En bref
- Tesla a obtenu une approbation de la FCC via une dérogation, pour utiliser l’Ultra-Wideband (UWB) dans un dispositif de recharge sans fil destiné au Cybercab, avec une installation possible sur des équipements fixes en extérieur.
- Le repérage commence en Bluetooth, puis l’UWB s’active brièvement au moment d’aligner le véhicule électrique sur le pad au sol, à très courte distance et à faible puissance.
- Tesla affirme que le signal est atténué par la carrosserie quand le véhicule est au-dessus du pad, ce qui limite les risques d’interférences.
- Des prototypes de Cybercab ont aussi été vus en charge sur des Superchargeurs, signe d’une stratégie “double voie” : bornes classiques + pad au sol.
- Le sujet dépasse la technique pure : il touche à la mobilité autonome, à l’usage en flotte (robotaxis) et aux contraintes réglementaires concrètes.
Il y a des annonces qui font lever un sourcil, puis un second. L’approbation accordée à Tesla par la FCC pour sa recharge sans fil liée au Cybercab fait partie de celles-là, parce qu’elle règle un point très terre-à-terre : l’autorisation d’installer en extérieur, sur des équipements fixes, un système radio UWB utilisé pour positionner précisément la voiture au-dessus d’un pad au sol.
Dans les documents, l’idée est simple à expliquer et nettement moins simple à réussir : un transceiver UWB dans le véhicule discute brièvement avec un transceiver UWB dans la plaque au sol pour guider l’alignement, comme si la voiture “se calait” sur une cible invisible. Avant ça, un échange en Bluetooth sert à “trouver” le pad et à lancer la discussion. Et seulement quand l’alignement est jugé bon, la charge par induction peut démarrer.
Ce détail réglementaire a l’air technique, presque administratif. Pourtant, il raconte quelque chose de plus large sur la technologie et l’innovation appliquées à la mobilité autonome : à la fin, tout se joue sur des gestes répétitifs du quotidien (se garer, se recharger, repartir), et sur la façon dont une machine les rend fiables. C’est précisément ce que ce système innovant promet… et ce que les prochains mois vont devoir prouver sur le bitume.

Approbation de la FCC : ce que la dérogation change pour la recharge sans fil du Cybercab
La nuance qui compte ici, c’est le mot “dérogation”. La FCC n’a pas juste tamponné un dossier pour faire plaisir à un constructeur connu. Elle a autorisé un usage précis de l’UWB dans un contexte qui, normalement, impose des contraintes (notamment sur des équipements radio installés de façon fixe). Dans le cas du Cybercab, cette autorisation ouvre la porte à un déploiement en extérieur, ce qui est presque obligatoire si l’objectif est de recharger une flotte, la nuit, sur des parkings, devant des hôtels, ou sur des zones de dépose-minute.
Ce qui rend la décision défendable, c’est la manière dont Tesla décrit l’UWB : faible puissance, portée très courte, activation brève au moment de l’approche, et signal surtout “au ras du sol” entre la voiture et le pad. En clair, ce n’est pas une radio qui bavarde pendant des heures : elle se réveille, fait son travail d’alignement, puis se tait. Et quand la voiture est stationnée au-dessus de la plaque, la carrosserie atténue encore la propagation.
Figure-vous que ce genre de détail fait toute la différence sur le terrain. Un gestionnaire de parking ne veut pas d’un dispositif qui déclenche des alarmes d’interférences, même si le risque est faible. Un exploitant de flotte, lui, ne veut pas d’un système qui marche “quand tout va bien” mais se dérègle dès qu’il pleut, que le sol est sale, ou qu’un marquage s’efface. La approbation règle la partie “autorisation d’émettre”, pas la partie “fiabilité quotidienne”, mais sans elle, tout le reste restait théorique.
Pour situer les enjeux de recharge dans la vraie vie (câbles, puissances, temps d’arrêt, implantation), il est utile de relire un point de repère grand public comme ce guide sur la borne de recharge pour voiture électrique, parce qu’il rappelle un fait têtu : l’expérience de charge est souvent une histoire d’emplacement, d’habitudes et de contraintes, pas seulement de watts.
