En bref
- Tesla met en avant une nouvelle version du Cybertruck en transmission intégrale (AWD), affichée sous la barre des 60 000 dollars aux États-Unis, avec une dotation plus consistante que les variantes d’entrée de gamme vues auparavant.
- Autonomie annoncée : 325 miles (environ 523 km) en cycle américain, avec un positionnement pensé pour élargir le public d’un pickup électrique resté, jusqu’ici, très cher.
- Dans la fiche technique, certains détails comptent : couvre-benne motorisé, prises dans la benne, fonction Powershare, suspension à ressorts hélicoïdaux avec amortissement adaptatif, et direction “steer-by-wire” avec quatre roues directrices.
- Les livraisons de cette variante sont attendues à partir de juin 2026, pendant que Tesla continue d’ouvrir des marchés hors Amérique du Nord (Moyen-Orient en tête).
- Le Cybertruck reste un sujet qui divise : apprécié pour son style et sa techno, critiqué pour ses ventes modestes et ses compromis (gabarit, homologations, prix).
Tesla n’a pas choisi la discrétion : en ce début 2026, la marque remet le Cybertruck sur le devant de la scène avec une déclinaison à prix réduit qui, sur le papier, corrige un reproche récurrent. L’idée est simple à formuler et beaucoup plus difficile à exécuter : rendre ce pickup électrique moins intimidant financièrement, sans le dépouiller au point de donner l’impression d’un modèle “au rabais”. Cette fois, la promesse s’appuie sur une fiche technique assez parlante : transmission intégrale à deux moteurs, autonomie annoncée à 325 miles, couvre-benne motorisé, prises 120 V et 240 V dans la benne, et même la suspension adaptative.
Ce repositionnement arrive après des mois de commentaires parfois acerbes sur les versions précédentes, et après une tentative d’entrée de gamme propulsion dont presque personne n’a vu d’exemplaires sur route. Entre nous soit dit, un véhicule qu’on annonce puis qu’on ne croise jamais, ça finit par ressembler à une rumeur. Là, Tesla veut du concret, avec un lancement très cadré et des livraisons attendues dès juin 2026.
Le plus intéressant, au fond, n’est pas seulement le prix affiché. C’est ce que Tesla choisit d’inclure (ou d’exclure) pour conserver l’ADN Cybertruck, tout en donnant une vraie raison de signer. Et c’est exactement ce qu’on va décortiquer, pièce par pièce.

Une nouvelle version du Cybertruck AWD à prix réduit : ce qui change vraiment
Sur le papier, cette nouvelle version du Cybertruck s’appelle “All-Wheel-Drive” et démarre à 59 990 dollars aux États-Unis. Dit comme ça, on pourrait croire à une simple ligne de plus dans un configurateur. Sauf que Tesla s’attaque ici à un point précis : la sensation de payer très cher un véhicule encore “incomplet” côté confort ou côté usages pratiques.
La dotation annoncée a une logique très américaine, très pickup, très “vie réelle”. Le couvre-benne motorisé (tonneau cover) n’est pas qu’un gadget : il sécurise le chargement, et il intègre surtout trois prises dans la benne (deux en 120 V et une en 240 V) avec la fonction Powershare. Concrètement, ça veut dire quoi ? Qu’un artisan peut alimenter des outils sur un chantier, ou qu’un campeur peut brancher une glacière et un éclairage sans transformer l’habitacle en multiprise géante.
Le autre élément qui fait lever un sourcil, c’est la suspension. Tesla annonce des ressorts hélicoïdaux avec amortissement adaptatif. Ce détail compte parce que le Cybertruck traîne une réputation de véhicule “brut”, parfois raide, parfois un peu étrange sur certaines bosses. Une suspension pilotée ne transforme pas un pickup en berline, mais elle change le quotidien : moins de rebonds à vide, plus de contrôle chargé, et un comportement plus prévisible quand la route se dégrade.
Des choix techniques qui visent le quotidien, pas le buzz
Deux technologies reviennent souvent dans les discussions : le steer-by-wire et les quatre roues directrices. La direction sans liaison mécanique directe (dans le ressenti conducteur) peut inquiéter. Pourtant, sur un engin long et large, c’est souvent une bénédiction : on gagne en maniabilité à basse vitesse, et l’auto peut ajuster la consistance du volant selon la situation. Les quatre roues directrices, elles, font un peu “magie” sur parking : le rayon de braquage devient plus raisonnable, ce qui évite de se battre avec l’angle d’un trottoir comme si on manœuvrait un petit camion de livraison.
Ajoutez une benne composite annoncée en 6 x 4 pieds et une capacité de remorquage donnée pour 7 500 livres (environ 3,4 tonnes). Là encore, ce n’est pas le chiffre le plus haut du marché, mais c’est cohérent avec une version qui cherche le compromis entre usage utilitaire et budget.
