Tesla teste au Texas une idée qui, sur le papier, ressemble à un tour de passe-passe énergétique : transformer certains Cybertruck en petites centrales mobiles capables de renvoyer de l’électricité vers le réseau électrique lors des pics de demande. Le nom circule déjà chez les propriétaires : Powershare Grid Support. Et derrière ce slogan un peu « start-up », il y a un mécanisme très concret, avec des règles d’éligibilité, des contraintes techniques et, surtout, une promesse de compensation sur la facture.
Le sujet tombe à un moment où l’électricité texane reste nerveuse : canicules longues, climatisations à fond, épisodes météo brutaux, et un réseau qui doit jongler entre production et consommation minute par minute. Dans ce contexte, l’idée d’utiliser une flotte de véhicule électrique comme réserve d’énergie paraît logique… mais pas simple. Entre les retards de certaines fonctions annoncées, la frustration d’acheteurs « early adopters », et la montée en puissance des batteries géantes type Megapack dans l’État, l’histoire ressemble moins à une démonstration de force qu’à un vrai test grandeur nature. Et c’est précisément là que ça devient intéressant : qu’est-ce qui marche déjà, qu’est-ce qui coince encore, et à quoi ressemble la vie quotidienne quand votre pick-up commence à jouer avec le courant ?
- Tesla lance au Texas un programme de soutien au réseau via le Cybertruck (V2G), avec compensation sur la facture selon les événements.
- Powershare repose sur la charge bidirectionnelle : V2L (alimenter des appareils) et V2H (alimenter une maison), avec une version Powerwall annoncée pour mi-2026.
- La fonction Powerwall/Cybertruck a pris du retard : la compatibilité multi-générations et les certifications réseau compliquent le déploiement.
- En parallèle, Tesla accélère dans l’énergie propre au Texas avec un site Megapack à Brookshire, et des embauches liées à une usine de stockage à grande échelle.
Tesla et le Cybertruck au Texas : pourquoi ce programme V2G arrive maintenant
Au Texas, l’électricité n’a jamais été un sujet abstrait. Quand la chaleur s’installe, quand l’air devient presque immobile au-dessus de l’asphalte, tout le monde sait ce qui suit : la climatisation tourne, les compteurs s’affolent, et le réseau doit encaisser. Ce que Tesla tente avec le Cybertruck, c’est d’ajouter une soupape : un programme où certains propriétaires autorisent leur pick-up à renvoyer du courant vers le réseau électrique pendant des périodes dites « de forte demande ».
Sur le principe, on est dans du V2G (vehicle-to-grid). Concrètement, cela repose sur la charge bidirectionnelle, la même logique que lorsqu’un appareil peut charger… puis décharger. Le Cybertruck a été pensé dès le départ avec cette idée : sa grosse batterie ne sert pas seulement à rouler, elle peut aussi servir de réserve. Et au Texas, réserve rime avec argent, parce que la flexibilité a une valeur quand le réseau est sous tension.
Ce qui surprend, c’est que cette annonce arrive dans un climat où le Cybertruck ne vit pas une trajectoire linéaire. Les ventes semblent avoir ralenti par rapport aux attentes initiales, et certaines analyses parlent d’un volume autour de 5 000 unités sur une période récente, ce que détaille une analyse des tendances du marché électrique. Autrement dit : Tesla a tout intérêt à donner aux propriétaires des raisons concrètes de s’enthousiasmer au quotidien, au-delà de la silhouette anguleuse et des vidéos virales.
Le Texas a aussi un rôle symbolique et industriel dans l’histoire Tesla. Austin concentre une partie de la production, et la région attire des projets d’énergie. Dans ce décor, le Cybertruck devient une pièce d’un puzzle plus large : la mobilité durable d’un côté, et la gestion du réseau de l’autre. Ce n’est pas qu’une histoire de voiture, c’est une histoire d’infrastructure domestique, de factures, et de compromis : accepter de « prêter » de l’énergie à certains moments, contre une compensation.
Mais attention aux raccourcis : ce type de programme ne veut pas dire que tous les Cybertruck du Texas vont se mettre à alimenter le réseau dès demain. Il faut des équipements compatibles, des règles contractuelles, des événements de déclenchement, et une coordination qui ressemble parfois à un ballet. Et vous voyez ce que je veux dire : si un seul danseur arrive en retard, tout le monde le remarque.
