Déployé plus largement sur iPhone le mois dernier, le redesign Liquid Glass de WhatsApp arrive en test sur iPad, tandis qu’une version dédiée pour Mac reste en développement. L’interface adopte une barre flottante translucide, de nouveaux boutons et des animations plus fluides.
WhatsApp teste enfin le design Liquid Glass sur iPad, avec une interface plus cohérente avec iPadOS
Le chantier avance, mais lentement. Après un déploiement plus large du design Liquid Glass sur iPhone en mai 2026, WhatsApp commence à activer cette nouvelle interface sur sa bêta iPad. Le changement reste limité à une partie des testeurs, mais les premiers éléments visibles confirment la trajectoire de Meta : harmoniser l’application avec les codes visuels récents d’Apple sur iPhone, iPad et Mac, selon WABetaInfo.
Le point le plus visible concerne la barre d’onglets. Sur iPad, elle ne colle plus au bord inférieur de l’écran. Elle flotte désormais au-dessus de l’interface avec un rendu semi-transparent. La barre de navigation supérieure gagne aussi un comportement dynamique : elle devient progressivement plus transparente quand l’utilisateur fait défiler la liste des conversations. Enfin, les boutons et menus contextuels adoptent un effet de verre dépoli déjà aperçu sur iPhone, avec des animations plus fluides au toucher, selon WABetaInfo.
Mon avis est simple : ce n’est pas une refonte fonctionnelle, mais c’est une mise à niveau utile. Sur iPad, où la lisibilité et la hiérarchie visuelle comptent davantage que sur un smartphone, ce type d’ajustement peut vraiment améliorer la sensation d’usage au quotidien.
Ce que le design Liquid Glass change concrètement sur iPad
Le terme Liquid Glass ne désigne pas un simple effet cosmétique. Dans sa documentation développeur, Apple décrit Liquid Glass comme un matériau dynamique pensé pour unifier le langage visuel de ses plateformes, tout en laissant apparaître le contenu situé dessous. La marque précise aussi que ce matériau s’adapte au contexte d’affichage et à certains réglages système, notamment la réduction de transparence ou l’augmentation du contraste.
Autrement dit, WhatsApp ne se contente pas d’ajouter un peu de transparence. L’application reprend une logique d’interface désormais centrale dans iPadOS : des contrôles qui restent présents sans masquer brutalement le contenu. C’est particulièrement pertinent sur une application de messagerie, où la liste des discussions, le panneau latéral et la zone de conversation se disputent déjà l’espace.
Selon la session « Meet Liquid Glass » publiée par Apple Developer lors de la WWDC 2025, cette approche repose sur trois idées : dynamique, adaptabilité et hiérarchie visuelle. Dit plus simplement, l’interface doit réagir au geste, évoluer avec le contexte et rester lisible. C’est exactement ce que montrent les premiers aperçus de la bêta iPad : une barre flottante, une navigation qui se fond dans le contenu au scroll, et des commandes qui semblent plus légères visuellement.
Je pense que c’est le bon choix pour iPad. Sur une tablette, une interface trop dense vieillit vite. Une interface plus respirante, si elle reste lisible, colle mieux aux usages multitâches d’iPadOS.
Un déploiement qui s’inscrit dans une feuille de route plus large chez Meta
La nouveauté iPad ne tombe pas de nulle part. La bêta iOS de WhatsApp avait commencé à tester ce design dès octobre 2025, avant un élargissement plus net au printemps 2026, selon WABetaInfo. En parallèle, une version Mac en développement reprend elle aussi des codes plus proches du langage visuel moderne d’Apple, avec une barre latérale revue, une zone de chat actualisée et de nouveaux menus.
Cette cohérence n’a rien d’anecdotique. Sur l’App Store, WhatsApp Messenger est désormais proposé sur iPhone, iPad, Mac et même Apple Watch. L’application revendique plus de 2 milliards d’utilisateurs dans plus de 180 pays, selon sa fiche officielle. À cette échelle, maintenir une expérience visuelle homogène entre terminaux n’est plus un détail de design : c’est une exigence produit.
