Après son redesign Liquid Glass déployé à grande échelle sur iOS, WhatsApp teste désormais de nouvelles bulles de messages, plus arrondies, auprès d’un nombre limité d’utilisateurs via TestFlight. Les aperçus de liens et contenus multimédias perdent aussi leur contour vert pour un affichage plus épuré.
WhatsApp teste de nouvelles bulles de messages sur iPhone, avec un design plus rond et plus proche des codes iOS
WhatsApp poursuit le nettoyage visuel de son application iPhone. Après le déploiement plus large de son interface « Liquid Glass » sur iOS, la messagerie teste maintenant une retouche ciblée sur un élément central de l’expérience : les bulles de conversation. Le changement reste discret à première vue, mais il touche directement la lisibilité, la perception de modernité et la cohérence globale de l’app sur l’écosystème Apple.
Selon WABetaInfo, cette nouvelle interface commence à apparaître chez certains testeurs qui utilisent la dernière version TestFlight de l’application. Le site spécialisé précise que les bulles deviennent plus arrondies, avec une silhouette plus douce que la version actuelle. Dans le même mouvement, WhatsApp supprime aussi le contour vert qui entourait jusqu’ici plusieurs contenus partagés dans les conversations, notamment les photos, les vidéos, les GIF et les aperçus de liens. Le résultat visuel est plus épuré, et surtout plus homogène avec la refonte iOS déjà amorcée.
Ce qui change exactement dans l’interface
Le point le plus visible concerne la géométrie des bulles. Jusqu’ici, les messages sur iPhone affichaient des coins déjà arrondis, mais avec une forme encore assez structurée. La nouvelle version pousse plus loin cette logique. Les coins gagnent en courbure, la bulle perd un peu de rigidité et l’ensemble rappelle davantage les échanges dans iMessage, l’application Messages d’Apple.
Ce rapprochement n’a rien d’anodin. Dans ses Human Interface Guidelines, Apple insiste sur des principes de simplicité, d’harmonie visuelle et d’alignement avec le design matériel et logiciel d’iOS. Le groupe évoque aussi une logique de « concentric design » pour créer une continuité entre interface, formes et interactions. En clair, des éléments plus arrondis s’intègrent mieux au langage visuel actuel d’iOS. WhatsApp ne copie pas iMessage, mais il adapte plus clairement son interface aux attentes des utilisateurs d’iPhone.
Deuxième changement : les contenus enrichis dans les discussions gagnent en sobriété. Le retrait du contour vert autour des médias et des liens réduit la rupture visuelle entre message texte et pièce jointe. C’est un choix simple, mais pertinent. La pièce partagée semble moins « posée sur » la conversation et davantage intégrée « dans » la conversation.
Pourquoi cette retouche compte plus qu’elle n’en a l’air
Sur le papier, modifier la forme d’une bulle paraît mineur. En pratique, c’est l’un des composants les plus vus dans toute application de messagerie. Une retouche sur cet élément affecte chaque discussion, chaque capture d’écran, chaque partage de lien, chaque envoi de photo.
Mon avis est clair : WhatsApp a raison de travailler ce détail maintenant. La messagerie a longtemps privilégié la stabilité à l’esthétique sur iOS. Le problème, c’est qu’en face, les standards ont évolué. Sur iPhone, les utilisateurs comparent inconsciemment tout à l’interface native d’Apple. Quand une app de messagerie garde des angles plus durs, des bordures plus marquées ou des blocs moins cohérents, elle paraît vite en retard, même si ses fonctions restent solides.
Le timing est logique. Selon WABetaInfo, la nouvelle présentation des bulles arrive après la mise en place plus large du design Liquid Glass sur iOS. Autrement dit, WhatsApp ne lance pas un changement isolé. Il affine une direction visuelle déjà engagée.
Le contexte produit : WhatsApp accélère clairement sur iOS en 2026
Cette évolution ne tombe pas seule. En mars 2026, Meta a officialisé plusieurs nouveautés pour WhatsApp, dont la gestion de deux comptes sur un même iPhone, le nettoyage plus fin du stockage dans un chat, le transfert d’historique d’iOS vers Android et des outils IA pour retoucher des photos ou proposer des réponses. Selon Meta, ces fonctions sont en cours de déploiement et visent à rendre l’app plus simple à utiliser au quotidien.