Pour comprendre si l’initiative a une chance de s’installer, il faut maintenant regarder l’autre côté du miroir : la technologie automobile du Cybertruck, ses fonctions de partage d’énergie, et surtout ce qui manque encore pour passer du « possible » au « fiable ».

Powershare, V2L, V2H, Powerwall : ce que le Cybertruck sait déjà faire, et ce qui bloque encore
Le mot Powershare circule beaucoup, parfois comme un fourre-tout. En réalité, il recouvre plusieurs usages, et c’est là que les choses deviennent plus claires. D’un côté, il y a le V2L : vehicle-to-load. Le Cybertruck alimente des outils, un compresseur, une cafetière de chantier, ou même un autre véhicule électrique si l’on accepte une charge lente. C’est le scénario « prise de courant géante », très concret, celui qui fait sourire quand une tempête coupe le quartier et que, dans un garage, une lampe reste allumée.
De l’autre, il y a le V2H : vehicle-to-home. Là, on parle d’une maison, donc d’un système plus sensible. Il faut isoler l’installation du réseau public pour éviter de renvoyer du courant dans une ligne que des techniciens pensent hors tension. Il faut aussi une gestion fine des priorités. Tesla, dans ses échanges récents avec des propriétaires, a expliqué une logique simple : quand un foyer a une Powerwall, la décharge de la Powerwall passe avant celle du Cybertruck. Ensuite seulement, le pick-up sert d’extension, une sorte de batterie supplémentaire.
Le problème, c’est le calendrier. Beaucoup de propriétaires s’attendaient à voir une intégration « Cybertruck + Powerwall » plus tôt. Or, l’entreprise a indiqué que la fonction restait en développement, avec une sortie désormais visée à la mi-2026. C’est un décalage lourd si l’on se replace dans la tête de ceux qui ont payé un supplément sur certaines séries de lancement en croyant récupérer tout le package dès la livraison. Et entre nous soit dit : la déception est rarement silencieuse quand elle concerne un objet aussi cher.
Pourquoi c’est si difficile : deux “cerveaux” qui doivent se mettre d’accord
Un ingénieur en charge du Cybertruck, Wes Morrill, a donné un éclairage technique qui évite au moins le flou habituel. Le nœud du problème tient à la négociation entre deux appareils capables de « former » le réseau local : un véhicule et un système domestique. Qui commande ? Qui suit ? Cela dépend de l’état de charge de chacun. Et il faut que cela marche même sans connexion réseau, à travers plusieurs générations de matériel, avec des certifications strictes pour la sécurité du réseau.
Dit autrement : ce n’est pas un simple câble à brancher. C’est une discussion permanente entre deux dispositifs, comme deux chefs cuisiniers dans une cuisine trop petite. Si chacun veut tenir la poêle, ça coince. Et si l’un lâche la poêle au mauvais moment, c’est pire.
Un cas concret : Ethan, ingénieur à Austin, et la routine après une coupure
Ethan Miller, 41 ans, ingénieur logiciel à Austin, raconte une scène devenue banale chez lui depuis 2025 : orage violent, microcoupures, internet qui saute, puis retour. Dans son garage, le Cybertruck reste branché, et l’idée de pouvoir basculer proprement la maison sur la batterie le rassure. Mais il explique aussi le revers : « Aujourd’hui, j’ai la fonction de partage pour certains usages, mais l’intégration complète avec la Powerwall, c’est exactement ce que j’attends. Quand on a payé pour, on veut que ça marche sans bricolage. »
Ce témoignage résume bien le moment : la promesse est tangible, mais l’exécution doit devenir invisible, presque ennuyeuse. Or, rendre une technologie « ennuyeuse » demande souvent plus d’ingénierie que de la rendre spectaculaire.
Ce qui amène naturellement à la question suivante : si ce programme V2G se déploie, qui va absorber toute cette orchestration côté réseau ? Et là, on tombe sur l’autre chantier texan, moins flashy mais décisif : les usines de stockage et les Megapacks.
Pour suivre l’évolution du calendrier côté fonctions, un point utile se trouve aussi dans ces mises à jour sur les nouvelles fonctionnalités du Cybertruck, qui donnent une idée de la façon dont Tesla réajuste ses dates et priorités.
