Le 6 juillet, le célèbre animateur de Ventaneando, Pedro Sola, a suscité une vive controverse en exprimant son aversion pour les chiens dans les restaurants. Ses remarques provocatrices ont entraîné des critiques acerbes sur les réseaux sociaux et le dépôt d’une plainte par Va por sus Derechos, dénonçant une apologie du maltraitance animale.
Le 6 juillet, le présentateur de Ventaneando, Pedro Sola, a déclenché une vaste controverse en exprimant son opposition à la présence de chiens dans les restaurants et les centres commerciaux. Pendant l’émission, Sola a déclaré qu’il avait des « envies de leur jeter de la viande empoisonnée » et a exprimé son mépris pour ceux qui promenaient leurs animaux dans des carrioles, en indiquant qu’il avait « envie de leur tirer dessus ». Ces commentaires, diffusés en prime time, ont suscité une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux et ont déclenché des actions en justice de la part d’organisations animalistes.
Le scandale ne s’est pas limité au monde digital. L’association Va pour ses Droits a déposé une plainte pénale auprès de la Fiscalité Générale de Justice de la Ville de Mexico contre Pedro Sola, Pati Chapoy et d’autres participants à la discussion. Le groupe estime que les commentaires constituent une présumée apologie de la maltraitance animale et une provocation publique à commettre un délit. La plainte, déposée le 9 juillet, s’ajoute à une pétition sur Change.org exigeant le licenciement de Sola et l’annulation de l’émission.
Les déclarations qui ont déclenché la tempête
Pendant l’émission du 6 juillet, Sola a exprimé sans détour son malaise face à la présence de chiens dans les établissements. « Je ne supporte pas les chiens dans le magasin, au supermarché, qui défèquent dans le restaurant. Qu’est-ce que c’est ? Ils sont devenus fous ou quoi ? », a-t-il déclaré. La phrase la plus grave est survenue lorsqu’il a suggéré de lancer de la viande empoisonnée aux animaux, ce qui a été interprété comme une incitation directe à la maltraitance. La présentatrice Mónica Castañeda a tenté de freiner le commentaire, mais Pati Chapoy a soutenu Sola et a remis en question la santé mentale des propriétaires de chiens, insinuant qu’ils avaient besoin d’un psychiatre.
Deux jours plus tard, le 8 juillet, Sola a présenté des excuses publiques à la télévision. Il a reconnu avoir agi avec un « manque d’empathie » et a promis de s’informer sur le bien-être animal. Cependant, ses excuses n’ont pas convaincu les groupes animalistes qui considèrent qu’elles n’étaient pas sincères. La fondatrice de Milagros Caninos, Patricia Ruiz, a rappelé que Sola avait déjà montré du mépris pour les chiens dans le passé.
Réactions institutionnelles et juridiques
La Procuraduría Ambiental y del Ordenamiento Territorial (PAOT) de la Ville de Mexico a publié un communiqué condamnant les déclarations. Le responsable a averti que ce type d’expressions normalise des comportements prohibés et a rappelé que les animaux sont légalement reconnus comme des êtres sensibles. La PAOT a aussi signalé que les plaintes pour maltraitance animale dans la capitale sont passées de 1 868 en 2019 à 3 868 en 2025, et que sept animaux de compagnie sur dix au Mexique ont souffert d’un type de maltraitance, selon des données de l’Institut Belisario Domínguez au Sénat.
Dans le domaine politique, la députée de na, Margarita Corro Mendoza, a demandé l’analyse de l’application de l’article 208 du Code Pénal. Elle a indiqué qu’une simple excuse publique ne met pas automatiquement fin à la responsabilité légale et que les commentaires pourraient correspondre à un délit de provocation publique à commettre un acte illicite. L’organisation Va pour ses Droits, qui a déjà pris d’autres mesures en faveur des animaux, a insisté sur le fait que « l’ignorance de la loi n’exclut pas la responsabilité ».
