Incendie en Gironde : Saumos, le combat des pompiers pour « fixer » le feu

Saumos les pompiers luttent pour fixer le feu Plare
Saumos les pompiers luttent pour fixer le feu Plare

Les choses semblaient aller mieux mercredi matin, même si les pompiers ont dû éteindre un certain nombre de flammes et de départ récurrents tout au long de la nuit.

Trois secteurs avec des sous-secteurs qui composent « le chantier ». Le secteur est quadrillé de façon minutieuse, le travail des pompiers sur place est une nouvelle fois colossale.

Selon la préfecture de Gironde, 500 hectares supplémentaires ont encore brûlé depuis mardi, portant à 3 700 hectares la surface totale de forêt dévastée par le feu.

Et ce jeudi matin de très importants moyens terrestres et aériens restent mobilisés, même s’il n’y a pas eu de nouvelles évacuations cette nuit. Le feu reste actif à cause du vent.

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Depuis plusieurs jours c’est le même combat de jour et de nuit sur les départementales du secteur avec des camions-citernes des pompiers qui roulent à vive allure dans une épaisse fumée.

Entre les souches (sans danger) qui brulent le long de la forêt déjà brûlée, les véhicules incendiés et les bâtiments détruits les scènes sont parfois apocalyptiques et la nuit accentue ce phénomène.

 

Saumos en flamme

Saumos (Gironde), à côté de Lacanau, est donc depuis 3 jours le lieu d’un incendie massif qui s’est déclaré lundi, Jeudi matin il n’a pas évolué dans la nuit mais il y a toujours d’importants moyens sur place.

Comme au cœur de l’été les fumées s’en sont allées jusqu’aux portes de Bordeaux et l’odeur de brulé avec.

Après 3 jours c’est déjà 3700 hectares qui sont partis en fumées d’après la préfecture de Gironde.

Des départs à surveiller

Le vent et la sécheresse n’aident pas les pompiers, même s’il n’a pas progressé, parfois l’incendie redémarre de façon dangereuse dans certains lieux il faut alors rapidement envoyer les gros moyens pour éviter immédiatement que la situation ne dégénère.

Pas de victime les deux dernières nuits

La situation aux abords de la forêt est la plus compliquée. Il faut se relayer et protéger les habitations et les habitants.

L’objectif est simple pour les pompiers aucun dommage. Mais les nuits précédentes quatre maisons n’ont pu être sauvées des flemmes.

Les ressources présentent sur le terrain ont été positionnées de façon à maintenir le feu ce qui est le cas ce matin.

Des moyens humains et matériels importants

Jusqu’à 1000 pompiers étaient au feu. 500 sont restés jusqu’au petit matin ces derniers jours malgré les roulements et la fatigue doit être intense.

Ce sont plus de 200 véhicules qui étaient encore dans le périmètre d’intervention.

L’aérien est très important pour suivre l’évolution du feu et le contenir sur zone. Une reconnaissance régulière par hélicoptère était donc une nécessité.

Mais il y a un revers à cela, en France les moyens aériens (trop limités) sont déployés sur des feux en progression en priorité, au cœur de l’été cela rendait la situation compliquée et c’était encore le cas sur cet incendie.

En effet un autre départ de feu actif avait lieu mardi à Vendays et il fallait faire un choix c’est donc le feu le plus actif qui a bénéficié de l’aérien.

Une végétation ultra sèche et des vents tourbillonnants

Les vents tourbillonnants de sud et de sud-ouest ont maintenu ce feu par plusieurs endroits et ont même permis à celui-ci d’être un véritable Phoenix par endroits.

Les changements climatiques qui assèchent nos forêts rendent encore plus compliquées les interventions car la végétation particulièrement sèche complique l’incendie de Saumos.

Les températures élevées, les vents violents, et la sécheresse un trio dangereux pour les équipes sur place et qui complique grandement les choses.

Les pompiers se battent depuis 3 jours 3 nuits à Saumos et ce matin ces jours le cas.

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Thomas Moreau

Écrit par Thomas Moreau