Du pick-up au Megapack : comment le Texas devient un terrain d’essai pour l’énergie propre
Le programme Cybertruck vers réseau n’arrive pas dans le vide. Au Texas, Tesla pousse aussi très fort sur le stockage stationnaire, avec une logique presque complémentaire : quand les véhicules bougent, les batteries géantes restent et stabilisent. Le projet le plus parlant se situe à Brookshire, près de Houston, où Tesla a engagé des recrutements pour une usine dédiée aux Megapacks, ces gros blocs de stockage destinés au réseau et aux sites industriels.
Les chiffres donnent une idée de l’ambition : l’objectif annoncé pour le site texan tourne autour de 10 000 Megapacks par an, soit environ 40 GWh de capacité de stockage annuelle. Et l’investissement évoqué atteint environ 200 millions de dollars. Sur le terrain, ce sont aussi des emplois. Les projections communiquées parlent d’un effectif de 1 500 personnes à l’horizon 2028, avec des paliers intermédiaires : environ 375 postes attendus en 2026, 750 en 2027, puis 1 500 en 2028, associés à des avantages fiscaux locaux conditionnés à ces seuils.
Bon, soyons honnêtes : ce genre d’accord fiscal se lit rarement comme une histoire romantique. Pourtant, dans les villes concernées, c’est très concret. Ramiro Bautista, du développement économique local, a expliqué à la presse régionale que l’arrivée de Tesla change la nature des emplois attendus, avec davantage de fabrication avancée et une coloration « clean energy » plus marquée qu’un simple entrepôt logistique.
Pourquoi ça compte pour le programme V2G du Cybertruck
Le V2G a besoin de deux choses : des véhicules capables techniquement de donner de l’énergie, et un réseau capable d’absorber cette énergie sans se mettre en danger. Les Megapacks jouent déjà ce rôle de tampon dans plusieurs régions : ils se chargent quand l’électricité coûte moins cher ou quand la production renouvelable déborde, puis ils se déchargent lors des pointes. Le Cybertruck, lui, pourrait devenir un tampon « distribué », dispersé dans des garages et des parkings.
Le rapprochement est évident : plus le Texas installe du stockage stationnaire, plus il apprend à piloter les flux d’électricité en temps réel. Et plus il y a de véhicules capables de dialoguer avec le réseau, plus ce pilotage doit se raffiner. C’est un peu comme passer d’un orchestre avec dix musiciens à un orchestre avec dix mille. La partition change.
Un tableau simple pour comparer “batterie sur roues” et “batterie au sol”
| Élément | Usage principal | À qui ça sert au quotidien | Limites typiques |
|---|---|---|---|
| Cybertruck (V2L/V2H/V2G) | Énergie mobile, secours domestique, soutien au réseau lors d’événements | Propriétaires, opérateurs réseau, quartiers lors de pics | Dépend des équipements, du calendrier logiciel, et de l’acceptation des propriétaires |
| Megapack (stockage réseau) | Stabilisation du réseau, arbitrage charge/décharge à grande échelle | Collectivités, industriels, opérateurs d’électricité | Implantation longue, permis, coûts, raccordement |
| Powerwall (maison) | Autoconsommation solaire et secours lors de coupures | Foyers équipés, surtout maisons individuelles | Capacité limitée vs batterie d’un pick-up, dépend de l’installation |
Ce tableau ne raconte pas toute l’histoire, mais il aide à comprendre une chose : Tesla ne mise pas sur un seul levier. Le programme texan autour du Cybertruck s’insère dans une stratégie plus large, où la voiture et la batterie stationnaire parlent la même langue énergétique.
Reste un point qui intrigue souvent les lecteurs : qui fournit les cellules, qui fabrique, et comment Tesla sécurise les volumes de batteries quand la demande grimpe ? C’est l’objet du prochain détour, qui passe par un possible partenaire inattendu : Samsung SDI.
Batteries, partenariats et cadence : ce qui se joue derrière l’innovation du programme réseau électrique
Le V2G fait rêver sur les slides, mais il repose sur un nerf de la guerre très terre-à-terre : les batteries, leur coût, leur disponibilité, et leur durée de vie. Quand Tesla pousse des projets comme Powershare Grid Support au Texas, cela veut dire que l’entreprise doit aussi sécuriser sa chaîne d’approvisionnement, surtout côté stockage stationnaire, qui explose en Amérique du Nord depuis l’accélération des data centers et des investissements IA.