Pour suivre l’arrivée du Cybertruck sur de nouveaux marchés et le calendrier qui évolue, un détour par ce point sur les livraisons du Cybertruck à l’international aide à comprendre la stratégie : Tesla avance zone par zone, avec des priorités très assumées.
Et maintenant que la fiche technique donne envie de sortir la calculatrice, une question s’impose : ce “moins cher” est-il enfin un bon plan, ou une réduction qui cache une marche arrière sur des équipements importants ? C’est ce qui amène à comparer avec ce qui a existé juste avant.
Plus d’équipements, mais lesquels exactement : le détail qui fait la différence
Bon, soyons honnêtes : le mot équipements est souvent utilisé comme un sac fourre-tout. Dans l’automobile, deux options “gratuites” sur une brochure peuvent peser moins qu’un vrai élément de confort ou de sécurité. Ici, Tesla met en avant une liste qui vise les usages concrets, et c’est plutôt malin.
Premier exemple : les sièges avant chauffants en textile. Ce n’est pas du luxe ostentatoire, mais c’est ce genre de détail qui rend un hiver supportable quand on part tôt, ou quand on roule sur de petites distances où la cabine n’a pas le temps de se réchauffer. Tesla avait été critiqué par le passé pour des versions d’entrée de gamme trop “nues”. Là, la marque semble avoir compris qu’un pickup électrique ne peut pas juste impressionner, il doit aussi rendre service.
Deuxième exemple : le frunk motorisé. Dans un véhicule thermique, le “coffre avant” n’existe pas. Sur un véhicule électrique, c’est souvent l’endroit le plus propre pour ranger un sac, un ordinateur, ou du matériel qu’on ne veut pas laisser dans la benne. Motoriser l’ouverture n’a rien d’indispensable, mais, dans la vie réelle, on s’y habitue vite. Les mains pleines, la pluie, le parking boueux… vous voyez ce que je veux dire ?
Un cas concret : la journée de Malik, entrepreneur du bâtiment
Malik, 41 ans, gère une petite boîte de rénovation autour de Montpellier et suit le Cybertruck “de loin” depuis 2023. Pas par fascination pour le style, plutôt par pragmatisme. Ce qui l’avait refroidi, c’était le ticket d’entrée au-delà des 100 000 dollars sur les premières séries, et le sentiment qu’il paierait surtout une silhouette.
Dans son scénario à lui, les prises dans la benne changent la donne : “Si je peux brancher une scie et charger les batteries des outils sur place, j’économise un aller-retour au dépôt. Et une heure de perdue, c’est de l’argent.” Même logique pour le couvre-benne motorisé : une benne ouverte en ville, c’est une invitation au vol. Là, l’idée de sécuriser vite, sans s’acharner sur un verrou manuel, lui parle.
Attention, tout n’est pas rose. Ce type de configuration “AWD à prix réduit” force des arbitrages. Si Tesla a renforcé certains points utiles, il reste possible que certains raffinements des versions supérieures (sellerie plus huppée, audio, finitions) restent à part. Et c’est normal : à 59 990 dollars, chaque choix coûte quelque part.
Pour voir comment Tesla présente l’arrivée de cette déclinaison et ses fonctionnalités annoncées, cet article sur la nouvelle déclinaison recense les éléments clés et aide à replacer l’annonce dans le calendrier produit.
Une fois qu’on a dit ça, il reste un point sensible : le Cybertruck a déjà connu une version “moins chère” qui a laissé un goût étrange. Comprendre ce précédent aide à lire l’annonce de 2026 sans naïveté.
Le précédent RWD : pourquoi la nouvelle version paraît plus cohérente
Tesla avait déjà tenté une porte d’entrée avec un Cybertruck à propulsion (RWD). Sauf que cette offre a disparu vite, et, détail presque comique, très peu d’images d’exemplaires ont circulé. Dans une époque où tout se photographie, où la moindre livraison devient une story, ce silence a alimenté un sentiment : l’offre n’a jamais vraiment “pris”.
Le problème n’était pas seulement la fiche technique. C’était le rapport entre ce qu’on perdait et ce qu’on gagnait. Le RWD, tel qu’il était décrit, s’accompagnait de l’absence de couvre-benne motorisé, d’une suspension moins sophistiquée, et de plusieurs éléments perçus comme “premium” sur les versions supérieures. Et surtout, l’économie n’avait rien d’évident : l’écart de prix restait limité par rapport à la version au-dessus, ce qui donnait l’impression de faire beaucoup de concessions pour un rabais pas si spectaculaire.
Avec l’AWD à 59 990 dollars, Tesla corrige ce biais : la marque met davantage de contenu “visible” dans la version la moins chère. C’est une approche très psychologique, mais elle fonctionne. Un acheteur accepte plus facilement un intérieur textile si, en échange, il obtient la suspension adaptative et les prises 240 V. Le cerveau compare des bénéfices, pas seulement des matériaux.
