En bref
- Tesla prévoit de mettre fin à l’option d’achat “à vie” de son logiciel de conduite autonome (FSD) et de basculer vers un modèle uniquement par abonnement, avec une date avancée au 14 février 2026.
- Ce changement ne tombe pas du ciel : il arrive alors que la marque cherche à lisser ses revenus logiciels et à clarifier ce que les clients achètent vraiment (un droit d’usage, pas une promesse).
- Sur le terrain, le FSD “Supervised” continue de progresser, mais la question de la sécurité, des limites et de la responsabilité reste centrale.
- En Californie, le Model Y a encore dominé les ventes en 2025, malgré une baisse des immatriculations Tesla et la fin du crédit fédéral de 7 500 dollars.
- Pour les automobilistes, l’enjeu devient très concret : payer une grosse somme une fois, ou payer tous les mois… et accepter que les règles changent en cours de route.
Une ligne a bougé dans la vitrine de Tesla, et ce n’est pas un détail pour ceux qui ont déjà fait leurs calculs sur un coin de table : la marque s’apprête à retirer l’option qui permettait d’acheter “à vie” la conduite entièrement autonome. À la place, un abonnement mensuel, avec une date qui circule désormais très clairement : le 14 février 2026. Ça ressemble à une décision de boutique en ligne, mais ça touche un sujet qui, lui, ne reste jamais sage bien longtemps : jusqu’où peut-on confier la route à un logiciel, et combien vaut cette confiance-là ?
Dans la vraie vie, l’autopilote de Tesla ne transforme pas encore la voiture en robot-taxi qui vous dépose devant chez vous pendant que vous finissez un mail. On parle d’une conduite autonome “supervisée”, avec un conducteur responsable. Et pourtant, l’attrait est réel, parce que le système peut réduire la fatigue sur autoroute, gérer certains scénarios urbains, et donner ce sentiment étrange que la technologie prend de l’avance sur nos habitudes.
Reste que le moment choisi surprend à moitié seulement. En 2025, le Model Y a encore été le véhicule neuf le plus immatriculé en Californie, pour la quatrième année de suite, mais les chiffres Tesla reculent dans l’État. Et quand les ventes se tassent, les revenus logiciels, eux, deviennent une tentation très rationnelle. Voyons ce que cette suppression change, concrètement, pour la marque, pour les conducteurs, et pour le marché de la mobilité.
Tesla retire l’option d’achat du FSD : ce qui change vraiment à partir de février 2026
Dans les échanges entre propriétaires, il y a une phrase qui revient souvent : “J’ai payé une fois, je suis tranquille.” C’était l’idée derrière l’option d’achat du Full Self-Driving, cette formule onéreuse mais simple à comprendre. Sauf que Tesla semble vouloir tourner la page : à compter du 14 février 2026, l’accès au FSD passerait uniquement par un abonnement mensuel. C’est plus flexible sur le papier, mais ça change la psychologie de l’achat.
Voilà le truc : quand un client achète une voiture électrique, il imagine généralement acquérir un objet fini, même si des mises à jour arrivent ensuite. Le logiciel de conduite autonome casse ce réflexe. Il évolue, il se renomme, il gagne des fonctions puis en perd parfois, et il dépend de règles locales. En supprimant l’option d’achat unique, Tesla rend le contrat plus proche de celui d’un service numérique : vous payez pour l’usage du moment, pas pour une promesse figée.
Le détail qui fâche, c’est la comparaison instinctive avec un équipement matériel. Un toit ouvrant, c’est un toit ouvrant. Un pack audio, pareil. Mais l’autopilote avancé, lui, se déplace dans une zone grise : la voiture a les caméras, le calculateur, l’architecture… et pourtant l’expérience dépend d’un abonnement. Beaucoup d’automobilistes acceptent ce modèle sur un smartphone. Sur une voiture à 40 000, 50 000 ou 60 000 euros, ça coince plus facilement.