C’est dans ce contexte qu’ont émergé, fin 2025, des informations sur des discussions entre Tesla et Samsung SDI autour de cellules destinées aux systèmes de stockage d’énergie (ESS). Les montants évoqués par la presse coréenne tournent autour de 3 000 milliards de wons, soit environ 2,1 milliards de dollars, pour un accord sur trois ans. La production serait associée à une usine dans l’Indiana opérée via une coentreprise avec Stellantis, avec une capacité ESS visée à 30 GWh. Dans les bruits de couloir, on parle aussi d’un rythme autour de 10 GWh par an pour Tesla, même si, officiellement, rien n’est finalisé.
Pourquoi cette piste est crédible ? Parce que peu d’acteurs savent produire des cellules à grande échelle sur le sol américain, et parce que Tesla a besoin de volumes stables pour les Megapacks. Le Texas, avec Brookshire, peut assembler, intégrer et tester. Mais l’amont, lui, demande des gigafactories de cellules, des lignes converties, des chimies adaptées.
Ce que cela change (ou pas) pour les propriétaires de Cybertruck
Le lien entre un partenariat ESS et votre pick-up n’est pas direct, et il ne faut pas le forcer. Le Cybertruck a sa batterie, ses contraintes, et ses priorités. Pourtant, il y a un effet indirect : plus Tesla sécurise des volumes côté stockage réseau, plus l’entreprise peut éviter de mettre tous ses œufs dans le panier automobile. Cela peut libérer de la marge de manœuvre pour investir dans le logiciel, les passerelles (gateways) et les certifications nécessaires au V2G et au V2H.
Et c’est souvent là que les programmes se gagnent : pas dans une annonce, mais dans les détails pénibles. Le boîtier qui tombe en panne un dimanche. La mise à jour qui arrive la nuit et change un réglage. Le technicien qui doit expliquer calmement à un propriétaire pourquoi la maison ne bascule pas comme prévu. Cette réalité, elle coûte du temps et de l’argent.
Une scène de terrain : Sandra, artisan électricienne près de Katy
Sandra, 38 ans, électricienne indépendante à l’ouest de Houston, a été appelée en 2025 pour sécuriser une installation où un client voulait « tirer » du courant de son véhicule électrique vers un atelier. Elle raconte l’odeur du plastique chaud d’une multiprise bon marché, le silence après le disjoncteur qui saute, puis la discussion : « Beaucoup de gens confondent alimentation d’appoint et installation conforme. Le V2H, ce n’est pas un bricolage. Si Tesla veut que ça se généralise, il faut que ce soit cadré, et simple à comprendre. »
Voilà le truc : le programme V2G texan, s’il prend, va obliger à faire de la pédagogie, pas seulement de l’innovation. Et cette pédagogie se mesure dans la façon dont Tesla encadre les installateurs, documente les configurations, et gère les cas limites.
Ce qui amène logiquement à la dernière pièce : l’usage au quotidien, les hésitations des propriétaires, et le calcul « est-ce que ça vaut le coup ? ». C’est là que la mobilité durable rencontre la finance domestique, parfois de façon très prosaïque.
Ce que le programme change pour les conducteurs : argent, contraintes, et usage quotidien du véhicule électrique
Une fois la technique posée, reste la question qui fâche (ou qui motive) : combien ça rapporte, et à quel prix en confort ? Tesla parle de compensation sur la facture d’électricité lorsque le Cybertruck participe à des événements de pointe. Dans la pratique, ces événements peuvent être rares ou fréquents selon la météo et la tension sur le réseau local. Et tout dépend aussi des règles exactes : seuil minimal de charge, durée, puissance autorisée, disponibilité du véhicule.
Dans la vraie vie, un Cybertruck n’est pas un Megapack. Il doit rester prêt à rouler. Personne n’a envie de se retrouver avec une batterie amputée au moment de partir chercher un enfant à l’école ou d’aller sur un chantier. C’est là que les paramètres deviennent décisifs : l’utilisateur fixe un plancher de charge (par exemple 60 %), et le système ne descend pas en dessous. Sur le papier, cela rassure. Dans la pratique, cela limite l’énergie réellement « vendable » au réseau.
Le calcul simple que font les propriétaires (même ceux qui n’aiment pas les tableurs)
La plupart des conducteurs raisonnent en trois questions. Premièrement : est-ce que la participation use la batterie plus vite ? Deuxièmement : est-ce que le jeu en vaut la chandelle financièrement ? Troisièmement : est-ce que l’expérience reste fluide ? Et sur ce dernier point, l’histoire des retards Powershare avec Powerwall pèse dans la confiance.