Tableau comparatif : l’idée générale des configurations récentes
Les chiffres exacts varient selon les marchés et les périodes, mais l’esprit des gammes récentes se lit assez bien dans ce comparatif.
| Variante | Transmission | Autonomie annoncée | Équipements marquants | Positionnement |
|---|---|---|---|---|
| Ancienne entrée de gamme RWD (retirée) | Propulsion | Variable selon annonce | Dotation plus simple, moins d’éléments “utilitaires” intégrés | Prix plus bas, compromis jugés trop forts |
| Cybertruck AWD 2026 | Deux moteurs, AWD | 325 miles | Couvre-benne motorisé, prises benne, Powershare, suspension adaptative, 4 roues directrices | Prix réduit avec contenu “concret” |
| Versions supérieures (selon marchés) | AWD / tri-moteur selon offre | Souvent plus élevée | Finitions et performances plus poussées | Budget plus élevé |
Ce tableau ne dit pas tout, mais il met le doigt sur l’essentiel : Tesla tente d’éviter une entrée de gamme qui ressemble à une punition. Et cette logique se voit aussi quand on regarde la chronologie : en 2019, Tesla annonçait des prix très agressifs (39 990, 49 990, 69 990 dollars selon les moteurs), mais la réalité de sortie a été bien plus chère. L’AWD 2026, inflation comprise, revient presque “dans la zone” de ce que les gens avaient en tête au moment des réservations.
Reste que le prix n’est qu’une partie de l’histoire. L’autre, c’est la vente réelle, les volumes, et la façon dont Tesla essaie de relancer la machine alors que le Cybertruck a une popularité… très différente de ses chiffres d’immatriculation. C’est là que la discussion devient plus politique, presque culturelle.
Un pickup électrique qui divise : ventes, image et pari industriel de Tesla
Le Cybertruck a un talent rare : faire parler de lui même quand il ne se vend pas tant que ça. C’est un peu comme un film dont tout le monde connaît l’affiche, même ceux qui ne l’ont jamais vu. En 2026, plusieurs signaux montrent que Tesla cherche à transformer cette attention en commandes, et pas seulement en commentaires.
Un chiffre a circulé dans l’analyse financière : environ 10 000 unités vendues l’an dernier pour le Cybertruck, pendant que les Model S et Model X totalisaient autour de 30 000 unités, avec une rentabilité jugée solide. Certains observateurs y voient un paradoxe : pourquoi conserver un pickup controversé, et réduire des programmes plus classiques ? Tesla, de son côté, a donné une lecture très opérationnelle : les lignes de production à Fremont doivent être réaffectées, notamment vers des projets robotisés, tandis que l’automobile se concentre sur des véhicules pensés pour l’autonomie et le transport du quotidien.
Et le Cybertruck dans tout ça ? Le discours interne le place dans une logique “utilitaire”, transport de biens locaux, et éventuellement, à terme, une bascule vers des usages autonomes. Le mot technologie revient souvent, mais il faut l’entendre au sens large : architecture électrique, commandes électroniques, capacité à alimenter des appareils, et intégration logicielle.
Le fil conducteur : Sofia, acheteuse “raisonnable” face à un objet déraisonnable
Sofia, 38 ans, vit à Toulouse, deux enfants, un chien, et une patience limitée pour les gadgets. Elle suit Tesla depuis longtemps, mais n’a jamais acheté : “Trop cher, trop ‘geek’, pas assez concret”. Quand elle voit passer l’idée d’un Cybertruck AWD à 59 990 dollars, elle ne pense pas “look futuriste”. Elle pense “est-ce que ça remplace un SUV familial, est-ce que ça peut tracter, est-ce que ça tient dans un parking”.
C’est exactement là que le Cybertruck se heurte à ses propres angles. Littéralement. Dans certains pays, surtout en Europe, les exigences de protection des piétons et les règles de sécurité passive rendent l’homologation très compliquée, entre arêtes, structure très rigide et masse. Tesla a trouvé des terrains plus favorables : le Moyen-Orient, par exemple, a accueilli les premières livraisons début 2026, avec des remises de clés très scénarisées dans le désert de Dubaï. C’est spectaculaire, mais c’est aussi révélateur : Tesla cherche des marchés où le produit peut rouler rapidement, sans années de négociation réglementaire.
Pour ceux qui veulent comprendre comment Tesla a commencé à livrer dans une nouvelle région et pourquoi ce choix n’a rien d’un hasard, ce focus sur l’extension des livraisons remet les pièces du puzzle dans le bon ordre.