Le contexte de marché pousse aussi dans ce sens. Lors de ses résultats du premier trimestre 2024, Meta annonçait déjà 3,24 milliards de personnes actives chaque jour sur sa famille d’applications. Ce chiffre ne donne pas le volume propre à WhatsApp, non communiqué dans ce document, mais il rappelle la taille de l’écosystème à synchroniser entre plateformes.
Mon point de vue est clair : Meta a trop longtemps traité l’iPad comme un support secondaire. L’arrivée de l’application native, puis l’adaptation au langage Liquid Glass, montrent enfin une stratégie plus sérieuse sur les terminaux Apple.
Les données techniques qui manquaient à la source
Le papier d’origine décrivait l’habillage visuel. Il disait peu de chose sur le produit lui-même. Or la fiche App Store ajoute plusieurs informations utiles.
Selon l’App Store, WhatsApp Messenger sur iPad exige au minimum iPadOS 15.1. L’application pèse 370,2 Mo sur la fiche consultée. Elle est classée en catégorie Réseaux sociaux, notée 4,7 sur 5 sur 18 millions d’avis dans une version localisée, et 4,6 sur 5 sur 3,4 millions d’avis dans une autre fiche consultée. Le volume exact varie selon la vitrine App Store affichée, mais le niveau d’adoption est massif.
La page App Store précise aussi la prise en charge de plusieurs fonctions d’accessibilité : VoiceOver, contrôle vocal, texte plus grand, mode sombre, contraste suffisant et réduction des animations. C’est un point important pour Liquid Glass, car Apple indique précisément que l’apparence de ce matériau peut changer selon les réglages d’accessibilité système.
Autre élément concret : selon Apple Developer, les apps iPad peuvent désormais mieux exploiter le redimensionnement de fenêtre et la gestion de plusieurs documents dans iPadOS 26. Même si WhatsApp ne détaille pas encore l’exploitation complète de ces fonctions, le choix d’une barre flottante et d’éléments plus souples visuellement semble parfaitement aligné avec cet environnement de fenêtre plus flexible.
Comparaison chiffrée : WhatsApp face à Telegram sur iPad
Pour mesurer l’état du marché, il faut comparer. Sur l’App Store iPad, Telegram Messenger demande iPadOS 13.0 ou version ultérieure, contre iPadOS 15.1 pour WhatsApp. Son poids varie selon les vitrines consultées, avec 163,8 Mo sur une fiche et 239,9 Mo sur une autre. La donnée la plus cohérente avec la même vitrine que WhatsApp consultée ici est 163,8 Mo.
Premier calcul dérivé : avec 370,2 Mo pour WhatsApp contre 163,8 Mo pour Telegram, l’application de Meta est environ 2,26 fois plus lourde. Deuxième calcul dérivé : cela représente un écart de 126 % en faveur de Telegram sur l’occupation de stockage.
Ces deux métriques ne disent pas tout, mais elles donnent un signal. WhatsApp reste plus exigeant en taille locale sur iPad. En échange, l’application mise sur une intégration plus poussée à l’écosystème Meta, un chiffrement de bout en bout généralisé et une base d’utilisateurs gigantesque. Telegram, lui, conserve un avantage de légèreté et une compatibilité iPadOS plus ancienne.
À mon sens, cette comparaison relativise la nouveauté visuelle. Le design progresse, oui. Mais la vraie pression concurrentielle vient aussi de la performance, du poids de l’app et de la maturité tablette face à des rivaux déjà installés.
Pourquoi cette refonte compte davantage sur iPad que sur iPhone
Sur iPhone, le design Liquid Glass améliore surtout la perception de modernité. Sur iPad, l’enjeu est plus concret. L’écran plus large expose immédiatement les défauts d’une interface rigide. Une messagerie sur tablette doit gérer une colonne de conversations, une vue de discussion, des menus contextuels, des pièces jointes et parfois le multitâche système. Si chaque couche visuelle paraît lourde, l’ensemble devient vite daté.
Le passage à une barre d’onglets flottante et à des éléments plus transparents répond donc à un besoin réel : alléger la structure sans supprimer les commandes. Selon les ressources de Apple, Liquid Glass sert justement à afficher contrôles et navigation sans occulter brutalement ce qui se trouve derrière. C’est une logique particulièrement pertinente sur un grand écran.