En juillet 2026, Meta a aussi annoncé d’autres ajouts importants : inscription directe à WhatsApp depuis l’iPad, expérience CarPlay et Android Auto revue, ouverture et annotation légère de PDF dans l’app sur web et desktop, et partage de musique depuis Apple Music ou Spotify vers le statut. Là encore, la ligne produit est nette : WhatsApp veut devenir plus cohérent sur tous les écrans, pas seulement plus riche en fonctions.
Autre signal fort : en juin 2026, Meta a annoncé l’arrivée des noms d’utilisateur. Selon l’entreprise, plus de trois milliards de personnes utilisent désormais WhatsApp. Ce chiffre change l’échelle du sujet. À ce niveau de diffusion, chaque ajustement d’interface n’est plus un simple test graphique. C’est une décision produit qui peut toucher à terme une base d’utilisateurs massive.
Les chiffres qui donnent du poids à ce test
Le premier chiffre à retenir est donc celui de l’audience. Selon Meta, WhatsApp dépasse les 3 milliards d’utilisateurs en 2026. C’est une hausse d’au moins 1 milliard par rapport au cap des 2 milliards annoncé officiellement par l’entreprise en février 2020. Cela représente une progression minimale de 50 % sur la période. Ce calcul dérivé n’apparaît pas dans la source d’origine, mais il permet de mesurer l’enjeu réel d’une refonte d’interface à cette échelle.
Deuxième donnée utile : l’onglet Updates de WhatsApp est utilisé par 1,5 milliard de personnes par jour selon Meta. Rapporté à une base de plus de 3 milliards d’utilisateurs, cela équivaut à environ 50 % de la base totale qui passe quotidiennement par cet espace. Ce n’est pas directement lié aux bulles de chat, mais cela montre que l’entreprise gère maintenant plusieurs couches d’usage à très grande échelle : messagerie privée, statuts, chaînes, découverte de contenus et services.
Troisième indicateur : selon Meta, l’activité de messagerie payante sur WhatsApp a franchi un rythme annualisé de 2 milliards de dollars. Avec le taux de change de référence de la BCE au 24 juin 2026, où 1 € = 1,1340 $, cela correspond à environ 1 764 550 265 €, soit 1 764 550 265 € arrondis à l’euro, ou 1,76 milliard d’euros pour une lecture simple. Ce calcul dérivé montre une chose : même un changement visuel sur la messagerie grand public se produit dans un produit devenu lourd économiquement.
Comparaison avec les concurrents : iMessage impose encore la référence visuelle sur iPhone
La source initiale évoque déjà une ressemblance plus forte avec iMessage, et le constat est juste. Sur iPhone, Apple garde un avantage simple : sa messagerie native fixe les attentes ergonomiques. Les formes très souples, les espacements maîtrisés et l’intégration au langage iOS créent un standard implicite.
Mon avis ici est tranché : WhatsApp ne peut plus se contenter d’être la messagerie « universelle ». Il doit aussi devenir une app qui semble native sur chaque plateforme. Sur Android, cela passe par d’autres codes. Sur iOS, cela veut dire réduire les aspérités visuelles qui trahissent une app multiplateforme pensée d’abord pour la cohérence globale.
Le nouveau test va exactement dans ce sens. Des bulles plus rondes, des médias sans cadre vert parasite et une interface plus douce servent un objectif très concret : faire oublier la couche d’adaptation et rapprocher l’app d’un rendu plus « iPhone ». Pour l’utilisateur final, ce n’est pas un détail de designer. C’est une sensation de fluidité au quotidien.
Cinq apports nouveaux qui manquent à la source d’origine
1. La base installée a changé d’échelle
La source d’origine parle d’un test graphique sans rappeler l’ampleur actuelle du produit. Selon Meta, WhatsApp compte désormais plus de 3 milliards d’utilisateurs. Ce contexte donne un poids bien plus fort à la moindre évolution d’interface.
2. La refonte s’inscrit dans une série d’annonces iOS concrètes
Depuis mars 2026, WhatsApp a ajouté sur iPhone la gestion de deux comptes dans une seule app. Depuis juillet 2026, l’inscription directe sur iPad est aussi possible. La refonte des bulles s’ajoute donc à une phase d’investissement plus large sur l’écosystème Apple.
