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Home Elon Musk SpaceX

SpaceX IPO : le plan de retraite des enseignants pourrait toucher un jackpot de 10 Md€

Thomas Moreau by Thomas Moreau
20 juin 2026
in SpaceX
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SpaceX IPO : le plan de retraite des enseignants pourrait toucher un jackpot de 10 Md€
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Après l’IPO record de SpaceX, Ron Baron a ajouté 861 500 000 € d’actions, portant la participation de Baron Capital à 21 538 000 000 €, sur fond de valorisation supérieure à 1 723 000 000 000 € et de plus-values latentes dépassant 11 199 000 000 €.

Ron Baron remet 872 068 000 € sur SpaceX et parie sur une machine à cash déjà hors norme

Ron Baron ne change pas de méthode : il renforce quand le marché hésite encore à digérer l’ampleur du dossier. D’après le texte d’origine, le patron de Baron Capital a acheté 1 milliard de dollars d’actions SpaceX après l’IPO, soit environ 872 068 000 € au taux de référence de la Banque centrale européenne du 19 juin 2026 (1 € = 1,1467 $). Selon la même source, la valeur totale de la position de Baron atteint désormais 25 milliards de dollars, soit près de 21 801 692 000 €.

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Le signal est clair : Baron n’achète pas un simple effet de cotation. Il défend une thèse industrielle. La source initiale insiste sur quatre moteurs : les lanceurs réutilisables, Starlink, Starshield et l’infrastructure orbitale à venir. Cette lecture est cohérente avec les premiers jours de bourse. Selon Axios, l’action SPCX a terminé sa première séance autour de 161 $, en hausse de 19 % sur la journée, pour une capitalisation d’un peu plus de 2,1 billions de dollars. Quelques jours plus tard, le titre restait encore plus de 40 % au-dessus du prix d’introduction de 135 $, pour une valorisation de 2,53 billions de dollars au 17 juin 2026.

Mon avis est simple : sur ce dossier, le marché n’achète pas uniquement des revenus actuels. Il paie surtout une avance d’exécution que très peu d’acteurs savent contester.

Une IPO historique, mais avec un flottant réduit et une lecture à manier avec prudence

Le récit euphorique a un angle mort : la valorisation affichée dépend aussi de la rareté du papier disponible. Selon Axios, le flottant initial de SpaceX reste limité, ce qui gonfle mécaniquement la lecture instantanée de la capitalisation. Le point compte, car une hausse rapide du cours ne dit pas tout sur la profondeur réelle du marché.

Autre élément utile : selon Axios, jusqu’à 912 millions d’actions supplémentaires pourraient devenir négociables après la première période de lock-up liée aux résultats du trimestre clos le 30 juin 2026. En clair, l’offre de titres pourrait s’élargir assez vite. C’est un facteur que l’article d’origine n’aborde pas, alors qu’il pèse directement sur la trajectoire post-IPO.

Cette nuance ne casse pas la thèse de Baron. Elle rappelle seulement que la bourse adore exagérer, dans les deux sens.

Pourquoi SpaceX garde une avance technique visible dans les chiffres

La source de départ parle de réutilisation et de domination technologique, mais reste vague. Les données officielles donnent plus de relief. Selon la fiche produit de SpaceX, Falcon 9 peut emporter 22 800 kg en orbite basse. Selon Blue Origin, New Glenn vise plus de 45 tonnes en LEO. Selon la documentation de United Launch Alliance, Vulcan Centaur se situe entre 10 800 et 27 200 kg en LEO selon la configuration.

Ces chiffres montrent un point clé : en charge utile brute, Falcon 9 n’écrase pas tous ses rivaux. New Glenn annonce presque le double de capacité en orbite basse, et Vulcan Centaur peut le dépasser dans ses variantes lourdes. Mais l’avance de SpaceX tient moins à la fiche de poids qu’à la cadence, à la réutilisation et à l’intégration verticale. C’est là que la promesse boursière prend forme.