Cas d’usage concret : un utilisateur en visioconférence sur WhatsApp avec un document ouvert en Split View a besoin d’identifier rapidement ses onglets, ses pièces jointes et ses discussions, sans perdre trop d’espace utile. Une navigation moins massive et plus contextuelle va dans le bon sens, surtout si elle respecte les réglages d’accessibilité système.
Le rythme de déploiement reste le vrai point faible
La limite, pour l’instant, reste la disponibilité. Le nouveau design iPad n’est visible que chez certains bêta-testeurs, et WhatsApp n’a pas communiqué de calendrier public pour un déploiement large. Même constat précédemment sur iPhone : l’activation s’est faite progressivement, sur une période longue.
C’est le vrai défaut de la stratégie actuelle. Meta avance sur le design, mais garde un rythme d’activation trop opaque. Pour l’utilisateur final, cela brouille la lecture : même version d’application, mais interface différente selon le compte ou le serveur. Sur le plan produit, ce n’est pas idéal.
Il faut aussi rappeler que l’iPad n’a obtenu une présence native officielle que très tardivement. Depuis, Meta rattrape le retard par étapes : disponibilité native, adaptation aux codes iPadOS, puis cohérence avec le reste de l’écosystème Apple. Le mouvement est logique, mais il arrive après la concurrence.
Le vrai enjeu n’est pas l’effet de verre, mais la crédibilité de WhatsApp sur tablette
Le design Liquid Glass attire l’œil, mais le sujet de fond est ailleurs. WhatsApp cherche surtout à devenir une application tablette crédible, pas seulement un portage mobile agrandi. La présence d’une barre flottante, de transitions plus propres et d’un comportement plus fin au défilement montre que l’éditeur travaille enfin l’ergonomie spécifique à l’iPad.
La fiche App Store donne d’ailleurs un autre repère concret : l’application fonctionne sur mobile, tablette et ordinateur, y compris sur des connexions lentes, selon WhatsApp. C’est exactement ce que les utilisateurs attendent d’un service devenu quasi universel. Le design seul ne suffit pas, mais il compte quand il sert cette continuité d’usage.
Dernier point chiffré utile : l’App Store mentionne une présence dans plus de 180 pays et plus de 2 milliards d’utilisateurs pour WhatsApp. Rapporté à ces 180+ pays, cela représente en moyenne plus de 11,1 millions d’utilisateurs par pays si l’on faisait une moyenne purement théorique. Cette métrique dérivée ne décrit pas la répartition réelle, évidemment très inégale, mais elle rappelle l’échelle du service.
En clair, WhatsApp ne peut plus se permettre une expérience iPad bricolée. Cette phase bêta va dans le bon sens. Elle ne change pas la messagerie elle-même, mais elle corrige enfin la présentation d’un produit mondial sur un support que Meta a longtemps négligé.
Pour les utilisateurs iPad, que faut-il surveiller maintenant ?
Trois points méritent attention dans les prochaines semaines. D’abord, l’extension réelle du test bêta à davantage de comptes. Ensuite, la cohérence entre iPhone, iPad et Mac, car Meta développe aussi une adaptation côté macOS. Enfin, le comportement du design avec les réglages d’accessibilité, un sujet central dès qu’une interface mise davantage sur la transparence.
Si WhatsApp suit correctement les recommandations d’Apple, Liquid Glass ne doit pas dégrader la lisibilité. Au contraire, le système est conçu pour s’ajuster selon le contexte et les préférences d’affichage. C’est là que cette refonte sera jugée : pas sur l’effet visuel, mais sur sa tenue en usage réel.
Source d’autorité : documentation officielle Liquid Glass d’Apple Developer.
Mon avis :
Refonte cohérente et enfin adaptée à l’iPad : la barre d’onglets flottante et la transparence dynamique modernisent vraiment l’interface. Ma réserve est nette : Meta avance par déploiement très limité, sans calendrier public, ce qui rend l’expérience fragmentée et peu prévisible pour les utilisateurs pro.





