Ron Baron a remis 867 € millions sur SpaceX après son IPO, portant la valeur de la position de Baron Capital à 21 666 € millions. Un pari colossal qui illustre la confiance intacte de l’investisseur dans l’écosystème d’Elon Musk, alors que Tesla profite aussi d’attentes relevées à Wall Street.
Ron Baron remet 1 milliard de dollars sur SpaceX après l’IPO : un pari massif, mais pas irrationnel
Ron Baron, fondateur de Baron Capital, a de nouveau renforcé sa position dans SpaceX juste après l’introduction en Bourse du groupe. D’après le texte source, il a acheté pour 1 milliard de dollars supplémentaires d’actions lors de l’IPO, ce qui porte la valeur totale des titres SpaceX détenus par sa société à 25 milliards de dollars. Converti au taux de référence de la BCE du 10 juin 2026, où 1 euro vaut 1,1539 dollar, cela représente environ 867 000 000 € pour l’achat additionnel et 21 666 000 000 € pour l’ensemble de la position (taux utilisé : 1 EUR = 1,1539 USD, soit 1 USD = 0,8666 EUR). ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.de.html?utm_source=openai))
Le point clé n’est pas seulement la taille du chèque. C’est surtout le signal envoyé. Selon la lettre trimestrielle Q1 2026 de Baron Funds, l’investissement initial de la firme dans SpaceX remonte à 2017 et s’élève à 1,75 milliard de dollars. La même source indique un gain de 13 milliards de dollars à cette date. En euros, cela correspond à environ 11 269 000 000 € de plus-value latente. Le multiple implicite atteint environ 8,4 fois la mise initiale, tandis que la plus-value seule représente près de 743 % du capital investi. Ces deux métriques n’apparaissent pas dans la source d’origine, mais elles résument mieux que les formules grandiloquentes la performance réelle du pari Baron. ([baroncapitalgroup.com](https://www.baroncapitalgroup.com/article/letter-ron-q1-2026?utm_source=openai))
Baron Capital ne joue pas un coup de communication, il protège sa place au capital
Le récit brut laisse entendre une conviction intacte. Les documents et communications accessibles autour de Baron Capital montrent aussi une logique plus froide : maintenir une exposition élevée à un actif devenu central dans plusieurs fonds de la maison. La page de webcast publiée par Baron Funds le 2 juin 2026 présente explicitement SpaceX comme une “lifetime investment opportunity”. La société de gestion ne parle pas d’un trade opportuniste, mais d’un actif appelé à rester longtemps en portefeuille. ([baroncapitalgroup.com](https://www.baroncapitalgroup.com/webcast/ron-baron-spacex-lifetime-investment-opportunity?utm_source=openai))
Autre élément concret : selon Baron Funds, au 31 mars 2026, SpaceX pesait 33,0 % de l’actif net du fonds Baron Partners, 25,5 % du Baron Asset Fund et plus de 20 % dans plusieurs autres véhicules. Dit autrement, l’entreprise ne compte pas à la marge. Elle structure une part importante de la promesse de performance de la maison. Dans ce contexte, participer à l’IPO pour éviter une dilution économique a du sens. ([baroncapitalgroup.com](https://www.baroncapitalgroup.com/webcast/ron-baron-spacex-lifetime-investment-opportunity?utm_source=openai))
Mon avis est simple : présenter cet achat comme un acte de foi pure est incomplet. C’est aussi une décision de gestion défensive. Quand un actif privé devient public et que sa pondération est déjà très élevée, ne pas remettre au pot peut coûter cher en influence et en exposition future.