Et c’est là que ça devient intéressant : la recharge par induction, dans un service de robotaxis, vise moins le “confort” que la répétition fiable. Pas besoin de sortir un câble, pas de connecteur malmené, pas de prise forcée. Juste un arrêt propre, un alignement précis, et un cycle qui repart. Voilà l’intention, nette et presque banale… et pourtant, tout va dépendre de cette précision d’alignement, donc de l’UWB autorisé par la FCC. La section suivante se penche justement sur ce ballet technique, du Bluetooth à l’UWB, et sur ce que ça implique en conditions réelles.
Comment fonctionne le positionnement UWB : Bluetooth d’abord, puis alignement au centimètre près
Bon, soyons honnêtes : “UWB” sonne comme un acronyme de plus, un truc réservé aux ingénieurs et aux passionnés. Mais ici, l’usage est facile à visualiser. Imaginez un véhicule électrique qui arrive sur une zone de charge sans repère visible très contraignant. Il doit comprendre où se trouve la plaque au sol, puis se centrer correctement. S’il se décale, la charge chauffe, baisse en efficacité, ou refuse de démarrer. Et une flotte autonome ne peut pas “tenter sa chance” trois fois comme un conducteur fatigué en rentrant du boulot.
Le scénario décrit par Tesla se déroule en deux temps. D’abord, le véhicule utilise le Bluetooth pour découvrir la présence et la localisation du pad. C’est une phase de “prise de contact”, avec échanges de données. Ensuite seulement, quand la voiture s’approche réellement, les transceivers UWB s’activent brièvement pour mesurer et corriger la position. Cette bascule a du sens : le Bluetooth sert d’éclaireur, l’UWB sert de mètre ruban.
Une scène très concrète : quand l’alignement évite la panne bête
Prenons un cas réaliste. Lila, 42 ans, gère en 2026 une petite flotte de VTC électriques à Phoenix, et elle a déjà vécu ce moment absurde où une voiture reste immobilisée parce que “la charge n’a pas pris” pendant la nuit. Le lendemain matin, c’est la cascade : planning cassé, clients qui attendent, chauffeur qui perd une course. Dans une logique de robotaxi, ce genre d’incident devient un poison, parce qu’il se répète à grande échelle.
Avec un pad au sol et un positionnement UWB, l’idée est d’éviter la panne bête : la voiture ne déclenche la puissance qu’une fois correctement placée. Et comme l’UWB n’émet que brièvement, le système limite son exposition radio. Sur le papier, c’est propre. Sur le terrain, il faudra voir si la voiture se recale bien malgré une pente, un marquage masqué par de la poussière, ou un petit décalage dû à des pneus usés.
Pourquoi la FCC a pu accepter : puissance, durée, portée
La logique réglementaire, telle qu’elle ressort des éléments partagés autour du dossier, tient en quatre arguments simples : signal de très faible puissance, activation courte au moment du stationnement, fonctionnement à très courte distance, et risque limité d’interférences avec d’autres systèmes. Autrement dit, ce n’est pas un émetteur “en continu”. C’est un outil de positionnement ponctuel, presque furtif.
Entre nous soit dit, cette approche “on allume juste quand il faut” ressemble beaucoup à la bonne pratique qu’on aimerait voir partout dans l’électronique : pas d’émission inutile, pas de complication gratuite. Et elle prépare une question plus large : si l’alignement devient fiable, la recharge sans fil peut-elle dépasser le statut de gadget pour entrer dans l’exploitation quotidienne ? Pour y répondre, il faut regarder le Cybercab non comme une voiture isolée, mais comme un service de mobilité qui doit tourner. Ce qui nous amène au sujet suivant : la stratégie de recharge redondante, pads et Superchargeurs.