Tesla annonce des revenus record de 28,1 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2025, malgré une baisse de 37 % du bénéfice net
Tesla a annoncé des revenus record de 28,1 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2025, dépassant les attentes de Wall Street. Cependant, le bénéfice net a diminué de 37 % par rapport à l'année précédente, atteignant 1,4 milliard de dollars, soit 39 cents par action. Les bénéfices ajustés ont atteint 50 cents par action, en deçà des prévisions de 56 cents. (apnews.com)
Cette performance a été soutenue par une augmentation des ventes de véhicules électriques, stimulée par une ruée vers un crédit d'impôt fédéral de 7 500 dollars avant son expiration le 1er octobre. De plus, la division de stockage d'énergie de Tesla a connu une croissance significative. (apnews.com)
Malgré ces gains, les marges bénéficiaires brutes sont restées faibles à 18 %, en raison de remises et d'incitations face à une concurrence accrue. (apnews.com)
Le leadership d'Elon Musk a été critiqué, notamment en raison de ses affiliations politiques et d'un manque d'innovation dans les offres de véhicules, ce qui a contribué à une performance boursière inférieure aux attentes de croissance des ventes de 20 % à 30 % prévues pour 2025. (apnews.com)
En Europe, Tesla a également fait face à une concurrence accrue, notamment de la part des véhicules électriques chinois, et à une baisse de la demande suite à l'expiration du crédit d'impôt fédéral américain. (reuters.com)
En réponse à ces défis, Tesla a introduit des versions plus abordables de ses modèles Model 3 et Model Y, avec des prix réduits de 5 000 à 5 500 dollars, en réduisant la taille des batteries et en supprimant certaines fonctionnalités. Cependant, ces ajustements ont également comprimé les marges bénéficiaires. (reuters.com)
Malgré ces défis, Tesla continue d'investir dans des technologies avancées, notamment les véhicules autonomes et les services de robotaxi, avec des plans de lancement de services de transport sans conducteur au Texas et en Californie d'ici 2025. (batterytechonline.com)
En résumé, bien que Tesla ait atteint des revenus record au troisième trimestre 2025, la société fait face à des défis liés à la concurrence accrue, à la pression sur les marges bénéficiaires et à des critiques concernant son leadership et son innovation.
Abonnement mensuel : une “petite” somme qui finit par compter
Les tarifs exacts varient selon les pays et les périodes, mais l’ordre d’idée évoqué par certains observateurs tourne autour de 49 à 99 euros par mois pour une conduite autonome supervisée. Sur un an, l’addition devient visible. Sur trois ans, elle se met à ressembler à un crédit d’option, sauf qu’elle ne crée aucun droit définitif.
Pour rendre ça tangible, prenez le cas de Camille, 41 ans, commerciale à Montpellier, qui fait 25 000 km par an, dont une bonne part sur voie rapide. Elle a testé le FSD sur un mois lors d’un déplacement pro, et ce qui l’a frappée n’était pas le côté “magique”, mais un truc plus prosaïque : arriver moins crispée après 3 heures de route, surtout sous la pluie. Dans son budget, 89 euros mensuels lui semblent acceptables… tant que le système tient ses promesses sur son trajet réel, pas sur une vidéo de démonstration.
Ce basculement vers l’abonnement change donc une chose très simple : l’arbitrage devient réversible. On s’abonne, on se désabonne. Sauf que Tesla garde la main sur les conditions, et c’est précisément ce point qui alimente la discussion.
Et maintenant ? Pour comprendre pourquoi Tesla ose ce virage, il faut regarder l’autre côté de la vitrine : les chiffres de ventes, et la place du logiciel dans l’économie de la marque.

Pourquoi Tesla pousse le modèle abonnement : ventes, marge logiciel et fin des incitations
On peut discuter des heures de la philosophie du paiement mensuel, mais Tesla, elle, regarde aussi une feuille Excel. En Californie, le Model Y a terminé 2025 en tête des immatriculations avec 110 120 enregistrements. C’est massif. Mais la trajectoire baisse : 132 636 en 2023, 128 923 en 2024, puis 110 120 en 2025. Même pente pour l’ensemble Tesla dans l’État : 238 589 unités en 2023, 202 865 en 2024, 179 656 en 2025.