Conséquences et sanctions possibles
La plainte pénale déposée par Va pour ses Droits n’est pas la seule conséquence. Il y a eu une suspension de la compte de Pati Chapoy sur X suite à une dénonciation massive d’activistes. Jusqu’à présent, la présentatrice ne s’est pas exprimée. En ce qui concerne Pedro Sola, TV Azteca n’a pas confirmé de sanctions internes ni de changements dans l’équipe de Ventaneando, bien que des rumeurs circulent sur sa possible éviction.
À Mexico, la maltraitance animale peut être sanctionnée par des peines de deux à six ans de prison et des amendes allant de 70 000 à 117 000 pesos (environ 3 500 à 5 800 euros). Si les actions entraînent la mort de l’animal, les sanctions peuvent atteindre jusqu’à 12 ans de prison et des amendes allant jusqu’à 281 000 pesos (environ 14 000 euros). Bien que l’« apologie de la maltraitance animale » ne soit pas un délit autonome dans la capitale, elle peut être poursuivie en tant que provocation publique à commettre un acte illicite.
La polémique a également ravivé le débat sur la responsabilité des communicateurs. Diverses personnalités, comme Pepillo Origel, se sont prononcées contre Sola et en faveur des animaux. Sur les réseaux sociaux, la pression continue d’augmenter : la pétition sur Change.org pour exiger des sanctions contre Sola, Chapoy et Ventaneando recueille des milliers de signatures.
Tout porte à croire que l’affaire ne se clôturera pas par de simples excuses. La plainte pénale, le prononcé de la PAOT et la pétition populaire ont mis Pedro Sola et Pati Chapoy sous les feux des projecteurs de la justice et de l’opinion publique. Alors que les autorités décident d’ouvrir une enquête, le présentateur de Ventaneando se retrouve confronté à un avenir incertain à la télévision mexicaine et à la possibilité que ses propos aient des conséquences légales concrètes.
Mon avis :
Les récentes déclarations de Pedro Sola sur la présence des chiens dans les espaces publics suscitent un vif débat, révélant des attitudes sociétales face au bien-être animal. Bien que certains saluent sa franchise, ses commentaires extrêmes, perçus comme une incitation au maltraitance, ont entraîné plaintes et demandes de sanctions, illustrant la nécessité d’une sensibilisation accrue au respect animal.
Les questions fréquentes :
Quelle a été la controverse concernant Pedro Sola ?
Le 6 juillet, Pedro Sola, animateur de « Ventaneando », a suscité une grande controverse en exprimant son rejet de la présence de chiens dans les restaurants et centres commerciaux, allant jusqu’à faire des commentaires provocateurs sur la violence envers les animaux.
Quelles actions ont été entreprises contre Pedro Sola ?
L’association Va pour ses Droits a déposé une plainte pénale contre Pedro Sola et d’autres participants de l’émission, considérant que ses commentaires incitaient au maltraitance animale. Cette démarche a également été accompagnée d’une pétition sur Change.org demandant son licenciement et l’annulation de l’émission.
Quelles ont été les réactions institutionnelles face aux déclarations de Pedro Sola ?
La Procuraduría Ambiental y del Ordenamiento Territorial de Mexico a condamné les déclarations de Sola, affirmant qu’elles normalisent des comportements illégaux et rappelant que les animaux sont reconnus comme des êtres sensibles. De plus, certaines personnalités politiques ont appelé à une analyse des implications légales de ses commentaires.
Quelles pourraient être les conséquences légales des propos de Pedro Sola ?
À Mexico, la maltraitance animale peut entraîner des peines de prison de deux à six ans et des amendes allant de 70 000 à 117 000 pesos (environ 3 500 à 5 850 euros). Si les actions mènent à la mort d’un animal, les sanctions peuvent atteindre jusqu’à 12 ans de prison et des amendes jusqu’à 281 000 pesos (environ 14 000 euros). Les commentaires de Sola pourraient être considérés comme une provocation publique à commettre un délit.