Une recharge sans fil, oui… mais aussi des Superchargeurs : la stratégie “double voie” de Tesla
Une observation revient souvent dans les discussions de passionnés : des prototypes de Cybercab ont été aperçus en train de charger sur des Superchargeurs. Ce détail change la lecture. Le projet ne semble pas dépendre d’un seul mode de charge. Et franchement, c’est plutôt rassurant.
Dans le monde réel, une infrastructure unique a toujours un talon d’Achille. Un pad sans fil peut tomber en panne, être bloqué par un véhicule mal garé, ou subir une dégradation (fissure, vandalisme, inondation localisée). À l’inverse, un réseau de bornes rapides a ses limites aussi : files d’attente, connecteurs fatigués, maintenance, et parfois des contraintes d’emplacement. Mélanger les deux, c’est une façon de ne pas immobiliser une flotte au premier imprévu.
Pour ceux qui veulent creuser ce point précis côté Cybercab, un papier très centré sur cette redondance se lit bien en complément, notamment cet article sur les solutions de recharge redondantes envisagées. Le terme “redondant” peut paraître froid, mais dans l’exploitation, il veut juste dire : “le service continue”.
Tableau comparatif : pad au sol vs borne rapide dans une logique de flotte
Pour éviter de rester dans l’abstrait, voici un comparatif simple. Il ne s’agit pas de décréter un gagnant, mais de voir où chaque option s’insère dans une routine de mobilité autonome.
| Critère | Recharge sans fil (pad + UWB) | Recharge filaire (Superchargeur / borne rapide) |
|---|---|---|
| Action côté véhicule | Alignement automatique, pas de câble à manipuler | Connexion physique (automatisable, mais plus complexe) |
| Contraintes d’implantation | Pad au sol à protéger (chocs, eau, saletés), marquage de zone | Bornes visibles, accès à gérer, câbles et connecteurs à maintenir |
| Risque opérationnel typique | Mauvais centrage, zone obstruée, dégradation du pad | File d’attente, connecteur indisponible, station hors service |
| Usage “service de robotaxi” | Très adapté aux arrêts répétés et planifiés | Très adapté aux recharges rapides hors base |
| Dépendance réglementaire | Forte (radio UWB, installation extérieure, conformité) | Plus standardisée, mais dépend des normes locales et du réseau |
Une anecdote terrain : l’exploitation, c’est l’art d’éviter les minutes perdues
Karim, 39 ans, supervise une flotte de navettes électriques pour un campus privé au Texas. Il résume le problème en une phrase : “Une minute perdue se multiplie par le nombre de véhicules.” Quand une navette doit sortir du service parce que la charge n’a pas démarré, l’équipe bascule en mode pompier. Avec un pad, il espère réduire les gestes humains et les oublis. Avec une borne rapide à proximité, il garde un plan B.
Ce mélange des genres explique aussi pourquoi la décision de la FCC compte : elle rend crédible un déploiement dehors, donc la création de “bases de charge” dédiées. Et une base de charge, ce n’est pas un gadget de salon. C’est une pièce d’infrastructure qui touche directement à la disponibilité des véhicules, donc à l’économie du service. Et justement, parlons économie, sécurité et acceptabilité : la technique ne vit jamais seule, surtout quand on parle de mobilité autonome.
Mobilité autonome, sécurité et acceptabilité : ce que l’approbation raconte en creux
Il y a une tentation, dans la tech, de traiter chaque annonce comme un puzzle isolé : ici un papier sur la recharge sans fil, là un fil sur l’autonomie, ailleurs une vidéo de prototype. En réalité, tout se tient. Un robotaxi ne “gagne” pas parce qu’il a une fonction cool. Il gagne s’il roule souvent, s’arrête peu, et inspire une confiance suffisante pour que des villes, des exploitants et des passagers acceptent le service.