Il y a plusieurs raisons. L’une a un nom très clair : la fin du crédit fédéral de 7 500 dollars pour les véhicules électriques, qui avait soutenu la demande pendant des années. Une autre tient aux controverses autour d’Elon Musk, avec des manifestations anti-Musk en 2025 et même des cas de véhicules vandalisés. Et puis il y a le rythme industriel : le passage à une variante mise à jour du Model Y a provoqué un trou d’air en production et en livraisons en début d’année.
Dans ce contexte, un abonnement logiciel ressemble à un stabilisateur. La voiture se vend une fois. L’abonnement, lui, revient tous les mois. Pour un constructeur, c’est une source de revenus plus prévisible. Pour un client, c’est une dépense qui ne dort jamais.
Le paradoxe californien : Tesla reste numéro 1, mais l’élan se tasse
Les chiffres publiés par la California New Car Dealers Association ont un côté presque ironique. Malgré les protestations et la fatigue médiatique, le Model Y distance encore largement ses concurrents. Selon des données relayées par KRON4, il a dépassé son concurrent le plus proche de plus de 50 000 unités. Le Toyota RAV4 arrive second avec 65 604, suivi de la Toyota Camry à 62 324. La Model 3 occupe la quatrième place avec 53 989, juste devant la Honda Civic à 53 085.
Ce qui ressort, entre nous soit dit, c’est que la “désaffection” Tesla n’est pas un effondrement. C’est un tassement. Et dans un tassement, chaque levier compte : prix, financement, assurance, et… logiciel. D’où l’intérêt de pousser des fonctions payantes récurrentes autour de la conduite autonome.
Model S et Model X sur la touche : recentrage sur Model 3 et Model Y
Autre élément qui circule : Tesla a indiqué vouloir mettre fin à ses modèles les plus chers, Model S et Model X. Si ce choix se confirme dans les faits, une partie des acheteurs “premium” se reportera vers un Model Y mieux équipé ou une Model 3, et c’est typiquement sur ce public-là que le FSD par abonnement peut prendre. Brian Maas, président de la CNCDA, l’exprimait sans détour : le Model S attire moins qu’avant, et le duo Model Y/Model 3 reste le noyau dur.
Ce qui nous amène à une question plus délicate : si le logiciel devient une ligne de revenus, comment Tesla gère-t-elle le niveau de promesse, la communication, et surtout la sécurité au quotidien ?
Pour illustrer le débat sur les progrès perçus, certains suivent de près les retours d’essais à l’étranger, comme ceux évoqués dans des tests d’autonomie en Corée du Sud, qui alimentent l’idée d’un système de plus en plus à l’aise… tout en restant supervisé.
Conduite autonome “supervisée” : la promesse, la réalité, et la question de la sécurité
Il y a un mot que Tesla met en avant, et qui change tout : “Supervised”. Il rappelle une évidence parfois oubliée dans l’excitation : le conducteur doit surveiller, garder les mains prêtes, et rester responsable. Sur le plan légal et moral, ce rappel compte. Sur le plan psychologique, c’est plus ambigu, parce qu’un système qui conduit “presque” donne envie de lâcher “un peu”. Et c’est précisément là que les ennuis commencent.
Dans les conversations avec des utilisateurs, le même scénario revient. Au début, ils se méfient. Puis ils prennent confiance sur des trajets connus. Ensuite, ils testent sur une route nouvelle, de nuit, sous un éclairage bizarre. Et c’est là que la voiture fait une hésitation, un freinage trop sec, ou une lecture un peu optimiste d’un marquage effacé. Rien d’apocalyptique, mais suffisamment pour rappeler que l’autopilote n’a pas de jugement humain au sens courant du terme.