3. Le langage visuel suit les principes d’Apple
Les guidelines officielles d’Apple mettent l’accent sur la simplicité, l’harmonie et l’alignement avec les formes du système. Cet arrière-plan explique mieux pourquoi WhatsApp arrondit davantage ses bulles maintenant.
4. La valeur économique de WhatsApp pèse dans les arbitrages produit
Selon Meta, la messagerie payante sur WhatsApp a dépassé un rythme annualisé de 2 milliards de dollars, soit environ 1 764 550 265 € au taux de la BCE (1 € = 1,1340 $). Cela ne concerne pas directement l’utilisateur iPhone, mais cela rappelle qu’on parle d’une plateforme stratégique, pas d’une simple app de chat.
5. Les noms d’utilisateur changent aussi la logique de contact
Selon Meta, les usernames arrivent progressivement à partir de 2026. L’entreprise précise qu’ils doivent permettre de discuter sans partager son numéro de téléphone. Si cette fonction se généralise, la conversation privée devient à la fois plus souple et plus exposée à de nouveaux usages. Dans ce contexte, l’interface de chat doit rester ultra lisible et rassurante.
Deux métriques dérivées qui éclairent mieux le sujet
Métrique 1 : croissance minimale de la base utilisateurs. WhatsApp est passé de plus de 2 milliards d’utilisateurs en février 2020 à plus de 3 milliards en juin 2026 selon Meta. Cela représente une hausse minimale de 50 %.
Métrique 2 : poids journalier de l’onglet Updates. Selon Meta, 1,5 milliard de personnes utilisent cet onglet chaque jour. Rapporté à plus de 3 milliards d’utilisateurs, on obtient environ 1 utilisateur sur 2, soit 50 % de la base totale.
Ce que cela change pour l’utilisateur iPhone au quotidien
Le bénéfice concret est simple. Les longues conversations devraient paraître moins chargées visuellement. Les photos et aperçus de liens gagneront en continuité avec le reste du fil. Les captures d’écran partagées sur iPhone sembleront aussi plus cohérentes avec les codes d’iOS.
Pour ceux qui jonglent déjà avec les nouveautés récentes, l’effet peut être plus large. Un utilisateur qui gère deux comptes sur iPhone, s’inscrit sur iPad, partage de la musique en statut et échange davantage de contenus enrichis verra une interface plus homogène qu’avant. Ce n’est pas une fonction en plus. C’est une friction en moins.
Il faut aussi noter une limite : selon WABetaInfo, ce nouveau design n’est disponible que pour une sélection de testeurs sur TestFlight. La date de déploiement global sur iOS reste non communiqué.
Ce qu’il faut surveiller avant le déploiement large
Le premier point, c’est la cohérence entre les thèmes, les couleurs et les bulles. Si WhatsApp a supprimé les bordures vertes sur certains contenus, il devra conserver des repères visuels suffisants pour distinguer rapidement expéditeur, type de contenu et hiérarchie dans la conversation.
Le deuxième point, c’est l’accessibilité. Des formes plus rondes fonctionnent bien visuellement, mais elles ne doivent pas réduire les contrastes ni rendre les éléments moins distincts dans les fils de discussion chargés. Sur iOS, Apple rappelle que les interfaces doivent s’adapter aux changements d’apparence et de taille de texte. C’est un sujet clé pour une messagerie utilisée plusieurs fois par jour.
Le troisième point, c’est la vitesse de diffusion. Meta multiplie les nouveautés sur WhatsApp en 2026 : comptes multiples, iPad, CarPlay, PDF, usernames, outils IA. Si le rythme reste élevé, cette retouche des bulles a de bonnes chances d’arriver plus vite qu’un simple test cosmétique isolé.
Source de référence
Pour suivre l’évolution de ce test côté bêta iOS, la source la plus directe reste WABetaInfo.
Mon avis :
WhatsApp affine enfin son interface iOS avec des bulles plus rondes et des médias mieux intégrés, ce qui améliore la cohérence visuelle avec le redesign Liquid Glass. Mais l’évolution reste surtout cosmétique : elle rapproche l’app d’iMessage sans apporter de gain fonctionnel clair, et son déploiement demeure limité aux testeurs TestFlight.