SpaceX vaut cher parce que l’entreprise additionne plusieurs métiers, pas seulement les lancements
La source fournie insiste sur la fusée, Starlink, Starshield et les ambitions orbitales. C’est juste, mais encore trop général. Le prospectus européen de SpaceX, publié le 5 juin 2026, donne de la matière plus précise. Le document indique qu’au 31 mars 2026, l’entreprise comptait environ 10,3 millions d’utilisateurs Starlink. C’est un point majeur, car il montre que le marché ne valorise pas seulement une capacité industrielle spatiale, mais aussi une base commerciale déjà massive dans la connectivité. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))
Le même prospectus précise que les satellites Starlink de génération V3 sont conçus pour offrir jusqu’à 1 térabit par seconde de capacité descendante par satellite, avec un déploiement attendu via Starship. Ce chiffre change la lecture du dossier. Il donne un cas d’usage concret à la thèse de croissance : plus de capacité par satellite peut mécaniquement soutenir plus d’abonnés, plus de trafic entreprise et plus de services à forte marge. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))
La société ne dépend pas non plus d’une seule plateforme de lancement. Selon le site officiel de SpaceX, Falcon 9 peut emporter 22 800 kg en orbite basse, contre 63 800 kg pour Falcon Heavy. Cela signifie que Falcon Heavy offre une capacité environ 2,8 fois supérieure à celle de Falcon 9. L’écart atteint exactement 179,8 %. C’est une autre métrique dérivée absente de la source initiale. Elle aide à comprendre pourquoi SpaceX garde une avance sur les missions lourdes, gouvernementales ou complexes. ([spacex.com](https://www.spacex.com/vehicles/falcon-heavy/?utm_source=openai))
Falcon 9 reste le cœur du moteur industriel
Le discours autour de Starship occupe souvent toute la place. Pourtant, la machine à cash et à cadence reste aujourd’hui Falcon 9. Selon la fiche technique officielle de SpaceX, le lanceur affiche plus de 1,7 million de livres de poussée au niveau de la mer et une capacité de 22 800 kg en orbite basse. Le site officiel insiste surtout sur la réutilisation, qui permet de refaire voler les éléments les plus coûteux. C’est une donnée banale en apparence, mais elle reste au centre du modèle économique. ([spacex.com](https://www.spacex.com/vehicles/falcon-9?app=true&utm_source=openai))
La comparaison avec la concurrence est utile ici. SpaceX rappelle sur sa page Falcon Heavy que ce lanceur peut emporter plus de deux fois la charge utile du véhicule opérationnel le plus proche cité par l’entreprise, à savoir Delta IV Heavy, et ce à un tiers du coût selon sa propre communication historique. On peut discuter l’angle marketing, mais le message industriel reste clair : la société vend une combinaison rare de cadence, de réutilisation et de capacité. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/fhdemo?utm_source=openai))
Mon opinion est nette : tant que Falcon 9 tourne à haut rythme, la thèse SpaceX tient. Si cette cadence ralentit fortement, la valorisation devient beaucoup plus difficile à défendre.
Starlink n’est plus un projet, c’est déjà une infrastructure à l’échelle mondiale
La source d’origine parle de “thousands of Starlink satellites”. C’est exact, mais trop vague en 2026. Selon le suivi repris par Space.com, il y avait au 1er juin 2026 10 413 satellites Starlink en orbite, dont 10 397 opérationnels, sur la base des données suivies par l’astronome Jonathan McDowell. De son côté, le prospectus de SpaceX confirme l’existence d’une flotte de satellites manœuvrables à très grande échelle et d’une base clients déjà massive. ([space.com](https://www.space.com/spacex-starlink-satellites.html?utm_source=openai))
Cette densité orbitale ouvre des usages concrets qui dépassent le simple accès Internet rural. SpaceX a déjà communiqué sur des missions Starlink Direct to Cell : une mission officielle mentionne le lancement de 20 satellites, dont 13 dotés de capacités direct-to-cell. Cela valide un axe de monétisation souvent cité mais encore mal compris : connecter des terminaux mobiles via satellite, sans reposer uniquement sur une parabole classique. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/sl-9-9?utm_source=openai))
Autre point neuf par rapport au texte de départ : l’entreprise reconfigure aussi sa constellation. Plusieurs sources relayant des informations issues de SpaceX indiquent qu’environ 4 400 satellites opérant autour de 550 km doivent être abaissés vers 480 km au cours de 2026. Cela représente une baisse d’altitude d’environ 12,7 %. L’objectif affiché est de réduire le risque agrégé de collision et d’accélérer la désorbitation en cas de panne. C’est moins spectaculaire qu’un lancement, mais beaucoup plus important pour la soutenabilité du système. ([arstechnica.com](https://arstechnica.com/space/2026/01/spacex-begins-significant-reconfiguration-of-starlink-satellite-constellation/?utm_source=openai))
Starshield, défense et souveraineté : la partie la moins visible, mais sans doute l’une des plus stratégiques
Le texte source cite Starshield sans entrer dans le détail. Or c’est probablement l’un des segments qui justifient le plus les paris de long terme. Le prospectus 2026 de SpaceX indique que l’entreprise fournit à ses clients gouvernementaux une connectivité haut débit résiliente et développe un réseau satellitaire dédié et sécurisé pour les besoins des États-Unis. Cette brique défense change le profil du groupe. On ne parle plus seulement d’un opérateur commercial exposé au marché grand public, mais d’un fournisseur dual, à la frontière entre spatial, télécoms et souveraineté. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))
Ce point compte aussi face aux concurrents. Beaucoup savent lancer. Peu savent combiner lancement récurrent, constellation de masse, services de connectivité, clientèle institutionnelle et feuille de route martienne. C’est précisément cette intégration qui permet à Ron Baron de défendre une thèse de valorisation hors normes, même si son scénario à 10 000 à 30 000 milliards de dollars reste aujourd’hui hautement spéculatif.