Une scène très banale : rond-point, pluie fine, marquage effacé
Thibault, 33 ans, ingénieur à Nantes, raconte un moment qui a tout d’une anecdote sans gloire, donc très utile. Sortie de zone commerciale, pluie fine, un rond-point où les lignes blanches ressemblent à des fantômes. La Tesla ralentit, puis semble “chercher” sa trajectoire. Thibault reprend la main. Rien de dangereux, mais un détail : “On sent que la voiture voit, mais qu’elle ne comprend pas comme nous.” Ce genre de ressenti ne rentre pas dans une fiche produit, mais il pèse lourd quand on décide de payer tous les mois.
La sécurité, dans ce contexte, ne se limite pas à éviter l’accident. Elle inclut la prévisibilité. Un conducteur humain tolère un GPS qui recalcule. Il tolère moins une voiture qui hésite au mauvais endroit. Et tant que la conduite autonome n’est pas réellement non supervisée, l’effort mental reste là, parfois plus intense qu’une conduite classique, parce qu’il faut surveiller un copilote qui ne parle pas.
Ce qui s’améliore, et ce qui reste franchement pénible
Les progrès sont visibles sur certains points : gestion des voies, adaptation au trafic, capacité à enchaîner des décisions dans un flot urbain dense. Des retours en Europe soulignent aussi des avancées sur des versions récentes, comme ceux regroupés autour de la version FSD supervised v14.2.2. Mais il reste des irritants : freinages “fantômes” dans des situations spécifiques, prudence excessive face à certains usagers, ou au contraire un zèle qui ne correspond pas au style de conduite local.
Bon, soyons honnêtes : le jour où une marque fait payer un abonnement pour un système d’aide à la conduite, elle vend aussi un état d’esprit. Une partie des clients adore tester, jouer avec les limites, suivre les mises à jour comme une série. D’autres veulent juste un trajet calme. Et ce sont souvent ces derniers qui finissent déçus si le système demande trop d’attention.
Ce sujet de la vigilance mène directement à une autre question, plus terre-à-terre : au moment de choisir, comment comparer l’achat unique (quand il existait) et l’abonnement ? Il faut des repères concrets.
Option d’achat vs abonnement : calculs concrets et tableau comparatif pour les conducteurs
Lorsqu’une option “à vie” disparaît, le premier réflexe consiste à sortir la calculatrice. Et c’est plutôt sain. Le problème, c’est que la valeur ne se résume pas à un total : elle dépend de votre usage, de votre tolérance au risque, et du fait que le logiciel change avec le temps.
Pour donner un cadre, imaginons un conducteur qui utilise vraiment la conduite autonome supervisée 10 mois sur 12 (vacances, périodes sans déplacement, etc.). Si l’abonnement se situe entre 49 et 99 euros par mois, cela donne une fourchette annuelle de 490 à 990 euros. Sur cinq ans, 2 450 à 4 950 euros. On comprend mieux pourquoi certains préféraient payer une fois… même si l’achat unique, lui, se chiffrait historiquement bien plus haut selon les marchés.
Le point délicat, c’est que le calcul “à cinq ans” ressemble à un raisonnement automobile classique, mais l’abonnement reste stoppable. Si vous n’en avez besoin que l’été, vous pouvez vous abonner deux mois. Ça change tout pour les profils urbains.
Tableau : quels profils gagnent (ou perdent) avec l’abonnement ?
| Profil | Usage typique | Ce que l’abonnement change | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Grand rouleur | Autoroute fréquente, 20 000 à 35 000 km/an | Mensualité plus facile à absorber qu’un gros paiement | Risque de payer 12 mois alors que l’usage réel baisse |
| Conducteur urbain | Trajets courts, circulation dense | Abonnement ponctuel possible si la valeur se voit en ville | Le stress de supervision peut annuler le gain de confort |
| Famille en périurbain | Départs week-end, vacances, école | Option activée sur les périodes chargées | Attentes élevées sur la sécurité en environnement mixte |
| Amateur de technologie | Teste les mises à jour, suit les versions | Accès continu aux nouveautés sans “verrou” financier | Frustration possible si une fonction disparaît ou change |
Une décision qui ressemble à un abonnement de streaming… sauf que c’est la route
La comparaison avec le streaming vient naturellement, mais elle s’arrête vite. Si une plateforme retire un film, ça agace. Si une voiture change un comportement de conduite après mise à jour, le conducteur doit se réadapter. C’est une charge cognitive, pas un caprice. Et cette charge cognitive a un prix, même si personne ne l’affiche sur la facture.