Un exemple parlant vient de Luis, 46 ans, responsable de maintenance dans une zone industrielle près de San Antonio. Il a un Cybertruck depuis 2025 et une maison équipée de panneaux solaires. Son objectif n’est pas de « gagner » gros, mais de réduire l’impression de dépendre du réseau. Il décrit un avant/après très concret : avant, une panne signifiait frigo sous surveillance, congélateur en question, et téléphone qui chauffe à force d’appeler la compagnie. Aujourd’hui, même sans intégration Powerwall totale, il peut maintenir l’essentiel et dormir. Et il lâche cette phrase assez juste : « Le confort, c’est quand on n’y pense plus. »
Mais il y a aussi les propriétaires plus sceptiques, surtout ceux qui ont acheté tôt. Certains parlent de promesse reportée, d’autres de « bait-and-switch », parce que certaines fonctions annoncées tardent. Les discussions s’enflamment d’autant plus vite que le Cybertruck concentre l’attention. Même un changement discret peut devenir un sujet, comme le raconte ce retour sur un ajustement passé presque inaperçu. Quand un véhicule attire autant les regards, chaque détail compte, et chaque délai se voit.
Une liste très concrète : ce que le propriétaire doit vérifier avant de “jouer” avec le réseau
- Compatibilité matériel : passerelle Powershare, installation électrique conforme, éventuelle Powerwall et sa génération.
- Règles du programme : fréquence des événements, puissance maximale renvoyée, compensation, pénalités éventuelles en cas d’indisponibilité.
- Seuil de batterie : niveau minimum à conserver pour les trajets imprévus.
- Contexte domestique : besoins critiques (frigo, box internet, pompe), présence d’un solaire, habitudes de consommation.
- Assurance et garanties : impact sur la couverture, conditions de garantie batterie liées aux cycles.
Au fond, ce programme texan met les conducteurs face à un choix presque philosophique : garder son énergie pour soi, ou en partager une partie quand le réseau en a besoin. Ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est une question de confiance dans l’outil, et de tolérance à l’idée que sa voiture devienne un équipement domestique.
Et maintenant ? La dernière marche, c’est de répondre aux questions qui reviennent le plus souvent, celles qu’on entend dans les parkings, chez les électriciens, et dans les échanges entre propriétaires.
Le programme Cybertruck vers réseau électrique au Texas, c’est du V2G ou du V2H ?
Les deux notions se croisent. Le programme texan vise surtout le V2G (renvoyer de l’énergie vers le réseau lors d’événements de pointe). Mais il s’appuie sur la même base technique que le V2H (alimenter une maison) et le V2L (alimenter des appareils). Selon l’équipement installé chez vous, l’usage peut rester domestique ou participer à un mécanisme réseau encadré.
Pourquoi Powershare avec Powerwall a été repoussé à mi-2026 ?
Le blocage vient de l’intégration entre plusieurs générations de Powerwall et les équipements de charge existants, avec des exigences de sécurité réseau élevées. Deux appareils capables de “former” un réseau local doivent s’accorder automatiquement selon leur niveau de charge, même sans connexion, et cela doit passer des certifications strictes avant un déploiement large.
Est-ce que renvoyer de l’énergie au réseau abîme la batterie du Cybertruck ?
Tout cycle de charge/décharge ajoute de l’usure, c’est mécanique. En pratique, l’impact dépend de la profondeur de décharge, de la puissance, de la température et de la fréquence des événements. Les programmes sérieux imposent souvent un seuil minimal de charge et des limites de puissance pour éviter des cycles trop agressifs au quotidien.
Quelle différence entre un Cybertruck qui aide le réseau et un Megapack ?
Le Megapack est une batterie stationnaire pensée pour le réseau, dimensionnée et pilotée pour cet usage. Le Cybertruck reste d’abord un véhicule : sa disponibilité varie, et l’utilisateur garde la main sur des seuils de charge. Les deux peuvent aider le réseau, mais pas avec la même constance ni la même capacité.
Faut-il une installation spéciale à la maison pour utiliser le Cybertruck comme secours ?
Oui, dès qu’on parle d’alimenter une maison (V2H), il faut une installation conforme, avec isolation du réseau public et équipements de bascule adaptés, généralement posés par un professionnel. Pour le V2L (alimenter des appareils), c’est plus simple, mais il faut quand même respecter les puissances et éviter les montages improvisés.






