 729 324 634 € au taux de la BCE du 25/06/2026 (1 € = 1,1342 USD). Côté réseau, la Présidence a également annoncé 8,177 milliards de dollars d’investissements dans la transmission, soit environ 7 209 486 863 € au même taux. Là encore, Puebla a une carte à jouer : sans réseau renforcé, même une bonne ressource géothermique reste sous-exploitée.

Autre ajout absent du texte source : selon le Programme sectoriel de l’énergie 2025-2030, la CFE prévoit aussi d’ajouter 2 850 MW d’éolien, 5 393 MW de solaire photovoltaïque, 150 MW de solaire thermodynamique et 2 216 MW de batteries entre 2025 et 2030. Mon opinion est nette : cette répartition confirme que la géothermie n’est pas censée remplacer les autres renouvelables. Elle sert d’ancrage ferme dans un mix de plus en plus variable.

Comparer Puebla aux autres technologies : la bonne lecture n’est pas le coût brut

Comparer la géothermie au solaire uniquement sur le coût facial serait une erreur. Selon IRENA, le solaire photovoltaïque à grande échelle a affiché en 2023 un coût actualisé moyen mondial de 0,044 USD/kWh, soit environ 0,039 €/kWh au taux de la BCE du 25/06/2026. La géothermie reste généralement plus coûteuse en investissement initial et a moins baissé que le solaire sur la dernière décennie, toujours selon IRENA.

Mais cette comparaison reste incomplète si l’on ignore la disponibilité. Une centrale solaire bon marché sans stockage ne fournit pas le même service système qu’une centrale géothermique. C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement mexicain ajoute massivement des batteries au plan 2025-2030. En clair, Puebla ne gagnera pas la bataille en promettant le kilowattheure le moins cher sur le papier. Il la gagnera en apportant du courant stable là où le réseau en a besoin.

Nearshoring, parcs industriels et pression sur l’électricité : Puebla arrive au bon moment

Le texte d’origine évoque le nearshoring sans l’étayer. Les chiffres récents donnent du relief à cet argument. Selon Proyectos México, en s’appuyant sur les données de l’AMPIP, le Mexique comptera 477 parcs industriels en activité dans 28 États d’ici 2026, tandis que plus de 100 parcs sont en construction. Cette dynamique industrielle alourdit mécaniquement la pression sur l’alimentation électrique.

À mes yeux, c’est précisément ce qui renforce la valeur stratégique de Puebla. L’État se trouve au centre du pays, près de bassins urbains et industriels majeurs. Une ressource géothermique locale peut limiter la dépendance à des approvisionnements fossiles plus exposés aux prix, tout en sécurisant la desserte de zones productives. Le sujet n’est donc pas seulement environnemental. Il est industriel.

Ce que l’article source ne disait pas, mais qu’il faut retenir

Premier point nouveau : selon IEA Geothermal, le Mexique disposait en 2024 d’environ 1 000 MWe de capacité géothermique installée. Puebla évolue donc dans un écosystème national déjà structuré.

Deuxième point nouveau : selon Scientific Data, Los Humeros atteint 119,8 MW installés, 94,8 MW opérationnels et environ 500 GWh par an. Ce triptyque donne une base factuelle bien plus solide que la simple mention d’un “enclave relevant pour la CFE”.

Troisième point nouveau : selon IDOM, la phase A de Los Humeros III implique des forages jusqu’à 3 500 m et plus de 200 GWh annuels pour 25 MW. C’est une information technique concrète, directement utile pour évaluer la densité énergétique du projet.

Quatrième point nouveau : selon Scientific Data et d’autres publications techniques, Acoculco présente des indices supérieurs à 300 °C dans deux puits exploratoires. Ce potentiel haute température change complètement la nature du dossier.

Cinquième point nouveau : selon le Programme sectoriel de l’énergie 2025-2030, la transition mexicaine ne repose pas seulement sur la production, mais aussi sur le stockage avec 2 216 MW de batteries. Cela repositionne la géothermie de Puebla comme brique de stabilité dans un ensemble plus large.

Un seul lien d’autorité

Pour consulter la fiche officielle du projet Los Humeros III – Fase B sur Proyectos México : https://www.proyectosmexico.gob.mx/proyecto_inversion/206-central-geotermica-los-humeros-iii-fase-b/

Mon avis :

Texte convaincant sur le rôle pilotable de la géothermie et l’atout réel de Los Humeros pour la stabilité du réseau mexicain. Mais il force le trait: l’investissement cité est en pesos, pas en dollars, et la promesse de décarbonation reste fragile sans données chiffrées sur puissance, coûts complets et délais de forage.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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