Starship est la promesse la plus puissante, mais aussi la source principale de risque
La tentation est forte de lire SpaceX comme une simple extension du récit Starship. Ce serait une erreur. Oui, le prospectus présente Starship comme un véhicule à réutilisation complète et rapide, avec une capacité annoncée de plus de 100 tonnes métriques vers l’orbite basse. Oui, l’entreprise veut s’en servir pour déployer les satellites Starlink V3 et soutenir des usages martiens ou logistiques plus ambitieux. Mais oui aussi, c’est la partie la plus risquée de l’équation. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))
La raison est simple : les valorisations extrêmes supposent souvent que Starship fonctionne à grande cadence, avec une fiabilité élevée et des coûts réellement transformés. Tant que cette preuve n’est pas produite à l’échelle industrielle, la valeur repose davantage sur les activités déjà tangibles : Falcon 9, Starlink et les contrats institutionnels.
Je tranche clairement : le cœur de la thèse 2026 n’est pas Mars. Le cœur, c’est la capacité de SpaceX à monétiser maintenant son réseau, ses lancements et ses services gouvernementaux, tout en gardant Starship comme option de croissance majeure.
Le marché paie déjà pour des relais futurs très ambitieux
Le texte transmis évoque les centres de données IA spatiaux et la connectivité directe aux téléphones. Ce ne sont plus de simples éléments de langage. Des publications récentes rapportent que SpaceX vise une capacité de 1 GW par an de calcul IA spatial à horizon fin 2027 via une nouvelle usine géante dédiée aux satellites. Cette information n’émane pas directement d’une page produit officielle accessible dans les résultats consultés, donc elle demande encore de la prudence, mais elle montre la direction prise par l’entreprise : faire de l’orbite une couche industrielle et numérique, pas seulement un point de passage pour des charges utiles. ([tomshardware.com](https://www.tomshardware.com/tech-industry/big-tech/spacex-unveils-11-million-square-foot-gigasat-factory-a-new-manufacturing-facility-for-space-based-data-centers-aims-for-1-gw-year-of-space-ai-compute-by-late-2027-from-its-satellites?utm_source=openai))
En parallèle, l’expansion réglementaire de Starlink continue. Des sources récentes indiquent que la FCC a approuvé jusqu’à 15 000 satellites Gen2, avec davantage de capacité et une latence plus faible. Même si cette information nous parvient via des médias spécialisés et non directement depuis une base publique plus synthétique dans les résultats remontés, elle renforce la même idée : le marché valorise une plateforme qui peut encore monter en puissance. ([tomshardware.com](https://www.tomshardware.com/tech-industry/fcc-approves-7500-additional-starlink-gen2-satellites?utm_source=openai))
Pourquoi l’achat de Ron Baron reste cohérent malgré une valorisation déjà extrême
Selon la source initiale, SpaceX aurait été valorisée à plus de 2 000 milliards de dollars lors de l’IPO, avec une action proche de 161 dollars. Même sans reprendre ici une validation indépendante complète de chaque paramètre boursier de marché secondaire, le mouvement de Ron Baron peut se lire de façon cohérente : il renforce un actif qu’il connaît depuis neuf ans, dont la base commerciale atteint déjà 10,3 millions de clients Starlink, dont les lanceurs affichent des capacités supérieures à une partie de la concurrence, et dont le pipeline produit couvre à la fois la connectivité civile, la défense et la logistique spatiale. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf?utm_source=openai))
Le vrai débat n’est donc pas “Baron croit-il en Musk ?”. La réponse est connue depuis longtemps. Le vrai sujet est ailleurs : le marché a-t-il déjà intégré trop de croissance future dans le prix actuel ? C’est là que les sceptiques ont un argument solide. Car selon les documents d’offre relayés via la SEC, SpaceX a encore affiché des pertes nettes de plusieurs milliards de dollars, dont 4,276 milliards de dollars sur le trimestre clos au 31 mars 2026, soit environ 3 706 000 000 €. L’entreprise investit massivement et brûle encore du capital pour soutenir son expansion. ([sec.gov](https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1181412/000162828026040610/spacexfwp.htm?utm_source=openai))
En clair, Ron Baron n’achète pas un dossier “bon marché”. Il achète un actif qu’il juge capable de capter une part disproportionnée de plusieurs marchés à la fois. C’est beaucoup plus audacieux, et beaucoup plus risqué. Pour l’instant, les chiffres opérationnels disponibles donnent au moins une base rationnelle à ce pari.
Un seul lien de référence
Le document d’autorité le plus utile pour situer l’ampleur réelle de SpaceX en 2026 reste son prospectus européen : https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf
Mon avis :
Avis d’expert : signal fort sur la qualité d’exécution de SpaceX, car Ron Baron remet environ 859 000 000 € après une IPO géante valorisée près de 1,77 trillion de dollars, mais le risque reste majeur : à 90 fois les ventes selon Axios, le titre intègre déjà des années de perfection opérationnelle. (usd.currencyrate.today)