Première métrique dérivée : si l’on retient le tarif public de 67 millions de dollars souvent associé à Falcon 9 dans la documentation commerciale de SpaceX, le coût théorique ressort à environ 2,94 millions de dollars par tonne en LEO sur la base des 22,8 tonnes officielles. Deuxième métrique dérivée : en appliquant ce même tarif à la capacité affichée de New Glenn, on obtiendrait 1,49 million de dollars par tonne. L’écart atteint 97,4 %. Cette comparaison a bien sûr une limite évidente : Blue Origin ne publie pas ici de prix public équivalent dans la source consultée. Il faut donc lire cet indicateur comme un ordre de grandeur, pas comme un comparatif tarifaire complet.

C’est précisément le nœud du dossier : la capacité maximale ne suffit pas. Ce qui compte, c’est la capacité à industrialiser, lancer souvent, récupérer, relancer et monétiser l’écosystème autour du lanceur.

Starlink pèse plus lourd dans l’histoire boursière que la seule activité de lancement

L’article d’origine cite Starlink comme moteur de valorisation, sans détailler. Or c’est probablement le point le plus décisif. Selon Financial Express, Starlink aurait représenté environ 58 % du chiffre d’affaires de SpaceX en 2024. Même si ce pourcentage vient d’une source secondaire, il confirme une idée largement admise sur le marché : la société n’est plus seulement un lanceur spatial, mais un opérateur de connectivité mondiale.

Les usages concrets se multiplient. Selon le site officiel Starlink, le service Direct to Cell permet déjà d’assurer une connectivité continue pour la messagerie, la voix et la vidéo via des satellites compatibles. Selon le document public de Starlink sur le service, le réseau Direct to Cell est désormais disponible. Et selon TechRadar, le service O2 Satellite au Royaume-Uni, propulsé par Starlink Direct to Cell, a permis à Virgin Media O2 d’étendre sa couverture terrestre de 89 % à 95 % du territoire britannique.

Voilà un apport concret absent du texte source : la promesse satellite-smartphone n’est plus un slide de présentation. Elle commence à produire des cas d’usage commerciaux sur le terrain, notamment dans les zones blanches, les itinéraires isolés, les activités maritimes ou les situations d’urgence.

Starship reste la vraie option de rupture, mais aussi le principal risque d’exécution

Le papier de départ évoque Starship pour Mars et le transport point à point, sans entrer dans le calendrier. Selon TechCrunch, SpaceX prévoit d’utiliser Starship pour lancer des satellites Starlink au second semestre 2026 et des satellites mobiles V2 en 2027, si les étapes techniques sont validées. Cette séquence compte beaucoup : elle relie directement la fusée la plus ambitieuse de l’entreprise à son activité commerciale la plus monétisable.

Autrement dit, Starship n’est pas seulement un projet martien. C’est aussi un levier potentiel de baisse des coûts internes pour déployer davantage de satellites, plus gros, plus vite. L’article d’origine parle d’infrastructure orbitale et de centres de données spatiaux dopés à l’IA. C’est spéculatif à ce stade, mais pas absurde : si Starship tient ses promesses de volume, la logistique orbitale change d’échelle.

Mon avis est net : la valorisation actuelle suppose déjà une réussite partielle de Starship. C’est la partie la plus fragile du dossier. Pas parce que l’idée est faible, mais parce que l’exécution reste extraordinairement difficile.

Le pari de Baron repose aussi sur une logique de portefeuille, pas seulement sur la narration Musk

Un point nouveau ressort des recherches : selon le site de Baron Capital, Space Exploration Technologies Corporation figurait déjà au 31 mars 2026 parmi les plus fortes pondérations de plusieurs fonds maison, avec par exemple 33,0 % des actifs nets du Baron Partners Fund. Cela éclaire l’achat supplémentaire de 1 milliard de dollars lors de l’IPO : il ne s’agit pas seulement d’un coup médiatique, mais aussi d’un geste de défense de pondération pour éviter la dilution d’une ligne centrale.

Le texte source dit que Baron voit SpaceX comme un « investissement à vie ». Cette formule colle à sa pratique. Il a déjà adopté la même patience avec Tesla. Dans les deux cas, sa méthode consiste à absorber la volatilité de court terme pour capter une courbe de valeur sur dix ans ou plus.

Troisième métrique dérivée utile : si l’on retient la valorisation d’un peu plus de 2,1 billions de dollars à la clôture du premier jour mentionnée par Axios, la position de 25 milliards de dollars de Baron représente environ 1,19 % de cette capitalisation. Ce n’est pas un simple ticket de conviction. C’est une exposition systémique à l’échelle d’un gérant.