Dans le fil conducteur de cet article, un point revient : Tesla vend une mobilité pilotée par logiciel. Mais un logiciel, ça vit. Alors, comment Tesla peut-elle rassurer, ou au moins cadrer, sans retomber dans des promesses trop grandes ? C’est là que la communication, les essais et la transparence des limites prennent une place énorme.
Passons à la dimension la plus “culture tech” de l’affaire : la relation entre innovation, image de marque, et acceptation sociale, surtout dans un État comme la Californie.
Image de marque, controverses et acceptation sociale : la conduite autonome à l’épreuve du réel
Une voiture n’est jamais qu’une voiture. C’est aussi un symbole, un choix visible, parfois une étiquette. Et en 2025, en Californie, Tesla a vécu ce moment étrange où l’objet reste désiré, pendant que la figure du patron déclenche des réactions plus dures. Le président de la CNCDA, Brian Maas, résumait une idée simple : posséder une Tesla, dans certaines zones de la Bay Area, “fait partie du décor”, mais ce statut s’érode avec les controverses politiques.
Ce décalage se voit dans les anecdotes. À Los Angeles, une étudiante française en échange, Sarah, 24 ans, raconte qu’un voisin lui a conseillé de “ne pas laisser la voiture dehors” après avoir vu des vidéos de vandalisme. Rien ne prouve que le risque explose partout, mais l’anxiété, elle, se diffuse vite. Et une anxiété diffuse peut pousser à différer un achat, même si le produit plaît.
Pourquoi le logiciel devient un amortisseur commercial
Quand une marque traverse des turbulences d’image, elle peut compter sur deux choses : la qualité perçue et l’avantage prix. Or Tesla garde un argument fort : la cohérence globale entre batterie, recharge, interface, et mises à jour. Beaucoup d’acheteurs ne “pardonnent” pas, ils arbitrent. Ils regardent l’autonomie, le réseau, la revente, et ce que la voiture fait au quotidien.
Dans ce contexte, un abonnement FSD devient presque un amortisseur. Vous hésitez à vous engager pour “toujours” ? Prenez un mois. Vous changez d’avis ? Stoppez. Ce mécanisme peut calmer une partie des doutes, surtout quand le climat social rend certains achats plus sensibles.
Le risque inverse : l’impression d’un péage permanent
Mais il y a un revers. Une partie du public vit l’abonnement comme un péage : “La voiture a le matériel, pourquoi payer encore ?” Cette question revient comme un refrain, et Tesla devra la traiter sans langue de bois. La réponse “c’est du développement” fonctionne pour une minorité technophile. Pour le grand public, il faut du concret : quelles fonctions, quelle qualité, quel cadre de responsabilité.
Franchement, c’est souvent là que la conversation bascule. Tant que la conduite autonome reste un “bonus amusant”, le modèle abonnement passe. Dès qu’elle se présente comme une aide au quotidien, payante et indispensable, l’exigence explose. Et l’exigence, elle, appelle des preuves.
La suite logique consiste donc à regarder comment Tesla alimente ces preuves : déploiements pays par pays, versions logicielles, et discours sur la concurrence. C’est plus vivant qu’il n’y paraît.
Déploiements internationaux et stratégie Tesla : ce que la suppression raconte sur la suite
La suppression de l’option d’achat ne dit pas seulement “on veut plus d’abonnements”. Elle dit aussi : “on veut garder la main sur le rythme”. Quand Tesla lance une version, l’entreprise peut la pousser, la corriger, la retirer, la relancer. Ce pilotage fin colle mieux à un modèle mensuel qu’à une vente définitive où le client estime avoir acquis un ensemble stable.