Au fond, cette version AWD à prix réduit ressemble à une tentative de “normalisation” : faire descendre le Cybertruck du piédestal du prototype roulant pour le ramener à un objet qu’on finance, qu’on assure, qu’on charge, et qu’on utilise. Et quand on parle d’usage, impossible d’éviter la question suivante : qui, exactement, a intérêt à acheter ce Cybertruck plutôt qu’un autre véhicule électrique ?
À qui s’adresse cette nouvelle version : usages réels, coûts et petits pièges à éviter
Un pickup, même électrique, ne se justifie pas par une fiche technique. Il se justifie par une routine. Le Cybertruck AWD à prix réduit vise trois profils assez clairs, même si Tesla ne le dira jamais comme ça.
D’abord, ceux qui tractent ou transportent régulièrement. Pas forcément des pros à plein temps, mais des gens qui ont une remorque le week-end, qui déplacent du matériel, qui ont besoin d’une benne pour des vélos, des planches, ou des sacs de chantier. Pour eux, les 7 500 livres de remorquage annoncées ne sont pas un record, mais ça couvre déjà une large partie des besoins domestiques.
Ensuite, les amateurs de road trips “électriques” qui veulent un véhicule capable de vivre dehors : coffre avant, benne, prises, et cette idée de Powershare qui peut dépanner en camping ou lors d’une coupure. Figure-vous que, dans certaines régions, la capacité à alimenter une maison quelques heures devient un argument d’achat, pas un gadget. Le pickup électrique prend alors une place étrange : moitié véhicule, moitié grosse batterie sur roues.
Enfin, les fans de Tesla qui voulaient le Cybertruck depuis 2019, mais qui ont décroché quand les prix ont explosé. Pour eux, le seuil psychologique des 60 000 dollars compte, même si, en réalité, les taxes, options et assurances peuvent faire grimper la note.
Une liste de questions à se poser avant de signer
- Le gabarit passe-t-il vraiment dans le parking du domicile et du travail, ou faudra-t-il changer d’habitudes au quotidien ?
- Le réseau de recharge utilisé habituellement (Superchargeurs ou bornes locales) se trouve-t-il sur les trajets réguliers ?
- Les fonctions comme Powershare et les prises dans la benne vont-elles servir au moins une fois par mois, ou rester un “au cas où” coûteux ?
- Le remorquage fait-il partie des usages réels, avec une remorque existante, ou seulement une intention vague ?
- Le budget assurance et pneus (souvent plus élevés sur ce type de pickup) a-t-il été intégré au calcul, au-delà du prix réduit affiché ?
Une petite histoire pour illustrer : Thibaut, 29 ans, vit à Lyon et a failli réserver un Cybertruck “pour le style”. Il a fait un essai sur un week-end. Résultat : difficulté à se garer dans deux parkings souterrains, stress dans des rues étroites, et une révélation toute simple : “Je n’ai pas la vie qui va avec.” Il a fini par choisir un véhicule plus compact, tout en admettant que la techno du Cybertruck l’avait bluffé.
Et c’est peut-être la meilleure façon de lire cette annonce : Tesla essaie de rapprocher un objet très atypique d’un usage normal. Cette innovation n’a de valeur que si elle se traduit en confort, en services et en économies de temps. La suite logique, c’est de répondre aux questions pratiques qui reviennent partout, notamment sur les livraisons, l’autonomie réelle et les marchés.
Quel est le prix de départ de la nouvelle version AWD du Cybertruck ?
Tesla affiche cette nouvelle version du Cybertruck AWD à 59 990 dollars aux États-Unis. Le montant final varie ensuite selon les taxes locales, les options et les frais liés au marché.
Quelle autonomie annonce Tesla pour ce Cybertruck AWD ?
L’autonomie annoncée atteint 325 miles (environ 523 km) selon le cycle américain. En usage réel, elle dépend fortement de la vitesse, de la température et du remorquage, qui fait souvent chuter la portée.
Quels équipements concrets distinguent cette version à prix réduit ?
Tesla met en avant un couvre-benne motorisé, des prises dans la benne (deux en 120 V et une en 240 V) avec Powershare, une suspension à ressorts hélicoïdaux avec amortissement adaptatif, ainsi que la direction steer-by-wire avec quatre roues directrices.
Quand les livraisons sont-elles prévues ?
Les premières livraisons de cette variante AWD sont attendues à partir de juin 2026, selon les informations communiquées autour du lancement. Le déploiement peut ensuite varier selon les régions.
Pourquoi le Cybertruck n’est-il pas encore largement disponible en Europe ?
Le design très anguleux, la rigidité de la structure et le gabarit posent des difficultés d’homologation face aux règles européennes de protection des piétons et de sécurité. Tesla avance donc d’abord sur des marchés où la mise en circulation est plus simple, comme certains pays du Moyen-Orient.