Dans le même flux d’actualité, Tesla a communiqué un jalon : plus de 8 milliards de miles parcourus avec Full Self-Driving (Supervised). Les chiffres partagés donnent aussi des statistiques de collision “majeure” : une tous les 5 300 676 miles avec FSD (Supervised) engagé, contre une fréquence plus élevée en conduite manuelle, et un point de comparaison avec la moyenne américaine sur la période. Ces données ne prouvent pas tout, mais elles montrent ce que Tesla cherche à installer : l’idée que l’autonomie surveillée se mesure, se compare, et se vend… au sens littéral, via la confiance.
Pourquoi en parler dans un article sur la FCC et l’UWB ? Parce que l’acceptabilité se joue sur une chaîne complète. Si le véhicule se gare tout seul mais doit être branché par quelqu’un, la promesse s’effrite. S’il se recharge tout seul mais se trompe de placement une fois sur vingt, l’exploitation devient un cauchemar. Et si tout marche mais que la partie radio n’a pas d’autorisation claire, aucun opérateur sérieux ne signera.
Ce que le grand public retient (même sans le vocabulaire)
Les passagers ne diront pas “UWB” ou “dérogation FCC”. Ils diront : “Ça marche” ou “Ça plante”. Ils remarqueront l’absence de câble traînant sur le sol. Ils noteront que la voiture revient proprement en ligne, comme un tram qui retrouve ses rails. Vous voyez ce que je veux dire ? La sophistication disparaît si l’usage devient banal.
Pour rendre cette banalité possible, quelques conditions reviennent toujours, et elles méritent d’être posées clairement :
- Précision : l’alignement doit rester fiable malgré la météo et l’usure.
- Disponibilité : le pad doit résister aux contraintes d’un espace public ou semi-public.
- Redondance : une alternative filaire doit exister quand l’infrastructure sans fil n’est pas accessible.
- Clarté réglementaire : la radio et l’installation extérieure doivent rester dans un cadre net.
À ce stade, l’innovation n’est pas un feu d’artifice. C’est un enchaînement de “petites” décisions qui évitent les gros problèmes. Et pour prendre la mesure de cette décision FCC côté Cybercab, un détour par ce papier détaillant l’approbation de la FCC pour la recharge sans fil aide à recoller les morceaux, notamment sur le cadre de l’installation extérieure.
Reste une question que beaucoup se posent sans oser la formuler : au-delà de la technique et des autorisations, à quoi ressemble une journée “normale” avec des Cybercabs qui se rechargent sans fil ? C’est ce quotidien, très concret, qui mérite d’être raconté ensuite.
Que signifie exactement l’approbation de la FCC pour le Cybercab ?
La FCC a accordé une dérogation permettant à Tesla d’utiliser une radio Ultra-Wideband (UWB) dans son système de positionnement pour recharge sans fil, avec une installation sur des équipements fixes en extérieur. Concrètement, cela lève un verrou réglementaire pour déployer des pads au sol dehors, là où une flotte autonome en a vraiment besoin.
Pourquoi Tesla utilise d’abord le Bluetooth puis l’UWB ?
Le Bluetooth sert à découvrir la présence du pad et à initier des échanges de données. Quand le véhicule approche vraiment, l’UWB s’active brièvement pour affiner la position à très courte distance, afin d’aligner correctement la voiture avant de lancer la recharge sans fil. Cette séquence limite aussi le temps d’émission UWB.
Est-ce que la recharge sans fil remplace les Superchargeurs pour le Cybercab ?
Non. Des prototypes ont été observés en charge sur des Superchargeurs, ce qui suggère une approche pragmatique : le pad sans fil pour des scénarios répétitifs (base de flotte, stationnement dédié), et la charge filaire pour la flexibilité, la redondance et les recharges rapides hors base.
Y a-t-il un risque d’interférences avec l’UWB utilisé pour la recharge ?
L’argumentaire associé à l’autorisation insiste sur un signal à faible puissance, une activation courte au moment du stationnement, une portée très courte et une émission principalement au niveau du sol entre le véhicule et le pad. Tesla indique aussi que la carrosserie atténue le signal quand la voiture est au-dessus du pad, ce qui réduit encore la propagation.