Sur le plan international, la marque avance par paliers, avec des annonces de tests, d’approbations, de déploiements limités. Ce tempo nourrit une narration très Tesla : l’impression que le système s’approche du seuil où il changera la vie. Sauf que, dans la pratique, les autorités, les règles locales et la responsabilité civile maintiennent un cadre strict.
La concurrence dans le viseur, mais le client regarde son trajet du matin
Les prises de parole autour de la concurrence en conduite autonome existent, et elles occupent souvent les passionnés. Un article comme cet éclairage sur la concurrence future montre bien comment Tesla se place dans la course. Mais pour la plupart des automobilistes, la question n’est pas “qui gagne la course”. Elle est beaucoup plus simple : “Est-ce que ça marche sur ma rocade, avec mes travaux, mes vélos, mes bus, et mes doubles files ?”
C’est pour ça que l’abonnement a une logique d’essai permanent. Il permet à Tesla de vendre une promesse progressive, et au conducteur de vérifier, mois après mois, si cette promesse colle à la réalité de son quartier. On peut trouver ça frustrant. On peut aussi y voir une forme d’honnêteté pratique : payer pour ce qui fonctionne maintenant, et pas pour ce qui fonctionnera peut-être demain.
Une dernière histoire : l’abonnement comme test de confiance
À Paris, Mehdi, 38 ans, chef de projet, a un réflexe que beaucoup partagent : il s’abonne quand il a une grosse période de déplacements, puis il coupe. Il dit apprécier la souplesse, mais il déteste “revoir ses réglages” après certaines mises à jour. Son verdict tient en une phrase : “Le jour où ça devient prévisible, je paie sans discuter.” Tant que ce n’est pas le cas, il traite la conduite autonome comme un outil ponctuel.
Ce “test de confiance” résume bien l’époque. Tesla avance vite, parfois trop vite pour ceux qui aiment les choses stables. Et la suppression de l’achat à vie, au fond, officialise cette instabilité : l’autopilote évolue, donc l’accès aussi.
Reste à répondre aux questions pratiques qui reviennent le plus souvent, surtout chez ceux qui commandent une Tesla ou qui envisagent de le faire prochainement.
La suppression de l’option d’achat concerne-t-elle toutes les Tesla ?
L’annonce vise le logiciel de conduite autonome avancée (FSD) proposé par Tesla. Dans la pratique, la disponibilité et les formules peuvent varier selon les pays et la configuration. Le changement évoqué autour du 14 février 2026 concerne surtout la fin de l’achat unique au profit d’un abonnement.
Si un conducteur a déjà acheté le FSD, perd-il son accès ?
En général, un achat réalisé avant un changement de politique commerciale continue de s’appliquer selon les conditions associées au moment de la transaction. Le point à vérifier reste l’attachement de la licence au véhicule ou au compte, car cela influence la revente et le transfert.
Abonnement FSD : est-ce rentable par rapport à l’achat unique ?
Cela dépend du kilométrage et de la fréquence d’usage. Un grand rouleur qui utilise l’aide à la conduite presque toute l’année peut atteindre, en quelques années, un coût proche de certains anciens tarifs d’option. Un usage ponctuel (vacances, longs trajets) rend l’abonnement plus avantageux, car il reste activable seulement quelques mois.
FSD et autopilote : quelle différence au quotidien ?
L’autopilote “classique” se concentre souvent sur le maintien dans la voie et le régulateur adaptatif, alors que le FSD ajoute des fonctions plus avancées de navigation et de prise de décision, tout en restant supervisé. Dans tous les cas, le conducteur reste responsable et doit rester attentif.
La conduite autonome Tesla est-elle vraiment plus sûre ?
La sécurité dépend du contexte, de la version logicielle, de l’attention du conducteur et des conditions de route. Le système peut réduire la fatigue sur certains trajets, mais il peut aussi générer des comportements inattendus (hésitations, freinages brusques). La supervision active reste le point clé tant que la conduite n’est pas officiellement non supervisée.