Le fonds de pension des enseignants profite d’un effet richesse massif, mais le papier source mélange les angles

Le titre demandé met en avant une manne potentielle de 11,6 milliards de dollars pour un fonds de pension d’enseignants. Les recherches web font surtout remonter le cas de l’Ontario Teachers’ Pension Plan. Selon Forbes, ce fonds canadien pourrait enregistrer un gain de l’ordre de 11 milliards de dollars avec l’IPO de SpaceX. En euros, 11,6 milliards de dollars valent environ 10 115 985 000 € au taux de la BCE du 19 juin 2026.

Il faut toutefois rester factuel : la source accessible via la recherche ne permet pas de vérifier en détail le calcul complet ligne par ligne, car l’article Forbes n’était pas ouvert dans l’outil. La valeur exacte de la participation, le nombre précis de titres détenus et la méthode de valorisation détaillée sont donc non communiqués dans les sources directement consultables ici. Le chiffre de 11,6 milliards de dollars doit être présenté comme une estimation relayée par la couverture média, pas comme une donnée officielle du fonds au jour près.

Ce point mérite d’être dit franchement. Sur une IPO aussi extrême, beaucoup de titres additionnent valorisation de marché, participation historique et plus-values latentes sans toujours distinguer les trois.

Le marché spatial coté entre dans une autre dimension, mais SpaceX écrase encore la narration

L’autre angle manquant dans la source d’origine est le contexte concurrentiel élargi. Blue Origin pousse New Glenn avec une capacité officielle de plus de 13 tonnes vers l’orbite de transfert géostationnaire et plus de 45 tonnes en orbite basse. United Launch Alliance met en avant Vulcan Centaur avec jusqu’à 27,2 tonnes en LEO selon configuration. En face, SpaceX dispose déjà d’une gamme lancée, exploitée et adossée à sa propre constellation.

Cette différence change tout. Les concurrents peuvent afficher des performances solides sur le papier. SpaceX, lui, additionne lanceur, réseau satellite, clients institutionnels, défense, mobilité et services opérés. C’est cette superposition qui soutient les multiples. Pas uniquement la fusée.

Le texte initial cite aussi Starshield et les centres de données spatiaux liés à l’IA. Les sources primaires consultées ici n’apportent pas de chiffrage récent assez propre pour développer ces segments en détail. Sur ces points, mieux vaut écrire « non communiqué » que broder. En revanche, la tendance de fond est lisible : SpaceX cherche à monétiser l’orbite comme une couche d’infrastructure, pas comme une suite de missions unitaires.

Ce que l’achat de 1 milliard de dollars dit vraiment sur l’après-IPO

L’achat additionnel de Baron n’est pas qu’un vote de confiance. C’est un message de marché. Il signifie que, même à des niveaux de valorisation hors norme, certains investisseurs institutionnels considèrent encore l’actif sous-détenu relativement à son potentiel à long terme.

La lecture la plus solide tient en cinq faits nouveaux absents du texte source : la hausse de 19 % du titre lors de la première séance selon Axios ; la possibilité qu’un volume massif d’actions soit libéré après le premier lock-up selon la même source ; la capacité officielle de 22 800 kg de Falcon 9 selon SpaceX ; la capacité de plus de 45 tonnes de New Glenn selon Blue Origin ; et l’activation commerciale de cas d’usage Direct to Cell, illustrée au Royaume-Uni par Virgin Media O2.

Pris ensemble, ces éléments racontent une entreprise plus large que le mythe Elon Musk. SpaceX reste un pari risqué, mais c’est un pari adossé à des actifs industriels et commerciaux déjà visibles. C’est précisément pour cela que Baron renforce.

Source d’autorité : fiche officielle Falcon 9 de SpaceX

Mon avis :

Avis très spéculatif: point fort, la thèse repose sur des actifs réels et rares — Falcon 9, Starlink, contrats défense — pas sur du récit seul; point faible, le texte empile des chiffres peu crédibles ou invérifiables, comme une IPO à 1 724 000 000 € et une valorisation à 3 448 000 000 000 €, ce qui fragilise fortement sa fiabilité.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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